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Note moyenne 3.97 /5 (sur 933 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Chemillé-sur-Dême, Indre-et-Loire , le 05/07/1925
Mort(e) à : Paris , le 13/06/2020
Biographie :

Jean Raspail, est un écrivain, journaliste, voyageur et explorateur.

Pendant les vingt premières années de carrière, il va courir le monde à la découverte de populations menacées par la confrontation avec la modernité.

En 1973 il s'autorise enfin à venir au roman et écrit son œuvre phare "Le Camp des saints", dans lequel l'écrivain décrit la submersion de la France par l'échouage sur la Côte d'Azur d'une flotte de bateaux en ruine venue d'Inde, chargée de réfugiés.
À partir de ce moment-là, Jean Raspail écrira un grand nombre de romans couronnés de succès, parmi lesquels "Septentrion" (1979), "Sire" (1990) ou "L'Anneau du pêcheur" (1995).

Un certain nombre d'ouvrages évoquent également la Patagonie, à travers la revendication du royaume de Patagonie et d'Araucanie par Orélie-Antoine de Tounens, avoué de Périgueux, dans la seconde moitié du XIXe, tout autant que dans l'évocation de l'histoire et du destin de ces régions du bout du monde, notamment dans "Qui se souvient des hommes" (1986). En 1981, il se proclame lui-même "consul général de Patagonie", dernier représentant du royaume imaginaire d'Orélie-Antoine 1er.

Son œuvre a été plusieurs fois portée à l'écran, adaptations qui n'ont pas soulevé l'enthousiasme de l'auteur. Les adaptations en bandes dessinées de ses romans "Sept cavaliers…" (1993) et "Les Royaumes de Borée" (2003) par Jacques Terpant, sont par contre, tout à fait revendiquées par l'écrivain.

site : http://jeanraspail.free.fr/
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La miséricordeJean Raspail Éd. des Equateurs, mai 2019 À la fin des années 1950, le jeune curé d'Uruffe tua sa maîtresse et l'enfant dont elle était enceinte, qu'il considérait comme l'enfant du péché. le narrateur, un avocat qui fut le secrétaire du défenseur du prêtre lors de son procès, évoque cette affaire criminelle. ©Electre 2019 https://www.laprocure.com/misericorde-jean-raspail/9782849905968.html

Citations et extraits (179) Voir plus Ajouter une citation
Pchabannes   04 avril 2009
Le roi au-delà de la mer de Jean Raspail
‘’Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus car la vie s’en est allée ailleurs.’’
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lecassin   02 mai 2016
Le Camp des saints de Jean Raspail
L'homme n'a jamais aimé le genre humain en bloc, races, religions et cultures, mais seulement ceux qu'il reconnaît pour siens, ceux de son clan, si vaste soit-il.

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migdal   26 juin 2020
Le tam-tam de Jonathan de Jean Raspail
A cette époque-là, le monde traversait une période de calme et de prospérité. Les nations s'en étonnaient et se piquaient au jeu, stimulées par les historiens, sociologues et économistes qui répétaient sur tous les tons et de toutes les façons qu'en dépit de leurs recherches, si loin qu'ils remontassent dans le passé, ils n'y découvraient aucun bonheur aussi réel, durable et profond. Dans toutes les écoles et les universités, les professeurs enseignaient à leurs élèves que la terre, avant l'an 2010, était une vallée de larmes, charriant des flots de sang et des torrents de haine. Personne n'en doutait plus, chacun se sentait fier d'appartenir à la société idéale. Chacun se sentait concerné. Quelques faibles inégalités subsistaient encore entre les individus ou les nations, que tous s'employaient, citoyens et gouvernements, à résorber définitivement. La société nouvelle reposait sur l'émulation, la coopération, et non plus sur la compétition.
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migdal   27 juin 2020
Le tam-tam de Jonathan de Jean Raspail
Dans la grande maison de verre de New York, l'ONU siégeait toujours et contrôlait le monde. Au milieu d'une ville transformée, ce vénérable bâtiment avait été classé monument historique, et soigneusement entretenu.



Il partageait avec le Palais de Versailles, le Kremlin, les Pyramides et l’Acropole le ruban bleu du tourisme, recevait chaque année des millions de visiteurs. On expliquait d'abord à ces foules les luttes stériles de jadis. Puis on leur montrait le fonctionnement des multiples services où le bonheur du monde s'organisait dans la concorde et l'efficacité. Le respect, la reconnaissance, l'enthousiasme, et l'obéissance, tels étaient, en 2081, les sentiments que chaque homme et chaque femme, sur la terre, éprouvait à regard de l'ONU.
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Kichigai   05 février 2016
Le Camp des saints de Jean Raspail
Il est rare que les mouvements de foule spontanés ne soient pas, en fait, plus ou moins manipulés. Et l'on imagine aussitôt une sorte de chef d'orchestre tout-­puissant, grand manipulateur en chef tirant sur des milliers de ficelles dans tous les pays du monde et secondé par des solistes de génie. Il semblerait que rien n'est plus faux. Dans ce monde en proie au désordre de l'esprit, certains parmi les plus intelligents, généreux ou pernicieux, s'agitent spontanément. C'est leur façon à eux de combattre le doute et de s'échapper d'une condition humaine dont ils refusent l'équilibre sécu­laire. Ignorant ce que réserve l'avenir, ils s'y engagent néanmoins dans une course folle qui est une fuite en avant et, sur leur chemin, font sauter toutes les voies de repli, celles de la pensée, évidemment. Ils tirent chacun les propres ficelles liées aux lobes de leurs cer­veaux et c'est précisément là que réside le mystère contemporain : toutes ces ficelles se rejoignent et pro­cèdent, sans concertation, du même courant de pensée. Le monde semble soumis, non pas à un chef d'orchestre identifié, mais à une nouvelle bête apocalyptique, une sorte de monstre anonyme doué d'ubiquité et qui se serait juré, dans un premier temps, la destruction de l'Occident. La bête n'a pas de plan précis. Elle saisit les occasions qui s'offrent, la foule massée au bord du Gange n'étant que la dernière occasion en date et sans doute la plus riche de conséquences. Peut-être est-elle d'origine divine, plus certainement démoniaque ? Ce phénomène peu vraisemblable, né il y a plus de deux siècles, a été analysé par Dostoïevski. Il l'a été aussi par Péguy, sous d'autres formes, dans sa dénonciation du « parti intellectuel ». Et encore par l'un de nos pré­cédents papes, Paul VI, ouvrant enfin les yeux au déclin de son pontificat et reconnaissant l'œuvre de Satan. Rien n'arrête la bête. Chacun le sait. Ce qui engendre, chez les initiés, le triomphalisme de la pensée, tandis que ceux qui luttent encore en eux-mêmes sont saisis par l'inutilité du combat. Archange déchu, Ballan reconnut aussitôt les serviteurs de la bête et leur offrit ses services.





C'est aussi une explication.
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Floortje   13 juillet 2020
Sire de Jean Raspail
- Qui sont ces gens ? demanda-t-il, tout pâle.

- La haine, répondit M. Ixe. La haine et la contagion de la haine.

- Sont-ils nombreux ?

- Des centaines de milliers, sans doute. En réalité, nul ne le sait. Ils sont l'écume de la multitude. Ils en procèdent naturellement.

- Sont-ils français ?

-Cela n'a pour eux aucune signification.

-Chrétiens ?

Le vieux monsieur hocha la tête.

-Ils ne sont rien. Ces mots-là n'éveillent rien en eux. Ils n'en connaissent même pas le sens.
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Floortje   13 juillet 2020
Sire de Jean Raspail
Pas une porte ne s'ouvrirait pour vous. On ne vous offrirait pas même un verre d'eau. Tandis que moi, de cent façons, j'entre partout, je suis partout. Ils mangent et boivent ce que je leur vends. Ils achètent ce que je leur construis, utilisent ce que je fabrique exactement à leur usage. Je dirais presque : à leur image. Ils s'endettent à mon profit par le truchement de mes propres banques. Ils lisent ce que j'imprime pour eux. Ils écoutent et ils regardent ce que je commande qu'on leur dise, qu'on leur montre, et ceux qui leur parlent en mon nom se croient libres par quelque gymnastique commode de conscience. Au nom de ce principe-là, j'autorise même des ignominies fructueuses qu'au demeurant nul ne me reproche. Il est un peu plus de minuit, Monseigneur. A cette heure où les enfants sont couchés et cessent de veiller sur les adultes, dans un million deux cent mille de ces logements - je le sais parce qu'on m'en fait le rapport triomphant chaque matin -, des gens se salissent l'âme devant leur poste de télévision. Ils se souillent d'images qui les déshonorent et qui ont été commandées, exécutées, interprétées, filmées, programmées, annoncées, diffusées par des misérables à mon service.
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Pchabannes   17 octobre 2009
Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée de Jean Raspail
‘’Qu'avait donc écrit Osmond, l'évêque, à la première page de son calepin noir, à propos des sept cavaliers quittant la Ville au crépuscule, tête haute, sans se cacher, car ils ne fuyaient pas, ils ne trahissaient rien, espéraient moins encore...? C'était cela: l'espérance! Ils avaient cru tuer l'espérance, ils en avaient vidé leur âme comme on expulse un air vicié pour respirer enfin plus à l'aise, sans passé et sans avenir, sans mémoire, à l'exemple du chevalier de Dürer, éternel et inexpugnable, et voilà que l'espérance les avait ignoblement rattrapés, qu'elle était venue se rappeler à eux sous la forme de cette malheureuse fleur qui pourtant expirait sous leurs yeux et qu'ils en avaient célébré le symbole comme un assoiffé, dans le désert, découvrant une source et remerciant son créateur... Voilà ce qui leur était arrivé. Est-ce que cela ne leur suffisait pas qu'ils eussent chacun, au fond du cœur, une secrète espérance cachée ? Quel besoin avaient-ils ressenti, venu d'où, et de quelle façon, de s'en trouver une autre en commun à propos d'un détail infime, à propos de rien, c'est-à-dire à propos de tout, l'Espérance avec un grand E, l'insondable vertu d'espérance qui accompagne l'homme dès sa naissance et qui lui colle à la peau comme une illusoire cuirasse ? Elle les avait saisis par surprise. Peut-être ne les lâcherait-elle plus, à moins que la nuit ne l'emportât, comme elle emporte tant de choses. Silve pesta contre lui-même. Il s'était fait avoir comme un bleu... Il songea au cadet Vénier. Un bloc de pierre, ce garçon. A peine seize ans, et, déjà, d'une souveraine insensibilité. Au moins le plus jeune d'entre eux avait-il échappé au piège. Là-dessus Pikkendorff s'endormit.’’



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Floortje   13 juillet 2020
Sire de Jean Raspail
Et ces gens-là ne prient-ils jamais ?

- Jamais, répondit M. Ixe. Cette fonction-là s'est perdue.

-Mais qu'espèrent-ils ?

-Durer sans être malheureux. Pour les meilleurs, sans s'ennuyer.
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Luniver   07 novembre 2013
Le Camp des saints de Jean Raspail
Saisissons l’ONU de la proposition suivante : internationalisation de la flotte nomade sous pavillon bleu de l’ONU, avec débarquement à bord de marins-observateurs suédois, éthiopiens et paraguayens. L’UNRWA prend en charge le ravitaillement par hélicoptères de la population embarquée, ainsi que l’entretien des navires. Et la flotte tourne en rond sur tous les océans du globe pendant vingt ans, à la satisfaction générale. L’idée n’est pas neuve, d’ailleurs. Elle a même beaucoup servi. Évidemment, dans vingt ans, la population embarquée aura plus que certainement doublé. L’inaction, la chaleur... Il faudra construire des navires-camps pour renforcer la flotte. Croyez-moi, messieurs, on pourra durer longtemps ! Les petits-fils des émigrants ne sauront même plus pourquoi ils ont la mer pour horizon et le pont d’un navire pour territoire national. Car il faut y penser : leur viendra aussi la conscience politique. L’inaction, la chaleur... Ils revendiqueront. Ils exigeront l’indépendance. Et pourquoi pas ? Sur les bancs de l’ONU siègent les représentants de cent nations inviables. On en inventera une cent unième, voilà tout ! La République ambulante des mers océanes.
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