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ISBN : 0785923713
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 1663 notes)
Résumé :
"King lécha le visage de Patricia et me tendit son mufle que je grattai entre les yeux. Le plus étroit, le plus effilé me sembla, plus que jamais, cligner amicalement. Puis le lion s'étendit sur un flanc et souleva une de ses pattes de devant afin que la petite fille prît contre lui sa place accoutumée."

L'histoire d'un amour fou entre une petite fille et un lion.
Plus de deux millions d'exemplaires vendus en France.
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Critiques, Analyses et Avis (132) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  19 septembre 2016
Dans le Parc royal du Kenya, une petite fille évolue librement parmi les animaux les plus féroces de la réserve.
Écartelée entre la fierté que lui voue son père et les angoisses de sa mère, elle tente de sauvegarder sa liberté, sa volonté de de ne faire qu'un avec la nature, au prix d'une grande solitude.
Elle est comme une petite sorcière au regard des membres des tribus africaines. Celle qui parle le langage du lion et fait de lui son ami est à la fois respectée et redoutée.
On se retrouve transporté au milieu de paysages paradisiaques, avec pour décor le Kilimandjaro. Cet écrin de beauté n'empêche pas la cruauté de la loi du plus fort dans le monde animal. La réalité est la même chez les hommes. Ils s'obstinent à se voir différents, à mettre des barrières entre eux.
Pourtant, Patricia réussit à faire écrouler cette hiérarchie, à faire entrer le lecteur dans le mystère qui régit ces tribus africaines, à nous faire comprendre leur façon de penser la vie.
Roman d'aventures et roman d'initiation, qui nous emmène droit vers une fin tragique. On en devine les grandes lignes, en espérant qu'on se trompe.
Une aventure qui ressemble à une fable, où le mystère finit par se briser sur le miroir de la réalité. La petite fille s'éveille et doit abandonner ses rêves et ses pouvoirs.
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isajulia
  30 avril 2013
Je termine à l'instant la lecture de mon deuxième Kessel. Autant Une balle perdue ne m'a pas emballée des masses que le lion m'a complètement envoûtée.
Joseph Kessel, lors d'un périple en Afrique, fait une escale au Parc Royal à quelques kilomètres de Nairobi. Lors de son séjour, il fera la connaissance de Patricia, la fille de John Bullit le directeur de la réserve.
Au contact de cette étrange petite fille, il découvrira qu'elle possède un don : celui de comprendre les bêtes. de toute la faune qui peuple le parc, l'enfant entretient une forte amitié avec King, un lion, leurs liens sont si étroits que les autochtones la considèrent comme une sorcière.
Témoin privilégié de ces rapport entre la petite fille et le fauve, Kessel nous entraîne dans la mystérieuse Afrique qui nous enseignera ses lois...
Absolument fabuleux, comme vous l'aurez compris j'ai adoré ce livre. L'Afrique étant un rêve de voyage que je souhaite réaliser un jour, pour le moment, je tente de m'y rendre par la lecture. le lion, a accompli complètement sa mission, le dépaysement à été total.
J'ai été beaucoup touchée par cette histoire. En parallèle de cette merveilleuse amitié, ce roman est une véritable mine d'or sur le plan des descriptions et des sentiments. L'écriture est brute et raffinée et dans la moiteur de l'atmosphère l'on ne reste pas tranquille, la magie de l'Afrique nous prends au tripes et l'on sent que quelque chose de grave va se produire...
J'ai pleuré à la fin du livre, et j'ai été déçue que ça se termine si vite au bout de 243 pages. Toutes les bonnes choses ont une fin certes, mais dans quelques temps je prendrai un grand plaisir à la relecture de ce roman qui a été un coup de coeur. Je le conseille à tous. A lire !
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Gwen21
  09 juillet 2016
Moins de 250 pages et pourtant une immersion profonde et intense dans la savane africaine, dans un univers où la sauvagerie est aussi dense que la fascination qu'elle fait naître au coeur de l'homme.
John Bullit, ancien chasseur repenti, gère un parc Royal et veille au bien-être des bêtes sauvages comme au pacifisme des tribus autochtones qui le peuplent. Sa femme, la blonde Sybil, vit de plus en plus mal leur mode de vie et perçoit comme une menace permanente l'environnement fait d'espaces infinis et de sauvagerie artificiellement maîtrisée. Un sentiment en totale opposition avec celui nourri par Patricia, leur toute jeune fille, qui, née dans la brousse, en est devenue la prêtresse, respectant les bêtes et sachant s'en faire respecter. Le narrateur, voyageur de passage dans le parc, est rapidement happé par chaque membre de la famille. Des liens d'amitié, de natures différentes, se nouent entre eux tandis que se révèlent les enjeux personnels.
Mère adoptive de King, un superbe lion aussi docile qu'un chien, Patricia domine le récit par son charisme et son charme. Manipulatrice en herbe, c'est une enfant chez qui s'expriment à la fois l'envie d'aimer et celle de dominer. Courageuse et passionnée, tiraillée entre le besoin de sécurité de sa mère et la vie intrépide de son père, la fillette a reporté sur King toute son affection, toute sa tendresse. Mais l'amour entre l'homme et la bête sauvage est-il pleinement réalisable ?
"Le Lion" de Joseph Kessel compte parmi les grands classiques du 20ème siècle. Son écriture sobre et imagée est terriblement efficace et garantit au lecteur en quête de nouveaux horizons un dépaysement total. Toutefois, j'ai peiné à entrer dans le roman, toute la première partie avec la mise en place des acteurs m'ayant paru particulièrement poussive, ou est-ce que ma concentration était par trop volatile ? Heureusement, au fil des pages, mon intérêt a crû, émoustillé par la découverte des traditions massaï pour le moins captivantes.
Tout comme le narrateur, le lecteur attend le dénouement de cette étrange intrigue avec une exaltation de plus en plus forte, dans un contexte où s'opposent l'enfance et l'âge adulte, la civilisation et la nature primaire, la violence et l'amour.

Challenge MULTI-DEFIS 2016
Challenge PETITS PLAISIRS 2016
Challenge ABC 2015 - 2016
Pioche dans ma PAL - Juillet 2016
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fredho
  14 février 2016
Patricia, jeune fille de 10 ans vit au Kenya, avec ses parents Sybil et John directeur du parc royal dans la région du Kilimandjaro. Depuis son plus jeune âge Patricia se glisse parmi les animaux sauvages sans éveiller la crainte ni l'inquiétude de son entourage. Bercée par les sons des animaux du parc, éduquée par les leçons de son père - un homme expérimenté par 20 ans de brousse - Patricia développe avec le temps un pouvoir fascinant sur toute cette faune sauvage.
Dans cette réserve, Patricia a un ami hors du commun King, un lion recueilli à l'âge 2 jours. Alors qui gémissait de faim, de soif et de peur, la jeune fille soigne, fortifie et sauve le lionceau. Depuis King et Patricia ne peuvent vivre l'un sans l'autre, ils sont inséparables.
Tout paraît idéal dans cette belle famille, mais derrière ce beau tableau familial se cache une vérité bien moins réjouissante. John le père ancien chasseur reconverti, est une brute insensible sauf avec ses bêtes, Sybil femme snob et nostalgique de sa vie européenne, est très terrifiée par la relation qu'entretient sa fille avec King, elle veut les séparer, et, enfin Patricia fillette dominante, ne mesure pas le danger de cette faune sauvage, recroquevillée dans son monde elle s'éloigne de la vie des hommes.
Tous les trois s'aiment pourtant et ne peuvent vivre l'un sans l'autre mais sont-il faits pour mener la même vie ?
Le narrateur émerveillé par l'Afrique et Patricia, nous conte l'histoire de cet amour exclusif que porte la fillette pour le lion. Au fil des pages le lecteur attend le dénouement car « c'était une inexplicable certitude – il y aurait un dénouement ».
Roman mené par la délicieuse plume de Joseph Kessel, j'ai été transportée parmi les Masaï, dans la savane, au pied du Kilimandjaro ; paysage magnifique décrit par des passages tout poétiques.
Mais "Le lion" est avant tout un récit tragique qui nous plonge au coeur de l'Afrique où règnent les lois coloniales…
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Alexein
  15 février 2017
C'est les yeux pleins de la poussière de la savane, la peau brûlée par le soleil et les oreilles saturées des bruissements de la vie grouillant sous la perpétuelle chape de plomb d'un parc national d'Afrique de l'est que je referme ce livre, oeuvre maîtresse du grand conteur Kessel, écrivain voyageur et grand reporter.
Je suis tombé sous le charme magnétique de cette relation d'amour tendre et brute, sans artifice aucun, entre Patricia et King, relation dont la plupart d'entre nous ne pourra jamais se payer le luxe et, heureusement, nos chats apportent une belle consolation à ces élans primitifs d'amour et d'admiration remplie de crainte respectueuse, de déférence mystique, pour les grands fauves.
Ce roman, chant de la nature, exaltation de la vie simple, dure et, en définitive, pure que l'on y mène, montre aussi les contradictions, les limites au-delà desquelles l'humain ne peut s'aventurer sans éprouver tôt ou tard un déchirement. Cette célébration de la vie sauvage est un retour transitoire vers un état que l'on sent nous appeler comme les percussions appellent les jambes à entrer dans la danse.
Quelque chose se réveille qui grandit et prend possession de la volonté. On ne saurait répondre à ce genre d'affinité que comme Montaigne à propos de la Boétie : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »
Le poète Kessel y décrit la crudité de la condition et des moeurs des hommes vivant selon les coutumes millénaires de leurs aïeux, les Masaï notamment, comme s'il l'avait lui-même vécue. La jeune Patricia est un être fascinant ; elle est entièrement dévouée à son lion recueilli tout petit par son père Bull Bullit, fort comme un taureau et pourvu lui aussi d'une crinière léonine.
Elle ne vit que pour cette savane dont elle connaît les moindres recoins, où elle entretient une familiarité avec toutes les bêtes et dans laquelle elle évolue sans peine, entièrement rompue à l'art de la discrétion. Transporté avec le narrateur à travers la brousse dans ces grosses voitures carapacées, on y évolue comme sur un tapis volant et on embrasse d'un coup d'oeil des panoramas dont la seule description imprime durablement des images de poésie où le style à la fois lyrique et journalistique sonne vrai et juste.
La plume vigoureuse de Kessel transporte et fait palpiter ses récits de vibrations exquises. J'ai pris le temps de savourer ce roman comme un vin plein de corps, rond et dont le goût se déploie graduellement en notes chaudes et épicées. Je pense que j'aurai grand plaisir à le relire.
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Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
katellsterkatellster   12 mai 2011
La lune était haut dans le ciel quand nous atteignîmes, au centre de Parc Royal, une immense plage circulaire, brillante et lisse, qui avait été autrefois recouverte par les eaux d'un lac. La clarté nocturne faisait courir à sa surface un scintillement d'ondes argentées. Et dans ce mirage lunaire, qui s'étendait jusqu'à la muraille du Kilimandjaro, on voyait jouer les troupeaux sauvages attirés par la liberté de l'espace, la fraicheur de l'air et l'éclat du ciel. Les bêtes les plus lourdes et les plus puissantes, gnous, girafes et buffles, se déplaçaient calmement le long du cirque enchanté. Mais les zèbres, les gazelles de Grant, les impalas, les bushbucks se mêlaient au milieu du lac desséché dans une ronde sans fin, ni pesanteur, ni matière. Ces silhouettes désincarnées et inscrites sur l'argent de la nuit ainsi qu'à l'encre de Chine, glissaient à la surface d'un liquide astral, filaient, s'élançaient, se cabraient, s'élevaient, s'envolaient avec une légèreté, une vitesse, une aisance et une grâce que leurs mouvements, mêmes les plus nobles et les plus charmants, ne connaissaient pas dans les heures du jour. C'était, imprégnée, menée par le clair de lune, une danse folle et sacrée.
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gillgill   24 septembre 2013
Le 22 novembre dernier, Joseph Kessel était élu à l'académie française pour succéder au duc de la Force. Notre photo vous le montre en compagnie de deux de ses nouveaux pairs : François Mauriac et Jean Cocteau.
Âgé de soixante-quatre ans, Joseph Kessel fut acteur, avant de devenir journaliste et romancier. Ses livres ont fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques ("L'équipage", "Au grand balcon", "Le bataillon du ciel", "Fortune carrée", etc...).
Ayant été témoin, au cours d'un récent voyage en Afrique du Sud de la surprenante amitié, nouée entre une petite fille sauvage et un grand fauve, il écrivit "Le lion", ce roman émouvant dont Jack Cardiff a tiré un film portant le même titre et interprété par Paméla Franklin (Tina), Trévor Howard (Bullit), Capucine (Christine) et un magnifique lion de 250 Kg...
(introduction à l'article de deux pages extrait du n° 167 du journal "Pilote", le journal des jeunes de l'an 2000 paru le 3 janvier 1963)
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nessclaudechellenessclaudechelle   17 avril 2015
La petite fille porta à ses lèvres une main pliée en forme de cornet et poussa cette modulation singulière par laquelle j’avais entendu Kihoro appeler King. A l’intérieur du triangle, deux rugissements éclatèrent et les deux lionnes sortirent des buissons, le poil hérissé, les crocs avides. La distance qui les séparaient de Patricia, elles pouvaient, elles allaient la franchir d’un saut. Que faisait Kihiro, ? Qu’attendait-il ? Mais un autre rugissement retentit, si puissant qu’il couvrit tous les sons de la savane et un bond prodigieux enleva King par-dessus les fourrés et le porta là où il l’avait voulu : juste entre ses femelles enragées et Patricia .La plus grande , la plus belle des lionnes et la plus hardie fit un saut de côté pour contourner le flanc de King. Il se jeta sur elle et la renversa d’un coup d’épaule .Elle se releva d’un élan et revint à la charge.. King lui barra encore le chemin et , cette fois , sa patte, toutes griffes dehors, s’abattit sur la nuque de la grande lionne,,lacéra la peau et la chair. Le sang jaillit sur le pelage fauve. La bête blessée hurla de douleur et d’humiliation, recula. King, grondant la poussa davantage, et , pas à pas, la força de regagner l’abri des buissons où l’autre lionne était déjà terrée. La modulation d’appel s’éleva de nouveau dans l’air brûlant de la savane . King s’approcha de patricia qui n’avait pas bougé . Elle frissonnait légèrement. Je le vis quand elle leva une main et la posa contre le mufle de King, entre les yeux d’or. Le tremblement cessa. Les ongles de la petite fille remuèrent doucement sur la peau du .lion. Alors King se coucha et Patricia s’étendit au creux de son ventre, embrassée par ses pattes. Elle passa un doigt sur celle qui portait des traces toutes fraîches de sang. Et son regard défiait la haie d’épineux derrière laquelle gémissaient sourdement les femelles de King, maîtrisées, honteuses et battues.
Ce passage est très important car il prouve une fois de plus que King aime plus que tout la petite fille, qu’elle est très importante à ses yeux et qu’il la protègera contre tous les dangers. Mais il nous montre aussi que Patricia est prête à tout pour être sûre que King l’aime….car comment pouvait-elle être sûre qu’il allait la défendre contre ses deux lionnes? Patricia aime son lion comme un frère et elle sait le maîtriser.
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fredhofredho   13 février 2016
Mais l'aurore surgit d'un seul coup, prompte et glorieuse. La neige du Kilimandjaro devint un doux brasier. La brume se déchira en écharpes de fées, en poudre de diamant. L'eau étincela au fond de l'herbe. Les bêtes commencèrent à composer leur tapisserie vivante au pied de la grande montagne.
Alors cette beauté fut de nouveau toute fraîche, toute neuve pour mes yeux et telle qu'ils l'avaient découverte dans un matin sans précédent. La nature avait beau répéter éternellement ses miracles, elle ne perdait rien, elle, de sa splendeur et de son intégrité.
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enkidu_enkidu_   18 octobre 2017
Patricia agrippa furieusement, sauvagement la crinière de King pour le secouer, le forcer à gronder ou à rire. La tête du lion ne bougea pas. La gueule resta béante, mais inerte. Le regard était de verre. Seul, l’essaim des grosses mouches s’éleva, tourbillonnant et bruissant, au-dessus de la plaie déjà sombre.

Pour la première fois, je vis la peur saisir les traits de Patricia. La peur de ce qui ne se conçoit pas, de ce qui ne peut pas être. Patricia lâcha la toison et d’instinct leva le visage vers le ciel, le soleil. De grandes formes noires aux ailes déployées et à tête chauve tournoyaient au-dessus de l’arbre de King.

Un cri ténu mais atroce par la révélation qu’il exprimait échappa à Patricia. Il n’existait pas d’écriture aussi lisible pour la petite fille du Parc royal que les cercles tracés par un vol de vautours. S’ils se rassemblaient de la sorte, c’était pour fondre sur une bête crevée – elle le savait depuis toujours. Et Patricia avait tant vu de ces chairs mortes – antilopes, buffles, zèbres, éléphants – que rien, jusqu’alors, ne lui avait semblé plus simple, plus naturel, plus conforme à l’ordre de la brousse… Un cadavre… Une charogne… Voilà tout.

Et même Ol’Kalou. Et même Oriounga.

Mais King, non ! King, ce n’était pas possible ! Elle l’aimait et il l’aimait. Ils étaient nécessaires l’un à l’autre. Et voici que, étendu près d’elle dans son attitude familière de protection, de tendresse et de jeu, il s’éloignait chaque instant davantage. Et comme en lui-même, comme au fond de lui-même. Il s’en allait… Mais où ? Mais où était-il déjà parti puisque les vautours approchaient, approchaient sans cesse pour le dévorer, lui, le tout-puissant ?

Les sentiments essentiels – la maternité, l’amitié, la puissance, le goût du sang, la jalousie et l’amour – Patricia les avait tous connus par le truchement de King. C’était encore le grand lion, qui lui faisait découvrir le sentiment de la mort.

La petite fille chercha de ses yeux obscurcis par l’épouvante un homme qui pût l’aider contre tant de mystère et d’horreur. Elle ne trouva qu’un étranger, un passant. Lui, du moins, il n’avait pas eu le loisir de la blesser.

« Emmenez-moi, emmenez-moi d’ici », me cria-t-elle. (pp. 237-238)
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