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EAN : 9782357204638
Editions Hervé Chopin (07/03/2019)
3.44/5   125 notes
Résumé :
L'auteur d'Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale. Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste - elle est traductrice littéraire de métier - et à faire parler les chiffres qu'elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.
614 jours qu'elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d'Éric. En apparence un jour comme les autr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
3,44

sur 125 notes
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Kirzy
  16 mars 2019

Un point de départ très banal, une disparition.
Des personnages banalement ordinaires ( la compagne du disparu, son ami geek, des journalistes d'investigation entre autres ) qui n'ont rien de héros.
Et pourtant, Paul Colize parvient à tisser un intrigue très personnelle.
Un tour de force que de transformer toute cette banalité initiale en minutieuse toile d'araignée entremêlant plusieurs temporalités, plusieurs lieux, plusieurs points de vue pour en faire un quasi thriller sans serial killer, ni flic borderline, ni hémoglobine. La classe ! Chaque chapitre recèle une micro pièce du puzzle  ; on sent que chaque mot est à sa place, la place juste. Toutes les portes ouvertes sont refermées mais sur un rythme lent qui emplit de doute le lecteur et l'accroche encore plus. L'écriture de Paul Colize est un vrai atout pour donner de l'épaisseur aux événements, à la fois précise et élégante, avec une touche d'humour distancié.
Tout est pesé dans cette quête de la vérité. Mais l'auteur prend des chemins de traverse. Car en fait, ce n'est pas vraiment l'élucidation de la disparition de l'universitaire qui semble intéresser l'auteur. le dénouement est même presque trop rapide au final. Non, ce qui est passionnant, c'est la quête de vérité qui anime les autres personnages, à commencer par les deux journalistes acharnés qui enquêtent pour savoir qui sont les responsables de la disparition ( bel hommage au journalisme d'investigation et aux lancers d'alerte ) et surtout Emily, la dernière compagne, tour à tour touchante, horripilante, toujours énigmatique voire suspecte, profondément ambigüe. J'ai adoré ce personnage de prime à bord peu aimable mais qui dans sa quête de la vérité sur la disparition de son compagnon finit par comprendre qui elle est et à reprendre sa vie en main.
Un roman original, loin de toute sensation de déjà lu. Je suis ravie d'avoir rencontré l'univers de cet auteur belge !

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iris29
  04 octobre 2019
J'ai connu Paul Colize avec son roman , "L'avocat, le nain et la princesse masquée", et depuis, j'essaie de retrouver dans ses oeuvres, un peu de la magie, de l' humour qu'il y avait dans ce livre.
Je ne l'ai pas retrouvée non plus, dans " Back up", ( mais comme cela parlait de rock, j'avais été séduite. )
Avec " Un jour comme un autre", dont la structure est construite comme un opéra, je suis restée un peu sur le carreau, (je n'y connais rien en opéra, ce doit être pour ça.)
Cela fait 2 ans qu'Emily attend...
Qu'elle attend son homme , parti un beau matin, et porté disparu depuis. Il était avocat international, très engagé dans des causes humanitaires . Aucune piste depuis...
Et l'on suit les recherches d'Emily qui s'est rapprochée d'un homme qui dirige un site dédié aux disparus.
Elle+ lui + les voix de deux journalistes, d'un tueur, d'un prêtre : font de ce roman choral, un récit assez inégal . Je n'ai pas compris par exemple, qui le tueur allait tuer sur la fin c'est ballot !). J'ai lu en diagonale toutes les lettres du prêtre , tellement je m'y ennuyais. Trop de personnages, aboutit à trop d'éparpillement ...
Emily est un personnage que l'on est sensé prendre en empathie, mais elle est trouble et assez agaçante. Seul le duo de journalistes a su m'accrocher. J'aurais préféré que l'enquête tourne autour de leurs recherches et de l'attente d'Emily, cela m'aurait suffit et aurait "resserré " l'action.
Car le sujet de ce roman, c'est l'attente, 'attente insupportable des proches, de celles qui rendent fous... Et cela est fort bien rendu .
C'est un roman presque ascétique, sobre, dépouillé . On va dire qu'il se mérite...
Pas vraiment un roman noir, mais certainement un roman policier original, à la petite musique personnelle ....
Challenge Mauvais Genres.
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Crossroads
  20 avril 2020
Arf, je me sens tout écartelé au sortir de ce Colize.
D'un côté, le sentiment d'avoir parcouru un honnête polar sans prétention tout en n'ayant jamais succombé à l'esquif de l'ennui.
De l'autre, la certitude d'avoir déroulé le fil d'une enquête d'une vacuité presque absolue.
Un prof d'université a disparu. Madame s'inquiète, et on la comprend.
Un journaliste se fait fort de retrouver sa trace, et on le comprend itou. En même temps, c'est un p'tit peu son taf', alors.
S'en suivront quelques 440 feuillets piquants à défaut d'être follement excitants.
La frustration provient également du fait qu'à la découverte du pourquoi du comment, sacré colonel moutarde... qui ne me montera, hélas, jamais au blair, il y avait largement matière à développer une intrigue autrement plus mordante et instructive.
Dommage.
J'aurais préféré un Colize comme les autres. Back up, Un Long Moment de Silence, Concerto pour Quatre Mains sont autant de bonheurs de lecture.
Il ne sera finalement qu'un Colize non réclamé. Retour à l'expéditeur.
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michfred
  30 octobre 2019
Voilà un roman noir qui m'a fait fait penser à une boule à
facettes, tournoyant sur elle-même et offrant des points de vue parcellaires, aigus et changeants sur les danseurs évoluant sur la piste de danse..
Je ne connaissais pas Paul Colize mais j'ai apprécié son humour caustique, ses chapitres courts et percutants, sa parfaite maîtrise des sujets et des milieux abordés. La langue est sobre, tenue sans afféterie, vive sans vulgarité. Les personnages bien croqués se complexifient à mesure que tourne la boule à facettes: certains bons samaritains ne sont pas dénués de mauvaises intentions, certaines filles à papa égocentriques et gâtées sont prêtes à encaisser les coups durs et à courir de sacrés risques, des bellâtre italiens à qui l'on ne donnerait pas le bon Dieu sans confession le mériteraient pourtant, même s'ils écrivent comme Paul Géraldy. ..
Bref, cette enquête au long cours sur une disparition -non élucidée et quasiment classée- va nous mener des bords des lacs suisses à la ville de Bruxelles, et d'une affaire privée à un scandale d'état. Mené tambour battant, sous la baguette du maestro Colize, grand amateur d'arias lyriques et d'opéra!
Une belle découverte due à Nameless, experte en cadavres exquis et en polars hors du commun!
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kitou94170
  21 janvier 2020
J'ai découvert Paul Colize avec « Back Up » et «Un long moment de silence ».
C'est peu dire que ce fut deux immenses coups de coeur. J'attendais donc énormément «D'un jour comme les autres », certainement beaucoup trop, ce qui explique certainement une légère déception.
Un matin comme les autres, Eric Deguide, professeur de droit à l'université mais également journaliste d'investigation réputé, disparait. Depuis ce jour, Emily, sa compagne, l'attend.
614 jours qu'elle attend, à essayer de comprendre, à ne pouvoir faire son deuil. Elle s'est réfugiée à Ranco au bord du lac Majeur où elle tente de survivre : elle promène son chien, prend des cours de chant, s'adonne à son métier de traductrice…. espère un signe, un rebondissement, juste un petit rien lui prouvant qu'il est en vie ! Pour prouver qu'elle a raison, elle se rapproche de Michel, un geek qui dirige un site spécialisé dans les disparitions non élucidées, afin de l'aider dans ses recherches.
Mais un jour comme les autres, un corps est retrouvé. Puis, plus tard un deuxième : celui d'Eric.
Alain Lallemand, journaliste d'investigation au Soir en Belgique, a connu Eric. Son métier c'est d'enquêter sans relâche, fouiner, recouper les informations.
Alors, lorsque le corps apparait, il va prendre contact avec Emily et décider avec un confrère de partir en quête de la vérité.
Paul Colize a choisi de découper son roman en quatre actes comme une pièce de théâtre, intégrant des chapitres courts et percutants. Tout au long de ces chapitres, l'auteur distille différents indices pour mener l'enquête qui doivent nous mener à la résolution mais qui au final ne s'accordent jamais.
Au final, on s'aperçoit assez vite que pour l'auteur, la résolution de l'enquête n'est pas le plus important. Ce qui l'est, c'est la quête de vérité qui anime les personnages : en particulier, les deux journalistes du Soir et bien évidemment Emily, personnage très ambigüe au demeurant. Il est clair que le romancier en écrivant cette histoire a voulu rendre un bel hommage à tous les journalistes d'investigation du monde qui luttent quotidiennement pour la recherche de la vérité, en y laissant parfois la vie. Mais c'est également un roman sur l'attente insupportable des proches lorsqu'une personne qui leur est chère disparait sans raison et n'est jamais retrouvée. Cette impossibilité de faire un deuil qui peut rendre fou !
Alors que m'a-t-il manqué pour que ce soit un nouveau coup de coeur pour cet auteur : le suspens et la folie. J'étais restée littéralement scotchée lors des deux derniers romans, ce qui je l'avoue n'a pas été le cas cette fois-ci.
Malgré cela, Paul Colize reste un auteur à lire absolument, ayant son propre univers dans le monde du polar. Romancier que je vais donc continuer à découvrir indéniablement !
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critiques presse (2)
LeDevoir   12 juillet 2019
L’écriture fine et intimiste de Paul Colize donne chair à des êtres d’une affolante sensibilité ou d’une provocante inconscience.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeSoir   11 février 2019
Paul Colize ne cesse au fil des pages d’élargir le décor et le cercle de ses personnages.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   25 juin 2019
Dès le début de l’affaire, plusieurs éléments avaient déconcerté les enquêteurs. Pour commencer, ils n’avaient décelé aucune trace du passage de Deguide à l’aéroport.
Avant les attentats du 22 mars 2016, il n’était pas possible d’obtenir ces informations, sauf si l’on pouvait préciser le nom de la compagnie aérienne ou la destination choisie. Ces données étaient d’autant plus difficiles à récolter s’il s’agissait d’un départ de dernière minute et si aucun bagage n’avait été enregistré. Aucun rendez-vous n’avait été noté dans son agenda le jour de sa disparition et personne ne s’était inquiété de son absence à une quelconque réunion. L’examen de sa messagerie électronique et de son compte bancaire n’avait apporté aucune information supplémentaire, pas plus que l’audition de ses confrères, de sa famille et de ses amis. Le rapport de téléphonie ne présentait aucun appel inconnu, ni émis, ni reçu. L’arrêt de l’activité s’était produit le 14 novembre à 8 h 45, heure à laquelle l’appareil avait été géolocalisé pour la dernière fois à Ixelles. Cela signifiait qu’il avait été coupé, que la batterie avait été enlevée ou qu’il avait été détruit. Enfin, la Saab de Deguide avait été découverte dans le parking de Zaventem, mais ne semblait jamais y être entrée. La police avait visionné les vidéos, mais n’avait trouvé aucune image. Elle n’apparaissait nulle part, comme si elle avait rejoint son emplacement par téléportation. Lorsqu’elle avait été retrouvée, Emily s’était immédiatement rendue à l’aéroport. Elle avait constaté que le siège côté conducteur avait été avancé alors qu’il était habituellement reculé au maximum considérant la taille de Deguide. De nombreuses empreintes digitales furent prélevées dans l’habitacle en plus de celles de Deguide et d’Emily, mais le volant, le pommeau de changement de vitesse et les poignées des portières avaient été nettoyés avec soin.
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iris29iris29   03 octobre 2019
A son retour [ de captivité ], meurtri, diminué, le journaliste français [ Jean- Pierre Kauffmann ] a déclaré avoir survécu grâce à quelques livres qu'un de ses geôliers lui avait laissés, dont la Bible et le deuxième tome de Guerre et Paix de Tolstoï qu'il a lu et relu vingt-deux fois à la lueur d'une bougie.
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iris29iris29   05 octobre 2019
Alain accordait peu de crédit aux éloges posthumes.
Les morts avaient tendance à se bonifier une fois leur dernier souffle rendu. Ils retrouvaient soudain leur virginité et regorgeaient de vertus. Leurs défauts notoires devenaient des qualités. Les emmerdeurs se transformaient en passionnés, les faux-jetons en diplomates, les fainéants en contemplatifs.
Ce discours le fatiguait.
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iris29iris29   03 octobre 2019
Les entreprises regorgent d'individus dans ce genre. Ils dressent avec fierté l'inventaire des gens qu'ils ont licenciés comme d'autres taillent des encoches dans la crosse de leur revolver.
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hcdahlemhcdahlem   25 juin 2019
INCIPIT
Prologue
Il prit les clés de la voiture dans sa poche et jeta un coup d’œil dans sa direction.
Elle n’avait rien remarqué.
Comme chaque matin, elle prenait son café en écoutant un air d’opéra.
Plus d’une fois, il avait été tenté de tout lui raconter.
À présent, sa décision était prise. Il ne reculerait pas et respecterait la promesse qu’il s’était faite.
Il lui adressa un signe de la main et partit sans se retourner.

Ouverture
Les violons frémissent.
Ma voix se mêle à celle de Beverly Sills, si pure et lumineuse.
— Quel sangue versato al cielo s’innalza. Si vil tradimento, delitto si rio clemenza non merta, non merta pietà.
Ce sang versé s’élève vers le ciel.
Une si vile trahison, un crime d’une telle noirceur, ne mérite ni clémence ni pitié.
Les opéras de DonizettFi me bouleversent. Robert Devereux rayonne d’une beauté crépusculaire. Le finale est éblouissant, son interprétation d’une exigence démesurée.
Je tends les mains, les doigts crispés.
— Mirate quel palco, di sangue rosseggia.
Le miroir renvoie mon image.
Le temps où j’y voyais une jeune femme déterminée, orgueilleuse, prête à relever tous les défis me paraît bien loin. Le peignoir dénoué, les cheveux trempés, les yeux cernés, j’ai l’air d’une folle échappée d’un asile.
— È tutto di sangue il serto bagnato.
La vieille reine sait qu’il est trop tard. Elle est ivre de douleur. Des visions l’assaillent. La couronne d’Angleterre baigne dans le sang. Un spectre parcourt le palais en brandissant sa tête décapitée.
L’intensité dramatique atteint son paroxysme.
— Un orrido spettro percorre la reggia, tenendo nel pugno il capo troncato.
Je pose un genou à terre.
Dany serait morte de rire. Elle n’a jamais rien compris à l’opéra. Comme beaucoup, elle n’en comprend pas la modernité. L’opéra transcende le drame humain, illumine les instants de joie, noircit les moments de tristesse.
— Pallente del giorno il raggio si fè. Dov’era il mio trono s’innalza una tomba, in quella discendo, fu schiusa per me.
Les rayons du jour pâlissent. Où se trouvait mon trône, une tombe s’élève. J’y descends, elle s’est ouverte pour moi.
Les lèvres tremblantes, je monte crescendo vers le sommet de l’aria, le mi soutenu qui déchire l’âme.
La souffrance, la détresse et l’amour s’amalgament dans cette seule note.
— Non regno, non vivo.
Mon règne, ma vie, tout est fini.
L’orchestre boucle les dernières mesures.
Tel un pantin désarticulé, je m’allonge sur le sol, les yeux fermés.
Le point d’orgue, majestueux et grave, résonne dans le salon.
Le silence s’installe, à peine troublé par le bruit de la pluie sur les vitres.
Je reste immobile.
Les larmes me montent aux yeux.
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