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Critiques sur Mort aux cons (84)
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Lune
  12 mars 2009
Voilà un livre qui risque de faire parler de lui dans les chaumières... Des déclinaisons de cons se suivent, pareilles sur le fond, dissemblables sur la forme. Qui n'a jamais croisé un de ces cons et n'a ressenti une envie meurtrière jette la première pierre à Carl Aderhold. Cet auteur doué d'une observation implacable et lucide, pendant 400 pages, nous offre une dissection aigüe, ironique, féroce des travers de toutes les espèces de cons (depuis la concierge jusqu'à l'homme politique en passant par le chauffard, le chef de bureau... exactement cent quarante cons) qui peuvent exister sur terre, que nous côtoyons, sans parler de nous-mêmes en certaines circonstances. C'est un petit bijou à offrir au con qui vous ennuie, vous pourchasse avec ses grands élans de connerie qui vous fatiguent, vous énerve, vous fait entrevoir l'agressivité que vous portez sans oser vous l'avouer et encore moins la montrer. Humour noir corrosif qui entraîne de grands éclats de rire, de la pitié, de l'écoeurement, ce "livre analyse" de la connerie prend un petit air de philosophie. A lire au second, au troisième degré, ce roman défouloir me paraît avoir une centaine de pages en trop, une certaine lassitude se ressent lorsqu'on a compris le mécanisme puis les cent dernières pages relancent l'intérêt. On le referme et sous influence, on regarde les autres différemment, on découvre chaque jour de nouveaux specimens, on pense "Mort aux cons!"... C'est un peu d'humour...

Il m'a fait penser à un autre petit bijou d'humour noir : "Crimes exemplaires" de Max Aub, un chef d'oeuvre de la littérature surréaliste.

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Pirouette0001
  26 janvier 2014
L'idée du roman est intéressante. Mon mari m'avait d'ailleurs offert le livre un jour où une fois de plus j'avais pesté sur la conduite agressive et déraisonnable d'autres conducteurs automobiles. Oui, nous avons tous envie de crier un jour "mort aux cons", de voir le protagoniste de l'histoire mettre ce voeu à exécution est amusant. Mais au bout de deux cents pages, on s'essouffle. Cela va-t-il durer véritablement encore ainsi pendant deux cents pages supplémentaires ? Et à nouveau, cette envie de voir supprimer un tiers, voire plus, du livre pour que cela tienne vraiment la route.
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Amnezik666
  09 janvier 2013
Si au travers de ce roman l'on y suit le parcours d'un tueur en série qui affiche pas moins de 140 victimes, le style opte d'avantage pour l'humour noir et le cynisme. La première bonne surprise vient justement du style de l'auteur qui est très agréable et permet une lecture fluide. Comme son sujet est plutôt intéressant je suis sorti globalement satisfait de cette lecture.

Toutefois même si la question n'est pas d'adopter ou non la philosophie de notre « chasseur de cons », je suis plus que certains que l'on a tous eu un jour des pensées assassines pour ces cons du quotidien (voisin indélicat, administration tatillonne…). le bouquin n'a pas non plus la prétention de se vouloir un essai sur la connerie et les cons, pour le prendre au premier degré il faudrait soi même être un peu (beaucoup) con. Il n'en reste pas moins que la notion de con est globalement plus subjective qu'objective (à part pour certains cas désespérés) et peut varier d'un moment à l'autre (selon le contexte ou encore notre humeur du moment).
Lien : http://amnezik666.wordpress...
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Anaellita
  30 décembre 2015
Voici un petit roman bien sympathique, qui donne des envies d'ailleurs (un monde sans con) et/ou des envies tout court (de meurtres par exemple...).
Humour noir et tranchante ironie sont un bonheur à lire. On se prend même un peu au jeu en se demandant parfois qui, dans notre propre entourage, serait dézingué au nom de la philosophie anti-con !.... Je ne sais pas vous, mais au final, je me retrouverais seule au monde... (la perfection n'est pas donnée à tous ! :p )
Bref, les... 300 premières pages sont géniales, les 10 dernières aussi, par contre, j'avoue avoir été victime de lassitude sur une petite centaine de pages de la 2nde moitié du roman. C'est dommage car je pense qu'un thème aussi riche et peu étudié aurait pu éviter ça !
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Davalian
  30 décembre 2012
Après ceux qui considéraient qu'éradiquer les cons se résumait à un vaste programme et ceux plus magnanimes qui privilégiaient leur internement dans des bâtiments dont la taille défie l'imagination, arrive Carl Aderhold.
Les adeptes de Maxime Chattam et autres Esprits criminels, vont d'abord y retrouver des thèmes connus : cruauté envers les animaux, empathie, mesures contres-légales, rituel, signature… Mais le serial killer s'efface (presque) devant le scientifique qui tente de définir le concept de la connerie et du con en général. Vue à travers ce filtre, la sociologie en deviendrait utile au quotidien.
La démarche est inspirée : tous les spécimens en prennent pour leur grade : le bricoleur du dimanche, le chauffard, les employés de divers services plus au moins publics, les thérapeutes spécialistes et experts… L'ensemble forme un petit traité de la bonne humeur plutôt plaisant à lire en fin de journée. le passage dans lequel l'auteur se livre à une typologie des cons est hautement prodigieux et son oeuvre doit être lue ne serait-ce que pour en profiter.
Les expériences professionnelles du protagoniste lui permettent de solder ses comptes avec nombre de supérieurs hiérarchiques : l'ambiance n'est pas sans rappeler celle du film Comment tuer sont son boss ?. le temps passé en maison d'édition m'a étrangement fait penser au chef d'oeuvre de Umberto Eco le Pendule de Foucault.

Une lecture distrayante, jubilatoire et hautement profitable à tous, à mettre entre toutes les mains donc ! La violence est ici traitée de manière légère, anodine, sans conséquence… Heureusement que le récit reste cousu de fil blanc sans autre prétention que celle d'amuser et de prévenir le lecteur.
Lien : http://kriticon.over-blog.co..
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Altervorace
  11 mai 2012
Avant tout, notons que cet ouvrage est un premier roman d'un auteur français et cela compte dans la note un peu indulgente que je lui ai donné. L'idée de départ, un anti-héros qui décide d'éliminer les cons qu'il subit au quotidien, est franchement super et les premières pages sont excellentes à tous points de vue. Par contre la suite est franchement plus faible. Ce n'est pas mauvais, loin de là, mais ce n'est pas à la hauteur de ce que les débuts promettaient. On tombe un peu dans le catalogue de cons, un inventaire certes sympathique mais lassant à la longue. Quant à la fin, peut-être un peu trop prévisible, elle est plutôt bonne. Voilà pour un bilan un peu mitigé. Tu te diras, ami lecteur, que tout cela sent un peu la déception mais il ne faut pas oublier que c'est un premier roman, que ce dernier a de nombreuses qualités et que l'auteur nous donne beaucoup d'espoirs pour la suite de sa carrière. Monsieur Aderlhod fait preuve d'un humour que j'apprécie énormément et j'espère que ses prochains ouvrages seront tout aussi décapants tout en faisant peut-être preuve d'un peu plus de maturité et de soin quant à la construction du récit. Depuis Carl Aderlhod a sorti un autre ouvrage Les poissons ne connaissent pas l'adultère, j'espère avoir l'occasion de le lire et de le chroniquer ici...
Lien : http://altervorace.canalblog..
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ElizabethBennet
  16 janvier 2013
Avec son titre sans détour et sa quatrième de couverture plutôt explicite, on s'attend à lire un roman à mi-chemin entre le Dîner de Cons et Massacre à la tronçonneuse, construit sur une histoire jubilatoire de serial-killer de cons. Mais évidemment, si le livre semble tenir ses promesses au départ, bien que le premier meurtre de cons se fasse tout de même attendre un certain temps, il faut bien reconnaître que le roman, malgré son intrigue plaisante, a bien du mal à tenir la distance (410 pages, tout de même !). le héros, d'amusant qu'il était, devient rapidement assez agaçant, pédant, prompt à prendre pour des cons tous ceux dont la tête ou les réflexions ne lui plaisent pas, jusqu'à devenir lui-même l'un de ces cons qu'il prétend éradiquer, soi-disant au nom de notre bien à tous, mais surtout pour son petit confort et sa satisfaction personnels. de plus, les meurtres deviennent vite répétitifs, expédiés la plupart du temps, en une seule phrase, donnant l'impression d'une accumulation de victimes quelque peu vaine, où le narrateur finit par nous perdre complètement. le style est néanmoins plutôt agréable à lire, incisif et délicieusement tranchant, mais l'on regrette que, dans l'écriture comme dans la construction de l'intrigue, l'auteur ne soit pas allé jusqu'au bout de sa démarche : paradoxalement, ce titre si violent et si audacieux laisse place à un roman pas assez cynique et cruel pour être finalement drôle et efficace. Il y a toutefois de bonnes idées, comme cette relation pour le moins minée qu'il entretient avec l'inspecteur enquêtant sur le meurtre de sa femme (car il va sans dire que, à force de tuer des cons, notre héros a fini par en voir chez lui aussi), et surtout, ce passage extraordinaire où, chargé d'écrire le scénario d'un film pornographique intitulé Les malheurs d'Aspasie, du nom de la compagne du célèbre Périclès, courtisane notoire (Aspasie, pas Périclès), il découvre que toute l'équipe de tournage, acteurs et techniciens compris, a dévoré le Banquet de Platon, qu'il avait apporté sur le plateau pour tromper son ennui, puis prêté à l'actrice principale... (la suite en cliquant sur le lien ci-dessous !)
Lien : http://ars-legendi.over-blog..
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muse2805
  08 juin 2012
Oui mais ... oui le titre et le résumé de l'éditeur m'ont donné envie , mais je m'y suis reprise à plusieurs fois pour en venir à bout ; oui, l'idée de départ est plus que louable, rien à redire sur le fond ,j'aurai presque poussé le protagoniste à accélérer ses méfaits mais...j'ai un peu souffert durant l'accompagnement , surtout durant la seconde partie; mais bon , il a eu du cran le protagoniste , pas que du cran d'ailleurs, du calibre, de l'imagination et un sens immédiat d'adaptation aux situations qu'on ne peut que saluer ... alors oui quand même, même si...
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karavane
  01 août 2019
J'en ai perdu l'habitude depuis que je suis à la retraite, mais c'était une bonne lecture de vacances. Tout un programme. Mon village comptant à peine 100 habitants risque d'y perdre quelques unités. le con qui taille sa haie à des heures indues, le con qui laisse son chien aboyer des heures, le con qui transvase ses déchets dans MA poubelle, celui qui fête toutes les semaines son anniversaire...ça va décoiffer! Mais sérieusement, dans l'ambiance de paranoïa actuelle, je crains qu'un Supercon prenne ce programme au pied de la lettre! On constate toujours pire que ce que l'on avait cru imaginer!
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Ladybirdy
  14 juillet 2018
Ce long roman (peut-être cent pages de trop) m'a donné le tournis et m'a assez dérangée même si je l'ai lu d'une traite.

« Mort aux cons » nous laisse tout le loisir de parfaire notre définition de la connerie. Pour le héros dont l'identité est inconnue, la connerie commence n'importe où si tôt que Monsieur se trouve énervé.
On découvre donc un homme qui ne supportant pas les ronronnements d'un chat puis ses coups de patte le balance par la fenêtre. Mort s'en suit ainsi que le soulagement de l'homme d'avoir évacué sa colère. Ce sera le début d'une révélation : il faut en finir avec les cons (ou bien soulager ses énervements ?).
Il faut croire aussi que le jugement que l'on porte sur autrui dépendra étroitement de notre limite de tolérance et surtout de notre bagage humain.
Tous les cons que ce personnage dérangé a supprimés m'a semblé tout à fait surréaliste.
Ce roman passe à côté de la vraie bêtise humaine pour mettre en avant les broutilles quotidiennes. En tout cas, je n'avais pas bon de m'imaginer discuter avec cet homme, un rien l'amenant à poser l'étiquette de con.
On peine aussi à le comprendre cet homme aigri, comment a t'il pu en arriver à un tel massacre ? L'auteur ne prend pas la peine de lui trouver des excuses. Les émotions sont aussi manquantes dans ce roman. Je l'ai lu parce qu'il se lit vite, que l'écriture est fluide mais le sujet me semble bâclé.
Je retiens quelques bons passages humoristiques, un chouïa de tendresse à l'hopital auprès de la petite vieille délaissée et quelques phrases vivifiantes lors de sa consultation chez la médium.
Le psychologue avait un bon rôle jusqu'à ce que cela en devienne de nouveau très sarcastique.
Le passage sur sa recherche de la définition d'un con m'a semblé inutile et bien trop long.
Un roman qui se lit vite mais à côté du sujet.
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