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Citations de Charles Exbrayat (869)


Serafina prit Miss Farrington par le bras :
- Vous devez avoir faim ? Aimez-vous la pizza ?
- Je n'en ai mangé qu'une fois à Rome.
- La mienne est la meilleure de Naples.
Sur un ordre de sa mère, Lauretta distribua à tout le monde la "meilleure pizza de Naples" et chacun, incontinent, se mit à dévorer à belles dents avec l'application que mettent tous les pauvres gens à se nourrir.
- Alors ? Comment vous la trouvez ?
- Excellente !
La mama se rengorgea. Décidément, elle était bien sympathique cette jeune fille et Aldo serait sûrement heureux avec elle. Mario eut terminé le premier. S'essuyant la bouche du dos de la main, il déclara :
- Maintenant que vous êtes quasiment de la famille, signorina, on n'a pas de secret pour vous...
Et s'adressant à tout le monde :
- ... L'enterrement du pauvre Rocco doit pas nous faire oublier nos autres soucis. Costantino Garazzi m'a fait prévenir d'aller le voir après la cérémonie... Il dit qu'il a de bonnes nouvelles...
Serafina l'interrompit :
- Pour la première fois où elle entre chez nous, c'est pas des histoires à raconter à la signorina... Il vaut mieux parler de choses plus gaies. Quand est-ce que vous vous mariez, Aldo et vous ?
Seul un réflexe de bonne éducation empêcha Audrey de recracher le morceau de pizza que la surprise lui faisait avaler de travers.
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- Bien que nous n'ayons pas été présentés, puis-je vous prier de satisfaire ma curiosité, sir... sir ?
- Mortimer Narborough.
- Mortimer ? Comme c'est drôle !
- Vous trouvez ?
- Le grand-père de mon mari, lord Hoddesdon, se prénommait aussi Mortimer. Il a attiré l'attention de Sa Majesté la Reine Victoria, lors d'une chasse au renard dans le Somerset.
- Il devint son amant ?
Lady Helen se redressa, foudroya le goujat d'un regard où s'accumulait le mépris de dix générations d'Hoddesdon auxquelles s'ajoutait un nombre égal de générations de Laxey (lady Helen était née Helen Laxey).
- Monsieur, je vous prie de respecter la mémoire de la Reine !... Mortimer Hoddesdon fut nommé Troisième Secrétaire privé... Vous attendez le docteur ?
- Non, sa femme.
Décidément, ce garçon manquait tout à fait de distinction. Lady Hoddesdon jugea qu'elle devrait interrompre ici une conversation du dernier vulgaire, mais la curiosité fut la plus forte.
- C'est... c'est bien de lady Jane que vous parlez ?
- Bien sûr.
- Elle ne m'a pourtant jamais parlé de vous ?
- Elle ne le pouvait pas.
- Pour quelles raisons ?
- Parce qu'elle ne me connaît pas... du moins disons qu'elle ne m'a jamais vu.
- Et vous l'attendez ?
- Et je l'attends.
- Depuis longtemps ?
- Trois mois.
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Le révérend Haquarson venait juste de mettre ses pantoufles lorsque sa bonne, Ailsa, le prévint que les dames du comité paroissial désiraient lui parler. Le pasteur les eût volontiers envoyées au diable s'il n'avait été homme de Dieu, et puis il ne pouvait se permettre de mécontenter celles qui tenaient un peu son sort matériel entre leurs mains. Il donna donc l'ordre de les introduire. Elles se présentèrent en groupe compact hérissé de parapluies et qui fit penser le révérend à la phalange macédonienne inventée par Alexandre. Sur l'invitation d'Harquarson, cette unité de combat se fragmenta pour occuper des sièges et il reconnut Mrs McGrew, miss Fleming, Mrs Plury, Mrs Sharpe et Mrs Frazer : des femmes redoutables.
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Un peu exaltée par le succès remporté au "Fier Highlander", Imogène entra chez elle dans un état d'euphorie complète. Certes, elle ne s'était jamais sentie vieille, mais depuis son retour à Callander, elle avait la nette impression de rajeunir. Elle inclinait à se prendre pour quelqu'un d'exceptionnel, sans le dévouement duquel la Reine aurait bien du mal à conserver sa couronne. Elle éprouvait une honte légère en pensant qu'elle avait failli refuser son aide à ce pauvre Hasting, car sans elle il ne parviendrait sûrement pas à trouver l'assassin de John Morton. Elle estimait que, de sa part, c'était très beau d'affronter tous les périls, pour venger un homme qui ne lui tenait en rien et qui, par-dessus le marché, était anglais.
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La nouvelle Lady ne possédait pas tellement d'expérience, mais quelques minutes plus tard, elle convint en elle-même que son mari ne se débrouillait pas si mal, lorsque le téléphone, en sonnant, interrompit leurs communs ébats. Malgré sa retenue habituelle, Ruth faillit jurer lorsque son mari l'abandonnant, annonça :
- Ce doit être maman !
Mais il ne s'agissait pas de lady Elizabeth et, le visage fermé, le baronet tendit le récepteur à sa femme.
- C'est pour vous , ma chère, de la part de ce colonel... Que vous n'avez jamais vu !
Ruth écouta ce qu'une voix inconnue lui disait, reposa l'appareil et ne sut que dire.
- Il nous souhaite tout le bonheur possible.
Sèchement, le baronet répliqua :
- Il est bien bon !
Ruth comprit qu'elle ne pouvait plus retarder l'aveu de son secret, mais elle ne savait comment. Sans le vouloir, Archibald lui vint en aide. Le monocle à l'oeil dans son pyjama grenat à revers noirs, elle le jugea, tout ensemble, attendrissant et ridicule.
- Dieu m'est témoin, ma chère, que je déteste me mêler des affaires des autres, mais lorsqu'il s'agit de ma femme, je change d'opinion. Ruth, dites-moi la vérité : ce Stockdale a-t-il des droits sur vous ?
Elle baissa la tête.
- Oui.
- Ah...
Visiblement, le coup l'avait frappé.
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- Me méfier, signora, et de quoi ?
- Si vous vous mariez sans amour, l'amour se vengera un jour ou l'autre.
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- Etes-vous jaloux ?
- Jaloux ? Ma foi, non. (...)
Tu entends, Roméo ? Il n'est pas jaloux et il se croit amoureux !
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- Et sa réputation, vous y songez ?
- Entre nous, elle n' a pas l'air de tellement s'en soucier ?
- Parce qu'elle a découché ? Oh ! vous savez, à Vérone, nous sommes moins sévères qu'à Boston sur ce chapitre.
- Permettez- moi de le regretter !
-- Je vous le permets bien volontiers, signore, d'autant plus que cela ne démontre pas qu'il y ait plus de maris trompés chez nous que chez vous.
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Et ils partirent tous deux d'un formidable éclat de rire qui, parce qu'on se trouvait en Italie, parcourut toute la gamme ascendante et descendante sans une fausse note.
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Vous avez un sacret toupet , Norah Gweeves de me reprocher de boire , alors que vous même...
_ Moi , c'est seulement le vendredi après-midi parce que je ne peux pas supporter l'idée que c'est un vendredi qu'on a crucifié Celui qui est mort pour sauver des pêcheurs comme vous et moi ,
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Avec une inconscience totale, Michael accusait Lady Jane de lui mettre des bâtons dans les roues, en bref de ne montrer aucune complaisance à se laisser assassiner.
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- En somme, mon cher Roméo, nous avons perdu notre journée...
- Le métier de policier est fait de centaines de journées perdues. Mais éliminer un suspect est aussi important que la découverte d'un nouvel indice.
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- McGrew, par moment, je me demande si vous avez tout votre bon sens ?
- Sûrement pas, Elizabeth, sans cela je ne vous aurais pas épousée.
- Vous êtes un misérable, William McGrew, et Dieu vous punira !
- Je crois que c'est déjà fait Elizabeth !
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- A mon avis, c'est du temps perdu !
- Le temps est la seule chose qu'en Italie on peut se permettre de gaspiller.
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Mais en Irlande ,.on était tellement habitué - et ce depuis toujours - à voir les meurtrissures sur le visage des hommes, qu'on y prêtait plus attention. Panser les plaies légères, donner les premiers soins aux arcades fendues, aux nez tuméfiés , bander les jointures écorchées , les foulures de peu d'importance, étaient les travaux "ménagers" qu'on enseignait aux petites filles... .Par dérogation spéciale et avec la permission du Père Donoghue , les deux pharmacies restaient ouvertes sans interruption du samedi matin au lundi matin . Les filles de ces deux pharmaciens étaient deux des meilleurs partis de Boyle.
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Je pense que tu as de l'imagination à revendre et que les histoires trop simples te déçoivent, c'est pourquoi tu refuses les solutions auxquelles les autres pourraient arriver aussi facilement que toi.
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Elles étaient veuves et sexagénaires toutes les deux. Aigries, elles vivaient mal de petites rentes laissées par des maris morts au travail et elles en voulaient à tout le monde de leur jeunesse perdue, de leurs existences ratées, de la gêne où elles se débattaient. Elles en voulaient à tout le monde et principalement, à la belle Domenica Subiaco qui, avec son époux, tenait le café-restaurant « La Belle Véronaise » dans la Via Sottoriva qui longe l’Adige. Domenica était jeune et très jolie, ce qui suffisait largement à irriter les femmes du quartier et de plus, il semblait qu’elle fût de mœurs dissolues ce qui excitait les indignations les plus vertueuses et les envies les moins avouables.
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Il suffit d’un peu de bonheur pour transformer votre vision du monde.
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- "... Ceci affirmé, monsieur le commissaire, je vous assure que si je savais que quelqu'un des miens - de mon clan ainsi qu'il est d'usage de dire en parlant de nous - avait commis un crime, je l'aurais châtié moi-même.
- Qu'entendez-vous par là ?
- Je l'aurais obligé à disparaître pour ne point souiller notre honneur.
- Disparaître... définitivement ?"
M. l'Aîné regarda Léonce dans les yeux.
"Définitivement !
- Et au besoin, je pense que vous lui auriez donné un coup de main ?
- S'il avait manqué de courage, oui.
- Orgueil ?
- Je suis au-delà, monsieur. Je me tiens, ici, à ce bureau, comme le capitaine d'un navire sur sa dunette. Je n'ai pas le droit de me permettre la moindre faiblesse. Je n'ai pas le droit d'en tolérer dans l'équipage."
Cernil ironisa :
"Seul maître après Dieu ?
- Avant Dieu, sur cette terre."
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- Madame Raston, je pense que je n'épouserai pas votre fils, du moins tant qu'il ne sera pas orphelin ! (p.87)
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