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Note moyenne 4.21 /5 (sur 149 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Olivier Dorchamps est un auteur franco-britannique.

Il a grandi dans le quartier des Ternes à Paris et a choisi de vivre à Londres après quelques années aux Etats-Unis, à Washington.

D’abord avocat puis entrepreneur, il a changé de vie pour se consacrer à l’écriture en français, "une langue dans laquelle j’ai moins de pudeur à dévoiler mes propres émotions qu’en anglais".

"Ceux que je suis" (éditions Finitude - 2019) est son premier roman.
Il est l’un des quatre vainqueurs du Talent Cutura 2019 et est sélectionné pour le Prix du Roman FNAC 2019, le Prix Envoyé par la Poste et le Prix de la Banque PEE.

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Quelques questions à propos de Ceux que je suis


26/08/2019

Marwan et ses deux frères ne comprennent pas. Mais ­pourquoi leur père, garagiste à Clichy, souhaitait-il être enterré à Casablanca ? Comme si le chagrin ne suffisait pas. Pourquoi leur imposer ça. C’est Marwan qui ira. C’est lui qui accompagnera le cercueil dans l’avion, tandis que le reste de la famille ­arrivera par la route. Et c’est à lui que sa grand-mère, dernier lien avec ce pays qu’il connaît mal, racontera toute l’histoire. L’incroyable histoire.

Ceux que je suis est votre premier roman. Vous y abordez des thèmes très actuels d`intégration, de diversité et de complémentarité des cultures. D`où vous est venue l`idée d`écrire sur ces thématiques ?

Mon ami Ramzi J., à qui j`ai dédicacé le roman, a accompagné le corps de son père jusqu`au Maroc lorsque celui-ci est décédé. J`ai appris à cette occasion que beaucoup d`immigrés contractent une assurance pour ce genre de rapatriement post-mortem dans leur pays d`origine, notamment au Maghreb. Cela m`a questionné, étant moi-même à cheval sur plusieurs pays ; où voudrais-je être enterré ? De là est née une réflexion sur ma propre condition et je me suis aperçu que je partageais les mêmes difficultés, amoindries par le fait que je suis blanc, que toute personne tiraillée entre deux cultures.



Au début du roman, Marwan votre personnage principal semble être bloqué dans sa vie personnelle et peine à construire son identité, coincée quelque part entre la France et le Maroc. En quoi la recherche des origines et de l`histoire familiale joue un rôle important dans la construction de soi selon vous ?

Ma réponse va vous surprendre, mais je pense qu`il est important de connaître ses origines et son histoire familiale pour pouvoir leur dire « merde ». Et je dis bien leur dire « merde », ce qui ne signifie pas les rejeter, mais leur signifier clairement que ce ne sont pas elles qui décident de nos vies, que nous sommes capables de nous construire en empruntant ici et là sans que personne, y compris notre propre famille ou notre propre communauté, ne nous force à rentrer dans une case ou à nous comporter « comme on a toujours fait ». Attention, je ne dis pas qu`il faut absolument procéder à un rejet en bloc ou qu`il ne faut pas suivre les traditions que l`on souhaite suivre, mais j`ai le droit de choisir dans ce menu ce qui me convient ou pas, ce qui convient à ma vie, mon mode de vie, mon environnement social, professionnel, amical ou amoureux. J`ai le droit de décider librement de ce que je suis grâce, souvent, à ceux que je suis (du verbe suivre, car le titre de mon roman peut également être interprété ainsi).



Les personnages de votre roman évoluent dans un Maroc très sensitif. Comment se sont déroulées vos recherches pour le livre, vous êtes vous régulièrement rendu à Casablanca pour développer vos personnages et retranscrire l`ambiance de la ville ?

Oui, je me suis rendu plusieurs jours à Casablanca, à deux occasions. J`ai aussi discuté avec de nombreux amis marocains ou de parents marocains qui m`ont raconté beaucoup d`anecdotes. J`ai utilisé celles-ci dans le roman, pour ajouter à la véracité. Je suis souvent allé au Maroc, à Essaouira, Marrakech, Meknès, Moulay Idris, Fès, et ailleurs aussi, mais je ne connaissais pas Casa. C`est une ville d`ambiance, pas une ville touristique, mais c`est ce que j`aime. On y prend son temps, un peu comme dans le Paris de mon enfance. J`ai arpenté tous les quartiers que je décris dans le roman, en enregistrant tout ce que j`observais, à haute voix, dans mon téléphone. Je déambulais, en parlant à mon téléphone, les gens me prenaient pour un dingue, et tout y passait, les sensations, les couleurs, les odeurs, les bruits et mêmes les scènes les plus banales qui, au bout du compte, donnent de la chair au récit.



Vous proposez dans votre roman une réflexion très émouvante sur le deuil et la perte d`un proche à travers un voyage au Maroc imprévu. Considérez-vous le deuil lui-même comme un voyage initiatique ?

C`est une question philosophique qui fait entrer en ligne de compte beaucoup de considérations liées à la Foi ou à son absence, à l`Amour ou à son absence, à la Peur ou à son absence. On confond souvent Mort et Deuil. La mort de quelqu`un qu`on aime est douloureuse, c`est un déchirement, littéralement. On est déchiré de l`autre par la Mort, et on ne peut rien y faire. On craint d`ailleurs souvent davantage la mort d`un être aimé que sa propre mort à soi. Ce décès permet parfois, après le deuil, de vivre plus pleinement, plus intensément aussi. C`est ce qui a été mon cas, mais l`expérience du deuil n`est pas universelle, je vous fais part ici de la mienne. Dans nos sociétés occidentales mues par la productivité, on ne prend pas le temps de faire son deuil ; il faut tout de suite se remettre dans le bain pour oublier, pour passer à autre chose. Or il faut célébrer le deuil, pas l`ignorer. Célébrer, non pas dans le sens de faire la fête (même si mon grand-père, par exemple, avait exigé que l`on boive en famille les meilleures bouteilles de sa cave après son enterrement) mais célébrer dans le sens de se remémorer le défunt. L`autre nous manquera pour le reste de notre vie. Évoquer régulièrement son souvenir permet, dans mon expérience, de prendre conscience de l`imprévisibilité de la vie, même si nous savons tous qu`elle a une fin, de son absurdité puisqu`elle conduit à la Mort, mais aussi de sa formidable beauté et si j`ose dire de sa vitalité car il en faut de l`énergie, de l`optimisme, bref de la vie pour vivre ! En cela, le deuil est un voyage initiatique.



Votre récit est ponctué de secrets familiaux très lourds où des événements sont tus et ne sont découverts que des années après. Pensez-vous que certains secrets de famille ne devraient pas être dévoilés ou au contraire ne finissent-ils toujours pas par refaire surface ?

Ce qui fait mal ce n`est pas le secret, c`est le mensonge. L`objet du secret donne un coup lorsqu`il est dévoilé. Le mensonge, le simple fait que l`on nous ait caché quelque chose, cela peut faire des ravages. Ce que l`on pourrait dissiper dans un haussement d`épaules si on l`apprenait immédiatement, peut conduire au drame lorsqu`on s`aperçoit que notre vie s`est bâtie sur un mensonge, qui plus est un mensonge qui nous a été imposé. On peut faire face à tout quand on connaît la vérité. Avec le mensonge, tout s`écroule, à commencer par la confiance en l`autre et souvent, par ricochet, la confiance en soi.



Enfin, concernant la suite de votre parcours, la publication de votre premier roman vous a-t-elle donné l`envie d`en écrire d`autres ?

La publication de Ceux que je suis a pris plus d`un an, ce qui n`est pas rare dans le monde de l`édition. Cela m`a permis d`écrire mon deuxième roman en attendant. J`ignore s`il sera publié mais il existe, et c`est un accomplissement personnel qui me rend heureux. Les mieux à même de parler d`un bouquin sont les lecteurs. Chacun d`entre eux ajoute une dimension supplémentaire, souvent à laquelle l`auteur n`a pas songé d`ailleurs. C`est ce qui m`arrive quand je lis leur courrier, et c`est très touchant. On verra ce qu`il se passera pour le deuxième, s`ils sont au rendez-vous. Cela dépendra aussi de ma maison d`édition avec qui je travaille main dans la main. Je rêve d`écrire ensuite une pièce de théâtre. Le théâtre, c`est magique ! Dans un roman, vous disposez de 250 pages pour susciter des émotions au lecteur, au théâtre, vous avez une heure et demie. C`est beaucoup plus intense. Chaque mot, chaque virgule compte, même si j`aime les pièces écrites sans ponctuation car elles offrent davantage d`amplitude aux acteurs et au metteur-en-scène pour créer leur propre oeuvre artistique à partir de celle du dramaturge. Ils y ajoutent des couches d`émotions. Et quand on est ému, c`est qu`on est vivant.



Quelques questions à propos de vos lectures



Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Il y en a trois, des classiques qu`on lit dans sa jeunesse. Crime et Châtiment, Le Comte de Monte Cristo et Les Liaisons Dangereuses.



Quel est le livre que vous auriez rêvé d`écrire ?

La vie devant soi.



Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

La peste, c`est mon premier choc littéraire.



Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

La vie devant soi.



Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Guerre et Paix, je décroche toujours quand la surenchère de surnoms pour les mêmes personnages commence à m`emmêler les pinceaux !



Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Le Monde de Zohra d`Imane K. aux Editions de Londres.



Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Les chants de Maldoror, je n`ai jamais pu rentrer dedans malgré les recommandations de tout le monde, y compris de mon propre frère qui est un lecteur bien plus assidu et érudit que moi.



Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« Jamais, dit Madame Rosa, jamais il ne pleure cet enfant-là, et pourtant Dieu sait que je souffre… » (La vie devant soi) L`humour juif est très proche de l`humour anglais ; Romain Gary ne manque jamais de me faire éclater de rire.



Et en ce moment que lisez-vous ?

J`alterne toujours, un livre en français puis un en anglais. Ouragan de Laurent Gaudé et The Only Story de Julian Barnes.




Découvrez Ceux que je suis de Olivier Dorchamps aux éditions Finitude




Entretien réalisé par Maïlys Le Chêne.





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[PENSEZ A ACTIVER LES SOUS-TITRES] En quête de bons livres à lire ? Découvrez l'actualité de Babelio et les livres du moment en vidéo. Ah, les fêtes de fin d'année ! le moment idéal pour replonger en enfance. Ca tombe bien, ce mois-ci on vous emmène à la rencontre de Jeff Kinney, l'auteur jeunesse américain traduit dans plus de 60 langues, qui a vendu près de 250 millions d'exemplaires de son ‘Journal d'un dégonflé' (Seuil Jeunesse). Nous avons pu le rencontrer et lui poser quelques questions à l'occasion de son passage à Paris, où il a donné un spectacle devant des centaines d'ados surexcités. On en aussi profité, bien sûr, pour demander leur avis à quelques collégiens invités. C'est aussi l'heure des bilans de 2019, avec non seulement le classement des 19 livres les plus populaires sur Babelio, mais aussi le top des coups de coeur de l'équipe ! On vous laisse découvrir tout ça dans cette longue vidéo… 0:15 Reportage lors du spectacle de Jeff Kinney au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, le lundi 9 décembre Jeff Kinney sur Babelio : https://www.babelio.com/auteur/Jeff-Kinney/57630 6:05 Les 19 livres les plus populaires de 2019 L'article avec le classement à retrouver sur le blog : https://babelio.wordpress.com/2019/12/19/ou-lon-vous-presente-les-19-livres-les-plus-populaires-de-lannee-2019/ 9:04 Les coups de coeur 2019 de l'équipe de Babelio Pierre Krause : ‘George Orwell' de Pierre Christin et Sébastien Verdier (Dargaud) https://www.babelio.com/livres/Christin-George-Orwell/1057360 Maïlys : ‘La Fracture' de Nina Allan (Tristram) https://www.babelio.com/livres/Allan-La-fracture/1153808 Nathan : ‘Cent ans' de Heike Faller et Valerio Vidali (Seuil Jeunesse et éditions du Sous-sol) https://www.babelio.com/livres/Faller-100-ans-Tout-ce-que-tu-apprendras-dans-la-vie/1162523 Nicolas : ‘Borgo Vecchio' de Giosuè Calaciura (Notabilia) https://www.babelio.com/livres/Calaciura-Borgo-Vecchio/1149501 Octavia : ‘Ceux que je suis' d'Olivier Dorchamps (Finitude) https://www.babelio.com/livres/Dorchamps-Ceux-que-je-suis/1156209 Charlotte : ‘Le Bateau de Thésée' de Toshiya Higashimoto (Vega) https://www.babelio.com/livres/Higashimoto-Le-Bateau-de-Thesee-tome-1/1143568 ‘BL Métamorphose' de Kaori Tsurutani (Ki-Oon) https://www.babelio.com/livres/Tsurutani-BL-Metamorphose-tome-1/1148072 Guillaume : ‘Number 5' de Taiyou Matsumoto (Kana) https://www.babelio.com/livres/Matsumoto-Number-5-Integrale-tome-1/1117557 Pierre Fremaux : ‘Montagnes d'une vie' de Walter Bonatti (J'ai Lu) https://www.babelio.com/livres/Bonatti-Montagnes-dune-vie/55567 Abonnez-vous à la chaîne Babelio : http://bit.ly/2S2aZcm Toutes les vidéos sur http://bit.ly/2CVP0zs Suivez-nous pour trouver les meilleurs livres à lire : Babelio, le site : https://www.babelio.com/ Babelio sur Twitter : https://twitter.com/babelio Babelio sur Facebook : https://www.facebook.com/babelio/ Babelio sur Instagram : https://www.instagram.com/babelio_/
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
Olivier Dorchamps
hcdahlem   22 septembre 2019
Olivier Dorchamps
J’ai souri et elle a annoncé qu’on se séparait. Elle a dit «on», comme quand elle lançait et si on allait au cinéma, ce soir? ou bien on devrait se faire un petit week-end à Barcelone ou encore on n’est pas allé au resto depuis des semaines. Puis le sempiternel on n’est pas fait l’un pour l’autre, tu comprends? a guillotiné tout espoir, alors j’ai répondu d’accord. Pas parce que j’avais envie de rompre, mais parce que ses «on» sonnaient comme des «je» et qu’elle avait déjà pris sa décision. p. 12 

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fanfanouche24   27 novembre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
Et puis il fallait gagner sa vie. L'université, c'était pas pour les manoeuvres. La bibliothèque non plus, mais Kabic avait été mordu par la passion de la lecture. Il ne s'est jamais laissé dissuader par les railleries des autres blouses grises à la cantine de l'usine. Pourtant, les commentaires fusaient tant et plus lorsqu'il sortait un livre et s'isolait dans un coin pendant les quinze dernières minutes de la pause déjeuner. (...)

Lui qui a traversé la vie sans diplômes, sans carrière et sans le sou ; Diogène marocain échoué à Clichy. Il a pourtant guidé mes pas, ceux de mes frères et ceux de mes parents qui n'auraient jamais quitté leur destin si Kabic n'avait, le premier, creusé un sillon d'espoir vers la France. (p. 88)
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fanfanouche24   26 novembre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
- Tu veux dire que mes frères et moi ne saurons jamais ?

Quand tu m'as demandé tout à l'heure, je t'ai dit que j'étais de la génération qui a besoin de vérité. Pas de celle qui hérite des secrets ! (p. 111)
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Bazart   03 septembre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
Ce jour là, grâce à mon frère jumeau, j'ai réalisé que la plus grande honte, ce n'est pas d'avoir dit ou fait quelque chose que l'on regrette. Ce n'est pas non plus l'embarras que l'on peut ressentir pour ses parents et ses origines.Non. C'est celle que l'on éprouve pour soi même. La plus grande honte c'est avoir honte de qui l'on est.
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fanfanouche24   28 novembre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
- Mais tu es un Arabe.

- Non. Je suis un Français avec une gueule d'arabe. Et encore, ça dépend à qui je parle ! (p. 163)
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hcdahlem   22 septembre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
Llâ, llâ ! Non ! tu dois la garder. C’est toi que ton père a choisi pour rentrer chez lui. C’est ton héritage. De l’avoir revue me suffit. De l’avoir touchée et respirée, ça me rappelle de bons souvenirs. Toi, tu vas avoir besoin d’elle pour t’en forger de nouveaux. Et parfois, toi aussi tu l’ouvriras pour retrouver des odeurs oubliées, celle du Maroc ct celle de la France qui s’y mélangent si bien. Et celles de ton père aussi. Tu en as plus besoin que moi, Marwan. Elle me sourit sous l’œil protecteur de Kabic qui s’est assis à ses côtés sur le petit canapé près de la fenêtre, dans la caresse bienveillante du soleil. Quand je parle, même en arabe, Kabic traduit à l’oreille de ma grand-mère. C’est la première fois que je ressens à ce point la barrière de la langue comme un handicap. Je ne peux ni partager ma peine, ni prendre sur moi celle d ema petite grand-mère dont la fragilité m’émeut. p. 169
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fanfanouche24   27 novembre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
- Pour toi et tes frères (...) Le deuil, plus on le partage, moins il est lourd. Il faut évoquer les morts, il faut rire et être mélancolique ensemble à leur mémoire, écouter les autres en parler, partager des histoires sur eux que personne d'autre ne connaît. (p. 166)
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Nadael   09 octobre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
« Pourquoi ne l’ai-je jamais questionné sur son pays? Je ne sais pas. J’avais honte ; de cette honte qui donne honte d’avoir honte. Comme lorsque je disais à mes camarades que ma mère était caissière alors qu’elle empilait des boîtes de conserve au supermarché. Mensonges minables de ceux qui ont vraiment la honte. J’aurais pu raconter qu’elle était secrétaire ou employée de mairie, mais on aurait tout de suite démasqué la supercherie. Alors que caissière, c’était suffisamment modeste pour être plausible et alléger ma honte. »
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magalibertrand   29 janvier 2020
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
La bibliothèque municipale, mon père passait devant tous les jours pour aller et rentrer du travail, mais jamais aux heures d'ouverture.Il lisait peu et mal et en souffrait. Ça ne l'empêchait pas d'être philosophe, un philosophe sans mots mais pas sans vérités. Combien de Voltaires finissent mécaniciens parce qu'ils sont nés plus près d'un garage que d'une école?
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fanfanouche24   27 novembre 2019
Ceux que je suis de Olivier Dorchamps
Pour nous, incinérer un défunt, c'est le priver d'au-delà. C'est impensable ! (...)

Chez nous on ne fête ni les Saints, ni les morts. C'est pour ça que les funérailles n'ont jamais lieu à la mosquée; la mosquée, c'est pour les vivants. (p. 56)
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