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Vidéos de Joris-Karl Huysmans (15)
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videos25 janvier 2022
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« Joris-Karl Huysmans (1848-1907) […] nous a donné sur lui-même […] les renseignements essentiels.
[…] de pères en fils, dit-il, tout le monde a peint dans sa famille […].
[…] Il pratiqua toujours, en matière de régime, la plus complète indifférence. Il regardait comme le meilleur gouvernement celui qui ne tracasse personne.
[…] il lisait beaucoup, travaillait peu et cherchait sa voie. […]
[…] Huysmans fut, jusqu'à l'heure de sa retraite, après trente ans de services, un fonctionnaire modèle. […] Écrivain, sa distinction répugnait au mélange et se félicitait de rester privée.
[…] Huysmans avait des loisirs… Il versifiait, en s'inspirant de Villon (1431-1463) et de ses mélancoliques ballades, qu'il aimait alors par dessus tout ! […] il réunit sous ce titre : le drageoir à épices, quelques petits poèmes en prose […].
La critique fit assez bon accueil au Drageoir. […]
Huysmans […] conclut « à la résignation, au laisser-faire », à l'acceptation, enfin, de la vie telle quelle, c'est-à-dire irrémédiablement mauvaise. « Le mieux n'existe pas pour les gens sans le sou ; seul, le pire arrive. » Schopenhauer (1788-1860) a raison : « La vie de l'homme oscille, comme un pendule, entre la douleur et l'ennui. » Ce qu'il faut démontrer. Huysmans s'y efforce. À quoi bon réagir, chercher et fixer les conditions du bonheur ? Il n'y en a pas. Rien ne vaut la peine de regimber. Et Huysmans, cependant, ne fait que cela ! C'est un pessimiste qui se complaît, comme beaucoup de Jobs de cette espèce, sur le fumier de sa philosophie. Lui, toutefois, râcle ses ulcères avec des mots précis et précieux, les tessons chatoyants d'un vocabulaire si riche, qu'il fait oublier l'horreur des sanies ! […]
[…] Il avait enseigné le prix de la phrase bien écrite et du verbe générateur remarquable entre tous les mots, comme le bêlier qui dépasse de ses cornes le troupeau mouvant.
Il aimait les humbles et méprisait l'argent. Il en gagnait avec ses livres et négligeait de le toucher. […] Aussi le représentait-on revêche, amer, ombrageux, distant. […] Il observait bien la surface de la nature humaine ; il ne la pénétrait pas toujours. Il avait contracté entre les murs de sa chambre, devant la glace, la myopie des grands félidés en cage. […]

Quel sort, dans l'avenir, aura l'oeuvre qu'il laisse ? Il est assez difficile de le dire. Néanmoins, soit qu'on l'envisage comme un acte de foi, soit qu'on la considère comme un merveilleux travail d'orfèvrerie, il faudra bien assigner un rang supérieur, dans la littérature du XIXe siècle, à l'écrivain qui n'humilia jamais l'indépendance de l'artiste le plus raffiné, devant les devoirs du chrétien le plus scrupuleux. » (Lucien Descaves, in J. K. Huysmans, pages choisies, Editions J. M. Dent et fils, 1913)

Des croquis de concert et de bals de barrière ;
La reine Marguerite, un camaïeu pourpré ;
Des naïades d'égout au sourire éploré,
Noyant leur long ennui dans des pintes de bière ;

Des cabarets brodés de pampres et de lierre ;
Le poète Villon, dans un cachot, prostré ;
Ma tant douce tourmente, un hareng mordoré,
L'amour d'un paysan et d'une maraîchère :

Tels sont les principaux sujets que j'ai traités :
Un choix de bric-à-brac, vieux médaillons sculptés,
Émaux, pastels pâlis, eau-forte, estampe rousse,
Idoles aux grands yeux, aux charmes décevants,

Paysans de Brauwer, buvant, faisant carrousse,
Sont là. Les prenez-vous ? À bas prix je les vends.

(J.-K. Huysmans, Sonnet liminaire)

0:00 - Ballade en l'honneur de ma tant douce tourmente
1:58 - À maître François Villon
5:28 - Générique

Image d'illustration :
https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/joris-karl-huysmans-14-le-forcat-de-la-vie

Bande sonore originale : Dream Machine - Colors Fade
Colors Fade by Dream Machine is licensed under a CC BY-NC 3.0 license.

Site :
https://icons8.com/music/search/colors%20fade

#JKHuysmans #LeDrageoirAuxÉpices #PoésieFrançaise
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videos06 janvier 2022
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François Angelier
Journaliste, producteur de l'émission « Mauvais genres » sur France Culture, essayiste, biographe et auteur de romans fantastiques. Il travaille depuis vingt ans sur les sujets les plus divers, de Jules Verne à Georges Bernanos, des mystiques catholiques aux écrivains fin de siècle. le Drageoir aux épines ou l'intime souffrance de Joris-Karl Huysmans, 1993 ; Saint-François-de-Sales ou Monsieur des abeilles, Pygmalion, 1997 ; Paul Claudel : chemins d'éternité, 2001 ; Claudel ou la conversion sauvage, Édition Salvator, 2003 ; Bloy ou la fureur du Juste, le Seuil-Points, 2015. Sa biographie Georges Bernanos, la colère de la grâce aux Éditions du Seuil paraîtra en septembre 2021.
Il est l'auteur de l'album Jules Verne dans La Pléiade, Gallimard, 2012.
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videos08 décembre 2021
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Dans le cadre des 16es Rencontres de Chaminadour.

François Angelier.
Journaliste, producteur de l'émission « Mauvais genres » sur France Culture,
essayiste, biographe et auteur de romans fantastiques. Il travaille depuis vingt ans sur les sujets les plus divers, de Jules Verne à Georges Bernanos, des mystiques catholiques aux écrivains fin de siècle. le Drageoir aux épines ou l'intime souffrance de Joris-Karl Huysmans, 1993 ; Saint-François-de-Sales ou Monsieur des abeilles, Pygmalion, 1997 ; Paul Claudel : chemins d'éternité, 2001 ; Claudel ou la conversion sauvage, Édition Salvator, 2003 ; Bloy ou la fureur du Juste, le Seuil-Points, 2015. Sa biographie Georges Bernanos, la colère de la grâce aux Éditions du Seuil paraîtra en septembre 2021.
Il est l'auteur de l'album Jules Verne dans La Pléiade, Gallimard, 2012.

Thierry Clermont
Journaliste au Figaro Littéraire, critique musical et écrivain. Jubilate ! poèmes pour soprano, La Différence, 2010 ; le Rire des belettes, Naïve, 2012 ; San Michele, le Seuil, 2015 - prix Méditerranée ; Barroco bordello, le Seuil 2020 ; La Balade de Galway, Arléa, 2021. Il a été lauréat du prix Hennessy du journalisme littéraire en 2018.
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ThibaultMarconnet12 janvier 2021
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Joris-Karl Huysmans, du naturalisme au mysticisme : Analyse spectrale de l'Occident (1968 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 16 mars 1968. Portrait de Joris-Karl Huysmans par Jean-Louis Forain, en 1878. Une émission préparée par René Louis. Assistante à la réalisation : Annie Cœurdevey. Avec le concours de Pierre Cogny (maître-assistant à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Caen), Jacques Lethève (conservateur au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale), René Rancœur (conservateur au département des Imprimés), Marcel Thomas (conservateur en chef du département des Manuscrits) et Pierre Waldner (chargé d'enseignement à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Poitiers). Et avec les voix de René Dumesnil et de l'abbé Jean Steinmann. Textes de Joris-Karl Huysmans lus par Édith Scob, Michel Bouquet et Jean Topart. Joris-Karl Huysmans, nom de plume de Charles Marie Georges Huysmans, est un écrivain et critique d'art français, né le 5 février 1848 à Paris et mort dans la même ville le 12 mai 1907. Huysmans naît le 5 février 1848 au 11 (actuel n° 9), rue Suger dans le 6e arrondissement de Paris, d'un père néerlandais du nom de Godfried Huysmans, lithographe de profession, et d'une mère française, Malvina Badin, maîtresse d'école. Il passe toute son enfance dans cette maison. Il fit toute sa carrière au ministère de l'Intérieur, où il entra en 1866.
En 1880, il collabore au journal "Le Gaulois", hostile à l'expulsion des jésuites décrétée par le gouvernement. Sous la pression de ses supérieurs hiérarchiques, il cesse sa collaboration. En tant que romancier et critique d’art, il prit une part active à la vie littéraire et artistique française dans le dernier quart du XIXe siècle et jusqu’à sa mort, en 1907. Défenseur du naturalisme à ses débuts, il rompit avec cette école pour explorer les possibilités nouvelles offertes par le symbolisme, et devint le principal représentant de l’esthétique fin de siècle. Dans la dernière partie de sa vie, il se convertit au catholicisme, renoua avec la tradition de la littérature mystique et fut un ami proche de l'abbé Mugnier. Atteint d’un cancer de la mâchoire, J.-K. Huysmans mourut à son domicile parisien du 31, rue Saint-Placide le 12 mai 1907, et fut inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse.
En 1876, Huysmans publie son premier roman, d'inspiration ouvertement naturaliste, "Marthe, histoire d'une fille", qui a pour thème la vie et les déboires d’une jeune parisienne contrainte par une société cupide et sans scrupules à aller jusqu'à se prostituer pour survivre. Craignant la censure qui sévit alors en France, Huysmans fit d’abord éditer ce roman à Bruxelles. La même année, il se lie d'amitié avec Émile Zola, dont il prend ouvertement la défense dans un vibrant article consacré à son dernier roman, "L'Assommoir". Cet article restera dans l'histoire de la littérature comme un des tout premiers manifestes en faveur du naturalisme. Son deuxième roman, "Les Sœurs Vatard", qui suit également la veine naturaliste, paraît en 1879, accompagné d'une dédicace à Zola, qu’il reconnaît comme son maître en littérature. Dès lors, Huysmans appartient au petit groupe des jeunes écrivains reçus par Zola dans sa villa de Médan. Il y fréquente Guy de Maupassant, Léon Hennique, Henry Céard et Paul Alexis avec lesquels il collabore, en 1880, à la publication, sous l’égide de Zola, du recueil collectif de nouvelles naturalistes intitulé "Les Soirées de Médan", dans lequel il insère "Sac au dos", un récit ironique et antipatriotique de son expérience de civil mobilisé durant la Guerre de 1870.
"En Ménage", roman publié l’année suivante, et surtout "À vau-l'eau", une longue nouvelle parue en 1882, peignent les existences ternes et sans saveur d’anti-héros usés par « cette vie moderne atroce », et dont les idées noires sont imbibées des préceptes pessimistes de Schopenhauer. Huysmans développe dans ses romans une « philosophie existentielle de la vie ». Huysmans gardera de cette période une puissance d'évocation exceptionnelle dans ses descriptions architecturales, comme le Cycle de Durtal en témoigne dans les nombreuses pages consacrées aux édifices religieux.

Sources : France Culture et Wikipédia
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ThibaultMarconnet03 septembre 2020
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"En route, de Joris-Karl Huysmans" par André Thérive. Première diffusion le 31 juillet 1958 sur France III Nationale. Un roman monologue, un roman confessions ? « Psychologie onirique, écriture automatique, monologues intérieurs, un roman dénué d’intrigue et même d’action, à un seul personnage et à quelques comparses : on trouve tout ça, dans En route » dit notre conférencier. Et, en sus, une petite tournée des églises de la Rive gauche, à Paris : Saint Séverin, St Sulpice, Ste Clotilde.

Source : France Culture
ThibaultMarconnet03 septembre 2020
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3/3 Joris-Karl Huysmans : Là-bas (2008 - Samedi noir / France Culture). Portrait de Joris-Karl Huysmans en 1893 • Crédits : The Print Collector - Getty. Diffusion sur France Culture en trois parties les 6, 13 et 20 septembre 2008. Adaptation : Simon Guibert. Réalisation : Jean Couturier. Remise en ondes de Clotilde Pivin. “Là-bas”, roman publié en 1891, occupe une place très singulière dans l’œuvre de Huysmans, en ce sens qu’il achève la rupture avec le naturalisme, déjà largement amorcée avec “À rebours, publié sept ans plus tôt, et annonce sa conversion au catholicisme, comme il l’écrit lui-même : « C’est par la vision du surnaturel du mal que j’ai eu d’abord la perception du surnaturel du bien. Ceci dérivait de cela. De sa patte crochue, le démon m’a conduit vers Dieu. »
Le héros, Durtal, double de l’auteur que l’on retrouvera dans ses romans ultérieurs, délaisse « l'adultère, l'amour, l'ambition, tous les sujets apprivoisés du roman moderne, pour écrire l'histoire de Gilles de Rais », tristement célèbre au XVe siècle pour avoir violé et torturé des dizaines d’enfants. Au cours de conversations avec son ami, des Hermies, de Louis Carhaix, sonneur à Saint-Sulpice, mais aussi de Madame Chantelouve, il s’initie à l’occultisme, à l’astrologie, au spiritisme et même au satanisme ; des conversations, des révélations, des scènes mêmes auxquelles il assiste, qui nourrissent son travail sur Gilles de Rais, mais surtout bouleversent profondément sa vision de l’homme et du monde…

Avec : Olivier Claverie (Durtal), Alice-Yann Schmitz (Hyacinthe Chantelouve), Philippe Laudenbach (Des Hermies), Jean Bollery (Gévingey), Bernard Musson (Carhaix), Josette Stein (Madame Carhaix), François Gamard (le chanoine docre)
Et les voix de Judith Morand et Anne Steffens.

Bruitage : Bertrand Amiel. Prise de son, montage et mixage : Bruno Mourlan et Jean-François Néollier. Assistante de réalisation : Julie Beressi.

Joris-Karl Huysmans, de son vrai nom, Georges Charles Marie Huysmans, est né à Paris le 5 février 1848. Il suit pendant quelque temps des cours de droit, puis devient, en 1868, petit fonctionnaire au ministère de l'Intérieur. Incorporé en 1870 dans les mobiles de la Seine, réformé, réintégré dans son ministère, il fait quelque temps après la guerre un voyage en Hollande, à la suite duquel il prend les prénoms de Joris-Karl. En 1874, il publie à compte d’auteur “Le Drageoir aux épices”, recueil de poèmes en prose, et en 1876 un premier roman, “Marthe, histoire d'une fille”. Ces débuts le font remarquer d'Émile Zola et, en compagnie de Henry Céard, Guy de Maupassant, Paul Alexis et Léon Hennique, Huysmans, avec sa nouvelle “Sac au dos”, collabore aux “Soirées de Médan”, recueil-manifeste de la jeune école naturaliste. En 1879, c'est à Zola qu'il dédie “Les Soeurs Vatard”. “En ménage” (1881) décrit l’itinéraire d’André Jayant, romancier raté, célibataire en proie à des « crises juponnières ». “À vau-l’eau” (1882) met en scène un célibataire encore, Folantin. Il est Huysmans, l’homme moderne, M. Tout-le-monde, personne. En 1884, “À Rebours” marque un tournant. Barbey d’Aurevilly réutilisa la formule par laquelle il avait salué “Les Fleurs du Mal” : après un tel livre, l’auteur n’a plus qu’à choisir « entre la bouche d’un pistolet et les pieds de la croix ». “Là-bas” (1891) est le roman du satanisme, et “En route” (1895) une sorte de “Là-haut”, le roman de sa conversion qui va se poursuivre avec “La Cathédrale” (1898) et “L'Oblat” (1903). Il meurt à Paris le 12 mai 1907, après de terribles souffrances supportées avec une foi ardente.

Source : France Culture
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ThibaultMarconnet03 septembre 2020
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2/3 Joris-Karl Huysmans : Là-bas (2008 - Samedi noir / France Culture). Portrait de Joris-Karl Huysmans en 1893 • Crédits : The Print Collector - Getty. Diffusion sur France Culture en trois parties les 6, 13 et 20 septembre 2008. Adaptation : Simon Guibert. Réalisation : Jean Couturier. Remise en ondes de Clotilde Pivin. “Là-bas”, roman publié en 1891, occupe une place très singulière dans l’œuvre de Huysmans, en ce sens qu’il achève la rupture avec le naturalisme, déjà largement amorcée avec “À rebours, publié sept ans plus tôt, et annonce sa conversion au catholicisme, comme il l’écrit lui-même : « C’est par la vision du surnaturel du mal que j’ai eu d’abord la perception du surnaturel du bien. Ceci dérivait de cela. De sa patte crochue, le démon m’a conduit vers Dieu. »
Le héros, Durtal, double de l’auteur que l’on retrouvera dans ses romans ultérieurs, délaisse « l'adultère, l'amour, l'ambition, tous les sujets apprivoisés du roman moderne, pour écrire l'histoire de Gilles de Rais », tristement célèbre au XVe siècle pour avoir violé et torturé des dizaines d’enfants. Au cours de conversations avec son ami, des Hermies, de Louis Carhaix, sonneur à Saint-Sulpice, mais aussi de Madame Chantelouve, il s’initie à l’occultisme, à l’astrologie, au spiritisme et même au satanisme ; des conversations, des révélations, des scènes mêmes auxquelles il assiste, qui nourrissent son travail sur Gilles de Rais, mais surtout bouleversent profondément sa vision de l’homme et du monde…

Avec : Philippe Laudenbach (Des Hermies), Olivier Claverie (Durtal), Alice-Yann Schmitz (Hyacinthe Chantelouve), Jean Bollery (Gévingey), Bernard Musson (Carhaix), Josette Stein (Madame Carhaix), Stephen Stisch-Rotenberg (Chantelouve), Émilie Blon-Metzinger (la bonne de Hyacinthe)
Et la voix de Anne Steffens.

Bruitage : Bertrand Amiel. Prise de son, montage et mixage : Bruno Mourlan et Jean-François Néollier. Assistante de réalisation : Julie Beressi.

Joris-Karl Huysmans, de son vrai nom, Georges Charles Marie Huysmans, est né à Paris le 5 février 1848. Il suit pendant quelque temps des cours de droit, puis devient, en 1868, petit fonctionnaire au ministère de l'Intérieur. Incorporé en 1870 dans les mobiles de la Seine, réformé, réintégré dans son ministère, il fait quelque temps après la guerre un voyage en Hollande, à la suite duquel il prend les prénoms de Joris-Karl. En 1874, il publie à compte d’auteur “Le Drageoir aux épices”, recueil de poèmes en prose, et en 1876 un premier roman, “Marthe, histoire d'une fille”. Ces débuts le font remarquer d'Émile Zola et, en compagnie de Henry Céard, Guy de Maupassant, Paul Alexis et Léon Hennique, Huysmans, avec sa nouvelle “Sac au dos”, collabore aux “Soirées de Médan”, recueil-manifeste de la jeune école naturaliste. En 1879, c'est à Zola qu'il dédie “Les Soeurs Vatard”. “En ménage” (1881) décrit l’itinéraire d’André Jayant, romancier raté, célibataire en proie à des « crises juponnières ». “À vau-l’eau” (1882) met en scène un célibataire encore, Folantin. Il est Huysmans, l’homme moderne, M. Tout-le-monde, personne. En 1884, “À Rebours” marque un tournant. Barbey d’Aurevilly réutilisa la formule par laquelle il avait salué “Les Fleurs du Mal” : après un tel livre, l’auteur n’a plus qu’à choisir « entre la bouche d’un pistolet et les pieds de la croix ». “Là-bas” (1891) est le roman du satanisme, et “En route” (1895) une sorte de “Là-haut”, le roman de sa conversion qui va se poursuivre avec “La Cathédrale” (1898) et “L'Oblat” (1903). Il meurt à Paris le 12 mai 1907, après de terribles souffrances supportées avec une foi ardente.

Source : France Culture
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