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Note moyenne 4.09 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Guéret , 1956
Biographie :

Jean-Yves Laurichesse est professeur de littérature française contemporaine à l’Université de Toulouse-Le Mirail.

Il a publié des essais critiques et dirigé des ouvrages collectifs sur Jean Giono, Claude Simon, Richard Millet, l’imaginaire et l’intertextualité.

Son premier roman Place Monge (2008), a été récompensée par le prix littéraire de la ville de Balma en 2009.

SITE DE L'AUTEUR : http://jylaurichesse.e-monsite.com/

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Surprise, nos auteurs ont deux mots à vous dire ! Épisode 1 Exercice difficile, on leur a posé 6 questions pour vous et on ne leur a laissé que quelques minutes pour répondre. C'est Jean-Yves Laurichesse, écrivain qui ouvre le bal. Son roman, Les Chasseurs dans la neige, vous plonge au 16e siècle dans un petit village flamand en compagnie d'un certain Pieter Bruegel l'Ancien… Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce livre sans jamais pouvoir le demander… Et si vous ne l'avez pas encore lu, renseignez-vous auprès de votre libraire www.jesoutiensmalibrairie.com (en livraison ou en pick up) ou en version e-book en choisissant votre prestataire sur notre site : http://ateliershenrydougier.com/les_chasseurs_dans_la_neige.html
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
nadejda   10 octobre 2018
Les chasseurs dans la neige de Jean-Yves Laurichesse
Il est fatigué, un peu ivre aussi de cette journée passée au grand air. Il garde dans les yeux l'éblouissement des étendues neigeuses, le gris soyeux des arbres, le vol furtif des oiseaux engourdis. p 43
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LydiaB   31 août 2013
Les brisées de Jean-Yves Laurichesse
Le chemin se glisse tout droit entre les fougères tendres et les fleurs de juin. Ils marchent sans parler. Le sol est souple au pied et l’on pourrait aller ainsi longtemps. Mais il cherche quelque chose à gauche au milieu des grands arbres qui dévalent. La forêt, il s’en souvient, était semée d’énormes rochers de granit comme jetés là par des géants, ou tombés du ciel dans des temps d’avant les hommes, restés plantés à mi-pente. Il en distingue quelques uns qui lui semblent de taille mesquine. Sans doute il n’a plus ses yeux d’enfant. Mais soudain il l’aperçoit bien au-dessus du chemin, à travers le rideau des troncs, vaste table posée sur de gros rochers irréguliers, ménageant en-dessous une cavité obscure. Déjà il a commencé à escalader la pente raide à travers les buissons. Elle l’attend sur le chemin, patiente. Ses pieds enfoncent dans l’humus. Il s’accroche aux branches et aux racines, le regard tendu vers les énormes pierres grises et usées qui le dominent à présent de toute leur hauteur. Au-dessus les arbres continuent à grimper vertigineusement jusqu’à une mince bande de ciel.
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nadejda   01 octobre 2015
La loge de mer de Jean-Yves Laurichesse
Il resta seul dans le jardin public. Quelques feuilles mortes tombèrent lourdement d'un platane. Un écureuil apparut sur une branche proche. Apercevant l'homme il s'immobilisa. Ses yeux tendres le regardaient avec curiosité, nullement apeurés. Ils semblaient être les seuls êtres vivants sous la pluie fine qui les entouraient d'un filet impalpable. Hermann oublia quelques instants sa situation. Il est donc possible de vivre dans la pure légèreté de l'être, la grâce du présent. Il était bouleversé par cet échange de regard si étranger au trouble des passions, des douleurs, des deuils. La queue de l'écureuil flamboyait derrière lui comme une branche d'automne. Les hauts platanes les entouraient. Il semblait à Hermann que s'il ne faisait aucun geste, s'il retenait son souffle, ce moment pouvait durer une éternité. p 100
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LydiaB   13 novembre 2011
L'hiver en Arcadie de Jean-Yves Laurichesse
La pluie s’était mise à tomber doucement. Il releva le col de son manteau. Le paysage se noyait dans la brume à mesure que la route s’élevait. Il entra dans les châtaigniers et l’odeur du sous-bois l’entoura. Son pas sonnait dans le bruit léger des gouttes tombant sur l’épaisseur de feuilles mortes. Il pensa à la musique, puis la musique se tut et il n’entendit plus que son pas. Il se disait que tout était bien ainsi : la route, les arbres, la pluie, et derrière lui cette porte fermée. Il ignorait ce que serait l’heure prochaine et cette ignorance était son habit de voyage.
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nadejda   10 octobre 2018
Les chasseurs dans la neige de Jean-Yves Laurichesse
Il descend vers le grand étang gelé qu'il a dessiné de loin la veille, désert à présent, car il est trop tôt pour que les patineurs s'y rassemblent. Il aimerait pourtant les croquerde plus près pour donner à son tableau plus de précision et de vie. Il attendra s'il le faut le début de leurs jeux. Il se dit qu'il a tout son temps, ce grand temps des saisons où rien ne presse, où tout revient toujours. Il s'imagine comme un point noir parmi d'autres. dans le vaste paysage blanc qui se déploie sous le ciel plombé. p 32
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LydiaB   13 novembre 2011
Les pas de l'ombre de Jean-Yves Laurichesse
Pour un jeune homme fraîchement débarqué dans la capitale, ayant grandi dans des vallées étroites, celle du village d’enfance, puis celle de la préfecture grise, l’horizon s’était brusquement élargi. Il eut pour maîtres Alain, Nabert, Lavelle, dont on voyait les livres à la vitrine des libraires, ce qui leur conférait, en même temps que le prestige de la pensée, une forme d’irréalité. Il s’accrochait à l’étude, soucieux de ne pas décevoir ceux qui, là-bas, pensaient à lui avec la fierté inquiète des familles demeurées au port. Parfois la force lui manquait, mais l’image d’une vieille femme agenouillée sur un prie-dieu lui redonnait courage, et il se replongeait dans les livres, les dictionnaires, les notes de cours étalés sous la lampe. La tête dans les mains, il progressait dans le roncier des savoirs avec la ténacité qui lui venait de ses ancêtres, issus de vieilles terres qu’il avait fallu de siècle en siècle arracher aux griffes d’une nature sans aménité. Par la fenêtre ouverte sur la nuit de juin, la rumeur de la ville lui parvenait, pleine d’un mystère confus, et son cœur se gonflait comme une voilure qu’il lui fallait réduire durement pour qu’elle ne l’emporte pas trop loin des pages grises, car le cœur toujours en lui le disputait à l’esprit. Très tard enfin il se couchait et abandonnait son corps aux rêves.
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LydiaB   13 novembre 2011
L'hiver en Arcadie de Jean-Yves Laurichesse
Le moteur d’une voiture qui abordait la côte en contrebas vint troubler le silence. Il hésita à entrer dans le bois, comme s’il lui fallait se garder de quelque danger, se contenta finalement de serrer le bord de la route. La voiture montait lentement et par le bruit du moteur il suivait sa progression, de virage en virage. Il se retourna et aperçut les phares au fond de la brume. Il s’arrêta pour laisser passer.

La voiture approchait sans hâte comme une bête lourde sortie de rien et le bruit du moteur couvrait à présent celui de la pluie. Quand elle passa près de lui, il jeta un coup d’œil à l’intérieur et aperçut un homme qui conduisait, une femme à ses côtés. L’homme devait avoir à peu près son âge, la femme était plus jeune. Elle le regarda au passage, mais comme si elle ne le voyait pas. Il eut le temps de remarquer de grands yeux noirs. Il se remit en marche après avoir vu les feux s’enfoncer dans la brume. C’est alors qu’ils rougirent brusquement comme des braises, en même temps que le bruit du moteur baissait d’un coup : la voiture s’était arrêtée à une centaine de mètres au milieu de la route.
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LydiaB   13 novembre 2011
Les pas de l'ombre de Jean-Yves Laurichesse
Les passants se font plus rares dans les rues étroites. Il s’oriente sans trop savoir, remontant d’instinct vers les sources. Il s’attarde un moment devant la vitrine d’un magasin de livres anciens dont on distingue mal l’intérieur déjà obscur, où dort l’infini des pages. Il reconnaît, défraîchies par le temps et l’usage, les couvertures blanches à fin liseré rouge de laNouvelle Revue Française, les brochures à prix modique du « Livre moderne illustré » ou du « Livre de demain », ornées de bois gravés aux clairs-obscurs anguleux. Un exemplaire de La Condition humaine est exposé sur un présentoir, surmonté d’un bristol : Édition originale. 300 €. Il se souvient de ses quêtes d’adolescent dans la bibliothèque familiale, de ces livres portant en diagonale sur la page de garde le même nom inscrit à l’encre noire, le lieu et la date soulignés d’une torsade, comme la trace même de la jeunesse de son père. Il imagine la petite bibliothèque d'étudiant composée mois après mois, l’étagère se remplissant, débordant sur une autre, puis une autre encore, mur de papier construit de haut en bas, édifiant peu à peu autour de lui une demeure habitable.
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LydiaB   13 novembre 2011
L'hiver en Arcadie de Jean-Yves Laurichesse
Il ne ralentit ni ne pressa le pas, laissant se réduire progressivement la distance qui le séparait de la voiture immobilisée. Il commençait à entendre le bruit de la pluie sur la tôle. C’était une voiture de modèle récent et d’aspect confortable. Lorsqu’il arriva à la hauteur de la portière de la passagère, la vitre s’abaissa silencieusement comme un voile. Il croisa les yeux noirs qui semblaient toujours le traverser pour se perdre dans les branches nues des châtaigniers. Il se dit qu’elle était belle mais ne s’attarda pas à cette pensée. Le conducteur s’était penché et lui demandait s’il souhaitait être mené quelque part. Il hésita, car il aurait préféré continuer à marcher seul sous la pluie. Cependant, une pointe d’ironie dans le regard de l’homme le persuada, et il dit que le prochain village conviendrait. On fit un geste vers la portière arrière. Il entra dans la voiture et avec lui l’odeur de la pluie et de la brume dans la chaleur parfumée. La voiture démarra pendant qu’il s’efforçait de ne pas inonder la banquette de son manteau trempé.
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LydiaB   25 mai 2010
Place Monge de Jean-Yves Laurichesse
Paris, 3 mars 1917. À la nuit tombée, un homme traverse la place Monge une mallette de cuir à la main. Il fait froid. La lune éclaire d’une lumière blême la place déserte, les branches figées des platanes, la monumentale caserne de la Garde Républicaine. De haute taille, l’homme est vêtu d’un manteau d’officier au col relevé, coiffé d’un képi. Il s’arrête à l’un des angles de la place et lève les yeux vers les étages d’un immeuble bourgeois. Tous les volets sont clos, mais une faible lumière filtre ici et là par les fentes. Cependant, les fenêtres qu’il regarde, au troisième étage, sont entièrement obscures. L’homme reste là un moment, puis il traverse la rue et se dirige vers la haute porte de bois verni, à croisillons de fer forgé, qu’il pousse. Il disparaît dans l’obscurité et la porte se referme sur lui.
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