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Citations de Marina Tsvetaieva (396)


deuxquatredeux   11 janvier 2019
Les Carnets : 1913-1939 de Marina Tsvetaieva
Toute mort de poète, même la plus naturelle, est contre-nature, c'est-à-dire un meurtre.
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oiseaulire   06 janvier 2019
Le diable et autres récits de Marina Tsvetaieva
Avec une mère comme elle, il ne me restait plus qu'une chose à faire : devenir poète. Afin de dispenser ce qu'elle m'avait donné, ce don qui m'eût étouffée ou transformée en violateur de toutes les lois humaines.
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oiseaulire   06 janvier 2019
Le diable et autres récits de Marina Tsvetaieva
Ma mère était pressée (...) comme si elle savait qu'elle n'aurait pas le temps, que de toutes façons elle n'aurait pas le temps pour tout, que de toute façon elle n'aurait du temps pour rien; alors voilà, il fallait au moins cela et encore juste cela, et encore cela, et cela aussi... Afin que nous ayons ce qu'il faut pour l'évoquer ! Afin de nous nourrir en une fois pour toute la vie. De sa première à sa dernière minute, elle n'a cessé de donner, de nous gaver, sans rien laisser reposer ni se tasser (sans nous laisser nous apaiser), elle nous a inondées, remplies à ras-bord - impression sur impression et souvenir sur souvenir- comme on bourre une malle déjà trop pleine (la malle s'avèrera être sans fond du reste), sans y prendre garde ou exprès ? Enfonçant au plus profond le plus précieux, afin qu'il se conserve plus longtemps, loin des yeux, en réserve, pour la dernière extrémité lorsque tout "a été vendu" et qu'à la recherche de quelque chose encore, on fait un dernier plongeon dans la malle, et là il y a encore -tout.
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Marina Tsvetaieva
Thelx   11 août 2018
Marina Tsvetaieva
Ce vers est pure intonation (intention), et donc pur propos d'ange. (Intonation : une intention devenue son. Intention incarnée.)
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Marina Tsvetaieva
Macabea   11 juin 2018
Marina Tsvetaieva
Il est temps d’ôter l’ambre, de changer le vocabulaire, Temps d’éteindre le réverbère Au-dessus de ma porte.
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ollivier   08 mars 2018
Le ciel brûle de Marina Tsvetaieva
- Si le sort est jeté -
Va pour l'amour !
Dans le ciel dément, orageux -
La glace et le sang.

Je t'attends cette nuit
Après deux heures :
A l'heure où grondent en moi
Le sang et l'esprit.

(13 mai 1917)
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si-bemol   29 janvier 2018
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
Insomnie ! Mon amie !
Je rencontre encore ta main
et la coupe qu'elle tend
dans la nuit de silence
bruissant.
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Seiren   28 décembre 2017
Vivre dans le feu : Confessions de Marina Tsvetaieva
Occupation préférée, dès quatre ans, la lecture; dès cinq ans, l'écriture. Tout ce que j'ai aimé, je l'ai aimé avant sept ans, je n'ai rien aimé d'autre.
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TheAustenGirl33364   30 avril 2017
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
[...]

Qu’ai-je à faire moi – chanteur et premier-né,
Dans ce monde où l’on met les rêves en conserves,
Où le plus noir est gris… Un monde de mesure
Avec tout mon être – tout de démesure !

("Le Poète", Partie 3)
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Marina Tsvetaieva
ruskoff   27 avril 2017
Marina Tsvetaieva
Il est des noms tels des fleurs étouffantes
Et des regards qui sont un feu dansant…
Il est des bouches sombres, ondoyantes,
Aux coins profonds, humides, envoûtants.

Il est des femmes au casque de cheveux,
À l’éventail qui sent bon le désastre.
La trentaine. — Qu’as-tu besoin, dis-le,
Qu’as-tu besoin de mon âme d’enfant spartiate ?

Ascension 1915
Extrait de LES POESIES D'AMOUR
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coco4649   10 décembre 2016
Le poète et la critique de Marina Tsvetaieva
 
 
Pourquoi j'écris ? J'écris parce que je ne
peux pas ne pas écrire.


p.44
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Under_the_Moon   01 décembre 2015
Le ciel brûle de Marina Tsvetaieva
Tu m'aimas dans la fausseté
Du vrai, - dans le droit du mensonge,
Tu m'aimas - plus loin : c'eût été
Nulle part ! Au-delà ! Hors songe !

Tu m'aimas longtemps et bien plus
Que le temps. - La main haut-jetée ! -
Désormais :
- tu ne m'aimes plus -
C'est en cinq mots la vérité.


12 décembre 1923
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coco4649   10 juillet 2015
Le ciel brûle de Marina Tsvetaieva
À BORIS PASTERNAK


Dis-tance : des verstes, des milliers...
On nous a dis-persés, dé-liés,
Pour qu'on se tienne bien : trans-plantés
Sur la terre à deux extrémités.

Dis-tance : des verstes, des espaces...
On nous a dessoudés, déplacés,
Disjoint les bras — deux crucifixions,
Ne sachant que c'était la fusion

De talents et de tendons noués...
Non désaccordés : déshonorés,
Désordonnés...
Mur et trou de glaise.
Écartés on nous a, tels deux aigles —

Conjurés : des verstes, des espaces...
Non décomposés : dépaysés.
Aux gîtes perdus de la planète
Déposés — deux orphelins qu'on jette !

Quel mois de mars, non mais quelle date ?!
Nous a défaits, tel un jeu de cartes !

24 mars 1925.

p.167
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melina1965   08 mai 2015
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
Fatiguée de la loterie, comme
Dans mon enfance, -- je quitterai le jeu
Heureuse de ne pas croire
Qu'il y a d'autres mondes.
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coco4649   18 novembre 2014
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
ÉMIGRANT

Vous êtes ici entre vous : maisons, monnaies, fumées,
Et les femmes, et les idées,
Sans réussir à vous aimer, sans réussir à vous unir,
Alors, celui-ci ou celui-là, —

Comme Schuman avec le printemps sous son manteau :
— Plus haut ! Toujours plus haut !
Alors, comme le trémolo en suspend d'un rossignol —
Cet élu ou tel autre,

Le plus craintif —, car vous avez d'abord relevé la tête,
Puis léché les pieds !
Perdu parmi les hernies et les harpies,
Dieu, dans les lieux de perdition.

Puis un de trop ! Il vient de haut ! Un ressortissant !
Un défi ! Et qui n'a pas perdu l'habitude… De voir
Trop haut… Qui refuse les potences… Parmi
Les déchets de devises et de visas…
Un ressortissant.

3 février 1923

p.131-132
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coco4649   08 novembre 2014
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
Le poème de l'air

Plénitude, plénitude naturelle.
Ipséité, qualité stable du moi.
Marches d'un escalier commun,
L'heure (nocturne) indifférenciée,
Cette sensation d'étalement anonyme
Contre un mur. Aspirée par un souffle
D'air jardinier, cette évidence en moi que
Quelqu'un me précède me cède —
De toute sa plénitude divine
De nuit, de toute son insurrection
De ciel. (Comme froissement
Des feuilles du mélèze, comme chuchotis d'écume
Contre le pont). Ni la contrée
Ni l'heure ne sont connues.
L'invisibilité est absolue,
Au cœur de la nuit même.
(Cette nuit n'est pas plus noire que noir,
Infiniment plus nuit que noire elle est !
La pellicule qui irisait
L'iris de sa beauté
Cinnabre, carmin,
— évanoui l'entre-nos-deux réalités
Aux résillements de la rétine —
Ne souillera plus mon œil.)
Un songe ? Au mieux
Un son. Mais dans ce son, alors
Quelle image ? Quel mirage ? Tais-toi, laisse-
Moi écouter : nous deux faisons pas un !
...
p.181
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coco4649   06 novembre 2014
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
Le poème de l'air

Le distique primordial,
On le cloue on l'a cloué.
Platement la cloison s'est apaisée,
Derrière la porte, qui patiente
Rigide comme branche de sapin
Décorant une entrée — veuves, dites-nous en
L'usage ! — immobile se tient
L'hôte que le maître a convié,
La soucieuse sollicitude
Du maître. Ou bien, comparaison
Comparution plus juste, comme
Celui que somme d'un signe
La maîtresse de maison — dans le noir,
Trait de foudre sur les chefs ancillaires.
Or lui, fût-il ombre, fût-il
Vif, voici que le coup le quiert
Interminablement, tant sa dépense
Dépense puissance solvable —
Cet excès dont on meurt ! —
Qui est battement au cœur de la maîtresse :
Comme l'aubier du bouleau sous la hache.

p179
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coco4649   31 octobre 2014
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
L'heure de l'âme

1

En cette heure profonde de l'âme et de la nuit,
Hors cadran,
Je regardais un adolescent — ses yeux,
Pour les nuits de personne encore, deux

Lacs retenus,
— Sans mémoire —
Ils reposent…
Depuis eux
Ta vie commence.

Regard de louve grisonnante,
Dans ce mauvais grain mûri — Rome !
Maternité d'une roche qui songe…
Mon abandon n'a pas de nom…

Et déchiré le tégument
— Ce qui se perd donne richesse —
Ainsi autrefois au-dessus d'une corbeille
De roseaux cette fille d'Égypte

Qui se penche…

14 juillet 1923
p.146
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coco4649   11 janvier 2014
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
Mots murmurés la nuit : soie -
Main éparpillante.
Mots murmurés la nuit : soie -
Lèvres qui déplissent.
Comptes
De toutes jalousies diurnes
et éclat
De toutes vieilleries – et serrant les dents -
Et, un vers, là,
Débat -
Dans le bruissement…

Et une feuille
Au carreau…
Et, premier chant d’oiseau.
- si pur ! – Et soupir.
Pas le bon – C’est plus là.
Elle non plus.
Et
Haut le corps.
Rien.
Du vent.
Fin.
Comme absent.

Et dans cette vanité des vanités
Tranchante, l’aurore.

juin 1922
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Ninochka   09 novembre 2013
Le diable et autres récits de Marina Tsvetaieva
Mais maintenant je sais : le Diable vivait dan la chambre de Valérie parce que dans la chambre de Valérie se dressait l'arbre de la connaissance du bien et du mal, transformé en bibliothèque.
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