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ISBN : 2882535066
Éditeur : Luce Wilquin (28/04/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Une silhouette sombre suspendue à une grue, sur un chantier désaffecté, trouble la blancheur du paysage enneigé. Le médecin du village vient d'être assassiné, et Tiziana Dallavera, la jeune policière rebecquoise aux prises avec une histoire passionnelle, reprend du service pour mener l'enquête, dans un hiver glacial. Rapidement, un autre corps est découvert, et les policiers se lancent à la poursuite d'un étrange tueur en série, avec pour seuls indices une manne aba... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sharon
  10 juin 2015
Merci à Babélio et aux éditions Luce Wilquin pour ce partenariat.
Je prends la série en cours de route, puisque La vie al dente est la troisième enquête de Tiziana, toute jeune enquêtrice qui semble encore prendre ses marques dans l'équipe qu'elle a intégrée à Rebecq. Cependant, elle n'est plus la dernière arrivée : un petit nouveau, Augustin, très à l'aise avec l'informatique, est arrivé en remplacement d'un collègue défaillant (pour rester politiquement correct).
Bienvenue à Rebecq, chez les policiers de proximité. Ici, on règle avant tout les conflits de voisinage, les petits problèmes. Située à 27 kilomètres de Bruxelles, cette commune exploite un petit chemin de fer touristique et n'est guère habituée à des crimes en série. Et pourtant, c'est l'un des médecins de la ville, connu pour le soin qu'il prenait de ses patients, qui est retrouvé pendu, dans une mise en scène spectaculaire. Qui a pu faire cela à cet homme sans histoire, menant une vie quasi ascétique ? Ce n'est pas la toute jeune associée de son cabinet, jeune femme sans doute efficace mais terne ô combien qui pourra les renseigner, si ce n'est sur le soin que mettait son vieux confrère à ce qu'elle prenne en charge ses patients, rétifs à l'idée de changer de médecin (pour une femme, en plus).
Oui, nous sommes dans une petite bourgade belge, et pourtant, avec Tiziana et les siens, je me suis crue en Italie, avec cette omniprésence des pantagruéliques recettes de cuisine, et cette extravagante famille. Sans eux, sans la chaleur qu'ils apportent au récit, ce coin de Belgique paraîtrait bien morne. Si le bon docteur peut encore gagner notre sympathie, ce n'est pas le cas du pharmacien. Sa pharmacie est une boutique comme les autres, le moyen le plus sûr pour lui de s'enrichir, négligeant les véritables trésors qui vivaient à ses côtés, je veux dire sa femme et ses filles.
Bien que les victimes soient des hommes (et les enquêteurs de se demander s'ils traquent un ou plusieurs meurtriers), nous avons là une affaire de femmes, qui s'imposent parmi les hommes, prennent leur revanche à l'image de Barbara, l'amie de Tiziana. Il est question de mère aussi, de fille, et si les liens sont très forts (dans le bon sens du terme) entre Tiziana et sa mère (et le reste de sa famille, d'ailleurs), il n'en est pas de même pour toutes. Difficile d'être même quand il n'y a pas de père (voir Aurélienne, la préparatrice en pharmacie, qui travaille pour élever ses trois petits) ou quand celui-ci est défaillant, comme le père de Jessy Poubel. S'il y avait de la dignité chez Aurélienne, prête à supporter les humiliations de son patron pour survivre, il n'en est pas avec Jessy et ses soeurs, aux prénoms issus de séries américaines, ou d'émissions de télé-réalité (voir la petite dernière, Nabila). Elles poussent, sans règles, sans notion de droit et de devoir, avec de micro-actes de violences quotidiennes : cris et claques sont leur lot quotidien. Et si elles ont de l'embonpoint, leur corps n'est absolument pas en bon point, de manière presque caricaturale.
On mange beaucoup dans ce roman, la nourriture est le cordon ombilical non coupé qui relit les uns ou autres. Et si la grand-mère de Tiziana prépare des quantités de nourriture pantagruélique, acte d'amour, d'autres réclament leur nourriture à leur mère-compagne, qui s'empiffrent de son côté (manger pour ne pas avoir à communiquer ?) tandis que d'autres, enfin, oublient de se nourrir, comme un lent suicide.
La vie al dente est plus qu'un roman policier. L'enquête est là, et bien là, mais elle n'empêche pas les policiers de mener leur vie, même si ce qu'ils découvrent n'apportent pas la sérénité.
Lien : http://wp.me/p1EW7i-1sr
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nathavh
  26 juillet 2015
Tiziana Dallavera, est une jeune policière à Rebecq -petite commune du Brabant Wallon - en Belgique.
Je découvre le personnage qui est pourtant déjà à sa troisième enquête, et cela ne pose aucun problème de lecture.
Tiziana reçoit un appel de son amie Barbara, une jolie blonde aux allures de top model , style Barbie (c'est son surnom d'ailleurs) qui exerce une fonction oh combien masculine celle de responsable du service travaux de la commune. Elle vient en faisant une ronde sur un chantier de découvrir un pendu. Il s'agit du Docteur Léonard, bien connu dans la bourgade. Un médecin en fin de carrière, sans histoire. Très vite, la thèse du suicide est écartée, on se dirige vers un meurtre car notre pendu été mis en scène, enchaîné au sommet d'une grue. L'équipe de l'antenne de police locale, plus habituée à la police de proximité va mener l'enquête, d'autant plus que peu de temps après c'est le corps du pharmacien qui est retrouvé sur les rails du chemin de fer touristique de l'entité...
L'affaire se corse, un tueur en série sévit dans ce petit village tranquille. Nous voici emporté par l'enquête et la petite équipe du commissariat : le commissaire Desquières, l'inspecteur Chevalier, la boulimique Grevêche et un petit nouveau as de l'informatique : August Hernalsteen.
J'ai adoré suivre le fil de cette enquête. Une belle écriture qui s'attache à la vie des gens. Que ce soit la petite équipe du commissariat, la vie de la communauté, la famille attachante et envahissante de Tiziana, beaucoup d'humanité et d'humour. Un regard sur notre société avec des yeux féminin; la place de la femme, le regard et les préjugés notamment sur Barbara pin up sexy directrice de chantier, le machisme de Lorenzo...
J'ai adoré être transportée dans un petit coin d'Italie en retrouvant la chaleur et l'envahissement de la famille de Tiziana, la nonna, le frère, cette solidarité familiale mais surtout la cuisine italienne, oh combien présente. La nourriture ayant une place à part entière dans le récit. On a les papilles gustatives en éveil, on salive à la description de la bonne cuisine du sud. Et surtout on peut prolonger le concept en se dirigeant sur le site de Sarah Berti qui nous livre quelques recettes savoureuses.

L'intrigue est excessivement bien construite, on avance lentement en laissant une place prioritaire aux gens, aux amours de Tiziana, l'humain est vraiment au coeur du récit avec beaucoup d'humour aussi, tout simplement la vie à saisir al dente.

Lien : http://nathavh49.blogspot.be..
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laure1922
  09 juillet 2015
Merci à Masse Critique et aux éditions Luce Wilquin pour cette heureuse découverte. Je ne suis pas une grande lectrice de policiers, ni de thrillers et encore moins de romans où l'on dépèce des êtres humains vivants. Je n'ai pas le goût du sang, alors ce roman policier " à l'ancienne" est un vrai régal par sa douceur (si, si!), sa nonchalance et la tendresse que Sarah Berti porte à ses personnages. Cette Miss Marple belge mène son enquête sans avoir l'air d'y toucher, et le récit se nourrit autant de la traque du meurtrier que de la vie quotidienne de Tiziana Dallavera et de son atypique famille. C'est le premier roman policier gastronomique que je lis, et les recettes m'ont mis l'eau à la bouche. La sauce - si je puis dire- prend bien, et l'on s'attache à ces personnages qui pratiquent la gastrothérapie! Ainsi le monde paraît moins cruel et l'énigme plus facile à résoudre le ventre plein. Je rentrais d'un séjour à Florence et j'ai donc poursuivi ma découverte culinaire à travers les recettes de tortellini, de ravioli et autres mezzelune. Si l'affaire est résolue en 10 jours, les racines du mal remontent à la fin des années 80; c'est un fait-divers sordide qui est à l'origine des meurtres qui sont perpétrés dans le milieu médical d'une petite bourgade tranquille. Les femmes en sont à la fois les victimes et les héroïnes. Jusqu'au bout de cette critique j'aurai recours aux métaphores culinaires : la morale de l'histoire c'est que "La vengeance est un plat qui se mange froid"! J'ai hâte de dévorer les précédents opus de cette enquêtrice d'un genre nouveau.
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yaki
  12 juin 2015
La vie al dente est le troisième roman policier avec l'enquêtrice Tiziana, mais il peut se lire indépendamment des deux précédents. L'histoire se déroule à Rebecq où le médecin du village est retrouvé pendu à une grue. On pourrait penser à un suicide mais il s'avère très vite que ce n'est pas le cas. L'équipe dans laquelle travaille Tiziana enquête. Un autre corps, celui du pharmacien, est retrouvé quelques jours plus tard sur des rails. Les enquêteurs recherchent le lien entre les deux victimes. En plus de l'enquête on suit le quotidien et les soucis des policiers et notamment les questionnements amoureux de Tiziana.
L'enquête proprement dite est bien menée, pas de réels rebondissements mais plutôt une enquête tranquille à la Agatha Christie avec quand même quelques petites surprises sur la fin. Les personnages sont intéressants, même si j'ai eu du mal à m'y attacher, peut-être parce qu'on ne va pas assez en profondeur dans leur personnalité.
Une lecture simple et agréable, un livre pour la plage...
Merci à Babélio et aux éditions Luce Wilquin pour ce partenariat.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SharonSharon   10 juin 2015
Fluffy était occupé à manger bruyamment dans son écuelle et il ne prêta aucunement attention aux deux femmes qui visitaient les lieux. On ne peut donc pas parler de coup de foudre mutuel ou de chien choisissant son maître,comme dans les dessins animés. Non, simplement, après avoir écouté la bénévole jusqu'à la migraine, Jacqueline la fit taire d'un geste et opta pour la solution qu'elle avait toujours appliquée : elle choisit le chien le plus laid, en supposant qu'il serait forcément le moins exigeant. Cela avait marché jusque là avec son homme, elle ne voyait pas pourquoi il en serait autrement avec les chiens.
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nathavhnathavh   22 juin 2015
Emilie n'avait rien su pendant toutes ces années, elle avait porté sa mère en son coeur et sa vie, comme une fleur délicate à protéger du monde.
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