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ISBN : 2246779219
Éditeur : Grasset (05/09/2012)

Note moyenne : 2.85/5 (sur 27 notes)
Résumé :
En une langue tour à tour picaresque, cruelle, mélodieuse et torrentueuse, ce roman évoque l’histoire de la Belgique depuis 1830 jusqu’au XXIe siècle à travers les tribulations d’un héros de 11 ans, sans prénom ni parents.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  22 mars 2016
Aujourd'hui, le bonheur des Belges est en berne, le coeur n'y est pas, après les attentats de ce matin, nous sommes pétrifiés d'horreur. l'aéroport de Bruxelles National et le métro Maelbeek ont été touchés. plus de 30 morts et plus de 200 blessés dont certains gravement touchés. Je suis belge, j'ai eu de la chance, ayons une pensée vers ceux et celles qui sont morts et pour tous les blessés qui se battent pour se relever. Nous ne nous laisserons pas abattre.
Ceci n'est pas une critique du livre, mais je trouve que son titre méritait que je passe un message aux babéliotes. Babounette.
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Magenta
  15 janvier 2013
Déjanté! J'ai passé un excellent moment à la lecture du "bonheur des belges"! Tout en apprenant de petites histoires qui ont fait la grande de mon petit pays, je me suis régalée de ces petites anecdotes et j'ai ri avec l'étrangeté des rencontres imaginées par Patrick Roegiers. Il faut dire qu'il nous emmène d'une époque à l'autre sans préambule, fait se rencontrer des personnages historiques avec des contemporains, il nous fait réfléchir et j'avoue, j'ai eu parfois du mal à démêler le vrai du faux.
Je pense malheureusement qu'il faut être belge pour comprendre toute l'histoire, un index à la fin du livre nous est bien utile pour comprendre qui sont les nombreux personnages intervenants et surtout pour savoir s'ils sont vrais ou totalement inventés.
J'avais déjà adoré la façon de raconter de l'auteur dans "la spectaculaire histoire des rois des belges", je reste sous le charme!
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Lune
  19 février 2015
Sans amour, un garçonnet de onze ans quitte le domicile, «se détemporalise » et prend tous les chemins possibles (un rêve éveillé) que contient la Belgique, pays créé de toutes pièces pour et par les besoins de l'Histoire en 1830.
Roman épique, picaresque, surréaliste comme on l'aime chez nous, qui propulse le lecteur dans le tourbillon des aventures et des rencontres de l'enfant sans nom avec tous les événements et tous les personnages réels et fictifs du petit pays aux neuf provinces (devenues dix plus tard).
Rien n'est innocent dans ce fatras moins en « absurdie » qu'il y paraît.
Des gens d'époques différentes surgissent. Décalé ? le lien se dévoile pour qui sait percevoir.
Voilà toute la maestria de l'auteur jongleur d'histoires de l'Histoire et de la langue.
A mon tour de transgresser le réel et d'inciser la boîte crânienne de l'auteur.
Ô Découvertes ! Ô Prodiges !
S'en échappe une multitude d'êtres qui se libèrent du temps, de l'espace et de leur vie.
Je reconnais parmi les plus bavards Victor Hugo, Hendrik Conscience, Hugo Claus, Paul Verlaine dit Popaul, Pieter Breughel et des soldats de la guerre14 et des cyclistes affrontant l'enfer du mur de Grammont.
S'enfuient les valeureux de 1830, le peintre Wappers et la Brabançonne qui tonne poursuivie par Charles le Téméraire, Charlemagne, Roland, les quatre fils Aymon et le cheval Bayard qui rejoindront Namur et les comtes d'Egmont et de Hornes, la tête sous le bras, qui rejoindront le petit Sablon à Bruxelles.
Non moins discrets que les flonflons des foires, kermesses, de l'expo 58 et autres réjouissances, les comédiens et chanteurs belges entraînés par Jacques Brel discutent de leur belgitude avec les écrivains entourant Patrick Roegiers.
Je lis, j'entends les accents du pays, les habitudes langagières, les savoureuses expressions.
Je déguste les tons divers, les allitérations, les rimes dans les phrases, la prose poétique et philosophique, la truculence flamande, l'humour.
Je profite de la connaissance parfaite de l'Histoire, des lieux, des monuments, des artistes, de « l'envers » de chaque chose.
Je frémis sous la subtilité toujours lucide, parfois amère :
- « ... Peut-on changer le temps ?
-On peut changer les choses. »
Je tourbillonne avec cette obsession, je cours la Wallonie comme elle vient : « Ne te presse pas. le Temps est une illusion ».
J'apprends sur les faits et les personnages.
Il y a tant derrière les mots, derrière les phrases. Creusons.
Dans le contenu au style chaque fois adapté, je plonge dans le texte et le sous-texte.
Sous le crâne, les idées jouent, les pensées se mélangent, la raison fait se rejoindre les perceptions du pays.
Et je crie Bravo ! Bravo !
Je referme la boîte de Pandore, pardon de Roegiers.
Certes, le « non-belge » (d'ailleurs, qu'est-ce qu'être Belge ? Hum!hum!) aura sans doute plus de difficultés à comprendre un certain « folklore », des atmosphères typiques, des expressions goûteuses, des noms familiers, les langues et leurs nuances, les régionalismes... mais la curiosité peut soulever des montagnes...
Lucidité extrême : « Le Belge creuse sa tombe avec sa langue ».
Et cette amertume que l'on perçoit à plusieurs reprises et que la dernière phrase du livre confirme.
Le petit garçon hors de la vie comme on l'entend intègre corps et temps en la personne de l'auteur.
« Brel, à la Monnaie, à sa sortie de scène : « Méfie-toi de ce pays. On y coupe les têtes. Les gens sont très petits. » »
Nul n'est prophète en son pays, proverbe banal et pourtant vrai.
Cet auteur est coupable d'un chef d'oeuvre.
Lecteurs belges, ne coupez pas la tête de Patrick Roegiers... une deuxième fois.
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OhOceane
  22 mars 2017
La Belgique n'existe pas, c'est un rêve. Comme tous les pays du monde. Pardonnez-moi pour ce début un peu abscons, mais c'est la réflexion qui m'est venue, en terminant l'excellent roman de Patrick Roegiers, le Bonheur Des Belges.
Je cherchais un auteur contemporain à lire, et en tombant sur ce titre comment ne pas penser au Chagrin Des Belges, de Hugo Claus ? Ma curiosité étant ce qu'elle est (énorme), me voilà embarqué pour un périple fantaisiste et grave.
Le roman s'ouvre avec un petit garçon, une maison de briques et Yolande Moreau.
Commence alors avec l'enfant un voyage en Belgique, à travers le temps et les territoires. Les événements historiques marquants de la Belgique sont ainsi prétextes à une balade surréaliste (coucou Magritte). Tout ou presque y passe : de Waterloo à Marc Dutroux en passant par la Castafiore. C'est subtil, et puis délirant, et grave et ensuite facétieux. C'est la Belgique dans un costume aux mille reflets. Et chacun de ces reflet est précieux, chacun grave en nous un peu de belgitude.
C'est peu dire que j'ai aimé. Je sais qu'il n'est jamais bon de comparer, surtout en littérature, mais la démarche et la folie de ce roman m'a rappelé un autre de mes livres de chevet : l'Histoire du Juif Errant, par Jean d'Ormesson. Même foisonnement, même érudition, même folie surréaliste qui nous emporte sans jamais nous perdre. le genre de roman initiatique, où l'initié, finalement, c'est le lecteur : c'est lui qui arrive au bout du récit avec en cadeau une nouvelle vie à vivre.
Un vrai coup de coeur pour moi, et l'occasion de découvrir le reste de l'oeuvre de Patrick Roegiers.
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Bruno_Cm
  06 mars 2014
Livre bizarre; ni tout à fait historique, ni tout à fait personnel non plus.
Patrick Roegiers est un nostalgique d'une Belgique qui disparaît en effet, peu à peu. Un pays bizarre, imaginaire peu imaginable. Mais qui est diablement plus néerlandophone, flamand que francophone, wallon. C'est assez étonnant de le constater. Enfin, à travers les yeux de Patrick Roegiers...
Je n'ai pas spécialement adhéré à ces inclusions imaginaires et son personnage de 11 ans sans père, ni mère, sans nom. Pas forcément parce que ça sonnerait artificiel, non, mais surtout parce que... rien à faire, rien à foutre de ce personnage-là. Je n'ai pas eu 11 ans en 1958 et ait une vision absolument différente de tout ce sujet et du pays en question.
Il ne me semble représenter qu'une certaine frange de notre population, les autres ne se sentiront que peu d'affinités, peu concernés. Ou seulement par instants.
Je comprends qu'on puisse aimer ce livre, tout comme je comprends qu'on puisse le détester et avoir envie de le jeter au bac. Allez, une fois, en bon petit Belge, je lui mets un trois étoiles, dis, ça être un bon compromis.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
OhOceaneOhOceane   22 mars 2017
Je vois une maisonnette de briques rouges, à la façade jonquille, à six fenêtres, avec des volets bleus et des bacs de géraniums, qui ressemble à un dessin d'enfant. Est-ce moi qui l'ai fait ? Je m'approche à pas comptés. Il n'y a pas de sonnette ni de nom et la porte d'entrée n'a pas de clinche ni de serrure. Je frappe. Toc-toc-toc. Personne ne répond. J'entre. Quelle charmante maison, me dis-je. Il fait bon ici. Tout est très beau. Que de jolies choses ! Quel cadeau pour les yeux ! Au centre du salon, à côté de bocaux remplis de friandises (dragées, nougats, pralines, sucettes), trône sur un guéridon un gâteau d'amandes, de crème pâtissière, de sucre et de liqueur, avec un petit carton où je lis : «C'est pour toi».

Et soudain retentit une voix terrible.
- Qui est dans la maison ?
- C'est moi, dis-je.
- C'est un lieu sans adresse. Entre.
- Je suis déjà dedans.
- Tu es ici chez toi. D'où viens-tu ?
- D'une autre planète.
- Très drôle.
- Je fais ce que je peux.
- C'est toi qui fais tourner le monde ?
- Il tourne bien sans moi.
- Et c'est à cette heure-ci que tu rentres ?
- Il n'est jamais trop tard.
- Approche donc.

J'avance sans dire un mot, semblable à l'oiseau qui répond à l'appel de l'appeau. Tout à coup elle apparaît. Elle ne porte pas une robe à fleurs, une robe de rêve ou tachée de sang, une robe de mariée ou un sac qui gonfle avec le vent, ni une ample robe mauve et un gilet vert anis aux manches larges, une robe cloche ou une robe à lignes qu'elle a elle-même confectionnée, une robe de Cendrillon du Nord, avec un tablier de femme de ménage, ni une robe extravagante comme Séraphine qui porte aussi une tenue d'internée et peint le rouge avec du sang de porc mêlé à de la cire de cierge, et s'exclame d'une voix forte.

- Ah, te voilà !
- Oui, me voilà.

Et je ne lâche plus un mot. Je la reconnais sous son faux crâne, avec ses pommettes rosies comme des rainettes, ses yeux bleus malicieux, son sourire enfantin, son nez de carotte et sa tignasse acajou, sa robe à rayures et sa sacoche, son accent belge à couper au couteau qu'elle accentue à souhait. Quelle actrice ! Lourde, un peu voûtée, chaude comme une baraque à frites, mégère pistachue, harpie fessue, carabosse hideuse, gorgone glapissante, qui pourrait être Médée, elle est le personnage de son film Quand la mer monte.
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Bruno_CmBruno_Cm   05 mars 2014
- Tu ne devines pas ?
- Je donne ma langue au chat.
- A Houte-si-Plout !
- Drôle de nom !

Cela vient du meunier au moulin à eau qui attend la pluie pour se mettre à l'ouvrage. Il écoute "s'il pleut" ou "si plout" en wallon. C'est un trou perdu. En français, Foufnie-les Berdouilles, Foufnie-les-Oies ou Trifouilles-les-Chaussettes. Et "Bachten de kupe", en flamand. Ce qui veut dire le bout du monde ou, pis, la fin du monde. Quelle histoire !
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MagentaMagenta   15 janvier 2013
Moi je n'ai pas de père. Le seul repère, c'est mon pays. Mon rêve, c'est la Belgique. Mais c'est un rêve qui reste un rêve. Est-ce un pays de rêve?. Le rêve-t-elle elle-même? Est-elle un souvenir ou le souvenir d'un souvenir? Chaque songe a sa réalité.
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Bruno_CmBruno_Cm   05 mars 2014
Au cours de ses inoubliables excursions, l'écolier vit au pays des vacances. On n'y va pas seul. Il me faut un compagnon. Le voici qui survient en blouse de toile bleue, avec son sac à dos. C'est un garçon de mon âge qui a l'air sorti d'un pot à cornichons et semble fuir quelque chose. Sans même dire bonjour, il me tire par la manche. Pas de poignées de main. L'amitié n'existe pas. Sinon par instants.
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LuneLune   17 février 2015
Les jours se ressemblent. Garde--toi de les confondre.
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