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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782253072454
477 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (14/11/2002)
3.42/5   39 notes
Résumé :

: Un astéroïde menace la Terre. Chargé de l'éliminer, Nigel Walmsley s'aperçoit qu'il s'agit d'une épave spatiale et transgresse ses instructions pour l'explorer et l'étudier.

Et lorsque quinze ans plus tard une sonde extraterrestre pénètre dans le système solaire et que les autorités décident de la détruire, Nigel l'insoumis parvient à entrer en contact avec elle avant qu'elle ne s'enfuie.

Du coup, Nigel, qui a capté cette pens... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  14 avril 2019
Je me souviens qu'il y a une trentaine d'années, je dévorais le catalogue de la collection Présence du Futur, notant mentalement chaque livre que je mourais d'envie de lire un de ces jours.
Dans l'Océan de la Nuit y était déjà, et j'ai attendu jusqu'à maintenant pour me lancer. Depuis, le diptyque qu'il formait avec A Travers des Mers de Soleil s'est développé en l'hexalogie du Centre Galactique (le dernier tome n'ayant d'ailleurs pas été traduit).
Lire ce livre aujourd'hui est forcément très différent de le lire à l'époque, car l'action s'étale sur une période qui se situait dans l'avenir alors qu'à présent elle est située dans le passé, entre 1999 et 2019 (oui, sacrée coïncidence que cette dernière date ! Je vous jure, j'ai pas fait exprès). Dans ces cas-là, je ne peux pas m'empêcher de comparer le futur imaginé avec la réalité. Est-ce que l'auteur est tombé juste sur certaines prévisions ? Ou pas du tout ?
En fait ça ne colle jamais tout à fait – un livre qui collerait parfaitement me ferait sacrément flipper. Mais il faut bien avouer que Gregory Benford s'en sort pas mal. Son regard de scientifique préoccupé par l'impact de l'homme sur la planète lui permet de capturer les bonnes tendances : l'effet de la pollution sur la santé, le manque d'eau potable, l'apparition de nouvelles maladies, le renouveau du religieux qui redevient une force de pouvoir, mais aussi les unions conjugales plus libres, à trois par exemple ou le retour du protectionnisme. En revanche pas de multilatéralisme ; les États-Unis d'Amérique dominent les relations internationales et les autres nations – Soviétiques (eh oui, ils sont encore là) et Chinois compris – se taisent dans le roman. Pas d'internet ni de smartphones non plus.
Comment ? le titre « Centre Galactique » annonce une dimension space-opera et tu ne nous parles que d'un futur proche dystopique à la Robert Silverberg ? Tu t'es gourré de bouquin ?
Non, non. Même si le synopsis annonce une histoire de premier contact qui forme effectivement le fil rouge du récit, c'est bien la description de ce futur proche et inquiétant qui est le plus présent. Gregory Benford se veut lanceur d'alerte, à la façon d'un John Brunner. Il m'avait déjà fait le coup dans Un Paysage du Temps.
Mais même dystopique, ce futur passé continue à développer sa technologie. Et là Gregory Benford s'en donne à coeur joie, à l'aise avec la description précise et réaliste des trajectoires interplanétaires guidées par les passages dans le champ gravitationnel des planètes du Système Solaire. Ce n'est pas pour rien que ce livre est étiqueté hard science.
J'ai parlé de Robert Silverberg mais j'ai aussi pensé à Robert Charles Wilson. Durant la première partie du roman, les péripéties du personnage principal, Nigel – empêtré dans les enchevêtrements administrativo-complotistes de la NASA et du gouvernement alors qu'un contact avec l'Étranger est avéré – se mélangent avec la déstabilisation du trio conjugal qu'il forme avec Alexandra et Shirley, alors que la première est atteinte d'une maladie mortelle et que les deux femmes sont tentées par l'espoir porté par la religion montante des Nouveaux Enfants. L'auteur parvient d'ailleurs à intriquer les deux thèmes de manière magistrale.
Autant j'ai apprécié les deux premières parties, autant la dernière m'a laissé sceptique. Nigel se concentre sur le Contact – plutôt « les » contacts – qui s'avèrent finalement assez inquiétant pour l'avenir de l'humanité et combat sa pesante hiérarchie, noyautée par les Nouveaux Enfants, qui ont leurs propres objectifs. Mais l'absence du trio se fait fortement sentir sur le récit. L'apparition de son collègue M. Ichino et de l'étonnante Nikka ne parvient pas à rétablir l'équilibre. Nikka a de bons chapitres pour elle mais Nigel tire trop la couverture à lui ; elle reste finalement dans son ombre.
D'autre part je n'ai pas du tout accroché au « contact » dans les forêts de l'Oregon, qui va chercher des êtres mystérieux qui apparaissent un peu trop opportunément pour prouver la théorie de Nigel. Ce fil scénaristique qui flirte avec l'horrifique n'est pas à sa place.
Dans l'ensemble le fil rouge du contact se tient cependant. Et les révélations que Nigel reçoit – mais que je ne dévoilerai pas ici – sur la nature de la vie dans la galaxie apportent leur lot de promesses pour la suite dont j'espère quand même qu'elle sera plus space-opera.
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finitysend
  25 août 2014
Dans l'océan de la nuit .
Un beau titre pour un roman soigné et bien écrit qui va bien au-delà du bien tourné et qui frise quelquefois la poésie et qui donne souvent une belle prose ...
Le personnage principal en est d'ailleurs la démonstration car il est réellement palpable et tangible ...
Au début du roman le monde va son petit bonhomme de chemin , un monde pas très diffèrent du notre ...
C'est un monde qui va assez mal ( plus mal que le nôtre ) et c'est l'occasion pour l'auteur d'afficher une certaine mélancolie et de poser la nécessité de tenter une reprise en main ..
Un texte qui date un peu mais dont la vision de déliquescence sociale et économique de l'environnement social est un rien prophétique . L'auteur postule également une poussée de l'irrationnel et du religieux en politique et ce n'est pas Malraux ou moi-même qui viendrait le contredire .
Cet univers est socio-culturellement solide , de même du point de vue romanesque , globalement c'est une affaire qui tourne . L'univers est solide et il irrigue , ou bien on dira qu' il est irrigué par tous un panel de personnages fonctionnels et assez nombreux .
Au début du roman le monde va assez mal mais tranquillement mal , à la fin il va très mal et il va beaucoup moins tranquillement ...
Un astéroïde en provenance de l'espace profond se déplace vers le centre du système solaire .. vers la terre ..
Nigel astronaute qualifié part en mission avec l'espoir de le détruire ou de le dévier de sa course dangereuse .
Cela s'avérera être un contact et tout à fait du genre de ceux que l'on préfère éviter ...
C'est le premier contact avec les mécas , une société mécanique en expansion qui efface le vivant dès l'ors que cette société de machines implacables et froides entreprend d'exploiter un monde .
S'en suit un roman poignant et une catastrophe planétaire où les mécas engagent la vie biologique contre la vie biologique pour contrer l'intelligence biologique . le lecteur ne sera donc pas , à sa grande surprise , plongé dans une invasion de nature mécanique .
Ce roman fonde un cycle aux tomes très espacés dans le temps et dans la durée...
Un roman bien écris et des récits solidement assis sur un style et des thématiques absolument maitrisées..
....................................................................................................................
Reprocher à ce cycle de plagier un Terminator antérieur et fondateur du concept de l'affrontement avec des civilisations mécanisées ou de machines n'est pas pertinent ...
Cette thématique est un très vieux thème de la SF, et ce roman est de plus très loin de décrire un univers robotisé ..
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mauriceandre
  11 mars 2019
Salut les Babelionautes
Autant certains d'entre vous encensent cette saga autant les autres la dénigrent, moi je serai plutôt de ceux qui ont aimé ce premier tome.
Sur une Terre aux ressources épuisées, ou la pollution met a mal la Nature, un danger plus grave menace la survie de l'Humanité.
Un Astéroïde menace de percuter notre planète, la décision est prise d'envoyer une mission pour le détruire ou a tout le moins de le détourner.
Nigel Walmsley, jeune Astronaute, est choisi pour cette mission. Mais ce qu'il va découvrir va changer son destin.
Gregory Benford est physicien spécialiste de la physique des plasmas, professeur de physique à l'Université d'Irvine en Californie, donc quand il écrit de la Hard Science ça tient la route.
La suite du récit va nous parler du premier contact avec une Intelligence Extra Terrestre, mais une Intelligence qui n'est pas Biologique.
Certains passage sont ardus a comprendre pour quelqu'un qui a toujours était nul en Math (moi!), mais dans l'ensemble l'auteur arrive a vulgarisé la physique en des thermes compréhensibles.
Je ne m'attaquerai pas a la suite, "A travers la mer des soleils", je vais laissé le temps a mon cerveau de refroidir mais ils sont dans ma PAL.
Merci a William Desmond qui a eu la lourde tache de traduire ce pavé.
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fnitter
  10 février 2012
Le livre a été écrit en 1977. Dieu que cela a mal vieilli.
De plus, le style est plat, terne, sans relief, que dire encore...
On n'arrive pas à accrocher au héros, ses problèmes de couple et ses problèmes professionnels.
Pourtant l'histoire avait tout pour être intéressante (rencontre du troisième type) et elle est intéressante.
Mais BENFORD a su en faire un livre .... rebutant.
deux étoiles parce que j'ai terminé le livre et que je me réserve pour les deux autres romans que j'ai lu (tout du moins commencé):
A travers la mer des soleils et le Centre galactique, tome 3 : La Grande Rivière du ciel.
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Riduidel
  14 mars 2020
Ce livre raconte les premiers contacts entre une civilisation humaine du début du XXIème siècle (entre 2010 et 2020) avec des entités extraterrestres. Plus exactement, on découvre la vie d'un astronaute anglais, qui va vivre tous les contacts avec les étrangers et se retrouver propulsé de fait sous les projecteurs comme une sorte de héros. Une sorte seulement car dès le premier pas vers les étrangers, de nombreuses vies humaines seront perdues (majoritairement parce que le vaisseau extra-terrestre s'écrase sur Terre par sa faute). La suite de l'histoire ne sera qu'un long combat entre cet homme, aux curieuses qualités humaines, et sa hiérarchie de la NASA. A chaque étape du récit, on le retrouve en effet aux prises avec ses chefs divers et variés. Et ces luttes politiques prennent la plupart du temps le pas, avec sa vie privée, sur les découvertes et les aperçus qu'on peut avoir des étrangers. C'est assez dommage, puisque ces luttes d'influence sont somme toute stériles, et n'influent jamais sur la volonté hors du commun du héros qui ne suit que son instinct. Lequel le conduit bien évidement à des intuitions brillantes, qui vont à chaque fois permettre de sauver le travail que les politiciens auraient au minimum mis à terre. Je trouve pour ma part ce choix d'écriture franchement regrettable : [author:Benford] n'est pas toujours un très bon écrivain, et son écriture manque dans ce roman de la plupart des qualités indispensables à faire un bon roman. C'est d'ailleurs un point qu'il pourrait avoir en commun avec [book:l'Oeuf du Dragon] et [book:Le vol de la Libellule] de [author:Robert Forward]. Dans chacun de ces cas, on retrouve en effet un écrivain, qui est aussi un scientifique de pointe, aux prises avec un récit dans lequel il est bien peu à l'aise. Les formulations sont assez souvent pauvres, et l'écriture sert autant le récit que peut le faire un article scientifique. C'est, peut-être, dû aux formations des auteurs, mais ça n'en est pas moins une grave faute contre le lecteur qui trouvera au mieux l'histoire desservie par des auteurs maladroits. Malheureusement, ça n'est ici même pas le cas : l'histoire n'est pas vraiment intéressante, et est donc tout à fait adaptée à la plume assez médiocre de [author:Benford]. C'en est d'autant plus dommage qu'il s'agit du premier tome du centre galactique, et que ce tome offre des ouvertures intéressantes, qui seront développées avec peut-être plus de justesse dans, par exemple, [book:La grand rivière du ciel], ou le conflit entre les hommes et les machines, ce dont l'auteur parle ici de l'accès au monde des essences. C'est peut-être la plus belle idée du livre, mais également la moins bien exploitée. Au final, c'est un livre qui part d'une bonne idée, mais qui est malheureusement très mal exploitée. A lire uniquement pour ceux qui sont intéressés par le centre galactique.
9782207500460"
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   09 avril 2019
Il sourit pour lui-même. Un homme dont le doigt est sur la détente peut se permettre quelques réflexions cosmiques. La politique devient pure géométrie, et la philosophie se mathématise. L'univers, tel un serpent, s'enroule sur lui-même, ses événements soigneusement catalogués par leurs coordonnées géométriques calculées à l'ultime décimale, brouillons d'un mathématicien fou.
Cette idée lui fit soulever un sourcil. "Je me demande ce qu'ils ont mis dans ce thé", se demanda-t-il.
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BazaRBazaR   04 avril 2019
Le mixer miaula, réduisant le mélange en bouillie. Tandis qu'il secouait la bouteille de sauce tomate, on annonça qu'une coalition industrielle venait de faire l'union sacrée avec un regroupement tout aussi important de syndicats, afin de soutenir un projet de loi visant à instaurer des mesures protectionnistes sur les produits en provenance du Brésil, de l'Australie et de la Chine, qui se traduiraient par des taxes énormes.
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BazaRBazaR   03 avril 2019
La rotation d'Icare avait rapproché la paroi de gauche. Nigel remit l'appareil au centre de la faille, se souvenant de la première fois où il avait appris, dans un vieux manuel, que la Terre tournait. Pendant des semaines il était resté convaincu qu'à chaque fois qu'il tombait c'était parce que la terre avait bougé sous lui sans qu'il ait fait attention. Et il s'était émerveillé à l'idée que tout le monde était capable de rester debout alors que la planète essayait manifestement de les jeter au sol.
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BazaRBazaR   07 avril 2019
L'agitation d'Evers et de ses conseillers scientifiques ne fut pas sans amuser Nigel. Lorsqu'on leur posait une question précise, ils se protégeaient en employant un jargon d'une parfaite neutralité. C'est ainsi que "je crois" devenait dans leur bouche "on est en droit d'estimer que" ; toutes les opinions étaient formulées à la voix passive, et elles semblaient ne provenir de personne en particulier.
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finitysendfinitysend   03 avril 2012
La vie était un phénomène discontinu, non linéaire, un jeu où l'addition n'arrivait jamais à zéro; quelque chose de non commutatif, d'absolument irréversible. Les évènements se multipliaient et se bousculaient plus qu'ils ne s'additionnaient.
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