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EAN : 9791035969547
460 pages
Bookelis (26/01/2022)
4.9/5   5 notes
Résumé :
Hiver 1764
Frappé par d’étranges attaques, le Gévaudan, l'une des provinces les plus reculées et les plus sauvages du Royaume de France, fait appel à une garnison locale pour traquer les loups qui égorgent bergers et bergères depuis le début de l’été.
Lucien Manetteau, jeune homme originaire du Dauphiné, est appelé pour veiller au bon comportement des soldats hébergés par la population.
Mais alors que les semaines passent et que chasses et batt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Mon 3e roman C'etait la Bête sortant aujourd'hui en ebook je m'autorise ces quelques mots, moins par besoin d'auto-critique que pour inciter lectrices et lecteurs curieux à découvrir ce que j'ai tenté de présenter comme une enquête historique. Les recherches entreprises m'ont rappelé celles effectuées pour le Treizième Empereur, avec en prime un mystère à entretenir jusqu'au bout. En espérant vous avoir donné envie de plonger dans le Gévaudan du XVIIIe siècle et en vous souhaitant de bonnes lectures à venir,
Alexandre
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Comment qualifier ce roman?
D'historique ? de policier ? D'épouvante ?
Difficile de trancher car ces 3 styles se croisent et s'entrecroisent tout au long de 450 pages sans aucun temps mort.
Les attaques et les morts s'enchaînent sans que personne ne sache vraiment quoi chercher dans ces forêts profondes et ces montagnes escarpées.
J'ai beaucoup accroché sur le personnage principal, Lucien, qui avec l'aide du marquis d'Apcher tenter de comprendre ce qu'il se passe en Gévaudan...
Un roman vraiment génial qui tient en haleine jusqu'aux toutes dernières pages, et qui m'a surpris je dois le dire...
Florian
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J'ai dévoré cette histoire en 3 jours, emporté par les événements qui se succèdent et entraînent l'histoire vers un dénouement qui m'a surpris, ballotté tout le long par les diverses pistes que l'auteur manie avec une habileté remarquable jusqu'à la fin, tenant le lecteur en haleine.
Les personnages sont nombreux et amènent tous quelque chose, et l'histoire surfe avec L Histoire, nous emmenant vers une fin à la hauteur du récit...
Ce roman est vraiment une excellente surprise, fan de roman policier ou passionné de la bête du Gévaudan, il a selon moi de quoi plaire au plus grand nombre!
Alexandre Allamanche revient plus ou moins au roman historique, avec succès pour moi!
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Ahouuuuuu! Ne va pas te promener dans les bois car le loup (mais est-ce un loup?!) y est! Reste plutôt chez toi et lis ce livre. Après "Le treizième empereur" qui retraçait avec brio le parcours de Trajan, Alexandre Allamanche prouve qu'il n'a pas froid aux yeux en s'attaquant à la fameuse bête du Gévaudan. Pour ceux qui ont grandi dans une grotte, je rappelle qu'il s'agit d'un fait divers avéré concernant une bête à l'origine de nombreuses attaques de personnes au XVIIIe siècle. Je te le dis tout de suite: à l'instar du loup, tu vas le dévorer. Toujours un travail impeccable de recherches historiques en amont de la part de l'auteur, qui me fait dire que l'histoire sent presque le vécu (pourtant non: j'ai vérifié, le monsieur n'est pas bicentenaire). Impeccable également: sa plume fluide et précise qui sait te rendre sympathique le héros (au(x) doux prénom(s) follement désuet(s) de Lucien/Ferdinand) et te faire parcourir un frisson le long de l'échine à peu près toutes les cinq minutes de lecture (c'est qu'il sait y faire, l'auteur, dans les descriptions d'attaques et de victimes: décrire du boyau à l'air est à la portée de tout le monde, mais lui a compris que trop en montrer ôte toute frousse, il sait provoquer l'horreur et la pitié en quelques phrases sobres et bien tournées, ce qui est un exercice bien plus difficile). La Bête est aussi dure à mettre en cage que ce roman ne l'est à être classifié, oscillant entre le roman historique grâce à tous ces détails distillés sur la vie quotidienne dans les campagnes françaises du XVIIIe et intrigue policière avec son protagoniste cherchant à démêler le mystère (si tu devines le dénouement avant la fin, tu es un mage noir, il n'y a pas d'autre solution). Tu saupoudres avec une pointe d'épouvante dans un Gévaudan couvert de forêt et de brume des longs hivers, et tu te retrouves à avaler 500 pages en trois jours sans une once d'indigestion (oui parce qu'en plus il n'y aucune longueur. Enigmes, découvertes, rebondissements, révélations, fausses pistes, bâtons dans les roues, ça s'enchaîne sans aucun temps mort). J'ai ouï-dire que ce livre a remporté le Prix du Livre Enedis ... Moi je le verrais bien gagner le Goncourt des lycéens!
Lien : https://tsllangues.wordpress..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Jeanne était au milieu du pré.
Allongée sur le dos, les bras en croix, elle semblait embrasser le ciel.
Le troupeau n’était plus là.
Les bêtes avaient pris peur et broutaient maintenant de l’autre côté de la prairie, sans oser revenir.
Voilà vingt minutes que leur bergère n’avait pas bougé.
Profitait-elle du Soleil dans cette herbe grasse et moelleuse ?
Quelque chose d’étrange, une aura inquiétante, vaguement maléfique, repoussait cette simple idée.
Paumes vers le haut, les mains de Jeanne étaient caressées par la brise.
L’herbe était piétinée autour d’elle.
Le visage tourné sur le côté, ses yeux étaient fixes.
Ses vêtements déchirés.
Et sa gorge béante.
Sa poitrine était également ravagée.
Les crocs qui l’avaient tuée avaient entrepris de la dévorer, avant
d’abandonner le cadavre horriblement mutilé sans que personne, hormis les bêtes éloignées, n’ait aperçu l’auteur de ce meurtre sanglant.
Un meurtre qui, en ce mois de juin 1764, ouvrait un règne de terreur dans le Gévaudan.
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— La guerre est enfin terminée ? demanda l’homme âgé en le rejoignant devant l’âtre.
— Oui… répondit Lucien d’un air amer en regardant les flammes.
Puis voyant que son ami lui laissait la parole, il reprit.
— J’imagine que les guerres sont toutes les mêmes, beaucoup de larmes et de sang pour des victoires dont seuls les rois tirent profit, ou des défaites dont les peuples font les frais… »
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Les drames s’étant déroulés à Nozeyrolles et Venteuges, la nouvelle arriva rapidement à la Besseyre où les habitants se regroupèrent spontanément, rentrant des champs en courant ou sortant de leurs maisons. Les mères serraient leurs enfants contre elles tandis que les hommes se préparaient une nouvelle fois à battre les bois environnants.
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Les attaques récentes et successives qui avaient eu lieu dans le secteur laissaient supposer que le monstre se terrait actuellement dans les forêts proches de la Besseyre-Saint-Mary, de Nozeyrolles et de quelques autres hameaux.
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« Voilà près d’un mois qu’elle n’avait plus attaqué, commença tout à coup Duhamel sans détourner les yeux de la route, elle se déplace beaucoup, sa zone de chasse ne nous permet pas d’agir assez rapidement… »
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