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Note moyenne 4.28 /5 (sur 29 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Marco Martella est écrivain, jardinier, et membre de l’Institut européen des jardins et des paysages. Depuis 2010, il dirige, la revue Jardins aux Éditions du Sandre et, désormais, aux Pommes sauvages. En utilisant des hétéronymes, il a publié Le Jardin perdu (Jorn de Précy, Actes Sud, 2011) et Jardins en temps de guerre (Teodor Cerić, Actes Sud, 2014), édités également en Italie et en Espagne. Pour ces ouvrages, il a reçu plusieurs prix : « Lire au jardin » (domaine de Versailles), « Saint-Fiacre », « Redouté », « Ceppo Natura », et « Michel Tournier ». En 2016 il a publié en Italie Tornare al giardino (Ponte alle Grazie). Il écrit également des articles et des monographies sur le paysage dans des revues comme Polia ou la Revue des deux mondes.

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L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… » Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire. […] » 0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011 Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace Site : http

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
isanne   03 novembre 2021
Fleurs de Marco Martella
Ce jardin parfaitement clos qu'elle appelait "my little garden within", était, à n'en pas douter, "son" lieu. Plus paradisiaque encore, si possible, que le vrai jardin, et tout aussi rassurant que sa chambre. Comme sa poésie, il était rangé, soigneusement travaillé - et là aussi, j'en suis sûr, devait se cacher le cratère d'un volcan. (...) Je crois que comme la poésie, la vraie je veux dire, cette serre avait pour Emily un petit air d'éternité.



(A propos d'Emily Dickinson)
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isanne   02 novembre 2021
Fleurs de Marco Martella
Et les livres sont un peu comme les jardins, de jolis rêves qui ne servent qu'à nous faire sentir, de temps en temps, moins seuls. Mais eux aussi ne font que passer.
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isanne   01 novembre 2021
Fleurs de Marco Martella
Et maintenant que j'étais seule et que les voix de mes amis s'étaient éteintes au loin, je m'aperçus que la forêt baignait dans un silence à peu près total. Je m'arrêtai un instant : pas de chant d'oiseaux, ni de bourdonnement d'insectes. Seules quelques gouttes de pluie qui parvenaient à pénétrer la canopée, très haute au dessus de ma tête, résonnaient de temps en temps en tombant sur les troncs couchés.
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Marco Martella
sabine59   20 novembre 2016
Marco Martella
Le jardinage est un dialogue ininterrompu avec la terre.
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pgremaud   08 août 2021
Fleurs de Marco Martella
Si j'avais dû définir le jardin, comme dans un devoir d'école, j'aurais probablement dit : lieu où l'on a connu le bonheur et dans lequel on souhaite, tout au long de sa vie, pouvoir retourner.
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