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ISBN : 1781932921
Éditeur : Black Library (06/09/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
L'inquisiteur Grégor Eisenhorn a passé sa vie à traquer l'obscurité dans les recoins les plus dangereux de la galaxie, à la poursuite de l'hérésie et du Chaos. Mais combien de temps un homme peut-il parcourir cette voie sans succomber à l'attrait du warp ? Sur la piste d'hérétiques sur des mondes isolés de l'Imperium, Eisenhorn doit se confronter à la vérité le concernant. Est-il toujours un champion du Trône ? Ou a-t-il été séduit par le mal qu'il ne vit que pour c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Alfaric
  23 décembre 2018
C'est fut une chronique très longue et très difficile car il y avait quantité de choses à dire sur les 11 nouvelles et le roman qui constituent ce recueil, mais j'ai surkiffé et je tenais absolument à partager mon enthousiasme car Dan Abnett est trop fort et ici non seulement chaque récit est une tuerie, mais en plus la mécanique d'ensemble est parfaite car chacun d'entre eux constitue à la fois une pièce du puzzle et un petit cailloux blanc menant au bouquet final ! Au bout du bout Albator, Doctor Who, super-héros et super-vilains DC / Marvel déboulent dans quelque chose qui ressemble pas mal à "L'Empire contre-attaque" revu et corrigé par David Gemmell : nous touchons du doigt le nec plus ultra de la supracoolitude à l'état pur, donc enjoy !
Fil rouge entre chaque récit, les relations entre les personnages « badass epicness to the max » et les personnages « badass normal ». Pour ceux que les anglicismes horripilent, le « badass epicness to max » c'est le mec que tu suis jusqu'au bout du monde et le « badass normal » c'est le mec qui le suit jusqu'au bout du monde : c'est Bédivère suivant Arthur, c'est Will Scarlet suivant Robin des Bois, c'est John Watson suivant Sherlock Holmes, mais aussi Balthus suivant Conan le Cimmérien au-delà de la Rivière Noire, c'est les hobbits suivant Aragorn jusqu'aux ténèbres du Mordor, c'est Tadashi Daiba suivant le Capitaine Albator jusq'au bout de la galaxie… Michael Moorcock fin connaisseurs des archétypes universels jungiens avaient théorisé cela avec son Éternel Champion et son Éternel Compagnon, et on retrouve cela avec les différents Docteur et leurs différentes Compagnons, et ici Valentin Drushner le scribouillard peureux et dépressif va aller au bout de lui même et c'est les couilles en bandoulière qu'il va se dresser contre les forces obscures en affrontant assassins et terroristes, zombies et kaijûs ! OMG c'est génial !!!

"Pestilence" :
Quelque part dans l'espace, la Campagne Génovingienne est frappée par une pandémie surnommée la vérole d'Uhlren et les morts se comptent bientôt par milliers (en fait par millions, mais les autorités ne veulent pas affoler les populations)… En désespoir de cause l'administration médicale se met à la recherche de l'un des 91 survivants du Tourment, une épidémie aux symptômes et à la propagation étonnamment similaires pour savoir comment la maladie peut être stoppée. C'est ainsi que le dénommé Lemual Sark se retrouve sur une planète perdue en plein coeur d'une jungle tropicale, pour interroger ce qu'il subsiste du colonel Fege Ebhoe du 23e régiment des Lanciers de Lammark au sein d l'hospice Saint Bastian. Nous sommes dans un récit indirect, et la narration à la première personne distille une ambiance lourde et pesante qui devient carrément flippante quand on nous raconte le siège de Pirody par les forces du chaos avec moult « ruines cyclopéennes », « horreurs indicibles », et « savoirs blasphématoires », sans parler des pauvres bougres servant de cobayes aux descendants d'Herbert West… Pour ne rien gâcher, on reprend et on détourne la plus célèbre phrase de "L'Appel de Cthulhu" qui introduit et clôt le récit : OMG Dan Abnett a réussi à injecté tout l'ADN lovecraftien dans un huis-clos terrifiant ou l'horreur du passé rejoint l'horreur du présent dans un univers Dark SF de bon aloi ! Mais après tout qu'est-ce qui ressemblent plus aux Grands Anciens lovecraftiens que les divinités du chaos de Warhammer 40000 ? J'avais pas kiffé le mélange entre SF et horreur depuis… Frankenstein ?
L'horreur guerrière est supplantée par l'horreur biologique (sommes-nous aux frontières du Body Horror à la David Cronenberg ?), mais plus horrifique encore est l'inimaginable la quantité de souffrances que l'être humain est capable de s'infliger à lui-même :
"La Transgression de Maître Imus" :
Maître Imus est un vieux comptable persuadé d'avoir découvert le Nombre de la Ruine et que le Diable chuchote à ses oreilles pour lui demander de le propager à travers toute l'humanité, mais en bon citoyen de l'Imperium humain et c'est de lui-même qu'il se dénonce à l'Inquisition… C'est ainsi qu'il tombe sur les novices Grégor Eisenhorn et Titus Endor, qui décident d'enquêter sur son cas le plus sérieusement du monde !
La mise en place qui laisse la part belle au doute (idiot, fou ou fanatique ?) est assez réussie, mais il y ensuite tout une intrigue à la Agatha Christie qui aurait pu et aurait dû être développée au lieu d'être quasiment expédiée. C'est dommage, il y avait de l'idée !
"Regia Occulta" :
Dans une très chouette ambiance de western spatial, c'est à première personne que le jeune inquisiteur Grégor Eisenhorn nous raconte comment il s'est retrouvé coincé dans un des trous les plus perdus de la galaxie dénommé Ignix. En attendant la fin des magnifiques mais horripilants orages magnétiques, il est invité par les autorités locales à investiguer sur une affaire inhabituelle qui pourrait bien relever des attributions de l'Inquisition. Les victimes s'accumulent et ce qui les tue semble lié à l'association entre l'architecture et la météo d'un quartier construit sur l'eau : si le meurtrier est un chasseur ce n'est pas un animal, et s'il est doué d'intelligence ce n'est pas un être humain... Les personnages du Cluedo sont ainsi remplacé par le xénos, le mutant et l'hérétique : faites vos jeux, rien ne va plus ! ^^
"Portés Disparus" :
Il ne savait pas que c'était impossible alors Dan Abnett l'a fait : mélanger parfaitement le "Rambo" de Ted Kotcheff et le "Seven" de David Fincher !
Sameter était un monde agricole prospère avant que ne s'abattent sur lui les forces obscures de l'ultralibéralisme thatchérien, et les vétérans de la garde impériale reviennent chez eux après la rude campagne de la Guerre des Malouines pour retrouver leurs terres natales saccagées par l'hypercapitalisme. Pire, au lieux d'être loués ils sont honnis… C'est dans ce contexte dégradé que la Team Eisenhorn enquête sur une série de meurtres rituels, mais les choses se sont pas ce qu'elles semblent être : les meurtres s'étalent sur plusieurs années, ils ont manifestement plusieurs auteurs, et pour une fois les Puissances de la Ruine semblent en dehors du coup. Sauf que la Team Eisenhorn dérange, que quelqu'un veut lui mettre des bâtons dans les roues et que ce quelqu'un dispose de solides compétences militaires. L'inquisiteur badass rassemble les pièces du puzzle et il espère trouver une issue pacifique à l'enquête, mais c'est contraint et forcé qu'il se dirige vers un nouveau Massacre de Wacho… La quantité de souffrances que l'être humain est capable de s'infliger à lui-même est inimaginable :
"L'Étrange Disparition de Titus Endor" :
L'inquisiteur Titus Endor déprimé et désœuvré se demande quand est-ce que sa carrière a commencé a mal tourné : lui qui était promis à un grand avenir n'a fait que régresser pour se retrouver placardiser, alors que son collègue le lénifiant Grégor Einsehorn a lui connu les feux de la gloire… Pire avec leur ancien son mentor interné pour maladie mentale, il se demande si ce dernier n'était pas déjà fou à lier quand il a pris son son aile un futur tocard et un futur diabolus ! Mais les affaires reprennent et en enquêtant sur l'énigmatique danseuse Mira Zaleed, il est persuadé d'avoir retrouvé la trace de son pire ennemi Gonrad Maliko !
On aurait pu avoir un thriller entre Alfred Hitchcock et Philip K. Dick mélangeant vérité et mensonge, rêve et réalité, au sein d'une psyché fragmentée… Oui mais non, on fait du David Lynch et je n'ai strictement rien compris à la fin avec cette historien de saurien fantôme ! Cette nouvelle est le maillon faible de l'ensemble, mais il en fait toujours un dans un recueil, n'est-ce pas ? ^^
"La Curiosité" :
Cela fait 7 années que sous le mécénat du seigneur gouverneur le magos biologis Valentin Drusher dresse la taxonomie complète de la faune de la planète Gershom, quand un super-prédateur sème la terreur dans la province d'Outre Oudar… Arrivé sur place il reprend bien malgré lui le rôle d'un détective dans un polar à la Agatha Christie et c'est ainsi qu'on nous présente parmi toute un comédie humaine le Baron Karne qui veut rétablir l'ordre, l'évêque qui récupère la tragédie à son profit, le chasseur Skoh Fernal en quête de trophées et la policière de choc Germaine Macks en quête d'adrénaline…

« Pour l'amour du risque », l'intellectuel trouillard Valentin Drushner et l'action woman badass Germaine Macks reconstitueront pour notre plus grand plaisir leur duo « la tête et les jambes » dans la nouvelle Les Jardins de Tycho et le roman Magos… Et ah, nous avons la preuve que le génial Dan Abnett est faillible : dans le dernier tome du "Cycle Ravenor" il est expressément expliqué que l'humanité n'a pas encore rencontré les créatures du Grand Dévoreur alors que dans cette nouvelle qui lui est antérieure il est expressément expliqué que les magos biologis de l'Imperium en ont déjà établi la taxinomie.
"Jouer de Patience" :
OMG Patience Kys la psionique badass 50 % Emma Peel 50 % Trinity du "Cycle Ravenor" a un jour été une moniale veillant sur ses petites soeurs Prudence et Providence !
On a un "Princesse Sarah" grimdark ressemblant mine de rien beaucoup au "Couvent des damnés", et on a la team Ravenor qui remonte les filières de la Cognitae pour tomber sur des trafiquants de chair humaine : les garçons musclés sont vendus comme chair à canon aux gangs, les filles galbées sont vendues comme chair à pognon aux bordels, et les ressources humaines particulières sont vendues aux pervers narcissiques friqués de toutes sortes toujours couverts par les salopards de la ploutocratie mondialisée. Ses soeurs vendues à on ne sait qui, Soeur Patience se révolte et la télékine non enregistrée est vendue au narcobaron Locketter qui souhaite un gibier de choix pour ses chasses du Comte Zaroff… Au coeur d'un survival survolté, parodie horrifique de télé réalité, c'est dans le bruit et le fureur qu'un jeune femme finit par trouver son destin avant de l'embrasser : traquer et éliminer jusqu'au dernier tous les cultistes du Veau d'Or !
"Aiguillon Requiert Éperon" :
Le maître Grégor Einsenhorn veut avertir son ancien élève Ravenor qu'il est dans le collimateur des augures déments de la Fratrie Divine persuadés qu'il aura un rôle à jouer dans l'avènement d'un nouveau roi-démon appelé « Slyte »… On alterne narration à la première personne où le maître explique les us et coutume d'un secte tellement obnubilée par les prophéties qu'elle cherche à hâter leurs accomplissement quitte à ce qu'elles deviennent autoréalisatrices, et narration à la troisième personne où la Team Ravenor est assiégée par les forces obscures de la crevardise. Simple, efficace et bien fichu : il s'agit d'une nouvelle qui aurait pu servir de prologue au "Cycle Ravenor", c'est bien dommage qu'elle ne figure pas dans ce dernier...
"Les Jardins de Tycho" :
Piégé sur la Planète Gershom suite au procès de l'Affaire de la Bête, le magos biologis Valentin Drusher traîne sa misère et boucle ses fins de mois en donnant des cours de dessin à la fille d'un mafieux local... C'est là que Germaine Macks la strong independant woman accro à l'adrénaline le réquisitionne pour une nouvelle affaire d'animal tueur, et elle l'emmène dans l'une des zones noires laissée par la dernière révolte anti-thatcherienne transformée en véritable guerre civile par la surdité et l'incurie des autorités. En effet la zone de guerre aujourd'hui transformée en DeMilitarized Zone contenait le plus grand zoo privé du sous-secteur galactique, et la flic de choc aimerait bien que l'universitaire trouillard identifie et retrouve la créature qui sème la ruine et la désolation parmi ses troupes. Notre badass normal sait immédiatement quelle est la pauvre bête arrachée à son environnement et baladée de planète en planète qui essaye de survivre au merdier dans lequel les humains l'ont plongée (remember "Les Seigneurs de Bagdad" de Brian K. Vaughan), et que même devenue folle elle est incapable d'avoir commis autant de victimes… Il ne veut pas affoler ses compagnons, mais derrière la tragédie et l'horreur animale, il y a une tragédie et un horreur humaine : la quantité de souffrances que l'être humain est capable de s'infliger à lui-même est inimaginable… Le suspens est une fois de plus mené de main de maître, et cet enfoiré de Dan Abnett a bien failli faire lâcher mon cœur 2 ou 3 fois ! ^^
"Une Image Traîtresse" :
Une photographie d'Horus, l'Architraître qui joue dans la mythologie Warhammer 40000 le même rôle que Lucifer dans la mythologie chrétienne, suscite bien des convoitises au point d'attirer dans le repaire du pastiche du Baron Harkonnen tous les collectionneurs de la galaxie, à commencer par ceux de l'Inquisition et ceux de l'Hérésie. Car si la photo a été prise avant la chute, c'est que nul n'est à l'abri de damnation, si la photo a été prise après la chute, c'est que nul n'est à l'abri de la tentation. Plus grave et séditieux encore est le témoignage d'Euphrati Keeler qui avant d'être canonisée était une journaliste ayant réalisé une interview de l'Empereur revendiquant son statut d'être humain et reniant le statut d'être divin qui lui avait été octroyé par une secte de fanatiques illuminés aujourd'hui à la tête de l'Imperium humain. Nous sommes en face d'un savoir qui pourrait bien ébranler les fondations de l'Imperium humain, et si l'Inquisition aimerait bien l'enterrer, l'Hérésie aimerait bien elle le diffuser. Gregor Eisenhorn lui l'utilise comme appât pour attirer sa némésis Lilean Chase dans un piège,
Une nouvelle qui transpose dans une ambiance Dark SF tous les ingrédients d'un bon roman d'espionnage, et ici difficile de en pas reconnaître un classique jamesbondien : la scène des enchères (qui généralement alterne avec la scène du casino ^^)… Mais derrière la supracoolitude, on aborde absolument le plus sérieusement du monde les thématiques de l'Histoire, de la Mémoire, et leurs manipulations entre vérités et mensonges car l'évhémérisme c'est aussi le récit des temps passés réécrits par les vainqueurs ! (et si on nous avait menti, et que l'Empereur-Dieu n'était qu'un mythe servant de paravent à la junte galactique des Hauts Seigneurs de Terra ?)
"Perihélion" :
C'est pour des raisons personnelles que Grégor Eisenhorn revient incognito au siège de l'Inquisition qui l'a mis au ban de l'humanité. Mais il est vraiment poissard puisqu'il tombe en pleine attaque terroriste perpétrée par le  : le Grael Ocre, superpsionique fabriqué de toutes pièces par le Roi en Jaune nouvelle némésis de notre badass epicness to the max (Lovecraft Power ! ). Il tombe sur son élève qui lui explique ce qu'il lui est arrivé après l'Affaire Slyte. Les survivants du drame cosmique au lieu d'être célébrés comme des héros pour avoir vaincu un Grand Ancien passaient devant les tribunaux pour avoir foutu la merde dans tout le sous-secteur galactique, sans qu'on sache le destin des uns et des autres. Ici l'Homme de Fer Dark SF émule de Charles Xavier des X-Men nous apprend le choix que ses supérieurs hiérarchiques lui ont laissé : ou partir immédiatement en chasse de son ancien mentor, ou être privé sine die de son rang, de ses fonctions et de ses pouvoirs… Ravenor qui a toujours été un héros ne mange de ce pain-là, mais combien de temps pourra-t-il résister aux arguments de ses collègues qui considèrent qu'Einsenhorn le radicalisé comme le plus grand des dangers (et c'est quand même vrai que depuis qu'il a asservi le démon Chérubaël il fait flipper jusqu'à ses plus fidèles alliés) ? Une nouvelle qui aurait pu servir d'épilogue au "Cycle Ravenor" au de prologue au "Cycle Bequin", donc tout cela est « To Be Continued ! » ^^
"Magos" :
Depuis son divorce Valentin Drushner s'adonne à l'ornithologie littorale en vivant dans la peur perpétuelle des pillards à la Mad Max qui passent tous les jours près de chez lui en roulant comme des cinglés sur une autoroute sauvage…… Mais son train-train quotidien est interrompu par la nouvelle réquisition de Germaine Macks qui lui présente le dénommé Grégor Einsenhorn missionné par l'Inquisition. On aurait pu nous faire une 3e fois le coup de l'animal tueur : oui mais non, on part tout de suite sur une partie de « je sais que tu sais que je sais, et tu sais que je sais que tu sais... » ! La mise en place du récit est très cool puisque si vous commencer la saga par ce roman vous découvrez le badass epicness to the max par les yeux du badass normal qui ici va lui servir de compagnon, mais un lecteur averti en vaut deux et il sait que Grégor Einsenhorn est un inquisiteur, un télépathe et qu'il a été rejeté par les siens : il entend donc toutes les pensées, tous les doutes et toutes les réflexion de Valentin Drushner et on jubile d'imaginer ses réactions intérieures entre colère et pitié... Mais si le magos biologis est ignorant il n’est pas sot, et il comprend immédiatement que les scènes de crimes sur lesquelles il a été convié est vraisemblablement un gigantesque coup monté et qu’il y a anguille sous roche du côté des enquêteurs comme du côté des tueurs (et pour cause, car l’inquisiteur rebelle joue de nouveau à cache-cache avec Lilean Chase, le Roi en Jaune et les génies diaboliques de la Cognitae qui joue chez Dan Abnett le rôle du Spectre chez Ian Flemming). Il faut donc trouver le repaire ennemi et le traître qui a infiltré la Team Eisenhorn, et c’est en louvoyant entre revenants et morts-vivants qu’on se met en quête d’un impossible château d’outremonde. Pour ne rien gâcher l’ambiance distillée par l’auteur est excellente et excellemment mise en scène : on est dans une Écosse de romantisme noir qui emprunte autant à la Transylvanie de Bram Stoker qu’à la Nouvelle-Angleterre d’Howard Philip Lovecraft… Grâce à son sens de l’observation et à ses déductions , le magos biologis coiffe tout le monde au poteau en résolvant l’énigme de la forteresse unseelie de la Reine-Mab… OMG it’s bigger on the inside ! ^^
Et après des pages et pages d'action non stop, ce n’est pas la fin mais le commencement...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   26 décembre 2018
Mais le feu est trompeur ; depuis le tout premier jour où les dieux le leur ont confié, il a appris à abuser les hommes. A moins que les hommes ne l’aient volé. Les mythes ne s’accordent pas sur ce point. Le seule vérité qui compte est que le feu est déloyal et insidieux par nature. La première fois que l’humanité a voulu s’emparer de lui, il lui a brûlé la main. Et quand on croit l’avoir éteint, l’incendie se rallume de lui-même pour se révéler dans toute sa fureur, incontrôlable, avide, trop puissant pour que quiconque puisse lui résister. (in "Magos")
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AlfaricAlfaric   16 novembre 2018
Déjà, lorsqu'on sait se battre, il faut en avoir dans la culotte pour aller au combat. Mais il en faut sacrément plus quand on n'a jamais appris. Y aller quand même quand on n'a pas la moindre idée de ce qu'il faut faire ? Ça demande des couilles en acier trempé. (in "Magos")
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AlfaricAlfaric   26 octobre 2018
La peur simplifie l'esprit. C'est une émotion si primitive, si forte et si pure qu'elle vide la tête et fait tomber les barrières et les faux-semblants. (in "La Transgression de Maître Imus")
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AlfaricAlfaric   16 décembre 2018
Connaître le futur n’a jamais apporté la prospérité à aucun homme. Le passé est tellement plus intéressant. (in "Magos")
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AlfaricAlfaric   15 novembre 2018
L'élève surpasse toujours le maître. (in "Magos")
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Bande-annonce du film d'animation "Ultramarines" scénarisé par l'auteur anglais Dan Abnett.
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