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Inspecteur Karel Jacobs tome 1 sur 3
EAN : 9782490288731
510 pages
Editions Nouvelle Bibliothèque (28/10/2019)
4.39/5   180 notes
Résumé :
Bruxelles 2016.

Au lendemain d’une vague d’attentats, des fresques pornographiques apparaissent sur les façades des quartiers populaires de la capitale et secouent l’opinion publique. Épaulé par Fred Boland, jeune recrue immature, l’inspecteur Karel Jacobs est confronté à une série de crimes sexuels d’une perversité sans nom. Les sévices s’enchaînent mais les victimes ne se ressemblent pas. Et le duo est rapidement dépassé par une enquête pavée de vio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
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INEFFAÇABLES - Clarence Pitz - Éditions Nouvelle Bibliothèque - Thriller - lu en juillet/août 2020.

Petit à petit, je me mets à apprécier les policiers et thrillers.

J'ai découvert "Ineffaçables" sur Babélio.

Clarence Spitz est une compatriote, je me suis donc lancée dans cette lecture avec intérêt d'autant plus que toute l'histoire se déroule dans ma ville, Bruxelles, peu de temps après les attentats de l'aéroport et de la station de métro Maelbeek de triste mémoire (22 mars 2016).

D'étranges fresques géantes apparaissent les unes après les autres à intervalle régulier sur les façades d'immeubles de la ville, suivies après chaque apparition de l'une d'elles d'une agression sexuelle particulièrement violente.

Y a-t-il un lien entre ces fresques et ces crimes odieux ?

C'est ce que vont tenter de découvrir Karel, Fred, Franck, Virgile, membres de la Police locale de la Rue Marché au charbon et de la Police fédérale de la rue Royale dans une course effrénée pour découvrir le/les auteur-s de ces fresques et des crimes qui en découlent à travers les communes de Bruxelles-ville, Molenbeek-Saint-Jean, Saint Gilles, Koekelberg, le musée MIMA (Le Millennium Iconoclast Museum of Art, plus communément appelé le MIMA est un musée d'art urbain et de la culture 2.0 situé à Molenbeek-Saint-Jean en région bruxelloise) qui se trouve dans une ancienne brasserie.

Les chapitres sont courts, percutants, c'est affolant.
Clarence Spitz se met littéralement dans la tête de ses personnages, certaines descriptions des scènes sont dantesques.

L'autrice utilise régulièrement des belgicismes, ce que j'ai adoré, c'est savoureux. Chacun d'eux est expliqué en bas de page.

Jusqu'à la fin, j'ai fait un tas de suppositions quant à/aux coupable-s de ces méfaits sordides, Clarence Spitz maintenant le suspense jusqu'au bout.

J'ai aimé ce livre dont j'ai pu terminer les 3/4 restant hier après-midi d'une seule traite, l'ayant commencé il y a une quinzaine de jours. Je ne l'ai pas lâché jusqu'à la conclusion.

J'ajoute que ce thriller est basé sur un fait divers réel, les fresques clandestines de Bruxelles.

Clarence Spitz a dirigé les Casiers judiciaires de Bruxelles durant 7 ans, puis, change radicalement de carrière et devient professeur d'Anthropologie et d'Histoire de l'Art. En 2017, elle se lance dans l'écriture. Son premier roman "La parole du chacal" a été finaliste du concours VSD du polar (VSD, magazine généraliste d'actualité et de loisirs hebdomadaires, devient mensuel en 2018) .

Et pour tous ceux et celles qui veulent découvrir les fresques de Bruxelles, un parcours est organisé.
https://vivreabruxelles.be/parcours-bd-et-street-art-a-bruxelles.html

Prenez soin de vous IL est toujours là !

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Après ma rencontre avec Virginie Sarah-Lou, je vais vous conter celle avec Clarence Pitz, auteure belge talentueuse. Je l'avais découverte sur les réseaux sociaux par l'intermédiaire de Cyril Carrère, lorsque j'ai eu la chance de lire ses deux premiers thrillers. Ne voulant pas continuer les échanges dans le monde virtuel, nous avons profité de la Foire du Livre de Bruxelles 2019 pour nous rencontrer. Depuis lors, nous ne manquons pas de nous faire un petit coucou lors des foires et salons du livre auxquels nous nous rendons.

Bon, trêve de bavardages et revenons à nos moutons. « Ineffaçables » est son second roman. Son premier « La parole du chacal » m'attend dans ma pile à lire. J'ai commencé ma découverte de son univers littéraire par « Ineffaçables », tout simplement parce que les décors sont plantés dans Bruxelles. Même si je suis belge, je me rends compte que je ne lis que très peu de livres qui s'y passent. Maintenant, c'est chose faite, j'ai rajouté une flèche à mon arc.

Alors que des attentats viennent de se dérouler dans la capitale de l'Europe, des fresques à caractère sexuel font leur apparition sur des façades de la ville. Mais la police doit également faire face à des crimes sexuels violents où le mystère du coupable reste entier. Un trio d'enquêteurs assez atypiques se verront confier l'affaire.

Quel plaisir de retrouver dans sa lecture plein d'endroits dans lesquels je me suis déjà rendue et que je parcours quasi chaque jour quand je vais travailler. Découvrir une ville par sa lecture, c'est s'y évader mais c'est encore plus savoureux lorsque l'on s'y est déjà rendu. Mêlant lieux touristiques au Bruxelles plus pittoresque, c'est la ville dans sa globalité qui y est dévoilée.

Autre élément que j'ai vraiment beaucoup dans ma lecture est d'y trouver des termes et des expressions bien de chez nous ! Pauvres français qui risquent de ne pas comprendre notre phrasé si particulier. Non je plaisante, des notes de bas de page seront là pour vous aider 😉

J'ai aimé que Clarence Pitz se soit inspirée du fait divers de ces fresques pornographiques pour en tirer cette histoire. Je me souviens encore quand les journaux télévisés belges les évoquaient à chaque édition. Finalement, ces oeuvres de street art sont bien ancrées dans nos mémoires.

Ce roman noir ne pourra pas vous laisser indifférent, que vous soyez belges ou pas. La plume est maîtrisée, dosant savamment son suspens. La dose d'humour bien belge était d'office une pièce maîtresse qu'il ne s'agissait pas d'omettre puisque nous sommes quand les maîtres en matière d'auto-dérision.

Ce livre est la preuve qu'il ne faut pas forcément aller bien loin pour découvrir de vrais talents. Nous en avons plein en Belgique, soyons en fiers et faisons leur promotion car ils le méritent amplement par leur générosité et leur gentillesse!
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Région de Bruxelles-Capitale. 2016.

Une grande fresque apparaît sur une façade aveugle à plusieurs mètres du sol ! En une nuit, le graffeur a accompli une oeuvre de plusieurs mètres carrés sans que personne ne s'en aperçoive ! Une oeuvre par ailleurs très discutable. Une oeuvre qui divise les habitants et les élus… Mais qu'a-t-elle de tellement particulier ? Un pénis ! Un pénis géant ! Comprenez-vous maintenant pourquoi, plus que toute autre oeuvre de Street Art celle-là prête à polémique… Mais ne voilà-t-il pas que quinze jours plus tard, une oeuvre de la patte du même artiste surgit sur un autre mur… Un anus géant ! Va-t-on en rester là ? Oh, ce serait trop beau (je ne parle pas de l'anus) ! Quinze jours s'écoulent et c'est autour d'une pénétration dans un vagin géant de faire son apparition… Scandaleux, effronté, dégueulasse, pervers, disent les uns… Artistique ! Contemporain ! Original ! Révolutionnaire ! répondent les autres…

Tout cela ne serait qu'un débat de plus au sein de la société belge, bruxelloise en particulier, si le lendemain de l'apparition du pénis, un étudiant de l'ULB ne s'était fait couper le sien avec un couteau à steak après avoir ingurgité la drogue du viol… Un hasard ! Une coïncidence ! … Oui, mais non ! Au lendemain de l'apparition de l'anus sur un mur de la capitale, un homme jeune, drogué lui aussi, a subi, comment dire… Je suis gêné, permettez-moi de ne pas exprimer ici ce qui lui est arrivé. Et quinze jours après, une adolescente de dix-sept ans subit… Heu… Il y a peut-être des enfants qui lisent…

Critique :

Clarence Pitz, l'auteure de « Ineffaçables » n'a rien inventé ! Heu ! Je dis une grosse connerie, là ! Permettez que je m'exprime un peu plus clairement : ces oeuvres de street art dont il est question dans son récit existent bel et bien (ou ont existé, du moins les trois premières), et Dieu sait si on en a parlé à Bruxelles ! Beaucoup se sont marrés, d'autres scandalisés. le génie de Clarence Pitz, c'est d'avoir imaginé qu'au lendemain de chacun de ces tags, un crime était commis ! Un crime clairement en relation avec ces « décorations » murales.

L'auteure a dirigé le Casier judiciaire de Bruxelles. Elle a donc fréquenté de très près les policiers, ce qui lui a permis de donner naissance à des personnages aussi divers que variés mais tous dotés d'une grande sincérité. Les victimes ne sont pas dénuées d'intérêt non plus. Et même les témoins les plus banals ont cet air d'authenticité que seuls les auteurs très observateurs sont capables de transcrire en mots pour que le lecteur n'ait aucune peine à visualiser. le livre est enrichi d'expressions très belges, voire typiquement bruxelloises, qui renforcent le caractère de vérité du récit. Amis français, sénégalais québécois, guinéens, suisses, congolais, martiniquais, guadeloupéens et autres, ne fuyez pas la lecture de cet ouvrage en craignant qu'il vous soit inaccessible à cause du langage des personnages ! Lorsqu'un mot en brusseleir est employé, l'auteure en donne une explication en bas de page ! Non, peut-être !

Il est temps de rejoindre les trois flics qui mènent l'enquête : Karel, Fred et Virgile… Quant à Marcel, le commissaire supposé diriger l'enquête, il lui reste probablement encore des congés à prendre… Karel, le flic expérimenté qui se débat dans les soucis avec son ado de fille qui lui en fait voir de toutes les couleurs, Fred, le jeune flic prometteur mais immature, apprécié par Karel, mais à l'humour balourd et Virgile, le flic trentenaire et solitaire, fortement handicapé depuis qu'Igor, un fou, lui a arraché l'index de la main droite, le privant de l'usage du doigt le plus indispensable pour faire usage de son arme.

Partez avec eux à la découverte des victimes dont la merveilleuse Samira, adolescente émancipée à la liberté de ton sans pareil.


Un lien pour voir certaines de ces oeuvres :
https://www.lebonbon.fr/bruxelles/societe/les-fresques-erotiques-bruxelles/
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Très belle découverte que ce thriller addictif de la belge Clarence Pitz.

Enquête Bruxelloise où une improbable collaboration entre l'introverti Virgile de la police locale et les fédéraux Frank et Fred tente de relier les mobiles entre crimes et street-art.

Les personnages sont attachants, c'est bien écrit et dans un Molenbeek que je commence à bien connaître!
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❤ Ce roman est un énooorme coup de coeur pour moi. ❤

Tout d'abord, il est très bien écrit. C'est un plus, que j'apprécie particulièrement.

Ensuite, tout en étant une oeuvre de fiction, il part d'un événement réel, l'apparition d'une fresque, du tag d'un pénis géant à Bruxelles, suivi d'un autre tag du même acabit quelques jours plus tard, en 2016. Cela confère au récit une base de départ qui lui donne, je trouve, beaucoup de crédibilité.
Une fois ce « décor » planté, le récit de ce thriller est palpitant, très bien construit, très correctement élaboré par rapport aux techniques d'enquête et aux règles de procédure, ce qui contribue à en faire une oeuvre parfaitement élaborée.

J'aime beaucoup aussi le fait que Clarence Pitz nous permette, au travers de ce thriller, de découvrir Bruxelles. Ses descriptions, pas trop chargées, mais bien équilibrées, nous transportent sur les lieux comme si nous y étions. Et même sans connaître les quartiers de Bruxelles où l'histoire se déroule, on a la sensation que ces endroits nous deviennent familiers.

Par ailleurs, je suis admirative également de tout le travail de recherche que ce roman a nécessité que ce soit au niveau de l'art pictural ou au niveau de certaines coutumes africaines. Je pense pouvoir dire que l'auteure est une perfectionniste… et c'est gagné ! Je vous mets au défi de trouver une faille !

Enfin, tout cela a l'air tellement sérieux, alors que l'humour est bien présent avec Fred, jeune enquêteur, à l'humour potache... Mais il y a aussi l'humour discret et subtil de Clarence Pitz dont je me suis régalée.

Bref, je suis très inspirée... et je me réjouis de savoir que d'autres romans de Clarence Pitz m'attendent !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
… hier, aux aurores, Virgile Plisson, le petit gars fade mais bien gentil de la Première Division, l’avait contacté sur son portable pour l’informer que le graffeur libidineux avait de nouveau frappé. Le dessin était comme à chaque fois très clair, extrêmement bien réalisé et, surtout, choquant. Rue des Poissonniers, proche du quartier branché des Halles Saint-Géry, en plein centre de Bruxelles, la façade d’une banque était affublée d’une scène de pénétration sans équivoque et d’une vulgarité inouïe. Un accouplement en gros plan, de plusieurs mètres carrés.
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- Fred ! T’en es où ?
- Dans la famille Mokhtar, je demande la mère !
- Elle n’est pas chez elle ?
- Si… Hum. Disons qu’elle doit confondre convocation au commissariat et dîner aux chandelles.
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Il était tellement entamé que ses blagues devaient être lourdes à souhait. Jamais une fille n’aurait ri naturellement. La demoiselle pose une main sur son épaule et lui susurre quelque chose à l’oreille. Il ne sait plus quoi exactement, sauf que c’était salace. Puis ce souvenir repart, flouté, pour ne laisser place qu’à l’incertitude. Il a vidé le verre d’un trait. Du rhum brun. Enfin, probablement. Vu son état d’ébriété, il aurait avalé n’importe quoi du moment que ça contenait de l’alcool. Il aurait sauté n’importe quelle nana aussi. L’autre salope a dû le flairer et le piéger dans ses filets.
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Reconnaître le bâtiment qui s’érige droit devant elle la fait retomber dans une mélancolie cafardeuse tandis que les mugissements du chauffeur lui rappellent sa condition de vie dégradante. C’est là que son connard de mari l’avait demandée en mariage. Dans le restaurant hors de prix situé dans la dernière boule de l’Atomium, construction insolite formée de neuf sphères chromées représentant un cristal de fer et clignotant comme un sapin de Noël. La soirée avait été féerique. Depuis, elle avait eu le temps de déchanter.
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Ça doit être ça la douleur dans son bas ventre qui ne fait qu’augmenter. Une nympho qui a abusé de lui toute la nuit après l’avoir chargé de rohypnol et de viagra. Son cerveau bout, furieux de s’être fait avoir comme un imbécile. Et si ça venait à s’apprendre ? Grégoire, le mec à filles, le tombeur de la fac, le fêtard invétéré au tableau de chasse indécent qui se fait embobiner et violer par une vulgaire gonzesse rencontrée dans un bar.
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