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Danièle Sallenave (Traducteur)François Wahl (Traducteur)Paul Fournel (Préfacier, etc.)
ISBN : 2020251574
Éditeur : Seuil (03/05/1995)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 563 notes)
Résumé :
Vous, lecteur, vous, lectrice, vous êtes le principal personnage de ce roman, et réjouissez-vous: c'est non seulement un des plus brillants mais aussi un des plus humoristiques qui aient été écrits dans ce quart de siècle. Vous allez vous retrouver dans ce petit monde de libraires, de professeurs, de traducteurs, de censeurs et d'ordinateurs qui s'agitent autour d'un livre. Vous allez surtout vous engager dans des aventures qui vous conduiront chaque fois au point o... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
07 mai 2013
Je suis très perplexe, presque honteuse car je lis ici dans l'ensemble de bonnes critiques de ce roman, or je n'ai pas pu le terminer. Je me suis accrochée pourtant, j'ai fait des efforts, me suis encouragée à poursuivre ma lecture, mais j'ai abandonné à la page 125. C'était trop pour moi. Trop confus, trop compliqué, trop embrouillé, trop intellectuel certainement n'ayons pas peur des mots. Je suis déçue pour deux raisons : je déteste abandonner un livre en chemin (cela est exceptionnel), et j'espérais vraiment avoir du plaisir à découvrir ce Calvino. Je suis passée à côté. Dommage. J'avais tant apprécié sa trilogie "Les ancêtres" (surtout le baron perché). Je reste là sur ma faim, avec un goût amer en bouche. le titre m'attirait "Si par un nuit d'hiver un voyageur", prometteur de superbes découvertes littéraires, mais un roman ne se résume pas seulement à son titre. Je ne remets pas en cause le talent littéraire d'Italo Calvino, l'écriture est bonne, c'est le style du roman qui ne me convient pas. Cette rencontre manquée restera un de mes grands regrets.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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michemuche
14 mai 2015
Comment écrire et comment décrire ce roman ?
Si j'avais 1/10ème du talent d'Italo Calvino se serait facile.
La 4ème de couverture dit " un livre dont le héros est le lecteur ".
C'est l'histoire d'un lecteur et d'une lectrice, se sont dix récits dans un récit, c'est un labyrinthe où j'ai aimé me perdre, un voyage initiatique à travers l'imaginaire de son auteur.
Ce livre se déguste, se savoure, prenez le temps, découvrez ce paysage aux mille facettes , véritable kaléidoscope de style .
Je ne peux pas vous en dire plus, à vous maintenant de découvrir ce roman.
Si une nuit d'hiver un voyageur vous parle d'Italo Calvino, n'hésitez pas foncez.
merci à FX de m'avoir conseillé ce roman.
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book-en-stock
30 janvier 2017
Ce livre tient en haleine du début à la fin... Une lecture pas forcément facile, qui peut décourager par moments et enthousiasmer à d'autres moments.
Je ne saurai dire si j'aime vraiment, ou juste un peu tellement je ressors déboussolée. J'attribue donc une note médiane.
Calvino nous a savamment placé dans la peau même de son personnage principal, s'adressant à un « tu ». Nous avons alors la même attente de trouver la suite de l'histoire, des histoires. Mais nous ressentons aussi la même déception et la même frustration. Ce sont des sensations mêlées assez déstabilisantes.
Le rapport entre les livres et le lecteur, de ce que le lecteur recherche dans un livre, puis le rapport de l'écrivain à l'écriture qui prépare la future lecture d'une personne, tout cela est intéressant et fort bien illustré même si tout au long des pages je me suis demandé où tout cela allait nous mener.
Chose étrange, je pensais avoir laissé cette lecture en cours de route il y a des années, or, en arrivant aux dernières pages, je les ai reconnues. J'avais donc bien fini de lire ce roman... mais mon souvenir s'était focalisé sur cette idée d'inachèvement...
Une relecture satisfaisante car je craignais de ne pas aller jusqu'au bout. Je reste pourtant perplexe et j'aurai besoin de prendre du recul avant de pouvoir analyser davantage tout cela.
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Fx1
16 avril 2015
Chef d'oeuvre .
J'ai entamé ce livre par hasard , loin de chez moi , et j'ai vécu une expérience inoubliable .
Comme l'auteur le suggére dans un préambule génial , je me suis coupé du monde au moment de débuter ma lecture .
Sur un point , je suis d'accord avec les esprits chagrins : ce livre ne ressemble à rien de connu .
L'auteur nous embarque dans une histoire d'amour , en nous tutoyant , faisant de nous le protagoniste principal de cette histoire , nous les lecteurs .
Nous , lecteurs , sommes ici au coeur d'une histoire qui à de multiples visages , prenant au dépourvu les aficionados d'une structure narrative classique , ordonnée.
Cette oeuvre c'est une interrogation sur la perception de la littérature par le lecteur , sur la capacité d'imagination du lecteur , et c'est une idée brillante .
Au coeur de cette oeuvre l'on à une remise en question du type de lecture et de littérature que les lecteurs apprécient .
Pour prendre du plaisir à la découverte de cet univers , il ne faut pas être un lecteur scolaire , à qui les oeuvres un tantinet absurde font peur.
Ici le texte est d'une intelligence rare , avec des envolées de très haut niveau .
Certains passages sont cultes tellement le style et les idées sont à leur summum.
L'auteur entraine le lecteur dans un voyage philosophique , qui apporte une nouvelle manière de percevoir les livres , la lecture , la littérature .
C'était ma première découverte avec l'Oulipo , genre littéraire intriguant , que je fréquenterais de nouveau avec la plus grande joie !
Quelle intelligence , quelle maestria , cette oeuvre est culte !
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olivberne
20 juin 2013
Amis tordus, lisez ce livre. Il m'a fallu un italien pour lire un roman oulipien, alors que beaucoup d'auteurs français s'y sont essayé, et j'ai découvert un univers original, loufoque et pourtant réaliste, mais surtout tarabiscoté et incroyablement complexe.
Ici, les histoires courtes, comme des nouvelles, s'entremêlent pour raconter les méandres de la pensée et du voyage. On traverse toutes les littératures du monde, je me souviens d'un passage au Japon truculent et jouissif.
C'est surtout le tutoiement qui est la clef d'entrée dans le roman, on se sent appelé, interpellé par ce voyageur et on assiste à un spectacle où tout revient d'une histoire à l'autre.
La structure du roman est vraiment géniale et amusante, déconcertante parfois. Une bonne découverte.
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Citations & extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable20 avril 2013
Prends la position la plus confortable : assis, étendu, pelotonné, couché. Couché sur le dos, sur un côté, sur le ventre. Dans un fauteuil, un sofa, un fauteuil à bascule, une chaise longue, un pouf. Ou dans un hamac, si tu en as un. Sur ton lit naturellement, ou dedans. Tu peux aussi te mettre la tête en bas, en position de yoga. En tenant le livre à l’envers, évidemment.
Il n’est pas facile de trouver la position idéale pour lire, c’est vrai. Autrefois, on lisait debout devant un lutrin. Se tenir debout, c’était l’habitude. C’est ainsi qu’on se reposait quand on était fatigué d’aller à cheval. Personne n’a jamais eu l’idée de lire à cheval : et pourtant, lire bien droit sur ses étriers, le livre posé sur la crinière du cheval ou même fixé à ses oreilles par un harnachement spécial, l’idée te paraît plaisante. On devrait être très bien pour lire, les pieds dans des étriers ; avoir les pieds levés est la première condition pour jouir d’une lecture.
Bien, qu’est-ce que tu attends ? Allonge les jambes, pose les pieds sur un coussin, sur deux coussins, sur les bras du canapé, sur les oreilles du fauteuil, sur la table à thé, sur le bureau, le piano, la mappemonde. Mais, d’abord, ôte tes chaussures si tu veux rester les pieds levés ; sinon, remets-les. Mais ne reste pas là, tes chaussures dans une main et le livre dans l’autre.
Règle la lumière de façon à ne pas te fatiguer la vue. Fais-le tout de suite, car dès que tu seras plongé dans la lecture, il n’y aura plus moyen de te faire bouger. Arrange-toi pour que la page ne reste pas dans l’ombre : un amas de lettres noires sur fond gris, uniforme comme une armée de souris ; mais veille bien à ce qu’il ne tombe pas dessus une lumière trop forte qui, en se reflétant sur la blancheur crue du papier, y ronge l’ombre des caractères, comme sur une façade le soleil du sud, à midi. Essaie de prévoir dès maintenant tout ce qui peut t’éviter d’interrompre ta lecture. Si tu fumes : les cigarettes, le cendrier, à portée de main. Qu’est-ce qu’il y a encore ? Tu as envie de faire pipi ? À toi de voir.
Ce n’est pas que tu attendes quelque chose de particulier de ce livre particulier. Tu es un homme qui, par principe, n’attend plus rien de rien. Il y a tant de gens, plus jeunes que toi ou moins jeunes, dont la vie se passe dans l’attente d’expériences extraordinaires. Avec les livres, les personnes, les voyages, les événements, tout ce que l’avenir garde en réserve. Toi, non. Tu sais que le mieux qu’on puisse espérer, c’est d’éviter le pire. C’est la conclusion à laquelle tu es arrivé dans ta vie privée comme pour les problèmes plus généraux, et même mondiaux. Et avec les livres ? Justement : comme tu y as renoncé dans tous les autres domaines, tu crois pouvoir te permettre le plaisir juvénile de l’expectative au moins dans un secteur bien circonscrit comme celui des livres. À tes risques et périls : la déconvenue n’est pas bien grave.
Donc, tu as lu dans un journal que venait de paraître Si par une nuit d’hiver un voyageur, le nouveau livre d’Italo Calvino, qui n’avait rien publié depuis quelques années. Tu es passé dans une librairie, et tu as acheté le volume. Tu as bien fait.
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bohemesvidabohemesvida01 décembre 2014
Lectrice, tu es lue. Ton corps est soumis à un déchiffrement systématique , à travers des canaux d'informations tactiles, visuels, olfactifs, et non sans intervention des papilles gustatives. L'ouïe a sa part aussi, attentive à tes halètement et à tes trilles. Le corps n'est pas seul, chez toi, objet de lecture: il compte comme partie d'un ensemble compliqué d'éléments, qui ne sont pas tous visibles ni tous présents, mais qui se manifestent à travers des évènements, eux,visibles et immédiats: tes yeux qui s'embrument , ton rire, les mots que tu dis , ta façon de ramasser ou de répandre tes cheveux, de prendre l'initiative ou d'esquiver, et puis tous ces signes qui sont aux confins des us et coutumes, de la mémoire, de la préhistoire, de la mode;tous les codes , tous les pauvres alphabets au moyen desquels un être humain croit à certains moments être en train de lire un autre être humain.

Et toi aussi, Lecteur, tu es un objet de lecture: tantôt la Lectrice passe ton corps en revue comme si elle parcourait une table des matières, tantôt elle le consulte comme pour obéir à une curiosité rapide et bien précise, tantôt elle l'interroge en hésitant et laisse venir une réponse muette, comme si une investigation partielle ne l'intéressait qu'en vue d'une reconnaissance de l'espace beaucoup plus large. Parfois, elle se fixe sur des détails négligeables, peut-être de petits défauts stylistiques, par exemple la forme proéminente de ta pomme d'Adam, ou ta façon d'enfoncer la tête dans le creux de son cou, et elle s'en sert pour établir une marge , une distance - réserve critique ou complicité moqueuse- parfois, au contraire, un détail incidemment découvert est valorisé outre mesure, par exemple la forme de ton menton, ou une façon particulière de mordre son épaule, et elle prend élan sur ce tremplin, parcourt (vous parcourez ensemble ) page après page , de haut en bas, sans sauter une virgule. Toi, cependant, au milieu des satisfactions que tu trouves à sa façon de te lire, à toutes ces citations textuelles de ton objectivité physique, un doute s'insinue . qu'elle ne te lise pas tout entier tel que tu es, mais qu'elle use de toi, qu'elle utilise des fragments de toi détachés du contexte pour se construire un partenaire fantasmagorique, connu d'elle seule, dans la pénombre de sa demi-conscience; que ce qu'elle en train de déchiffrer soit le visiteur apocryphe de ces songes, plutôt que toi.
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Erik35Erik3501 septembre 2016
Dans la vitrine de la librairie, tu as aussitôt repéré la couverture et le titre que tu cherchais. Sur la trace de ce repère visuel, tu t’es aussitôt frayé un chemin dans la boutique, sous le tir de barrage nourri des livres-que-tu-n’as-pas-lus, qui sur les tables et les rayons, te jetaient des regards noirs pour t’intimider. Mais tu sais que tu ne dois pas te laisser impressionner. Que sur des hectares et des hectares s’étendent les livres-que-tu-peux-te-passer-de-lire, les livres-faits-pour-d’autres-usages-que-la-lecture-, les-livres-qu’on-a-déjà-lus-sans-avoir-besoin-de-les-ouvrir-parce-qu’ils-appartiennent-à-la-catégorie-du-déjà-lu-avant-même-d’avoir-été-écrits.

Tu franchis donc la première rangée de murailles : mais voilà que te tombe dessus l’infanterie des livres-que-tu-lirais-volontiers-si-tu-avais-plusieurs-vies-à-vivre-mais-malheureusement-les-jours-qui-te-restent-à-vivre-sont-ceux-qu’ils-sont. Tu les escalades rapidement, et tu fends la phalange des livres-que-tu-as-l’intention-de-lire-mais-il-faudrait-d’abord-en-lire-d’autres, des-livres-trop-chers-que-tu-achèteras-quand-ils-seront-revendus-à-moitié-prix, des livres-idem-voir-ci-dessus-quand-ils-seront-repris-en-poche, des-livres-que-tu-pourrais-demander-à-quelqu’un-de-te-prêter, des-livres-que-tout-le-monde-a-lus-et-c’est-donc-comme-si-tu-les-avais-lus-toi-même. Sous les tours du fortin, face aux efforts d’interception des livres-que-depuis-longtemps-tu-as-l’intention-de-lire, des-livres-que-tu-as-cherchés-des-années-sans-les-trouver, des-livres-qui-concernent-justement-un-sujet-qui-t’intéresse-en-ce-moment, des-livres-que-tu-veux-avoir-à-ta-portée-en-toute-circonstance, des livres-que-tu-pourrais-mettre-de-côté-pour-les-lire-peut-être-cet-été, des-livres-dont-tu-as-besoin-pour-les-aligner-sur-un-rayonnage, des-livres-qui-t’inspirent-une-curiosité-soudaine-frénétique-et-peu-justifiable.

Bon tu as au moins réussi à réduire l’effectif illimité des forces adverses à un ensemble considérable, certes, mais cependant calculable, d’éléments en nombre fini, même si ce relatif soulagement est mis en péril par les embuscades des livres-que-tu-as-lus-il-y-a-si-longtemps-qu’il-serait-temps-de-les-relire et des livres-que-tu-as-toujours-fait-semblant-d’avoir-lus-et-qu’il-faudrait-aujourd’hui-te-décider-à-lire-pour-de-bon.
Tu te libères en quelques zigzags et pénètres d’un bond dans la citadelle des nouveautés-dont-l’auteur-ou-le-sujet-t’attire. Une fois dans la place, tu peux pratiquer des brèches entre les rangées de défenseurs. Tu les divises en nouveautés-d’auteurs-ou-de-sujets-déjà-connus (de toi ou dans l’absolu) et nouveautés-d’auteurs-ou-de-sujets-totalement-inconnus (pour toi du moins). Et tu répartis l’attraction qu’ils exercent sur toi selon le besoin, ou le désir que tu as de nouveauté ou de non-nouveauté (de nouveauté dans le non-nouveau- et de non-nouveau dans le nouveau).

Tout cela pour dire qu'après avoir parcouru rapidement du regard les titres des livres exposés, tu as dirigé tes pas vers une pile de "Si par une nuit d'hiver un voyageur" tout frais sorti de chez l'imprimeur, tu as saisi un exemplaire, et tu l'as porté à la caisse pour qu'on établisse ton droit de propriété sur lui.

En passant, tu as jeté aux livres alentour un regard douloureux (mieux : ce sont les livres qui te regardent de cet air douloureux qu'ont les chiens quand ils voient du fond des cages d'un chenil municipal l'un des leurs s'éloigner, tenu en laisse par son maître venu le reprendre). Et tu es sorti.
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CielvariableCielvariable20 avril 2013
Dans la vitrine de la librairie, tu as aussitôt repéré la couverture et le titre que tu cherchais. Sur la trace du repère visuel, tu t’es aussitôt frayé chemin dans la boutique, sous le tir de barrage nourri des livres que tu n’as pas lus, qui, sur les tables et les rayons, te jetaient des regards noirs pour t’intimider. Mais tu sais que tu ne dois pas te laisser impressionner. Que sur des hectares et des hectares s’étendent des livres que tu peux te passer de lire, les livres faits pour d’autres usages que la lecture, les livres qu’on a déjà lus sans avoir besoin de les ouvrir parce qu’ils appartiennent à la catégorie du déjà lu avant même d’avoir été écrits.

Tu franchis donc la première rangée de murailles : mais voilà que te tombe dessus l’infanterie des livres que tu lirais volontiers si tu avais plusieurs vies à vivre mais malheureusement les jours qui te restent à vivre sont ce qu’ils sont. Tu les escalades rapidement, et tu fends la phalange des livres que tu as l’intention de lire mais il faudrait d’abord en lire d’autres, des livres trop chers que tu achèteras quand ils seront revendus à moitié-prix, des livres idem voir ci-dessus quand ils seront repris en poche, des livres que tu pourrais demander à quelqu’un de te prêter, des livres que tout le monde a lus et c’est donc comme si tu les avais lus toi-même.

Esquivant leurs assauts, tu te retrouves sous les tours du fortin, face aux efforts d’interception des livres que depuis longtemps tu as l’intention de lire, des livres que tu as cherchés des années sans les trouver, des livres qui concernent justement un sujet qui t’intéresse en ce moment, des livres que tu veux avoir à ta portée en toute circonstance, des livres que tu pourrais mettre de coté pour les lire peut-être cet été, des livres dont tu as besoin pour les aligner avec d’autres sur un rayonnage, des livres qui t’inspirent une curiosité soudaine frénétique et peu justifiable. Bon. Tu as au moins réussi à réduire l’effectif illimité des forces adverses à un ensemble considérable, certes, mais cependant calculable, d’éléments en nombre fini, même si ce relatif soulagement est mis en péril par les embuscades des livres que tu as lus il y a si longtemps qu’il serait temps de les relire, et des livres que tu as toujours fait semblant d’avoir lus et qu’il faudrait aujourd’hui te décider à lire pour de bon. Tu te libères en quelques zigzags et pénètres d’un bond dans la citadelle des nouveautés dont l’auteur ou le sujet t’attire. Une fois dans la place, tu peux pratiquer des brèches entre les rangées des défenseurs. Tu les divises en nouveautés d’auteurs ou de sujets déjà connus (de toi ou dans l’absolu) et nouveautés d’auteurs ou de sujets totalement inconnus (pour toi du moins).
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ClaireGClaireG13 mars 2016
Qu'y a-t-il de plus naturel que de voir s'instaurer, grâce au livre, une solidarité, une complicité, un lien entre le Lecteur et la Lectrice ? [...] Est-ce que cela veut dire que le livre est devenu un instrument, un canal de communication, un lieu de rencontre ?

pp. 48-49
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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