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EAN : 9782070360420
288 pages
Éditeur : Gallimard (25/02/1972)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 6931 notes)
Résumé :
- Naturellement, vous savez ce que c'est, Rieux ?
- J'attends le résultat des analyses.
- Moi, je le sais. Et je n'ai pas besoin d'analyses. J'ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j'ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d'années. Seulement, on n'a pas osé leur donner un nom, sur le moment... Et puis, comme disait un confrère : " C'est impossible, tout le monde sait qu'elle a disparu de l'Occident." Oui, tout le monde le savait, sau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (323) Voir plus Ajouter une critique
fredho
  13 mai 2013
Avril 194.., la peste s'installe en Algérie dans la ville d'Oran, chaque jour des cas mortels se multiplient. Pourtant la préfecture tarde à faire la déclaration de « l'état de la peste » car elle ne veut pas inquiéter l'opinion publique. Mais au bout de quelques semaines, face à l'urgence le préfet ordonne de fermer les portes de la ville.
Oran est isolée, séparée et coupée du reste du monde, les habitants deviennent « les prisonniers de la peste », la ville ressemble à une condamnée à mort.
L'épidémie progresse... La peste frappe partout et garde la ville repliée sous elle. Elle devient une « affaire collective » et même ceux qui ne portent pas « cette cochonnerie de maladie » la porte dans leur coeur.
La peste ouvre les yeux des habitants et force à penser et à réagir. Chaque individu choisit son camp et adopte une attitude propre à lui-même.
Albert Camus illustre son récit avec des personnages principaux comme Rieux le docteur, Cottard le trafiquant, Grand l'employé de mairie, Paneloux le prêtre, Tarrou le chroniqueur, Rambert le journaliste etc... Chacun de ces protagonistes incarne une morale différente face au fléau et même si ces hommes sont en désaccord sur différents plans, ils s'avèrent des « hommes de bonne volonté » qui agissent pour vaincre ensemble la peste.
Camus fait un rapprochement (sans le citer) de la peste à la guerre et la montée du nazisme, et la lutte des hommes face au fléau représente la résistance.
Les hommes occupent une place prépondérante dans son livre, comme si la peste ne concernait que les hommes. Par conséquent on peut en déduire que les conflits ne sont qu'une histoire d'hommes ! La femme a une place au second rang, effacée, elle n'apparaît de temps à autre comme une douceur, un réconfort voire juste un soutien pour l'homme et non un être pensant.
Dans son oeuvre, l'auteur dépeint une communauté qui partage la même lutte, il démontre que les effets du fléau sur l'homme peuvent changer des mentalités, des sentiments et une vision du monde. Il démontre surtout qu'on est tous égaux devant la mort.
Une oeuvre de grande qualité, certains passages sont d'un réalisme terrifiant, la progression et les ravages de la peste sont décrits dans les moindres détails.
La scène de l'agonie de l'enfant est un des passages les plus douloureux car nous assistons, impuissants, à sa souffrance et inévitablement à sa mort.
L'enfant représente le symbole de l'innocence et pour le coup Camus frappe là où ça fait mal !
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colimasson
  31 décembre 2013
La Peste ne parlerait que de la peste ? Ce serait éluder un peu trop rapidement le talent d'Albert Camus. Ses livres sont des strates qui entrecroisent plusieurs récits à plusieurs niveaux, tous étant essentiels les uns aux autres.

La trame de l'histoire est simple et respecte la thématique annoncée. Dans les années 1940, la peste se déclare à Oran et force ses habitants à une mise en quarantaine qui déchaîne d'abord des réactions passionnées, avant de céder place à une indifférence de plus en plus tenace à mesure que la période de réclusion se prolonge. La peste semble alors ne jamais devoir finir et les habitants se résignent à ne plus revoir ceux dont ils sont coupés et –c'est peut-être le plus difficile- à devenir des personnages anhistoriques. Pourtant, autour d'eux, la peste continue à faire des ravages et ne laisse jamais deviner l'identité de ses futures victimes.

Le récit, pris en charge par un narrateur d'abord mystérieux, se concentre sur le personnage du docteur Rieux. Technique, ne laissant jamais transparaître ses émotions et effaçant toujours son individualité en face des vagues que provoque l'ensemble de ses congénères, ce personnage est d'autant plus crédible qu'Albert Camus semble s'être directement inspiré de sa propre personnalité avant de l'intégrer à son récit. le docteur Rieux impose une distance qui convient aux évènements. En temps de peste, il s'agit de prendre son rôle au sérieux, de tout faire pour guérir les malades et pour soulager les familles, sans jamais s'impliquer au point de détruire sa propre santé ou de sacrifier son équilibre mental aux passions de l'affection. Pourtant, derrière ce professionnalisme intransigeant qui nous permettra de connaître la progression de la maladie jour après jour –ses lois absurdes, son imprévisibilité de la gratuité de ses engouements à ses rémissions inespérées-, une menace plus grande que celle de la peste se profile.

Si la plupart des habitants d'Oran se méfient les uns des autres et doivent être mis en quarantaine dans leur propre foyer à chaque fois qu'un proche se révèle atteint de la maladie, le docteur Rieux ne peut pas se permettre la prudence. du premier jusqu'au dernier jour de l'épidémie –si tant est que le dernier jour existe vraiment-, sa profession lui aura permis de mieux connaître les hommes. Les malades, en général, mais aussi le père Paneloux et sa théorie du fléau divin, Raymond Rambert et ses désirs d'évasion, Joseph Grand et son intérêt monomaniaque pour la grammaire ou encore Mme Rieux, mère du docteur et double de la propre mère d'Albert Camus. Mais le docteur ne se laisse jamais abuser par les états d'âme de chacun et c'est toujours en sa qualité de technicien physiologiste qu'il décrit le comportement de ses semblables et de lui-même. Il nous arrache ainsi brutalement à nos croyances d'une identité propre à chacun. Nous sommes tous les mêmes, régis par des lois internes que nous ne maîtrisons pas mais qui nous incitent à trouver la meilleure ruse pour prolonger notre existence par-delà les fléaux. le docteur Rieux, froidement attendri par les effusions sentimentales qui demeurent toutefois en dépit des situations désespérées, ne place pas le salut dans ces considérations sans âme. Si le détachement lui semble salvateur, il ne fait que prolonger une existence sans saveur.

« Il était juste que, de temps en temps au moins, la joie vînt récompenser ceux qui se suffisent de l'homme et de son pauvre et terrible amour. »

C'est d'ailleurs là où souhaite en venir Albert Camus. Que la peste soit terrible parce qu'elle constitue un mal invisible qui touche indifféremment toutes les catégories de population, nous le savons tous et nous pouvons même l'accepter dans une certaine mesure. En revanche, le docteur Rieux ne semble pas pouvoir accepter le climat d'indifférence qui s'installe peu à peu dans la ville recluse d'Oran. La peste devient le symbole d'un autre fléau qui touche les âmes et ce mal porte le nom d'indifférence.

« Nos concitoyens s'étaient mis au pas, ils s'étaient adaptés, comme on dit, parce qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement. Ils avaient encore, naturellement, l'attitude du malheur et de la souffrance, mais ils n'en ressentaient plus la pointe. du reste, le docteur Rieux, par exemple, considérait que c'était cela le malheur, justement, et que l'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même. »

L'écrivain de l'absurde ne délaisse jamais sa volonté –absurde elle aussi- de décrire ce sentiment de détachement qui fait percevoir la vie à la manière d'un plateau de jeu régi par des lois guindées qu'on ne respecte plus que par habitude, avec une acceptation du corps mais sans l'approbation de l'âme. le désenchantement d'une ville se laisse à voir à travers le récit du docteur Rieux. Des décennies plus tard, cette peste mentale semble s'être propagée et avoir contaminé une plus grande partie du monde. Albert Camus ne décrit-il pas le sentiment général d'une société industrielle qui fonctionne parfaitement en apparence –ainsi que les rescapés de la maladie- mais qui est privée de toute âme, et qui ne sait plus vers où se diriger ?

« La peste avait supprimé les jugements de valeur. Et cela se voyait à la façon dont personne ne s'occupait plus de la qualité des vêtements ou des aliments qu'on achetait. On acceptait tout en bloc. »

La peste nous emporte dans son sillage beaucoup plus loin que prévu. Même lorsqu'elle se résorbe, elle n'empêche pas de laisser des séquelles dans les âmes qui ont connu le néant. Il s'agit ensuite de retrouver son humanité, à la manière d'Albert Camus qui se bat à chaque page pour ne pas laisser l'indifférence reprendre le dessus sur la gratuité superbe de la vie.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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cicou45
  13 novembre 2011
Ce livre trônait depuis bien trop longtemps sur ma liste de livre à lire mais je retardais à chaque fois le moment de le lire. Pourquoi ? Ce n'était jamais le bon moment et je peux même dire, une fois l'avoir lu qu'il n'y a jamais de bon moment pour lire un de ces ouvrage où toute la misère humaine y est décrit dans toute sa grandeur.
Oran dans les années '40, de plus en plus de personnes meurent jour après jour mais de quoi ? Je crois qu'il est très difficile de lutter contre un fléau tant qu'on n'y a pas mis un nom dessus car on ignore contre quoi on se bat. le docteur Rieux, l'un des protagonistes de ce roman, se fera un point d'honneur à appeler les choses par leur nom. Nous font-elles moins peur alors ? Pas forcément mais on peut alors mettre toutes les chances de son côté afin de l'enrayer. le fléau qui fait rage ici se prénomme Peste. Aussi, Rieux, accompagné de ses amis de fortune, à savoir l'employé de mairie Grand, Cottard, Tarrou et le journaliste Rambert ainsi que de nombreuses autres personnes du corps médical ou volontaires vont-ils lutter de toutes leurs forces afin de vaincre la maladie. Après avoir pris des mesures radicales comme fermer les portes de la ville et empêcher tout envoi de courrier,ou du moins le réduire au strict minimum, tout comme pour les moyens de transport et l'utilisation de l'électricité, les habitants doivent apprendre à vivre en autarcie, coupés du monde. Aussi, en dépit des séparations déchirantes qui eurent lieu dans certaines familles ou entre deux amants, les habitants d'Oran vont voir naître en eux un sentiment nouveau : celui de l'entraide. C'est dans ces moments là que l'on se rend compte que les hommes sont tous égaux. Oui, tous égaux face à la mort et ils doivent donc se liguer contre une telle injustice lorsque celle-ci vient frapper les plus jeunes ou les plus faibles.
Roman que j'ai trouvé rempli d'humanisme et très émouvant. L'écriture de Camus, que je ne connaissais jusqu'alors qu'à travers des extraits, est parfois ambigüe puisque le lecteur n'arrive pas toujours à cerner les sentiments propres de l'auteur mais elle est agréable à lire et poignante de vérité !
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Jolap
  24 avril 2020
Ce roman publié en 1947 a rencontré un grand succès dès sa sortie.
« Rien n'est moins spectaculaire qu'un fléau et, par leur durée même, les grands malheurs sont monotones » écrit Camus. C'est donc avec un souci constant d'objectivité que l'auteur nous entraîne dans ce qu'il appelle l'ordre de la peste « d'autant plus efficace qu'il était plus médiocre. ». C'est aussi la raison pour laquelle le style reste un peu « plat » sans réelle accroche. Les répétitions ne manquent pas à l'image de l'épidémie qui revient inexorablement avec la même rigueur sinistre et la même violence acharnée.
« Tout le malheur du monde vient du fait que les hommes ne tiennent pas un langage clair et simplifié ». Nous dit Camus qui lui, utilise des mots simples dans ce roman.
Le narrateur suit le docteur Rieux, personnage central de cette histoire. Il relate les choses telles qu'il les voit « selon la justice, la hideuse et dérisoire justice ».
Oran est décrite comme une ville algérienne active mais sans attrait spécifique. Deux ou trois rats apparaissent agonisants sur le trottoir. le docteur Rieux constate impuissant qu'ils sont de plus en plus nombreux. Il comprend vite et ne baisse pas la garde .Des malades l'appellent. Les symptômes se répètent. Il tente de les soigner, en vain. Il lutte avec détermination contre la maladie, contre la souffrance mais les victimes se multiplient allant jusqu'à plus de cinq cents morts par jour. Il n'a plus d'illusions et la fatigue l'anéantit. Ses sentiments sont dit-il durcis et desséchés.
Les habitants sont mis en quarantaine. Ils sont confinés. Soit ils acceptent soit ils s'évadent. La ville est fermée. Très vite les ressources manquent .C'est la misère.
« La peste avait supprimé les jugements de valeur. On acceptait tout en bloc. »
C'est dans ce contexte déprimé, dans cette ambiance lourde que Camus illustre la solitude, l'isolement, la résignation pour certains, la violence pour d'autres. le courage ou la lâcheté s'animent au gré des portes qui se ferment, des cimetières qui s'ouvrent. C'est aussi un roman de combat, qui souligne la solidarité, la générosité, la solitude plus ou moins bien vécue, mais aussi les trafics en tous genres parce que l'homme s'adapte parfois aux opportunités qui s'offrent à lui.
Camus a été journaliste avant de devenir écrivain. Cette fresque morbide, ce champ de l'horreur je l'ai lu comme un savant reportage. Savant, parce que tout est probablement juste, tant les descriptions cliniques que les mécanismes psychologiques. le plan est soigneusement travaillé et l'ordre quasiment militaire de l'avancement du fléau s'impose sans que le lecteur n'ait besoin de chercher d'autres sources. L'homme est seul, ou en groupe selon les parties du récit.
Oran a connu la peste en 1557 et le Cimetière des pestiférés date d'ailleurs de cette période. Ce livre ne pourrait être que ce sinistre reportage d'une période de l'histoire. Albert Camus a probablement eu une autre étincelle en tête. Ce roman semble être aussi une allégorie de la guerre de 39-45.
Je viens d'évoquer un ordre quasi-militaire. Alors oui, il y a clairement dans ce récit l'évocation du nazisme, de la guerre. La peste c'est aussi la folie des hommes. le chaos, l'embrigadement. le docteur Rieux se présente avec ses soldats : Tarrou, Panneloux, Cottard. Certains sont résignés d'autres deviennent de valeureux résistants. le confinement ressemble à s'y méprendre à un enfermement. Nous retrouvons : Les fosses communes, le four crématoire, « Les combattants des grandes guerres seulement appliqués à ne pas défaillir dans leur devoir et n'espérant plus ni opération décisive ni l'armistice. » « On peut voir passer « au coeur de chaque nuit d'étranges convois de tramways sans voyageurs, brimbalant au-dessus de la mer. « « de longues queues aux quatre coins de la ville devant les boutiques d'alimentation. » un peu plus loin « Plusieurs centaines de milliers d'hommes piétinèrent encore, pendant des semaines qui n'en finissaient pas. » On parle de peloton d'exécution et pire encore « Ils sont tous dans la fureur du meurtre et ils ne peuvent faire autrement.» « La sentinelle de la peste qui illumine le four peuplait les camps d'ombre aux mains vides. ». Un vocabulaire soigneusement choisi pour sa puissance évocatrice.
La peste c'est aussi le mal. L'homme n'est plus confronté à une épidémie mais au mal par excellence. Camus saisit l'occasion de glisser un passage sur la religion, un autre sur la politique, sur la médecine. Il faut lutter nous dit-il. Lutter avec humilité et lucidité. Les grands discours sont vains. Il faut agir.
J'ai relu avec jubilation Voyage au bout de la nuit il y a très peu de temps. Si l'ambiance générale du roman met en évidence le fait que Céline ne croit pas du tout dans la bonté des hommes Camus nous dit au contraire qu "il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. ». C'est je crois, la colonne vertébrale de toute son oeuvre même lorsqu'il évoque le pire des fléaux. Son empathie allège parfois le sujet de l'histoire qu'il raconte.
Ce roman n'est pas un moment de plaisir j'en conviens et je ne suis pas étonnée de voir qu'au fil des années qui passent les élèves peinent toujours à lire « La peste ». Mais je l'ai vécu comme un roman d'étude lucide et convaincant. Un roman ou les mots simples, directs sont souvent l'occasion de méditer sur de grands sujets, sur de grands sentiments.
Un récit sur l'amour, sur la souffrance et sur l'exil. Un livre d'action ou l'auteur nous demande d'ouvrir les yeux et de rester humain. C'est à mon avis un très grand roman qui occupera encore très longtemps une place de choix dans le classement des livres qui comptent et qu'il faut avoir lus.
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NathalieBC
  15 septembre 2016
Professeur de français, je n'avais pas lu La Peste (ouhhh, sortez-la !) Honteuse de cette faille, je l'ai finalement acheté et tenté de le lire il y a trois ans. Impossible, trop ennuyeux. Mais que m'arrivait-il donc ? Cet été, cela a été mon défi: "tu lis La peste jusqu'au bout où la honte s'abattra sur toi et ta descendance !" Commencé deux jours avant l'attentat de Nice, le propos de la peste s'est subitement illuminé devant mes yeux le 15 juillet: le voilà ce mal qu'on ne veut nommer parce qu'on n'en a pas le courage, parce que le nommer nous obligerait à agir ! le voilà ce mal qui en arrange bien quelques uns, dont d'autres se désintéressent parce qu'ils s'imaginent que ça ne les concernera pas, le voilà ce mal dont certains nient l'évidence ! Quel choc.
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Citations et extraits (844) Voir plus Ajouter une citation
Fredo92Fredo92   11 août 2020
Chacun la porte en soit, la peste, parce que personne, non, personne au monde n’en est indemne. Ce qui est naturel, c’est le microbe. Le reste, la santé, l’intégrité, la pureté, si vous voulez, est un effet de la volonté et d’une volonté qui ne doit jamais s’arrêter.
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Fredo92Fredo92   11 août 2020
J’ai compris que tout le malheur des hommes venait de ce qu’ils ne tenaient pas un langage clair. J’ai pris alors le parti de parler et d’agir clairement, pour me mettre sur le bon chemin.
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Fredo92Fredo92   09 août 2020
Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée. Les hommes sont plutôt bons que mauvais, et en vérité ce n’est pas la question. Mais ils ignorent plus ou moins, et c’est ce qu’on appelle vertu ou vice, le vice le plus désespérant étant celui de l’ignorance qui croit tout savoir et qui s’autorise alors à tuer.
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unplatdelivresunplatdelivres   09 août 2020
Et que peut être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.
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Fredo92Fredo92   06 août 2020
Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c’est un mauvais rêve qui va passer. Mais il ne passe pas toujours et, de mauvais rêve en mauvais rêve, ce sont les hommes qui passent, et les humanistes en premier lieu, parce qu’ils n’ont pas pris leurs précautions.
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Videos de Albert Camus (135) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Camus
Par Frédéric Keck, philosophe et anthropologue.
Alors que Camus utilise la peste comme une métaphore pour penser la guerre et que nous utilisons la guerre comme une métaphore pour penser l'épidémie de Covid-19, le problème est le même en 1947 et aujourd'hui : comment utiliser les ressources de l'imaginaire pour nous préparer à la réalité du retour cyclique des catastrophes ? Comment « imaginer Sisyphe heureux » au temps des pandémies ?
Lire l'article « Guerre d'occupation et morts en série – à propos de la Peste d'Albert Camus » sur AOC : bit.ly/2E27bW4
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