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Le Centre Galactique tome 3 sur 6

Hélène Collon (Traducteur)
EAN : 9782253071716
507 pages
Le Livre de Poche (31/08/2003)
3.64/5   32 notes
Résumé :
La Grande Rivière du Ciel, c'est la Voie Lactée, vue du centre de la Galaxie.
C'est la que se joue peut-être le dernier acte de l'histoire de l'humanité.
Traquée par des machines intelligentes, la Tribu de Killeen et de Shibo n'a plus qu'un espoir : retrouver Ie navire magique Argo, l'un de ceux qui ont amené leurs ancêtres, a travers l'espace
interstellaire, sur un monde qui fut un paradis. Avant l'arrivée des Machines.
Mais pour cela, i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
C'est un livre fort et assez marquant

Evidement on aime ou on n'aime pas , mais ce dont je suis certain c'est que ce roman et la suite ( marée de lumière ) sont parmi les deux textes les plus envoutants du genre SF( militaire en particulier) ....
Le style est soigné et le rythme est intense .
Le thème de la guerre contre les machines est lui très fouillé ainsi que éloquemment dramatisé .
Le fonctionnement potentiel de sociétés de machines est traité à fond lui aussi . D'ailleurs le thème des sociétés de machines trouve peut être ici son traitement le plus abouti dans toute l'histoire du genre .

C'est un roman de hard science aussi émouvant que agréable à lire et très pragmatique également . Rien de fumeux ou de mystique dans ce texte .
Tout le roman parle d'une longue fuite de chaque instant et d'une longue confrontation entre des machines et le reste des hommes sur une planète une des dernières où l'humanité a survécu.
C'est le récit d'un petit groupe de gens qui n'en sont plus à résister mais à survivre les armes à la main au grès des pages on est le témoin de ce combat de chaque instant .

L'univers possède une longue histoire qui est très présente dans le récit parce que les personnages portent en eux des « aspects » .Ces aspects sont des mémoires d'ancêtres plus ou moins subtiles dans leurs fonctionnalités , potentialités et dans leur autonomie , des sortes de stockage virtuels de consciences . Ils dialoguent avec les personnages le plus souvent à la demande de ceux-ci , mais pas toujours .

Benford a réussis à construire une histoire poignante et très documentée animée par des personnages très finement construits .. leur existence est palpable ...
Leur langage est assez minimal et le narrateur , comme les soliloques intérieurs des intervenants ou bien les descriptions viennent contraster utilement avec ce langage dont l'aspect vient souligner à quel point la vie sociale c'est dramatiquement appauvrie.

Il y quelques moments puissant d'intensité dramatique ou mélancolique. Par exemple un personnage en danger extrême erre à un moment dans un bosquet . Il croise un petit animal et l'auteur met dans cette brève rencontre une intense connivence mélancolique entre deux ressortissants du règne biologique à limite de la disparition . Cela dure un instant mais c'est fulgurant.

A recommander chaudement pour l'action , le suspense , la qualité de l'écriture . Pas une seconde d'ennui .
Marée de lumière est la suite de ce cycle et il est indispensable de connaître la grande rivière du ciel pour l'apprécier réellement .

Tous les personnages sont donc très soignés .
Ils restent profondément humains malgré l'âpreté de leurs conditions de vie .
La situation d'extinction qui les menace n'exclut jamais l'espoir mais la lutte est très âpre .
Ils se nourrissent constamment de leur expérience ainsi que de leur passé et de leur implication dans une lutte de chaque instant et de ce point de vue c'est un superbe enseignement que nous propose l'auteur .

Ce roman atteint une rare intensité dramatique .
Une lecture assez poignante et intense , avec un contexte désespérant mais une situation pas tout à fait désespéré , où l'espoir cependant n'ira jamais chercher très loin .
Les deux premiers romans de ce cycle se lisent dans l'ordre que l'on voudra mais à partir de Marée de lumière il vaut mieux suivre l'ordre de publication ( à mon humble avis ), enfin il y a un dernier tome qui manque en français .
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Reprocher à ce cycle de plagier un Terminator antérieur et fondateur du concept de l'affrontement avec des civilisations mécanisées ou de machines n'est pas pertinent ...
Cette thématique est un très vieux thème de la SF ...
L'exemple le plus parlant et accessible en français et peut être le cycle : Les berserkers publié en France chez l'Atalante mais qui est un héritage des années 70 ...
C'est assez impressionnant et cela reste une excellente lecture , qui est d'ailleurs à l'origine de l'univers de Terminator ...

Le thème des mécas est un environnement , un milieux qui nourrit la SF depuis ses origines .
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Ah il y a du progrès !

Ce tome 3 est en fait le premier tome d'une tétralogie, raccrochée aux deux premiers tomes par une fin modifiée du tome 2 (je suis clair là ?).
Gregory Benford nous déplace dans un futur extrêmement éloigné, dans un système stellaire proche du fameux Centre Galactique qui tourne sur une orbite elliptique très excentrique autour d'un puissant corps céleste dénommé le Mangeur. La sensation d'un temps infini qui nous sépare de notre temps est prégnante ; l'Histoire est devenue légendes et contes poussiéreux auxquels on ne croit plus. La planète Nivale, auparavant idyllique pour la vie organique, est devenue froide et désertique, « mécaformée » pendant des éons par les Machines.
La civilisation humaine est arrivée ici en des temps immémoriaux et a connu de nombreuses incarnations. Elle est réduite aujourd'hui à quelques Familles nomades aux noms de pièces d'échec, qui depuis qu'elles ont perdu leurs Citadelles au profit des Mécas vivent traquées par ces derniers. La découverte de ces Familles a été un grand plaisir. Leurs membres ressemblent de notre point de vue à des cyborgs aux capacités augmentées, qui se déplacent par bond comme des ninjas de Naruto et ont perdu pour l'essentiel les connaissances qui les ont amenés à cet état. Ils ont pourtant associé à leurs esprits des réminiscences électroniques de personnalités passées, mais considèrent la plupart du temps leurs récits du passé comme des divagations séniles. Leur langage s'est appauvri au niveau syntaxique ; chapeau à la traductrice au passage.

Les humains ne sont plus nombreux, cela change leurs rapports. La vie et les connaissances de chacun sont vitales. La colère, les dissensions sont dangereuses et prohibées, et les hommes ont inventé des méthodes pour faire office de soupape de sécurité, comme les joutes orales. On retrouve encore le goût de l'auteur – largement exploité dans les deux premiers tomes – pour les relations hiérarchiques conflictuelles. A nouveau le héros, Killeen, est quelqu'un d'intelligent qui peine à obéir systématiquement au Cap'taine de sa Famille qu'il estime moyennement compétent. Ce dernier, Ledroff, a été récemment promu et cherche encore sa place. On sent la rivalité, la jalousie entre les deux hommes mais cela n'éclate jamais car la survie ne peut se le permettre.

J'ai aussi apprécié la complexité de la civilisation Méca. On va heureusement plus loin que la simple vision terminatoresque qui vise simplement à l'annihilation de la vie organique. Elle n'est pas unifiée ; il y a des clans, et même des Renégats qui communiquent avec les humains. Il est intéressant de constater que ses représentants les plus évolués – surtout celui nommé la Mante – disposent d'une conception artistique, quoique horrifique vu de notre fenêtre. Leur regard sur l'homme est celle que nous portons sur le rat, primitif mais susceptible de pulluler si on ne fait pas gaffe.

Tout n'est pas parfait dans ce roman. Gregory Benford se perd dans certains passages qui en deviennent ennuyeux. Il maîtrise mal les coups de théâtre, nous assénant par exemple un dialogue entre Killeen et un être cosmique étonnant plein de promesses qui retombent comme un soufflet. L'auteur range le sujet dans un tiroir pour exploitation ultérieure et passe à autre chose, générant ma frustration. Vu le contexte, il n'a pas trop l'occasion de rentrer dans des débats critiques sur l'état de la société contemporaine. Il y parvient pourtant, en mettant en relation la relation homme-méca avec la façon industrielle et inhumaine dont nous traitons les animaux afin de les consommer (un débat très actuel, mais qui ici date de 1982). Enfin la fin n'offre pas de surprises.

Pas de surprises mais une ouverture vers des découvertes de ce Centre Galactique que j'espère passionnantes, et peut-être des détails historiques sur ce qui a amené les humains sur Nivale, même si des détails ténus nous relient au tome 2 sur ce point.
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Cette critique concerne les 5 romans , mais surtout des trois derniers tomes, du cycle du « centre galactique » de Gregory Benford

C'était un cycle remplis de promesse mais qui s'enfonce dans l'ennui. Je pense que le fait que le sixième tome, publié originellement en 1995, presque 30 ans, n'a pas été traduit est la conséquence de cet ennui. J'ai terminé la lecture des 5 tomes publiés en français et j'ai pris connaissance des résumés du sixième tome. Et au final, je suis déçu.

En fait le cycle est en réalité deux (sous-)cycles bien distincts et quasi indépendants. Les deux premiers tomes se situent dans un univers contemporain au moment où l'humanité est confrontée à ses premiers contacts qui n'ont rien de très pacifique. le récit est mené par Nigel, un astronaute peu conventionnel et qui a tendance à désobéir aux ordres. Les trois tomes suivants se situent environ 30000 ans plus tard au centre de la galaxie. Ce qu'il reste de l'humanité est aux abois, pourchassé par les mécas qui semblent vouloir les exterminer. Les dernières tribus humaines sont le reliquat d'une civilisation galactique qui semble avoir organisé son démantèlement. le récit se concentre sur la fuite de la famille LeFou (Bishop). D'abord (tome 3) de leur planète natale Nivale, chassé par les mécas et notamment la Mante, une sorte de tueuse. Puis (tome 4), à bord de l'Argo (un antique vaisseau humain intact) sur une autre planète qui commence a être démantelé, découpé par une corde cosmique. Car les myriapodes, qui domine la planète et extermine les humains autochtones, veulent transformer le système en une sphère de Dyson. Enfin (tome 5), dans une structure cachée dans l'ergosphère au coeur du trou noir (de Kerr) au centre de la galaxie. Et Nigel réapparaît comme un diable sortant de sa boîte dans les dernières pages qui attendait Toby, en personne, depuis… 28000 ans.

Si le récit de la fuite des LeFou est intéressante sur bien des aspects : en particulier le fait que leur connaissance et leur structure sociale est désormais plus proche des chasseurs cueilleurs, mais qui ont encore accès à des technologies qu'ils sont bien en peine de comprendre et de maintenir. C'est souvent ennuyant, il y a bien souvent des chapitres qui semblent ne servir à rien. Les intrigues personnelles souvent tournent en rond, à force deviennent insipides ou se concluent de manière bizarre. Par exemple dans le tome 5, dans un énième « Deus ex Machina », Toby semble réellement mourir « dans une explosion de mort et de joie ». Mais non, il se réveille « transformer ». Il a découvert son « Moi » et il est désormais « libre ».

La structure du récit du second (sous-)cycle a tout de la fuite des juifs dans le désert mené par la famille de Moïse (ici Killeen) et son « fils » Josué (ici Toby). Il ne s'agit pas seulement de l'errance, mais aussi du ton prophétique, d'une « terre promise » promise post-mortem par le père de Killeen, qui s'appelle... Abraham (peut-être pas si mort que ça), mais aussi de communication avec un métatron, une voix de Dieu, qui donne ses instructions d'une voix tombant littéralement du ciel, ciel électrisé comme le buisson ardent. L'idée est intéressante, et fait écho à un des thèmes traités, mais le déroulement est aussi ridicule que la bible, et ajoute une couche de mystère qui n'est jamais résolu (en tout cas dans les 5 tomes français, et ne semble pas l'être dans le dernier tome non traduit).

Ce sont des romans de hard-science comme le revendique les préfaces et les postfaces. Ça l'est indéniablement tant que l'on demeure dans les connaissances scientifiques connus. Malheureusement, quand on verse dans le spéculatif, ça devient débridé : on a l'impression de glisser dans la fantasy.

L'auteur nous invite à réfléchir à de nombreux thème : la dualité entre le vivant et le non vivant, et de la mort et de la mortalité en particulier, la dualité entre le conscient et le non conscient, les différentes consciences individuelles, collectives et d'espèce (entité vivante), les traductions des consciences sous forme de philosophie, de religion, d'art. Il fournit de nombreux cas d'exemples à traiter : les humains associés en famille/tribus ; les « aspects » qui sont les enregistrements numériques interactifs d'anciens membres décédés de la tribu, voire plus anciens ; les mécas sous différentes formes, simple machine, machine distribué intelligente, voire auto-progamme ; les myriapodes constitués en ruches bigotes avec des déviants ; les ensemenceurs qui voyagent d'étoiles en étoiles pour ensemencer les planètes de végétaux ; les faunes du quasi-vide de l'espace ; les faunes de la structure fractale (non nommé) du cône d'espace-temps (E-T, été) au coeur du trou noir galactique.

L'auteur offre de nombreuses sources de réflexions. Mais il ne nous guide pas, ou ce n'est pas compréhensible comme l'épisode de la découverte du « Moi » par Toby exposé plus haut. Il donne l'impression de poser çà et là des pépites et des objets, pour les oublier aussitôt et passer au dévoilement d'un nouvel oeuf.

En tant que lecteur actif, j'ai essayé de mettre de l'ordre dans tout ça à défaut de me laisser porter par l'auteur. Donc je ne sais pas si l'interprétation que je tire de ce cycle est plus personnelle que l'intention de l'auteur.

Il n'est pas facile de tracer des frontières claires entre ce qui est vivant et ne l'est pas, entre ce qui est conscient et ne l'est pas. C'est peut-être même impossible. J'aime d'ailleurs assez l'idée de Douglas Hofstadter pour qui la conscience, et j'ajouterai le vivant, est un continuum entre pas du tout, un peu, pas mal, beaucoup. de mon point de vue, il est difficile de dissocier complètement l'idée de vivant et l'idée de conscience. Car l'une et l'autre sont associées à une capacité de « modifier » le cours « physique » de l'univers. Je vais néanmoins essayer de ne pas tomber dans la doctrine du vitalisme, comme je suspecte un peu l'auteur.

Qu'est ce qui distingue « Vivance » et « Conscience » ? La première, le vivant, tente de maintenir des êtres (il est par exemple question du problème du nombre minimum d'individus pour préserver la tribu) : on peut penser à des êtres matériels, mais rien n'empêche d'imaginer des êtres « non matériels » ou immatériels plus difficile à définir concrètement, encore plus à observer. le second, la conscience, à définir un langage, une sorte de moteur logique. La conscience se pose certainement les questions de l'être, son origine, sa finalité, et exprime les réponses sous forme de religion, d'art, d'éthique, de philosophie (dont on voie les exemples dans le récit). Elle est agissante même dans l'inaction (comme le bouddhisme dont il est question dans les romans).

Prenons un exemple pour exprimer mon propos, peut-être le plus étonnant. Les ensemenceurs semblent avoir une conscience individuelle et collective assez faible. Impossible ou difficile à dire si elles sont nulles. Cependant ils ont une conscience d'espèce qui est parfaitement explicite : en se vouant à ensemencer les planètes par des végétaux. Pour eux la finalité de l'univers est de propager la vie, l'origine est l'absence de vie. Certes ce ne sont pas les ensemenceurs qui définissent « consciemment » leur vision de l'univers, leur objectif ou leur mission, en envoyant un quelconque message floral (quoique l'on ne peut pas en être sûr), mais leur comportement (que nous observons). En quoi des végétaux peuvent-ils revendiquer le fait d'être des entités conscientes, probablement en créant des moyens extrêmement complexes pour s'arracher d'une planète, voguer entre les étoiles en choisissant leur trajectoire, s'adapter et se transformer en fonction des milieux et des phases de leur développement.

Bref, j'aurais préféré que dans ce cycle on suive plutôt (ou plus explicitement) la pérégrination d'un Darwin des étoiles que du capitaine du Beagle.
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Troisième chapitre du cycle du centre galactique initié par Dans l'océan de la nuit : le Centre galactique et A travers la mer des soleils
Benford confirme et clos définitivement mon désamour pour sa prose.

Des mots comme ouidire, saispas, vraidire, hédire, nonpas, qui ponctuent régulièrement le récit et qui énervent.
Des dialogues courts, sorte de ping-pong entre les personnages que Benford a probablement voulu pour donner du rythme mais qui fatiguent.

L'histoire, encore une fois aurait pu être passionnante (un groupe d'humain, luttant pour survivre dans un monde où les machines intelligentes ont pris le contrôle, tiens cela ne vous fait pas penser à Terminator (le film étant paru avant le livre)?
Mais une fois encore, le style, lent et plat, de Benford a fait de cette histoire une profonde bouillie indigeste.

Rajoutez là-dessus une fin en deus ex-machina, pas crédible pour deux sous, qui permet à l'auteur de nous assener encore deux tomes (que je ne lirais pas).
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Cycle du centre galactique

Le cycle du centre galactique comprend en réalité deux cycles majeurs:
Dans l'océan de la nuit et à travers la mer des soleils, qui nous relatent les aventures de Nigel le spationaute anglais flegmatique qui est un personnage complexe d'une réelle profondeur psychologique, ce n'est pas exactement un héros car il a presque autant de défauts que de qualité.

et un second cycle qui comprend: la grande rivière du ciel, marées de lumière et les profondeurs furieuses qui nous raconte le combat pour la survie des derniers humains.

Pour ma part j'ai une nette préférence pour le premier cycle qui est original est d'une puissance poétique certaine. A la lecture de l'océan de la nuit il est clair qu'un contact avec une forme extraterrestre se solderait de toutes les façon par un affrontement dans la mesure où les humains serait incapable de faire confiance à une intelligence inconnue.
le second cycle n'est pas inintéressant, j'ai toujours eu un faible pour les sociétés insectoïdes, comme dans "les seigneurs de l'hydre" et "aquatica"

http://sfsarthe.blog.free.fr
Lien : http://sfsarthe.blog.free.fr
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Des centaines de points noirs fusaient et gazouillaient au-dessus des buissons .
Pendant un long moment, personne ne dit rien . Puis une acclamation monta dans le comm . Parmi les jeunes , certains n'avaient jamais rien vu qui vole et qui ne soit pas de métal . Ils croyaient que seul les mécas régnaient dans les airs , tout comme seules leurs émissions entachaient de gris laiteux les cieux de l'aurore .
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Ils trouvaient dans la cérémonie une espèce de réconfort fait de désespoir tranquille et complaisant. Les êtres humains se servaient de la création et de l'affinement des phrases comme d'un refuge au milieu de la sauvagerie de leur vie. Les histoires qu'ils contaient, les arabesques élaborées de leur discours - tout cela conférait une qualité artistique et joliment baroque à ce qui autrement, et plus logiquement, n'aurait été qu'une affaire simple et prestement conclue. Là encore, ils s'abritaient momentanément, confortablement, au sein du vaste héritage de l'humanité, même si celui-ci n'était plus que vague souvenir, embrumé, imprécis. Ils parlaient avec délectation.
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"Ça a l'air des fois gros et des fois petit".
Killeen ne comprenait pas le fonctionnement de son scanner rétinien, et n'avait qu'une vague notion des émissions radar. En revanche, il savait parfaitement que les choses n'étaient pas censées passer ainsi de la catégorie grand à la catégorie petit. L'habitude était plus riche d'enseignements que l'analyse.
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Dans sa fuite, la Famille ne pouvait transporter que peu de chose, aussi avait-elle renoncé aux cartes originelles et autres signes de puissance qui jadis avaient symbolisé sa possession de la terre. Pour cette raison, une traînée d'objets abandonnées s'étirait à travers les ans et les continents.
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