AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.59 /5 (sur 124 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Poilley , 1946
Biographie :

Né en 1946, historien et philosophe, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris et au Centre de recherches politiques Raymond-Aron, Marcel Gauchet est également rédacteur en chef de la revue Le Débat depuis sa création, en 1980. Il anime un blogue personnel (gauchet.blogspot.com). Il demeure un des intellectuels les plus atypiques et les plus respectés produits par la France depuis Mai 68.
Dès 1966, il est lié à Claude Lefort, qui va déterminer son orientation et ses intérêts. Le philosophe Claude Lefort est l’un des fondateurs du mouvement "Socialisme ou barbarie" qui, dans les années 70, se réclame du marxisme tout en concentrant ses efforts sur l’analyse et la dénonciation de la pensée "totalitaire".
A partir de 1968, Marcel Gauchet rompt avec le marxisme et s’efforce de formuler une théorie de l’histoire "alternative". Il se rapproche de Pierre Clastres (auteur de La société contre l’Etat , 1974) et de Gladys Swain (psychiatre) avec qui il écrira plusieurs livres sur la folie liée à la modernité (La pratique de l’esprit humain. L’institution asilaire et la révolution démocratique , 1980), de Cornélius Castoriadis, philosophe du groupe "Socialisme et barbarie", et des historiens anti-totalitaires et post-marxistes, François Furet et Pierre Nora. En 1980, Pierre Nora lui propose de devenir rédacteur de la revue Débat. En 1980, également, il publie un article fameux : "Les droits de l’homme ne sont pas une politique". En 1989, il entre au "Centre de recherche Raymond Aron", où il rejoint Jacques Julliard et Monique Canto-Sperber. Le centre R. Aron est généralement considéré comme le bastion de la pensée libérale aujourd’hui en France.

+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Alors que le climat social français apparaît plus délétère que jamais, entre la mobilisation massive contre la réforme des retraites et la gronde des gilets jaunes, la perspective d'un “projet collectif” semble de plus en plus compromise. Notre système démocratique et républicain peine à faire face non seulement à la colère sociale, mais aussi à la question du communautarisme religieux. Avons-nous perdu notre capacité à construire du collectif ? Dans une période de forte conflictualité sociale, assiste-t-on à une fragmentation de la société française ? Pour en parler, Guillaume Erner reçoit l'historien et philosophe Marcel Gauchet (directeur d'études à l'EHESS et rédacteur en chef de la revue "Le Débat"). L'Invité des Matins de Guillaume Erner - émission du 24 février 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/saison-26-08-2019-29-06-2020 Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/¤££¤17DKToXYTKAQ5¤££¤6khzewww2g/?sub_confirmation=1 Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
+ Lire la suite
Podcasts (3) Voir tous

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Marcel Gauchet
Henri-l-oiseleur   18 février 2020
Marcel Gauchet
"Sur la laïcité, les élites macroniennes ont un double langage", d'après un entretien accordé à Elisabeth Lévy, webtélé Reac'nroll, 17 février 2020.

Marcel Gauchet commente la définition de la liberté de conscience selon Mme Belloubet : "C'est le relativisme intégral. C'est la liberté de croire ce que l'on veut à l'abri de toute critique, le droit de soutenir une opinion quelle qu'elle soit, jusqu'au point où il est interdit à quiconque de la mettre en question à quelque titre que ce soit. C'est la philosophie des "safe spaces" à l'américaine. La susceptibilité individuelle est consacrée. "Ma position est sacrée puisque que c'est la mienne ; donc passez votre chemin". Evitons la confrontation, qui ne peut être qu'un acte d'hostilité."
Commenter  J’apprécie          190
lanard   19 août 2010
La religion dans la démocratie. Parcours de laïcité de Marcel Gauchet
La sortie de la religion :

p. 11

Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d'un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l'économie du lien social. Une thèse qui s'inscrit donc rigoureusement en faux contre la compréhension du phénomène religieux en termes de superstructure. C'est précisément dans des sociétés sorties de la religion que le religieux peut être pris pour une superstructure par rapport à une infrastructure qui fonctionne très bien sans lui - à tort, mais l'illusion d'optique est inhérente à la structure des sociétés contemporaines. Dans les sociétés antérieures à cet événement, en revanche, le religieux fait partie intégrante sur fonctionnement social. La sortie de la religion, c'est le passage dans un monde où les religions continuent d'exister, mais à l'intérieur d'une forme politique et d'un ordre collectif qu'elles ne déterminent plus.
Commenter  J’apprécie          90
lanard   19 août 2010
La religion dans la démocratie. Parcours de laïcité de Marcel Gauchet
P 122 : La représentation, au sens de la mise en scène publique de la diversité sociale, tend à devenir une fin en soi, dans ce nouvel idéal de la démocratie dont on essaie de reconstituer la logique. Qui participe, et pourquoi, à quel titre, voilà ce qui compte, plutôt que ce qu'il en advient. Nous vivions, avec le modèle classique de la démocratie majoritaire, sous le coup d'une certaine tyrannie du résultat à obtenir, l'essentiel étant de parvenir à dégager une volonté générale, au péril du froissement et de la méconnaissance des parties intéressées. Nous passons, avec le modèle pluraliste-identitaire-minoritaire en train de s'installer, sous le coup d'une certaine tyrannie du parcours à suivre et de la procédure à respecter, le spectacle de la discussion politique et l'habilitation de ses protagonistes prenant le pas sur son issue, au risque d'une dilution de la décision et de la possibilité effective de la contrôler. La priorité est que les problèmes soient représentés, avec ceux qui les posent, pas qu'ils soient traités. La considération de la collectivité dans son unité tendait à s'imposer au détriment de la multiplicité de ses composantes ; la considération des composantes tend à prévaloir au dépens de l'unité collective, qui n'en continue pas moins d'exister, mais qui passe dans la pénombre, en quelque sorte, et se soustrait la prise politique. C'est dire que nous échangeons une gamme de difficultés contre une autre et que la configuration nouvelle n'est pas moins problématique que la précédente. Elle n'apporte pas la formule magique de la démocratie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Ravi   08 août 2015
La religion dans la démocratie. Parcours de laïcité de Marcel Gauchet
C'est à une véritable intériorisation du modèle du marché que nous sommes en train d'assister - un événement aux conséquences anthropologiques incalculables. ... Du devoir de désintéressement qui définissait l'homme public (...), à l'injonction tacite de s'aligner sur son intérêt propre, le pas est immense, et les suites promettent d'être lourdes. (p. 118-119)
Commenter  J’apprécie          70
deuxquatredeux   07 août 2015
Le désenchantement du monde de Marcel Gauchet
Entre l'amour de soi jusqu'à l'éviction du reste (narcissisme) et la volonté d'abolition de soi dans ses expressions les plus variées, entre l'absolu de l'être et l'être rien, peut-être n'aurons-nous plus jamais fini de balancer. Voilà en tout cas la douleur lancinante, journalière, que nul objet sacral ne nous permettra d'oublier: l'inexpiable contradiction du désir inhérente au désir même d'être sujet.
Commenter  J’apprécie          60
DLN   30 décembre 2018
Robespierre : L'homme qui nous divise le plus de Marcel Gauchet
Tout le parcours de la République restera hanté par cette propension à une radicalité théorique butant sur sa traduction pratique.
Commenter  J’apprécie          60
Avouslire   01 novembre 2016
Comprendre le malheur français de Marcel Gauchet
Faut-il vraiment lire cet ouvrage à la veille des élections? Le constat est si dur sur les trahisons de nos élites politiques qu'il peut conduire au découragement. Comment elles restent sourdes à l'intelligence partagée des citoyens; comment elles trahissent plus ou moins sciemment (surtout les socialistes, qui en ont fait un système de gouvernement depuis Mitterrand); comment l'Europe est avant tout le symptôme d'un échec de politique intérieur, un pis aller... Bien sûr, ce livre d'entretiens n'échappe pas à quelques facilités, frôlant parfois la discussion de comptoir. On aimerait de temps en temps que les propos soient plus argumentés en chiffres et données. Mais au final, l'analyse reste précise comme la lame d'un scalpel. Avec quelques clés historiques utiles à la compréhension des dérives actuelles : la façon dont l'Ancien Régime, incessamment, tente de coloniser la Révolution; la "radicalité du néo-libéralisme qui s'exprime sans radicalité"; l'idéologie omniprésente et pourtant déniée et masquée. Oui, finalement, à lire avant d'aller voter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
deuxquatredeux   26 avril 2015
Transmettre, apprendre de Marcel Gauchet
L'hypothèse que nous nous proposons d'étayer est que nous sommes définitivement passés d'une société de tradition à une société de connaissance. Ce basculement s'est traduit, dans l'ordre scolaire, par la substitution d'un modèle centré sur l'acte d'apprendre à un modèle antérieur qui restait commandé, en dépit de toutes ses évolutions, par l'impératif de transmettre.
Commenter  J’apprécie          30
JCLDLGR   10 janvier 2019
Robespierre : L'homme qui nous divise le plus de Marcel Gauchet
Il ne s'implique pas dans la vie des comités de la Constituante, très actifs, et qui laisseront pour certains une œuvre admirable. Son domaine, c'est la tribune et il s'y multiplie afin de toucher, avant tout, le peuple du dehors, en commençant par le public qui assiste au débats. Il s'en veut le porte-parole, en même temps qu'il en cherche l'approbation. ce mélange entre la conviction désintéressée et le désir de popularité restera à jamais indémêlable dans le personnage.
Commenter  J’apprécie          20
lehibook   02 mars 2020
Comprendre le malheur français de Marcel Gauchet
L'Europe devient tout autre chose que ce pour quoi elle a été conçue au départ, elle se transforme en laboratoire de la réalisation de l'utopie néolibérale dans son intégralité. Ce que les États-Unis, par exemple, ne permettent en aucun cas, en dépit de leur libéralisme constitutif à l'intérieur, parce qu'ils demeurent une nation et même aujourd'hui la nation par excellence, où le poids du politique, sous l'aspect du rayonnement américain, de la responsabilité extérieure, de l'ambition stratégique, est au cœur de la vie collective.
Commenter  J’apprécie          10
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Lire avec Gérard Philipe

En 1946, Gérard Philipe incarne le prince Mychkine face à Edwige Feuillère dans L’Idiot de Georges Lampin Il est une adaptation du roman éponyme de:

Alexandre Pouchkine
Léon Tolstoï
Fiodor Dostoïevski

14 questions
26 lecteurs ont répondu
Thèmes : gérard philipe , adapté au cinéma , adaptation , littérature , cinema , théâtre , acteur , acteur français , cinéma français , engagement , communismeCréer un quiz sur cet auteur