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Note moyenne 3.87 /5 (sur 171 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Meudon (92) , le 02/04/1968
Biographie :

David Dufresne est journaliste indépendant, après des années à Libération et Mediapart.

Il a commencé dans le fanzinat, au milieu des années 1980 (Tant qu'il y aura du Rock puis Combo! avec Yannick Bourg), avant de rejoindre la presse rock (Best), puis de fonder un quotidien parisien Le Jour au début des années 1990. Dans l'intervalle, il a travaillé au sein du label alternatif Bondage Records, à la fin des années 1980.

Ensuite, David Dufresne a été reporter une dizaine d'années pour Libération. Il a ensuite été rédacteur en chef de la chaîne d'information en continu i>Télé. Il a participé à la création du site d'information Mediapart, où il était chargé des questions de police et de libertés publiques.

Il est auteur et réalisateur (avec Philippe Brault) du webdocumentaire Prison Valley (produit par Arte/Upian, 2010), qui a reçu de nombreux prix, dont le Premier prix au World Press Photo, catégorie Multimedia

David Dufresne est également l'un des tout premiers créateurs de webzine en France. Il fut notamment le fondateur de La Rafale, en 1995. Il est l'un des auteurs du Manifeste du web indépendant (1997).

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Encore quelques secondes et les Français sauront qui les dirigera pour cinq ans. Neuf jours avant le second tour, Philippe Rex, un magnat multimilliardaire, propriétaire de la chaîne Rex News, est kidnappé au coeur même de son empire. Sur Twitter surgit une photo de l'otage, menacé au bord d'une rivière. L'exigence du ravisseur, un survivaliste aux motivations troubles ? Un débat en direct avec le président de la République, pour faire entendre la voix des sans-voix. Ainsi déraille la politique, emportée par les extrêmes, les mensonges d'estrades, la manipulation. Et la passion cynique de notre époque. Huit, sept, six, cinq… le compte à rebours est enclenché. Jour après jour, au rythme trépidant de ce suspense politique, médiatique et policier, nous voilà emportés dans les coulisses de l'État d'urgence et de la société du spectacle, dans le repaire de l'éminence grise des présidents, maître secret de la République ; au bureau de la coordinatrice des services intérieurs ; sur le plateau des rois du prime time ; au cabinet de l'avocat de Rex News, homme d'influence à son tour licencié ; et au sein de l'équipe d'une candidate d'extrême droite débordée sur sa droite… Et si le slogan de Rex News, « La Révolution, c'est l'information », disait vrai ? Après les fameux Tarnac, Magasin général (Calmann Lévy, 2012), Dernière sommation (Grasset, 2019), ses signalements « Allô Place Beauvau » sur Twitter, et son film Un pays qui se tient sage (sélection Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2020), David Dufresne, essayiste, romancier, nous revient avec cette fable en réalité augmentée, libre, ironique et dévastatrice. En savoir plus : https://bit.ly/3sUNpTm Vidéo réalisée par Rue Sedaine Productions

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Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   15 mai 2022
19h59 de David Dufresne
Il y avait belle lurette que je ne croyais plus en la justice. Les magistrats les plus sincères finissent par se suicider, au bout d'une corde, ou à petite dose dans l'alcool, et dans l'oubli.

(p. 55)
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Ziliz   17 mai 2022
19h59 de David Dufresne
(...) je veux que les gens votent en leurs armes (sic) et conscience, claironna-t-il dans un éclat de rire, avant d'ajouter :

- Les élections sont une affaire de temps d'antenne. Nous allons l'occuper. Vous comprenez ? L'Occupation. Comme au bon vieux temps.
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Ziliz   15 mai 2022
19h59 de David Dufresne
Boulevard Raspail, une immense berline électrique faisait l'admiration des badauds : coup de génie de la firme allemande, proposer un SUV mammouth, le vendre comme écologique et marger encore et encore par la grâce du greenwashing. [Elle] connaissait par coeur toute l'histoire : on l'avait appelée à la rescousse pour ouvrir la contre-attaque médiatique des marques automobiles, au tournant des années 2010, quand les constructeurs germaniques avaient été soupçonnés, l'un après l'autre, la main sur le coeur et dans le moteur, de traficoter les valves pour minimiser leurs émissions polluantes.

(p. 26)
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Annette55   12 mars 2020
Dernière sommation de David Dufresne
«  Qui étaient ces gueux, et ces facétieux , ces dangereux. et ces séditieux ?

Une galerie des horreurs s’installait sous ses yeux fatigués. Dardel y croisait des blessés , des légers, des graves, des indéterminés, une poignée de mutilés .Une jambe brisée, deux yeux crevés , et rien sur LCI. »
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Bazart   26 décembre 2018
On ne vit qu'une heure : Une virée avec Jacques Brel de David Dufresne
"C'est dix ans après sa mort que Brel cessa, à mes yeux d'être un fantôme de salon pour se faire grand frère de petits chemins".
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dido600   30 octobre 2018
On ne vit qu'une heure : Une virée avec Jacques Brel de David Dufresne
Traverser le présent en s’excusant déjà de n’être pas plus loin

Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d’argent

Qui ronronne au salon, qui dit « oui » qui dit « non », qui leur dit « je t’attends »

Qui ronronne au salon, qui dit « oui » qui dit « non » et puis qui nous attend.

Les Vieux
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BobbyFuller4   20 mars 2022
19h59 de David Dufresne
Si le Capitalisme pouvait vendre sa propre mort, il se pousserait au suicide, s’était dit Madeleine Jiffré, qui se voyait sans mal dans le rôle du croque-mort. Madame Quinquennat savait une chose : suivre l’argent est la seule option. En attendant, le Capitalisme se contente de tuer les autres, à petit feu ou à credit, ce qui revient au même, la seconde formule étant la version présentable de la première.
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dido600   31 octobre 2018
On ne vit qu'une heure : Une virée avec Jacques Brel de David Dufresne
T’as voulu voir Vierzon

Et on a vu Vierzon

T’as voulu voir Vesoul

Et on a vu Vesoul

T’as voulu voir Honfleur

Et on a vu Honfleur

T’as voulu voir Hambourg

Et on a vu Hambourg

J’ai voulu voir Anvers

Et on a revu Hambourg

J’ai voulu voir ta sœur

Et on a vu ta mère

Comme toujours

Vesoul
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Charybde2   02 novembre 2019
Dernière sommation de David Dufresne
– Les mots ont un sens.

C’était la phrase fétiche du Patron. Frédéric Dhomme, 57 ans, dont trente passées ici à la Préfecture de Police de Paris, l’État dans l’État. Frédéric Dhomme connaissait la boutique mieux que personne. Des préfets, il en avait connu, des pièges, esquivés par dizaine ; des pressions, subies par centaines – sans flancher. Frédéric Dhomme était le grand flic, serviteur de l’État, discret, craint de ses subordonnés, apprécié de ses supérieurs ; à la fois solide et anguille, à l’aise dans les intrigues et suffisamment retors pour avoir l’air de ne jamais avoir l’air.

– Les mots ont un sens, insistait-il.

Son embonpoint était un signe : suivez-moi, et vous vivrez bien. Les galons sur les épaulettes faisaient le reste. Dhomme, s’il n’inspirait pas confiance, forçait le respect. Il avait la veulerie requise avec les supérieurs, et l’autorité nécessaire avec les autres. Sa carrière parlait pour lui, comme les médailles dans sa vitrine. Depuis son divorce, il n’était plus tout à fait le même, son bégaiement avait repris de plus belle, mais chef il restait. Et dans ce théâtre c’était bien ce qui comptait : on pouvait être mauvais acteur, ou du moins fébrile, seuls importaient le rôle – et les répliques. Dhomme était les deux : fragile et cassant ; touchant à force d’être insaisissable.

Face à lui, un aréopage de chefs d’état-major, à qui, lui, le grand patron de la DOPC, la Direction de l’ordre public et de la circulation, il revenait de cadrer les ardeurs. Son bureau était assez massif, de quoi disposer de grandes cartes sur une grande table, avec antichambre pour conversations discrètes, et espace protégé pour cigarettes électroniques proscrites. Ses officiers connaissaient la musique, et l’endroit. Tous rêvaient d’en être un jour le chef d’orchestre. Et tous savaient que tous le savaient, à commencer par Frédéric Dhomme lui-même.
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Annette55   12 mars 2020
Dernière sommation de David Dufresne
« Le pays était devenu violent parce que les colères sociales ne trouvaient plus d’écho ni de relais; on avait fracassé les corps intermédiaires, écrabouillé les syndicats, criminalisé les militants. Sans soupapes , la cocotte explosait désormais et le couvercle qu’on lui imposait prenait les atours du bouclier CRS .

Le pays était devenu violent jusqu’à ne voir qu’une catégorie de violences, celle qui le mettait en cause.

Hormis quelques - uns, les médias , précaires ou concentrés dans les mains de milliardaires, courbaient l’échine ; comme leur audience , la désertion. »
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