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Note moyenne 3.28 /5 (sur 120 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1965
Mort(e) le : 03 octobre 2005
Biographie :

De son vrai nom William Baranès, Guillaume Dustan suit le parcours classique Sciences-Po-ENA (Ecole nationale d'administration) avant de se lancer dans une carrière juridique. Juge administratif, il exerce quelque temps à Tahiti avant de revenir en France. Il découvre sa séropositivité en 1996, plaque tout et écrit son premier roman, 'Dans ma chambre', où il évoque les relations sexuelles non protégées entre homosexuels dans les années 1990. Suivent deux autres livres autobiographiques, 'Je sors ce soir' et 'Plus fort que moi', dans lesquels il se dévoile un peu plus ; 'Nicolas Pages' reçoit le prix de Flore en 1999. Militant, il crée une collection de littérature gay et lesbienne aux éditions Balland, 'Le Rayon gay'. Guillaume Dustan publie son sixième et dernier roman, 'Dernier roman', en 2004 chez Flammarion ; il meurt un an plus tard d'intoxication médicamenteuse involontaire.
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Source : evene.fr
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Pour en savoir plus: https://diffractionlab.wordpress.com/... Cet atelier de création radiophonique fait retour au texte, à l'univers trash et puissant de Guillaume Dustan. Diffusée sur France Culture en 2006, par Julien Thèves et Lionel Quantin. A la recherche de Guillaume Dustan : une heure de radio pour prolonger une œuvre, pour faire parler les vivants, écouter l'écho d'une voix d'écrivain, dans les livres et au-delà... Avec la participation de : Chrystel Egal, Nicolas Pages, Laure Ly, Michel Zumkir, Sophie Baranès, Philippe Joanny, Ahmed Djouder, Aurélia Vartanian, Fabien Boussat, Darrell di Fiore, Pascal Ferrant, Madame H, Lisa Rynkowska.
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
denisl45   07 avril 2014
Nicolas Pages de Guillaume Dustan
Il était hors de question d'écrire sur ma vie honteuse, ma vie de rat. Impossible. Si j'ai pu écrire mon premier livre, c'est parce que je pensais que j'allais mourir. Dans un testament, on est libre. On déshérite. J'ai déshérité mon père et tous les flics. J'ai dit que je me droguais et que je me faisais mettre. Les deux grands trucs politiquement incorrects. Les deux trucs qui donnent une mauvaise image de l'homosexualité (comme si donner une bonne image allait changer quoi que ce soit).
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denisl45   07 avril 2014
Nicolas Pages de Guillaume Dustan
La littérature homosexuelle donc. Un certain nombre de textes figureraient à son Panthéon s'il en existait un : Teleny. Le livre blanc. Maurice. Pompes funèbres. Notre Dame des Fleurs. Corydon. La gloire du vaurien. Sodomie en corps onze. Les chiens... Le concept choque parce qu'il ne recoupe pas nos catégories habituelles : il y a la littérature (= la littérature hétéro). « La littérature » est une chose très importante, tellement importante qu'elle est renvoyée aux États et non pas aux langues utilisées : il y a la littérature française, belge, québécoise, anglaise, américaine, australienne. De manière transversale aux langues et aux nations, il y a des genres : le roman, la poésie, le théâtre. Des sub-genres : le roman policier, le roman à l'eau de rose, la science-fiction. Manifestement la littérature homosexuelle ne trouve pas sa place dans ce paysage. Elle ne correspond ni à un État, ni à une langue, ni à un type de narration existants. Il existe déjà des romans gays de science-fiction, d'aventure, des polars gays, du fantastique gay, des romans d'éducation gay, des romans à l'eau de rose... Qui sont quoi en définitive ? Juste des histoires où il y a une masse critique de gays. Comme il existe des histoires où il y a une masse critique de juifs (Singer), ou de noirs (Chester Himes), ou de femmes (Mansfield, Les femmes savantes, le Misanthrope). La littérature gay est une littérature nationale des nouvelles nations, des nations opprimées, des nations sans Etat. Elle nous éclaire sur le rapport de forces politiques des groupes sociaux : si les hétéros étaient minoritaires, leurs droits bafoués par des États contrôlés par les homos, on parlerait de littérature hétéro avec autant d'embarras qu'on parle de littérature homosexuelle. Ce n'est que parce que le monde est ce qu'il est pour le moment que la « littérature » est identifiée à la littérature hétéro.
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Guillaume Dustan
denisl45   07 avril 2014
Guillaume Dustan
Le contraste entre ma honte et ma peur d'alors et la tranquillité de ma conviction actuelle que l'identité homosexuelle est construite sur le refoulement de l'homosexualité. "On n'est pas des pédés". Ok, et qu'est-ce que vous êtes alors, les mecs? Certitude maintenant que le discours psy qui attribue l'homosexualité à la peur des femmes doit être renversé : être hétéro, c'est avoir peur des hommes. de son désir des autres hommes. Un désir pourtant bien naturel : sentir la force résonner avec la force, se transmuer en douceur, osciller d'un pôle à l'autre, du yang au yin et retour.
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LioneldeLyon   31 octobre 2013
Génie divin de Guillaume Dustan
Un jour nous avons eu une conversation par méls interposés avec Tim sur ce qu’était « une œuvre purement gay » comme il l’avait écrit dans un article d’Illico et il m’a cloué le bec en m’écrivant ceci : « Il y a de l’art gay, parce que les gays ont décidé que telles ou telles œuvres les représentaient (lecture rétinienne) ou les structuraient (lecture d’appropriation) ».
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denisl45   07 avril 2014
Nicolas Pages de Guillaume Dustan
Pédé, pédé, pédé, je voyais qu'elle pensait. Un vrai homme ne fait pas ça. C'est à vingt-trois ans que j'ai compris que j'étais foutu. Je n'allais pas pouvoir me marier. Etre normal. J'ai commencé à me faire sauter, me faire punir, me faire tuer. A vingt-cinq ans j'étais séropositif. C'était bon. J'étais mort. La disparition de la honte est très récente. Quelques semaines en fait. Avec les livres et le reste, j'imagine, elle est partie. Je ne savais d'ailleurs pas que j'avais si honte. Pourtant je savais que j'avais cherché à me faire contaminer. Je ne savais pas que j'avais si honte. Honte d'être poilu, honte d'être pédé, honte d'être juif, honte d'être drogué, dans l'ordre de ce qui se voyait le plus à ce que j'essayais de tenir caché.
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mandarine43   30 mars 2011
LXiR de Guillaume Dustan
C'est chiant d'être incompris.
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pleasantf   19 mai 2015
Je sors ce soir de Guillaume Dustan
Je ne pense pas à Marcelo. Je ne pense pas que j'ai peur qu'il soit malade. Je ne pense pas que je ne peux pas le faire venir ici parce que ce n'est pas une femme.



Je ne pense pas que ça fait sept ans que j'attends de mourir.



Je ne pense pas que l'amour est impossible.



Je respire.



Je suis bien.



Je sens la sucette me glisser des doigts.
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mandarine43   30 mars 2011
LXiR de Guillaume Dustan
- Ta définition du bonheur ?

G.D : - L'harmonie sous-tendue par la force et nourrie par la curiosité.
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mandarine43   30 mars 2011
LXiR de Guillaume Dustan
- Qu'est-ce que l'acte d'écrire signifie pour toi ?

G.D. : - Faire la révolution à peu de frais.
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mandarine43   30 mars 2011
LXiR de Guillaume Dustan
Fées-T-On Pour Soi ?

Pour Se P'Unir ?

Pour Les ZOOtres ?

Par P'heur D'Euh ?

Con Treu X ?
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