AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782869599062
223 pages
Arléa (03/06/2010)
3.88/5   4 notes
Résumé :
"Toute littérature dérive du péché.'
"Etre un homme utile m'a paru toujours quelque chose de hideux."
"Ce qu'il y a d'enivrant dans le mauvais goût, c'st le plaisir aristocratique de déplaire".
"Consentir à être décoré, c'est reconnaître à l'Etat ou au prince le droit de vous juger, de vous illustrer, etc."
"Toute révolution a pour corollaire le massacre des innocents".
On trouvera rassemblés ici des pensées, sentences, fragments d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Petitebijou
  20 janvier 2013
Ne connaissant que l'oeuvre poétique de Baudelaire, j'ai été attirée par ce livre d'aphorismes tirés de ses articles divers, critiques d'art, courriers...
Si le procédé s'apparente en une sorte de "zapping" littéraire que je n'apprécie guère d'ordinaire, avec un homme d'une telle stature cet inconvénient est vite balayé par le fait que chaque jugement, chaque opinion, même outranciers, injustes, dérangeants, soulèvent au moins l'enthousiasme grâce à un style unique, flamboyant, féroce, percutant, pour tout dire d'une irrésistible séduction.
Ainsi, la limite du genre est aisément dépassée par le génie de l'auteur.
Commenter  J’apprécie          220
BrunoA
  07 octobre 2017
Ce recueil de pensées de Charles Baudelaire est réalisé de manière thématique.
On y trouve ainsi des pensées, plus ou moins développées, tirées de l'oeuvre de ce grand poète, sur les femmes, sur la religion, l'homme ou les auteurs de son temps.
Ces aphorismes doivent être lus à travers le prisme du contexte de l'époque, beaucoup d'entre eux seraient difficilement audibles autrement.
On y découvre un auteur incroyablement érudit, aux idées bien définies, parfois cynique, voire impitoyable avec certains de ses contemporain(e)s.
Ainsi de George Sand, notamment.
Recueil intéressant, à relire à l'occasion pour y trouver l'inspiration ou une pensée adaptée au moment.
Commenter  J’apprécie          140

Citations et extraits (2) Ajouter une citation
PetitebijouPetitebijou   16 novembre 2012
Multitude, solitude : termes égaux et convertibles par le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée.

(Les foules - Le Spleen de Paris)
Commenter  J’apprécie          100
PetitebijouPetitebijou   16 novembre 2012
Je crois sincèrement que la meilleure critique est celle qui est amusante et poétique ; non pas celle-ci, froide et algébrique, qui, sous prétexte de tout expliquer, n'a ni haine ni amour, et se dépouille volontairement de toute espèce de tempérament.
(Salon de 1846 - A quoi bon la critque ?)
Commenter  J’apprécie          50

Videos de Charles Baudelaire (120) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Baudelaire
Enseignement 2016-2017 : de la littérature comme sport de combat Titre : Tropes de la guerre littéraire : Ami-Ennemi
Chaire du professeur Antoine Compagnon : Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie (2005-2020)
Cours du 17 janvier 2017.
Retrouvez les vidéos de ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/antoine-compagnon
Le condottiere radicalise le Bravo. Mentionné par Balzac dans sa Monographie de la presse parisienne (1843), il est le « gladiateur littéraire », l'exécuteur des basses oeuvres journalistiques, l'auteur des lâchetés anonymes de la guerre de librairie. Lucien de Rubempré en est un exemple, comme Andoche Finot, personnage de la Comédie humaine, tour à tour qualifié de « spiritue[l] condottier[e] », de «spéculateur », ou de « proxénète littéraire ». le mot est utilisé en premier par le Titien pour parler de l'Arétin, inventeur du chantage littéraire, qui fait payer les rois en échange de la sauvegarde de leur réputation. Dans le XIXe siècle français, deux figures l'incarnent particulièrement : Louis Veuillot (1813-1883) et Adolphe Granier de Cassagnac (1806-1880). le premier, polémiste catholique ultramontain, rédacteur en chef de L'Univers, est accusé – notamment par Sainte-Beuve – d'entretenir une guerre permanente des petits journaux contre les grands, qui freine le progrès littéraire au lieu de le soutenir. le second, journaliste virulent de la Monarchie de Juillet, député du Second Empire, est quant à lui le modèle du journaliste qui s'adapte aux régimes successifs. de même que Lucien dédouane Finot au nom de son courage au duel, Barbey dédouane Granier de Cassagnac au nom de son évitement constant du parti du Progrès, duquel il pouvait pourtant obtenir les plus grands avantages.
La Monographie de Balzac compte encore, comme équivalents du condottiere, eux aussi emprunts euphémisants à une langue étrangère : le guérillero, souvenir du maquisard des campagnes d'Espagne que Balzac utilise pour décrire Alphonse Karr (1808-1890), rédacteur des Guêpes ; le matador, homme de l'ombre à la fidélité incertaine.
À côté des hommes sur lesquels on ne peut pas compter, il y a ceux sans lesquels on ne peut rien faire. La littérature est un sport, y compris pour sa dimension collective, où l'opposition à un adversaire fonde la solidarité d'une équipe : c'est la dialectique forte de l'ami et de l'ennemi. Tout adversaire n'est pas ennemi, et ceux que l'on combat en duel ne sont pas ceux que l'on combat à la guerre ; il est une certaine adversité qui se rapproche de l'amitié. Réciproquement, une amitié mal conduite constitue la source des plus grandes inimitiés.
Baudelaire, dès ses Conseils aux jeunes littérateurs de 1846, analyse la dialectique « Des sympathies et des antipathies », et démontre qu'une sympathie doit être méticuleusement entretenue – signe aussi, étonnamment optimiste, qu'amitiés et inimitiés peuvent être choisies. Baudelaire lui-même est un attentif lecteur d'Illusions perdues, roman de la dialectique de l'amitié et de l'inimitié. Lucien n'a ni ami ni ennemi lorsqu'il arrive à Paris, mais c'est bien l'absence des seconds qui constitue le plus grand obstacle à sa gloire littéraire. Plus tard, il fait l'expérience de ce que la camaraderie du groupe de Lousteau peut lui offrir, par rapport à l'amitié purifiée du cénacle de Arthez. Lucien, avec le même Lousteau, finit par faire la découverte progressive de l'inimitié dans l'amitié.
Le mot de camaraderie apparaît dans ces années : Balzac attribue le néologisme à un article de Henri de Latouche en 1829, mais Janin le corrige en en attribuant la paternité à Mercier, en 1801. L'article de Latouche évoque une fatalité de dispute entre les anciens amis, réduits à se combattre mutuellement après avoir combattu ensemble. le terme a une connotation fortement négative : il désigne l'entente entre personnes aux intérêts communs, prend dans la langue le relais du compérage qui relie le charlatan de foire à son acolyte. La camaraderie désigne la même association lucrative, l'entraide facile entre éc
+ Lire la suite
autres livres classés : poète mauditVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura






Quiz Voir plus

Baudelaire

Dans quelle ville est né Charles Baudelaire ?

Bordeaux
Paris
Lille
Lyon

12 questions
381 lecteurs ont répondu
Thème : Charles BaudelaireCréer un quiz sur ce livre