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Note moyenne 3.85 /5 (sur 255 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Trieste , le 20/12/1947
Biographie :

Paolo Rumiz est un journaliste et un écrivain voyageur italien.

Spécialiste mondialement reconnu de l’Europe des Balkans et du Danube, il a suivi la chute du communisme, de la Hongrie à la Roumanie, étudié la montée des populismes en Europe, et couvert tous les conflits nés de l’éclatement de la Yougoslavie pour la Repubblica, où il est grand reporter.

Il collabore également à El Piccolo, quotidien de Trieste. Il a écrit une douzaine de livres, dont beaucoup sont des best-sellers.

Il a reçu en 1993 le prix Hemingway pour ses textes sur le conflit en Bosnie ainsi que le Prix Max David 1994 comme meilleur envoyé italien de l'année.

"Aux Frontières de l’Europe" est son premier livre publié en France, où il raconte son périple à travers l’Europe, jusqu’aux confins de ses territoires.

"L'ombre d'Hannibal", récit publié aux Editions Hoebeckea reçu le prix de l'essai 2012 par le magazine "L'Express".

"Le phare, voyage immobile" reçoit le Prix Nicolas Bouvier 2015.
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Lors de l'émission “Hors-champs” diffusée sur France Culture le 1er janvier 2015, Laure Adler s'entretenait avec l'écrivain et voyageur, Paolo Rumiz dans le cadre de la série “Sans excédent de bagages : écriture et voyage”. Il n’aime pas le terme d’écrivain voyageur. « Tous les voyageurs sont des écrivains et tous les écrivains sont des voyageurs (…) Tout est voyage, la vie est voyage ». Il nous parle de sa ville d’origine : Trieste, située tout près de la frontière d’avec la Slovénie. Une frontière, bâtie le jour de sa naissance, à l’origine de son « inquiétude migratoire ». À la chute de celle-ci, il repart : « je voulais éprouver encore une fois dans ma vie le vrai frisson d’une frontière à dépasser… ». Il se focalise alors sur les frontières de l’Union Européenne, une démarche à l’origine de son livre « Aux frontières de l’Europe ». « On aime toujours plus les détours » que la ligne directe. « On voyage avec le corps, avant de voyager avec la tête… » Il évoque ses voyages à vélo, en voiture, avec son fils... Lors de ses voyages, les sens sont essentiels, de manière très active. « Tu deviens le monde ». Les ouvrages de Nicolas Bouvier sont ses livres de chevet : « les choses qu’il dit restent sculptées dans la mémoire… » Il nous parle encore de ses souvenirs de correspondant de guerre dans les Balkans, en Afghanistan : où il s’est confronté aux concepts du bien et du mal, de l’humilité, du courage, de la mélancolie… Plutôt que journaliste, il se voit plus comme « anthropologue »… « Les lieux parlent… » « Il faut écouter son corps, c’est le corps qui décide… » Il évoque aussi Claudio Magris, ses films, le rapport à la mort et à la vie, le manque de solidarité, les populismes d’aujourd’hui… « Les politiciens voyagent toujours en avion, jamais dans le train, ils ne fréquentent jamais les gares… » Avec « Pô, le roman d’un fleuve », il a voulu voir ce monde depuis un « un endroit libre », pour constater un « naufrage métaphorique »… « Normalement on voit le naufrage depuis la terre. J’ai vu le naufrage depuis l’eau… » Ce voyage fut aussi « une redécouverte de la mer ». « J’ai commencé à vraiment voyager dans ce fleuve quand j’ai compris que ce n’était pas un lieu mais une personne… » Il aime lire en voyageant, comme à l’occasion de son livre « L’Ombre d’Hannibal » : « il est très important de faire réagir le livre avec le paysage. Ca permet de comprendre (…) L’important c’est de croire. Nous, nous avons cru et le voyage a démarré… » « Quand tu réveilles le nomade qui est en toi, c’est difficile de le forcer à redevenir sédentaire. Le vrai problème d’un voyage ce n’est pas le départ, mais l’arrivée… » Il faut alors que le voyage « recommence dans la mémoire », par l’écriture… Paolo Rumiz aime aussi « les voyages de l’âme »… Thème(s) : Arts & Spectacles| Littérature Contemporaine| Littérature Etrangère| Voyage| Paolo Rumiz Source : France Culture

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Citations et extraits (235) Voir plus Ajouter une citation
Paolo Rumiz
Unhomosapiens   07 décembre 2020
Paolo Rumiz
Un grand voyage, c'est laisser son smartphone à la maison, suivre n'importe quelle direction en coupant le territoire, se déplacer avec une carte et laisser place à l'aventure, car un homme qui ne prend pas de risque, c'est un homme qui n'a pas vécu.
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nadejda   02 juillet 2012
Aux frontières de l'Europe de Paolo Rumiz
C'est lors des attentes que l'on rencontre le monde.

(...) A Cuba, je me rappelle avoir pris en auto-stop une maman et deux petits enfants qui attendaient depuis six heures, abrités du soleil sous un pont. Quand je lui ai dit que sa patience m'émerveillait, elle m'a répondu : "Si je n'avais pas attendu, je ne t'aurais pas rencontré." p 73
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nadejda   06 mai 2015
Le phare, voyage immobile de Paolo Rumiz
L’île est un capteur dans l’univers qui l’entoure. Je veux dire par là qu’on n’a pas besoin de savoir, parce qu’on perçoit. De là-haut, par exemple, je les vois, les officiers des navires qui repèrent ma lumière. Je touche les radars qui signalent ma présence aux navigateurs. J’entends les cris des hirondelles qui mettent le cap sur ce rocher pour y passer la nuit pendant leur migration. Je parviens à capter parfaitement Radio Malte, qui diffuse le bulletin des déplacements de bateaux transportant des désespérés d’Afrique du Nord. Avoir la vision d’ensemble : voilà ce que signifie pour moi la perception pélagique du monde. A Berlin, on ne peut pas le comprendre, ni même à Rome ou à Paris, parce que la culture est une culture de terre ferme. On n’y a pas de visionnaires, on n’y a que des analystes dans leurs fichus bureaux d’étude. p 89

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manU17   18 juin 2015
Le phare, voyage immobile de Paolo Rumiz
Oui, la vie est une gourmandise qu'il faut mastiquer doucement, sous le soleil et sous les étoiles.
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nadejda   08 mai 2015
Le phare, voyage immobile de Paolo Rumiz
Ce n'est pas sans raison que le mot "âme" vient du grec anemos, le vent. Et même dans mon phare, le vent joue avec les âmes.

(...) Ce n'est pas de la peur, plutôt la crainte de rompre un sortilège. Je m'aperçois que le phare pleure, littéralement. Il est envahi par une plainte qui vient de partout et de nulle part, il gémit dans ses articulations les plus secrètes, il émet un son de baryton, prolongé et troublé par une infinité de grincements, semblables aux couinements d'une souris ou aux interférences d'une radio. La tour solitaire, au sommet de la montagne, sert à répercuter des sons d'outre-tombe, c'est une antenne synchronisée sur des fréquences que les vivants n'entendent pas. p 118 119
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nadiouchka   18 décembre 2017
La légende des montagnes qui naviguent de Paolo Rumiz
Je crois fermement aux coïncidences. Un des plus grands livres de voyage du XX ème siècle a été écrit dans une Topolino, et comme ça se trouve en 1953, l’année d’immatriculation de Nerina. L’auteur en est un photographe suisse, Nicolas Bouvier, qui, à vingt ans, a traversé les Balkans, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan et le sous-continent indien, en compagnie du dessinateur Thierry Vernet. L’ouvrage s’intitule L’Usage du monde. Je le connais par cœur et cela me réconforte de l’avoir toujours sur ma table de nuit. Seul Patrick Fermor, peut-être, dans sa traversée de l’Europe, en 1933, a su aussi bien décrire le luxe de la lenteur.

P.419
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Paolo Rumiz
SZRAMOWO   08 novembre 2018
Paolo Rumiz
Je raconte toujours que ma grand-mère, qui n’a jamais quitté Trieste, a vécu sous six drapeaux différents : la monarchie habsbourgeoise, le royaume d’Italie, l’Allemagne, la Yougoslavie, le gouvernement militaire allié et la République italienne. Mais quand je dis “fils de la frontière”, c’est au sens propre. La ligne séparant l’Italie et la Yougoslavie a été plantée ici, avec des pitons, dans la nuit du 20 décembre 1947, au moment même où j’étais en train de naître.
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manU17   11 juin 2015
Le phare, voyage immobile de Paolo Rumiz
Les gardiens de phare sont des hommes durs, rivés à leur récif. Monarques absolus de leur territoire et pourtant, en même temps, reclus à l'intérieur de ses limites.
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manU17   03 juillet 2015
Le phare, voyage immobile de Paolo Rumiz
Ce n'était pas n'importe quelle île. C'était un récif inhabité et lointain.
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Unhomosapiens   23 août 2018
Aux frontières de l'Europe de Paolo Rumiz
Quand je vais en ville, dit Vitaly dans un sourire, les gens me font tellement horreur qu'il m'est facile de me sentir solidaire d'un renne. Ou disons plutôt de me sentir renne, ni plus ni moins.
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