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Note moyenne 3.14 /5 (sur 73 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Versailles , le 22/04/1963
Biographie :

Denis Podalydès est un acteur, metteur en scène et scénariste français, né le 22 avril 1963 à Versailles, sociétaire de la Comédie-Française.

Après des études de philosophie et de lettres (hypokhâgne et khâgne) au lycée Fénelon, notamment aux côtés de son ami Emmanuel Bourdieu, futur cinéaste, fils du sociologue Pierre Bourdieu, il entre au Cours Florent avant d'intégrer le Conservatoire national supérieur d'art dramatique dans les classes de Viviane Théophilidès, Michel Bouquet et Jean-Pierre Miquel, puis à la Comédie-Française en 1997, et il en est devenu sociétaire en 2000.

Denis est le frère du réalisateur Bruno Podalydès.

Depuis quelques années, le comédien prête également sa voix à la lecture de grands textes de la littérature tels que Le Spleen de Paris de Baudelaire, Les rêveries du promeneur solitaire de Rousseau, Le neveu de Rameau de Diderot...
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Source : Wikipedia
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Vidéo de
Extrait de "Le Guépard" de Giuseppe Tomasi di Lampedusa lu par Denis Podalydès. Parution le 10 juin. Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-guepard
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
carre   03 juillet 2014
Fuir Pénélope de Denis Podalydès
Il est beau de se sentir amoureux envers et contre toute logique, d'éprouver cette force unique de l'amour, de ne pas l'expliquer, de se foutre de tout le monde, des conseils des autres et de leur regard
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carre   06 juillet 2014
Fuir Pénélope de Denis Podalydès
Yorgos dit une fois: Je veux rentrer chez moi me retrouver avec ma femme et mes enfants. Cette phrase ne souffrait ni enjolivure ni réplique. Je rêve de dire un jour pareil mot, et qu'ils disent ce qu'ils signifient, ni plus, ni moins que tout le bonheur possible en ce monde.
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genou   14 mai 2013
Voix Off de Denis Podalydès
Un jour, j'envoie aux Editions Thélème une cassette de démonstration. On me répond. Quelque temps plus tard, j'enregistre, de Platon, l'Apologie de Socrate. Je reçois un exemplaire, qui m'est dû avec le chèque, je prends ma voiture. J'écoute. Je rentre.

Déception, migraine, aphasie solitaire. Ma voix n'est pas telle que je l'entends, telle que je la veux, telle que je la profère, de l'intérieur de la tête, de la gorge, de la bouche. Trahison. Elle ne parle pas comme les autres, n'édifie ni ne figure aucun monde, aucun paysage.

Me faudra-t-il attendre, vieillir un peu, connaître quelques épreuves ? Que la voix s'aggrave, que le rythme se précise, que la langue se délie ? Attendre que les années passent, que ma propre voix me devienne étrangère, celle d'un autre ?
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genou   14 mai 2013
Voix Off de Denis Podalydès
Je lis Proust. "Albertine disparue". Je n'y suis pour personne. Pour que la mort d'Albertine eût pu supprimer mes souffrances, il eût fallu que le choc l'eût tuée non seulement en Touraine, mais en moi. Je lis. Jamais elle n'y avait été plus vivante. La voix haute n'est pas si haute Pour entrer en nous, un être a été obligé de prendre la forme, de se plier au cadre du temps ; dans le médium ne nous apparaissant que par minutes successives, il n'a jamais pu nous livrer de lui qu'un seul aspect à la fois, nous débiter de lui qu'une seule photographie je suis un bavard impénitent sauf que je lis.
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genou   14 mai 2013
Voix Off de Denis Podalydès
Mais de ma voix Par le bruit de la pluie m'était rendue l'odeur des lilas de Combray, par l'assourdissement des bruits dans la chaleur de la matinée, la fraîcheur des cerises lisant les mots d'un autre, ceux d'un mort lointain, dont la chair est anéantie, mais dont le style, la beauté de ce style, fait surgir un monde d'échos, de correspondances et de voix vivantes par lesquelles je passe, parlant à mon tour, entrant dans ces voix, me laissant aller à la rêverie, à l'opération précise d'une rêverie continue, parallèle et libre, je sais que je parle, je sais que c'est de moi qu'il s'agit, non pas dans le texte, bien sûr, mais dans la diction de ces pages. Lisant à voix haute L'été venait, je me livre à des confessions savamment dissimulées les jours étaient longs, que nul il faisait chaud, pas même les deux témoins, n'entend. C'était le temps où de grand matin élèves et professeurs vont dans les jardins publics préparer les derniers concours sous les arbres, pour recueillir la seule goutte de fraîcheur que laisse tomber un ciel moins enflammé que dans l'ardeur du jour mais déjà aussi stérilement pur.
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genou   15 juin 2013
Voix Off de Denis Podalydès
Est-il, pour moi, retraite plus paisible qu'un studio d'enregistrement ?

Enfermé de toutes parts, je lis les pages d'un livre. Le monde est le livre. Les vivants, les morts, le temps sont le livre. Passé les frontières, rien ne me rappelle à l'autre monde. Je n'y suis pour personne. Attention. Protection silencieuse. Séparé du dehors du dedans de moi. Nacelle ou bathyscaphe. Immersion, ascension. Nous descendons. Nous Montons. La voix représente. Les mots écrits et lus : parfaite existence.
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Bazart   17 juillet 2012
Voix Off de Denis Podalydès
Voix de Gérard Philipe

Comment transcrire le chant particulier de sa déclamation?...

Fièvre du timbre, nerveuse, et navale. Le lyrisme l'emporte d'une aile irrésistible et datée.
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Pachy   28 décembre 2014
Scènes de la vie d'acteur de Denis Podalydès
Soyons toujours conscients de notre victoire relative comme de notre échec absolu

(Francis Ponge)
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cheminvert7   16 août 2011
Voix Off de Denis Podalydès
Voix des livres

Dans les trains, les bus, les métros,dans la rue, je redoute le manque de livres. Je ne peux imaginer de ne faire que penser, regarder les autres, regarder par la fenêtre, regarder le monde, marcher, aller. Il me manque toujours de lire, lire.

(...)

Voix-odeur des bibliothèques. Voix des écrivains et des morts, des acteurs et des héros, des caractères et des fantômes.
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Albedo   15 août 2014
Fuir Pénélope de Denis Podalydès
Comme hypnotisé par la deux-chevaux [en stationnement], je roule vers elle; je la vois arriver mais ne freine pas, je crois en avoir le temps ; je ne freine pas encore ; je roule. C'est comme si je la désirais. Je ne me l'explique pas. Mon maître [d'auto-école] est incrédule. Il me regarde. Comme un poids, j'éprouve son effort pour me comprendre, me déchiffrer. Comment lui dire que je ne suis pas plus affranchi de cette énigme? Je le regarde à mon tour. L'inquiétude le saisit; pire que ça : son visage est tout raide. Masque mortuaire. L'angoisse me prend. Le maître voit sa propre stupeur grandir dans la mienne, et moi je me pétrifie comme dans mes grands moments de peur définitive, préférant qu'on en finisse, qu'on y passe tous, puisque, de toute façon, tout est foutu, n'attendez plus rien de moi. Aucun sens de la survie ni de la révolte.
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