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ISBN : 2738128998
Éditeur : Odile Jacob (21/02/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
La course à la performance s’applique à tous les domaines de la société, mais elle n’est pas sans conséquences.

• Les nouvelles technologies, le progrès en général et les changements sociaux permanents ont-ils un effet négatif sur notre équilibre ?
• Sommes-nous dépendants de ces progrès ?
• Par quels mécanismes les évolutions de la société nous impactent-ils ?
• Comment s'adapter à notre environnement sans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
petitsoleil
  13 mars 2013
un livre très honnête et clair sur le stress, le monde moderne
j'ai trouvé les visions et pensées de l'auteur bien expliquées, logiques, sans "jargon psy" ni idée "toute faite valable pour tous", mais sans non plus se défausser, l'auteur propose des pistes, des solutions, quelques exercices concrets pour réfléchir !
réfléchir : à sa vie, son métier, ses réflexes, ses valeurs, etc
ce qui fait notre vie d'aujourd'hui et ce qui fait le sens de notre vie en général
les études, statistiques, chiffres, jamais trop abondants ni assommants, viennent à point pour clarifier des situations qui ont bien changé en quelques décennies : réflexe de prendre des médicaments plutôt que vivre ses émotions, réflexe d'utiliser son téléphone tout le temps et pour tout et rien, réflexe d'économiser, de prendre des assurances, de vivre dans la peur et le contrôle, au lieu de vivre dans la confiance et dans l'instant présent, réflexe de l'ordinateur, d'Internet et de l'e-mail ... réflexion pertinente !
être informaticienne ne m'empêche pas d'y réfléchir, bien au contraire, on se rend vite compte d'une modification de notre mode de vie, de nos habitudes, et de la perception du temps aussi, ce qui génère parfois beaucoup de stress, un perfectionnisme épuisant, une procrastination, ou au mieux un équilibre précaire entre les 2 attitudes ...
l'auteur livre aussi de nombreuses réflexions et des témoignages sur la psychologie de groupe, la crainte de se tromper quand on pense différemment des autres, la crainte de se singulariser et d'être vraiment soi, à l'heure de Facebook et des réseaux sociaux où chacun s'affiche, s'évalue, se compare
un livre intéressant pour mieux concilier notre vie au travail, notre vie virtuelle, et ... la vraie vie ! qui peut être belle et riche
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   11 mars 2013
Lorsqu'il y a un but précis, il est certain qu'Internet est un outil précieux, mais j'entends tant de personnes dire qu'elles passent leurs soirées sur le Net sans même voir le temps passer. (...) Sollicités par tous les stimuli, happés par les images, nous cliquons sans prendre de recul sur ce que nous faisons.

L'ennui est plutôt mal perçu de nos jours, parfois même considéré comme le symptôme d'une dépression. Or c'est dans ce temps que notre cerveau est le plus productif. Il est libre de ses connexions neuronales et notre réflexion est culminante. Si notre cerveau est surchargé d'informations, d'images, il est passif et il lui est impossible de tout intégrer. (...)
Et nous cherchons à pallier cette sensation angoissante de vide ou d'inactivité en nous connectant à nos écrans en tout genre.

Face à l'ennui, le cerveau a toujours trouvé des stratégies : permettre la réflexion et la créativité grâce au temps que l'on accorde à notre psychisme pour associer et élaborer librement nos pensées.
On le recommande aux enfants pour qu'ils puissent créer des jeux, qu'ils laissent émerger leur imaginaire. Cependant, les adultes appliquent-ils ce qu'ils recommandent à leurs enfants ?

Il ne s'agit pas de rendre coupable Internet de notre paresse cognitive, mais de nous rendre plus responsables de la manière dont nous utilisons ce média.
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petitsoleilpetitsoleil   12 mars 2013
Le Japon a de nombreuses traditions permettant d'accéder à la sérénité.
La pratique du haïku en est une. Il s'agit de courts poèmes en trois vers et dix-sept syllabes, créés au VIIe siècle.

Selon le poète japonais Matsuo Bashô (1644-1694), la pratique du haïku favorise quatre grandes qualités :
- Sabi : la simplicité et la conscience du temps qui passe et qui altère les choses et les êtres.
- Shôri : la capacité à suggérer l'amour des choses humbles.
- Hosomi : la découverte de la beauté du quotidien.
- Karumi : l'humour, qui allège la gravité des choses.

Ecrire un haïku oblige notre attention à se focaliser sur les détails de la vie et malgré l'aspect lapidaire de cette écriture, il demande une réflexion importante pour suggérer les choses plutôt que les décrire et exprimer une émotion. (...)

Je vous propose de vous inspirer des qualités que les haïkus requièrent : simplicité, prise de conscience du temps, humilité, amour, beauté et humour.
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petitsoleilpetitsoleil   12 mars 2013
Il existe un facteur participant à la baisse du niveau de confiance et de motivation au sein des entreprises, c'est le manque de renforcement.
Le renforcement correspond à l'augmentation d'un comportement lorsqu'il conduit à des conséquences. Il est le fondement de nos apprentissages, de notre motivation et du plaisir que nous ressentons.

Prenons un exemple. Un enfant apprend à marcher et nous le félicitons chaque fois qu'il fait un pas. Nous renforçons sa réussite. (...) C'est un renforcement positif.
Admettons que nous disputions cet enfant pour qu'il se mette debout et marche. Et que nous stoppions nos cris dès qu'il arrive à marcher. L'enfant va apprendre que marcher fait cesser les cris. C'est un renforcement négatif.

Le renforcement, qu'il soit positif ou négatif, permet une augmentation du comportement souhaité. Il se distingue de la punition qui a pour but l'élimination d'un comportement.
Aujourd'hui, il est prouvé que le renforcement positif est nettement plus opérant que le renforcement négatif, car il active davantage le circuit de la récompense et du plaisir dans une zone de notre cerveau.
Il stimule cette zone faisant partie du medial forebrain bundle (MFB), dont l'activation mène à la répétition de l'action gratifiante.
Ce système cérébral a participé de la survie de l'espèce.

Il n'est pas rare de constater que le monde du travail est de moins en moins associé à la notion de plaisir. Et, lorsqu'il l'est, c'est corrélé à la notion de réussite, à l'obtention d'une promotion ...
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petitsoleilpetitsoleil   11 mars 2013
Le stress est au départ une réponse positive de notre organisme à un changement. Il permet de déployer l'énergie nécessaire pour faire face à un événement.

Depuis l'ère paléolithique, l'homme produit du stress pour survivre. A cette époque, il est un prédateur mais aussi une proie qui doit avoir les moyens de se défendre. L'organisme de l'homme paléolithique déploie déjà un système de défense efficace.

Lorsqu'il est attaqué, ses glandes surrénales (deux glandes situées au-dessus des reins) fabriquent de l'adrénaline, laquelle se libère dans le sang et participe de l'augmentation de sa respiration, de son pouls et de sa tension artérielle pour fournir l'oxygène nécessaire à la réaction instinctive de défense.
Les surrénales produisent ensuite une autre hormone, le cortisol, qui lui permet de fuir ou de se battre pendant la menace.
Les réserves de gras sont transformées alors en carburant, et le sucre est envoyé dans le sang pour fournir de l'énergie pour lutter.
Pour éviter une hémorragie en cas de blessure, du cholestérol et des plaquettes sont acheminés dans la circulation sanguine.

Une fois la menace éloignée, l'homme paléolithique ressentait un besoin de repos durant lequel son rythme cardio-vasculaire ralentissait pour retrouver la normale en quelques heures, selon le principe d'homéostasie qui régule l'organisme.

L'homéostasie se définit comme la capacité de l'organisme à maintenir un état de stabilité interne malgré les changements constants de l'environnement externe. Cette stabilité interne ne signifie pas que tout est statique dans notre corps. Les cellules vivent d'innombrables changements qui, par des effets de compensation, entraînent l'équilibre. (...)

Le stress est ainsi l'expression du système nerveux sympathique qui stimule les fonctions d'anticipation de l'action pour permettre à l'organisme de faire face à un événement potentiellement différent de ce qu'il connaît, et qui nécessite une adaptation.
L'homme moderne a conservé ce mode de défense, mais, au lieu de s'activer en cas de danger concret et de se désactiver une fois la menace éloignée, le stress est déployé de façon moins intense mais continue en raison des menaces modernes perçues.
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petitsoleilpetitsoleil   12 mars 2013
Que constatons-nous comme changements dans le monde du travail ?

- Plus que jamais, ce contexte économique demande une certaine polyvalence, une souplesse encore nommée adaptabilité.
- La concurrence faisant rage, les entreprises à visée commercial exigent de la performance et des résultats. Les objectifs professionnels sont toujours plus élevés.
- Même les secteurs non commerciaux sont soumis au diktat de l'argent.
- Tous les secteurs de la fonction publique doivent faire des économies. (...)

On constate ainsi :
- Une tendance des grandes entreprises à changer de système d'organisation dès qu'un nouveau dirigeant est en poste. (...)
- Les nouvelles procédures sont surtout utilisées pour contrôler ou vérifier la productivité de l'entreprise et du salarié. Dans tous les secteurs d'activité dont l'objectif est financier, la peur a engendré plus de contrôle pour prétendument améliorer les performances. (...)

Comment le management est-il passé de la confiance à la méfiance ?
Comme des parents anxieux vont chercher à se rassurer en téléphonant à leur enfant pour vérifier qu'il est bien rentré, qu'il a bien fait ses devoirs, les managers modernes vérifient que leurs collaborateurs ont bien travaillé.
Il est reconnu que l'anxiété des parents peut avoir un impact négatif dans la construction de la confiance de leur enfant. Ramener des adultes à cette position quasi infantile joue sur le rapport de confiance entre manager et salariés et peut entraver la confiance personnelle.
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