AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Hélène Collon (Traducteur)
EAN : 9782253071716
507 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (31/08/2003)
3.62/5   28 notes
Résumé :
La Grande Rivière du Ciel, c'est la Voie Lactée, vue du centre de la Galaxie.
C'est la que se joue peut-être le dernier acte de l'histoire de l'humanité.
Traquée par des machines intelligentes, la Tribu de Killeen et de Shibo n'a plus qu'un espoir : retrouver Ie navire magique Argo, l'un de ceux qui ont amené leurs ancêtres, a travers l'espace
interstellaire, sur un monde qui fut un paradis. Avant l'arrivée des Machines.
Mais pour cela, i... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
finitysend
  16 octobre 2014
C'est un livre fort et assez marquant
Evidement on aime ou on n'aime pas , mais ce dont je suis certain c'est que ce roman et la suite ( marée de lumière ) sont parmi les deux textes les plus envoutants du genre SF( militaire en particulier) ....
Le style est soigné et le rythme est intense .
Le thème de la guerre contre les machines est lui très fouillé ainsi que éloquemment dramatisé .
Le fonctionnement potentiel de sociétés de machines est traité à fond lui aussi . D'ailleurs le thème des sociétés de machines trouve peut être ici son traitement le plus abouti dans toute l'histoire du genre .
C'est un roman de hard science aussi émouvant que agréable à lire et très pragmatique également . Rien de fumeux ou de mystique dans ce texte .
Tout le roman parle d'une longue fuite de chaque instant et d'une longue confrontation entre des machines et le reste des hommes sur une planète une des dernières où l'humanité a survécu.
C'est le récit d'un petit groupe de gens qui n'en sont plus à résister mais à survivre les armes à la main au grès des pages on est le témoin de ce combat de chaque instant .
L'univers possède une longue histoire qui est très présente dans le récit parce que les personnages portent en eux des « aspects » .Ces aspects sont des mémoires d'ancêtres plus ou moins subtiles dans leurs fonctionnalités , potentialités et dans leur autonomie , des sortes de stockage virtuels de consciences . Ils dialoguent avec les personnages le plus souvent à la demande de ceux-ci , mais pas toujours .
Benford a réussis à construire une histoire poignante et très documentée animée par des personnages très finement construits .. leur existence est palpable ...
Leur langage est assez minimal et le narrateur , comme les soliloques intérieurs des intervenants ou bien les descriptions viennent contraster utilement avec ce langage dont l'aspect vient souligner à quel point la vie sociale c'est dramatiquement appauvrie.
Il y quelques moments puissant d'intensité dramatique ou mélancolique. Par exemple un personnage en danger extrême erre à un moment dans un bosquet . Il croise un petit animal et l'auteur met dans cette brève rencontre une intense connivence mélancolique entre deux ressortissants du règne biologique à limite de la disparition . Cela dure un instant mais c'est fulgurant.
A recommander chaudement pour l'action , le suspense , la qualité de l'écriture . Pas une seconde d'ennui .
Marée de lumière est la suite de ce cycle et il est indispensable de connaître la grande rivière du ciel pour l'apprécier réellement .
Tous les personnages sont donc très soignés .
Ils restent profondément humains malgré l'âpreté de leurs conditions de vie .
La situation d'extinction qui les menace n'exclut jamais l'espoir mais la lutte est très âpre .
Ils se nourrissent constamment de leur expérience ainsi que de leur passé et de leur implication dans une lutte de chaque instant et de ce point de vue c'est un superbe enseignement que nous propose l'auteur .
Ce roman atteint une rare intensité dramatique .
Une lecture assez poignante et intense , avec un contexte désespérant mais une situation pas tout à fait désespéré , où l'espoir cependant n'ira jamais chercher très loin .
Les deux premiers romans de ce cycle se lisent dans l'ordre que l'on voudra mais à partir de Marée de lumière il vaut mieux suivre l'ordre de publication ( à mon humble avis ), enfin il y a un dernier tome qui manque en français .
....................................................................................................................
Reprocher à ce cycle de plagier un Terminator antérieur et fondateur du concept de l'affrontement avec des civilisations mécanisées ou de machines n'est pas pertinent ...
Cette thématique est un très vieux thème de la SF ...
L'exemple le plus parlant et accessible en français et peut être le cycle : Les berserkers publié en France chez l'Atalante mais qui est un héritage des années 70 ...
C'est assez impressionnant et cela reste une excellente lecture , qui est d'ailleurs à l'origine de l'univers de Terminator ...
Le thème des mécas est un environnement , un milieux qui nourrit la SF depuis ses origines .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          449
BazaR
  30 janvier 2021
Ah il y a du progrès !
Ce tome 3 est en fait le premier tome d'une tétralogie, raccrochée aux deux premiers tomes par une fin modifiée du tome 2 (je suis clair là ?).
Gregory Benford nous déplace dans un futur extrêmement éloigné, dans un système stellaire proche du fameux Centre Galactique qui tourne sur une orbite elliptique très excentrique autour d'un puissant corps céleste dénommé le Mangeur. La sensation d'un temps infini qui nous sépare de notre temps est prégnante ; l'Histoire est devenue légendes et contes poussiéreux auxquels on ne croit plus. La planète Nivale, auparavant idyllique pour la vie organique, est devenue froide et désertique, « mécaformée » pendant des éons par les Machines.
La civilisation humaine est arrivée ici en des temps immémoriaux et a connu de nombreuses incarnations. Elle est réduite aujourd'hui à quelques Familles nomades aux noms de pièces d'échec, qui depuis qu'elles ont perdu leurs Citadelles au profit des Mécas vivent traquées par ces derniers. La découverte de ces Familles a été un grand plaisir. Leurs membres ressemblent de notre point de vue à des cyborgs aux capacités augmentées, qui se déplacent par bond comme des ninjas de Naruto et ont perdu pour l'essentiel les connaissances qui les ont amenés à cet état. Ils ont pourtant associé à leurs esprits des réminiscences électroniques de personnalités passées, mais considèrent la plupart du temps leurs récits du passé comme des divagations séniles. Leur langage s'est appauvri au niveau syntaxique ; chapeau à la traductrice au passage.
Les humains ne sont plus nombreux, cela change leurs rapports. La vie et les connaissances de chacun sont vitales. La colère, les dissensions sont dangereuses et prohibées, et les hommes ont inventé des méthodes pour faire office de soupape de sécurité, comme les joutes orales. On retrouve encore le goût de l'auteur – largement exploité dans les deux premiers tomes – pour les relations hiérarchiques conflictuelles. A nouveau le héros, Killeen, est quelqu'un d'intelligent qui peine à obéir systématiquement au Cap'taine de sa Famille qu'il estime moyennement compétent. Ce dernier, Ledroff, a été récemment promu et cherche encore sa place. On sent la rivalité, la jalousie entre les deux hommes mais cela n'éclate jamais car la survie ne peut se le permettre.
J'ai aussi apprécié la complexité de la civilisation Méca. On va heureusement plus loin que la simple vision terminatoresque qui vise simplement à l'annihilation de la vie organique. Elle n'est pas unifiée ; il y a des clans, et même des Renégats qui communiquent avec les humains. Il est intéressant de constater que ses représentants les plus évolués – surtout celui nommé la Mante – disposent d'une conception artistique, quoique horrifique vu de notre fenêtre. Leur regard sur l'homme est celle que nous portons sur le rat, primitif mais susceptible de pulluler si on ne fait pas gaffe.
Tout n'est pas parfait dans ce roman. Gregory Benford se perd dans certains passages qui en deviennent ennuyeux. Il maîtrise mal les coups de théâtre, nous assénant par exemple un dialogue entre Killeen et un être cosmique étonnant plein de promesses qui retombent comme un soufflet. L'auteur range le sujet dans un tiroir pour exploitation ultérieure et passe à autre chose, générant ma frustration. Vu le contexte, il n'a pas trop l'occasion de rentrer dans des débats critiques sur l'état de la société contemporaine. Il y parvient pourtant, en mettant en relation la relation homme-méca avec la façon industrielle et inhumaine dont nous traitons les animaux afin de les consommer (un débat très actuel, mais qui ici date de 1982). Enfin la fin n'offre pas de surprises.
Pas de surprises mais une ouverture vers des découvertes de ce Centre Galactique que j'espère passionnantes, et peut-être des détails historiques sur ce qui a amené les humains sur Nivale, même si des détails ténus nous relient au tome 2 sur ce point.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
fnitter
  01 février 2012
Troisième chapitre du cycle du centre galactique initié par Dans l'océan de la nuit : le Centre galactique et A travers la mer des soleils
Benford confirme et clos définitivement mon désamour pour sa prose.
Des mots comme ouidire, saispas, vraidire, hédire, nonpas, qui ponctuent régulièrement le récit et qui énervent.
Des dialogues courts, sorte de ping-pong entre les personnages que Benford a probablement voulu pour donner du rythme mais qui fatiguent.
L'histoire, encore une fois aurait pu être passionnante (un groupe d'humain, luttant pour survivre dans un monde où les machines intelligentes ont pris le contrôle, tiens cela ne vous fait pas penser à Terminator (le film étant paru avant le livre)?
Mais une fois encore, le style, lent et plat, de Benford a fait de cette histoire une profonde bouillie indigeste.
Rajoutez là-dessus une fin en deus ex-machina, pas crédible pour deux sous, qui permet à l'auteur de nous assener encore deux tomes (que je ne lirais pas).
Commenter  J’apprécie          122
evertoncapt
  22 janvier 2014
Cycle du centre galactique
Le cycle du centre galactique comprend en réalité deux cycles majeurs:
Dans l'océan de la nuit et à travers la mer des soleils, qui nous relatent les aventures de Nigel le spationaute anglais flegmatique qui est un personnage complexe d'une réelle profondeur psychologique, ce n'est pas exactement un héros car il a presque autant de défauts que de qualité.
et un second cycle qui comprend: la grande rivière du ciel, marées de lumière et les profondeurs furieuses qui nous raconte le combat pour la survie des derniers humains.
Pour ma part j'ai une nette préférence pour le premier cycle qui est original est d'une puissance poétique certaine. A la lecture de l'océan de la nuit il est clair qu'un contact avec une forme extraterrestre se solderait de toutes les façon par un affrontement dans la mesure où les humains serait incapable de faire confiance à une intelligence inconnue.
le second cycle n'est pas inintéressant, j'ai toujours eu un faible pour les sociétés insectoïdes, comme dans "les seigneurs de l'hydre" et "aquatica"
http://sfsarthe.blog.free.fr
Lien : http://sfsarthe.blog.free.fr
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Fred44
  15 juin 2018
Autant j'avais dévoré les deux premiers tomes et j'avais complètement adhéré à l'histoire, autant ce troisième volet m'a proportionnellement déçu!
J'avoue même ne pas être allé jusqu'au bout. Il y a une rupture dans l'histoire, dans le récit, le style d'écriture, et tout devient absolument indigeste.
Le temps ressenti à la lecture s'allonge au point d'avoir eu raison de ma patience.
Et le sujet du livre, a mes yeux, absolument sans aucun intérêt.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
finitysendfinitysend   29 août 2016
Des centaines de points noirs fusaient et gazouillaient au-dessus des buissons .
Pendant un long moment, personne ne dit rien . Puis une acclamation monta dans le comm . Parmi les jeunes , certains n'avaient jamais rien vu qui vole et qui ne soit pas de métal . Ils croyaient que seul les mécas régnaient dans les airs , tout comme seules leurs émissions entachaient de gris laiteux les cieux de l'aurore .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
BazaRBazaR   23 janvier 2021
Ils trouvaient dans la cérémonie une espèce de réconfort fait de désespoir tranquille et complaisant. Les êtres humains se servaient de la création et de l'affinement des phrases comme d'un refuge au milieu de la sauvagerie de leur vie. Les histoires qu'ils contaient, les arabesques élaborées de leur discours - tout cela conférait une qualité artistique et joliment baroque à ce qui autrement, et plus logiquement, n'aurait été qu'une affaire simple et prestement conclue. Là encore, ils s'abritaient momentanément, confortablement, au sein du vaste héritage de l'humanité, même si celui-ci n'était plus que vague souvenir, embrumé, imprécis. Ils parlaient avec délectation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
BazaRBazaR   20 janvier 2021
"Ça a l'air des fois gros et des fois petit".
Killeen ne comprenait pas le fonctionnement de son scanner rétinien, et n'avait qu'une vague notion des émissions radar. En revanche, il savait parfaitement que les choses n'étaient pas censées passer ainsi de la catégorie grand à la catégorie petit. L'habitude était plus riche d'enseignements que l'analyse.
Commenter  J’apprécie          100
ged7frged7fr   14 janvier 2020
Dans sa fuite, la Famille ne pouvait transporter que peu de chose, aussi avait-elle renoncé aux cartes originelles et autres signes de puissance qui jadis avaient symbolisé sa possession de la terre. Pour cette raison, une traînée d'objets abandonnées s'étirait à travers les ans et les continents.
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3698 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre