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ISBN : 235720463X
Éditeur : HC Editions (07/03/2019)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 21 notes)
Résumé :
L'auteur d' Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale. Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste - elle est traductrice littéraire de métier - et à faire parler les chiffres qu'elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.

614 jours qu'elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d'Éric. En apparence un jour comme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  16 mars 2019

Un point de départ très banal, une disparition.
Des personnages banalement ordinaires ( la compagne du disparu, son ami geek, des journalistes d'investigation entre autres ) qui n'ont rien de héros.
Et pourtant, Paul Colize parvient à tisser un intrigue très personnelle.
Un tour de force que de transformer toute cette banalité initiale en minutieuse toile d'araignée entremêlant plusieurs temporalités, plusieurs lieux, plusieurs points de vue pour en faire un quasi thriller sans serial killer, ni flic borderline, ni hémoglobine. La classe ! Chaque chapitre recèle une micro pièce du puzzle  ; on sent que chaque mot est à sa place, la place juste. Toutes les portes ouvertes sont refermées mais sur un rythme lent qui emplit de doute le lecteur et l'accroche encore plus. L'écriture de Paul Colize est un vrai atout pour donner de l'épaisseur aux événements, à la fois précise et élégante, avec une touche d'humour distancié.
Tout est pesé dans cette quête de la vérité. Mais l'auteur prend des chemins de traverse. Car en fait, ce n'est pas vraiment l'élucidation de la disparition de l'universitaire qui semble intéresser l'auteur. le dénouement est même presque trop rapide au final. Non, ce qui est passionnant, c'est la quête de vérité qui anime les autres personnages, à commencer par les deux journalistes acharnés qui enquêtent pour savoir qui sont les responsables de la disparition ( bel hommage au journalisme d'investigation et aux lancers d'alerte ) et surtout Emily, la dernière compagne, tour à tour touchante, horripilante, toujours énigmatique voire suspecte, profondément ambigüe. J'ai adoré ce personnage de prime à bord peu aimable mais qui dans sa quête de la vérité sur la disparition de son compagnon finit par comprendre qui elle est et à reprendre sa vie en main.
Un roman original, loin de toute sensation de déjà lu. Je suis ravie d'avoir rencontré l'univers de cet auteur belge !

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musemania
  04 mars 2019
Dès les premières pages de ce roman noir, on peut vite se rendre compte de la plume maîtrisée de Paul Colize. Bien entendu, ce n'est pas son premier écrit mais on ressent quelque chose de plus fort encore. Autant certains auteurs, hommes ou même femmes, ont une écriture très brute, autant d'autres disposent d'un style d'écriture poétique, léger, aérien. Paul Colize fait indubitablement partie de la seconde catégorie.
C'est l'histoire d'une disparition, celle d'Eric Deguide, qui un matin, part de chez lui et dont on perd sa trace. C'est l'histoire d'Emily, sa compagne qui - malgré les 614 jours de cette disparition - ne peut oublier les moments passés ensemble et mène un combat pour rétablir la vérité. Mais c'est aussi l'histoire d'Alain Lallemand et de son collègue Fred Peeters, deux journalistes en quête de révélation de secrets bien gardés.
Sorte de référence aux journalistes et aux lanceurs d'alertes, le thème de la disparition d'Eric n'est qu'une infime partie de l'histoire, un point de départ pour ce livre. Même si le nombre de protagonistes dans l'histoire est assez conséquent, l'auteur a su définir tellement bien chacun avec son caractère, qu'ils se fondent finement dans la trame et occupent une place indissociable qui leur est propre. L'auteur prend le temps de modeler chacun de ses personnages tant par leurs forces que par leurs faiblesses.
De part le fait de venir du plat pays comme moi, Paul Colize n'hésite pas à faire de Bruxelles un décor où le lecteur peut se remémorer ses visites dans des lieux touristiques et d'autres plus singuliers. J'ai aimé trouver dans ces pages des références à ce pays qui m'est cher et que j'oublie souvent dans le cadre de mes lectures puisque mes choix se porteront plus aisément vers la France, les Etats-Unis, l'Angleterre, les Pays Nordiques ou autres. Pourquoi aller à des milliers de kilomètres pour trouver un roman noir alors que nous avons des auteurs également dotés de beaucoup d'ingéniosité et de dextérité.
Je pourrais essayer de vous trouver des points négatifs à ce livre mais j'ai beau chercher, à vrai dire, je n'en trouve pas. Les passages s'enchaînent à la fois drôles mais aussi parfois émouvants. J'ai trouvé ce livre vraiment très addictif.
J'ai eu la chance de rencontrer Paul Colize à la Foire du Livre de Bruxelles il y a moins d'un mois et c'est une personne très calme et posée que j'ai eu en face de moi. Malgré les prix et les succès littéraires, il est resté un homme très humble et disponible pour ses lecteurs, prenant le temps pour la conversation en plus de la dédicace.
Mille mercis à Agnès Chalnot qui m'a permis de découvrir cet auteur belge, Paul Colize. Quand elle m'a proposé la lecture de ce livre, je vous avoue que, malgré le fait que l'auteur et moi partageons la même nationalité, je n'avais encore jamais lu sa plume. Je connaissais de vue plusieurs couvertures de ses livres mais mes connaissances s'arrêtaient là. Bien entendu, cette proposition a attisé ma curiosité et j'ai donc parcouru le Net à la recherche d'informations sur cet écrivain belge. En plus d'avoir reçu plusieurs prix littéraires, ses livres étaient assortis de très nombreuses chroniques élogieuses par ses lecteurs. Il me tardait donc de combler mes lacunes en littérature belge et c'est donc chose faite et très bien faite!
C'est le genre de livre qui, même une fois terminé la dernière page, vous reste dans l'esprit et occupe vos pensées. À peine posé, un sentiment mélancolique m'a étreint car la barre a été posée très haut. Je m'en veux d'être passée aussi longtemps à côté d'un écrivain aussi talentueux. Je ne peux que vous le conseiller vivement. Si pour ce début d'année, il ne fallait retenir qu'un seul livre, ça serait sans conteste celui-ci!
Lien : https://musemaniasbooks.blog..
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UnKaPart
  08 mars 2019
Sur le millier d'auteurs que j'ai lus, une main suffit à compter ceux dont chaque bouquin aura été une leçon, aussi bien de lecture que d'écriture. Avec Un jour comme les autres, Paul Colize conserve son titre et sa place sur ma main de gloire.

Dans sa bibliographie, c'est un roman comme les autres, par son exigence, ses qualités narratives et stylistiques, et le renouvellement… qui en fait aussi un roman pas comme les autres. Entre rupture et continuité, diraient les adeptes de lieux communs.
Quand tu te plonges dans du Colize, tu retrouves d'un bouquin l'autre une patte identifiable. Tu ne t'ennuies pas pour autant. Aucune sensation de déjà lu, chaque roman contient sa part d'évolution dans le processus d'écriture et la prise de risques qui va avec.
On en connaît qui choisissent la facilité de la recette qui marche, réécrivant le même bouquin jusqu'à s'auto-caricaturer. Peut-on encore parler d'écriture quand la paresse remplace les choix et les partis pris ? Vous avez quatre heures pour arriver à la conclusion qu'écrire ne consiste pas à enfiler des charentaises (dans le cas contraire, je mets zéro). C'est comme chanter Wagner : “plus éprouvant que de courir un marathon avec des tongs”.

Puisqu'on parle d'opéra, Un jour comme les autres est construit sur ce modèle : une ouverture, quatre actes. Après le rock de Back Up et le piano de Concerto pour 4 mains, on poursuit dans la veine musicale, tout en changeant de registre. Là-dessus, je ne peux pas ajouter grand-chose, mes connaissances dans ce domaine sont à peu près nulles.
L'ouverture donne le ton. Pas de “mare de sang” qui filerait de l'urticaire à Antoine Lagarde (Un parfum d'amertume), le roman démarre dans le feutré avec Robert Devereux de Donizetti. Enfin, si on considère comme feutré des gens qui s'égosillent sur scène pendant qu'un orchestre tonitrue des tatata boum. Classieux. Loin de la tendance à laquelle souscrivent moult auteurs de polars et thrillers, lancés dans une course délirante à la scène d'intro la plus crade et la plus sanglante possible. Merci de nous épargner l'escalade dans le torture porn, qui ferait passer Hostel ou A Serbian Film pour des adaptations gentillettes de Oui-Oui tourne son premier stuff.
En deux pages, Colize démontre que roman noir et élégance se marient très bien.
La suite sera du même tonneau : on peut écrire du polar sans tartiner des boyaux du sol au plafond.

Plutôt qu'un énième tueur en série moissonnant à tire-larigot, le roman nous présente Emily, compagne d'un type qui a disparu du jour au lendemain, comme ça, pouf. Moins spectaculaire que des geysers d'hémoglobine, certes. Moins courant aussi, donc plus intéressant.
La première partie crée une attente plus qu'un suspens. Ce ne sont pas tant les circonstances de la disparition et les éléments d'enquête autour qui importent, ni même de savoir si Éric Deguide va repointer le bout du nez. le lecteur se trouve dans la même position qu'Emily, moins dans un polar à enquête que dans un roman psychologique. Comment faire face à l'absence et et à l'incertitude ?
Pour Emily, supporter cette absence passe par l'opéra et les nombres. J'aime bien l'idée de jouer sur les chiffres et la pensé magico-mathématique. Les disparitions ont quelque chose de quantique dans l'esprit. Au fond, une personne évaporée dans la nature, c'est un chat de Schrödinger. À la fois morte et vivante, ailleurs, nulle part et partout, parce qu'on ne sait pas, et tant qu'on ne sait pas, tout est possible… mais rien ne se passe. Va-t-en faire ton deuil si le disparu peut revenir du jour au lendemain…
Bien fichu, parce qu'on ne s'ennuie pas pendant la lecture, ce qui est le gros risque de l'attente. de la langueur à la longueur, il n'y a qu'un pas et une lettre. Colize reste du bon côté de la ligne rouge grâce à une excellente maîtrise du rythme. le mot juste, la phrase juste, la scène juste, sans laisser courir la plume outre mesure et diluer en introspections interminables et barbantes.

Bon plan pour éviter de trop s'appesantir, jouer sur les points de vue. C'est sur le plan de la structure qu'Un jour comme les autres apparaît comme une petite révolution dans la bibliographie colizienne. Des titres comme Un long moment de silence, Back up et Concerto pour 4 mains jouaient sur deux trames temporelles alternant passé/présent. Ici, un seul axe chronologique, sans qu'on puisse parler de rupture totale. le procédé était déjà en route dans Zanzara où 90% du roman se déroulaient au présent, avec une trame secondaire dans le passé limitée à des inserts occasionnels.
La filiation avec Zanzara saute d'autant plus aux yeux que plusieurs personnages reviennent dans Un jour comme les autres. Avec l'écho musical de Back Up et Concerto, je me dis qu'après Star Wars, Marvel et DC, on est peut-être en train d'assister à la naissance d'un nouvel univers étendu : le PCEU™ (Paul Colize Expanded Universe, marque déposée sous peine de poursuites terribles mais sans bain de sang).
Bref, du Colize, qui parvient à conserver son identité tout en évoluant et en proposant du neuf (ce que tout auteur sérieux devrait faire, soit dit en passant).

Au lieu de jouer sur deux lignes temporelles, Colize multiplie ici les sources. La version d'Emily racontée à la première personne, des chapitres à la troisième centrés sur tel ou tel personnage, des documents officiels (coupures de presse, rapports d'enquête), des bribes de dialogue, de l'épistolaire aussi… Un foisonnement.
“Main dans la main, ils construisaient des puzzles. Chaque pièce devait être analysée et retournée en tout sens avant de rejoindre l'assemblage.” Dans le roman, cette phrase décrit le travail d'une association de journalistes. Elle vaut pour la coopération entre l'auteur et le lecteur. Établir des faits, assembler le puzzle et au bout, la vérité. Personne ne sera étonné d'apprendre que cette dernière occupe le coeur thématique du roman, celle qu'on quête, celle qu'on cache, celle qu'on travestit.
Le journalisme se taille ici une belle place. J'entends par là le vrai journalisme, avec de l'investigation dedans, pas du copier/coller de dépêches agrémenté de tweets pêchés au petit bonheur.
Cette multiplicité de sources est caractéristique du travail d'investigation, que ce soit dans le journalisme (Zanzara), l'enquête policière (Un parfum d'amertume où Lagarde joue au détective) ou le métier d'historien (et de l'Histoire, il y en a plein Un long moment de silence et Back Up).
La construction d'Un jour comme les autres synthétise les angles d'attaque des romans qui l'ont précédé, en dépassant la simple compilation.

Un jour comme les autres, c'est du tout bon. Un Colize pur jus avec un nouveau parfum (non, je ne ferai pas de jeu de mot avec l'amertume).
Une excellente histoire avec une réflexion derrière, des personnages d'une profondeur rare, le tout servi par une forme pure et inscrit dans une démarche d'écriture qui force le respect. de la littérature.
Lien : https://unkapart.fr/un-jour-..
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elleaimelire
  12 mars 2019
Le vendredi 14 novembre 2014, Eric Deguide, professeur de droit à l'université, prend ses clés de voiture et quitte son appartement de Ixelles à 8h30 en disant à sa compagne Emily qu'il a un rendez-vous dans la matinée. Au premier abord, un matin comme les autres d'un jour comme les autres, la routine. Mais Eric ne rentrera jamais chez lui. Sa voiture sera retrouvé à l'aéroport de Zaventem cinq jours plus tard.
Après la disparition d'Eric, Emily, se retire en Italie, à Ranco sur les berges du Lac Majeur. Là-bas, Elle prend des cours de chants d'opéra, côtoie la population locale. Elle vit à l'heure italienne et réfléchit à ce qui a pu arriver à Eric. La jeune femme est persuadée qu'il va réapparaître bientôt. Dans le même temps, elle fait la connaissance de Michel Lambert qui a ouvert sur internet, un forum consacré aux disparitions inquiétantes.
A Bruxelles, pendant ce temps-là, Fred et Alain, journalistes au Soir, mènent l'enquête, et recoupent les informations.
Un jour comme les autres est un roman à plusieurs voix, construit en trois parties, trois actes tels trois temps d'une représentation à l'opéra. Chaque acte est composé de scènes dans lesquelles on mène l'enquête nous aussi. Tour à tour, on est avec Emily, avec les journalistes, avec Michel Lambert et d'autres personnages dont je ne parlerais pas pour ne pas spolier.
Je suis entrée très vite dans l'intrigue. le premier acte m'a captivée. Mais le personnage d'Emily m'a tout de suite agacée. Elle est antipathique, et froide, pas du tout attachante. Je n'ai pas réussi à compatir à sa peine.
A l'inverse, j'ai beaucoup aimé le duo Fred-Alain. Paul Colize nous entraîne avec eux dans une authentique enquête journalistique, avec ses dessous, ses révélations, ses risques. Un véritable travail d'investigation.
Malgré tout, j'ai décroché assez vite. J'ai ressenti une distance entre l'histoire et moi-même. le contexte de la disparition d'Eric Deguide ne m'est pas familier, et cela m'a perdue. Mais les courts chapitres et le style de Paul Colize ont quand même réussi à me faire continuer ma lecture : j'ai beaucoup aimé la plume de cet auteur que je ne connaissais pas ! L'enchaînement des révélations a su garder mon attention, même si j'aurais aimé qu'il y ait plus de suspense et de tension.
En bref, Un jour comme les autres a été une lecture mitigée pour moi : il m'a manqué une bonne dose de suspense. Pourtant, c'est une lecture qui avait très bien commencé, qui s'annonçait addictive mais qui ne m'a pas surprise ni tenue en haleine comme je l'aurais souhaité. J'ai toutefois découvert un auteur à la plume incisive et maîtrisée, je retenterai ma chance avec Paul Colize.
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cosinuss
  12 mars 2019
Quand la réalité dépasse la fiction.
Le 14 novembre 2014 à 8 heures 30, Eric Deguide quitte le domicile d'Emily. Puis, il disparaît. Que cache ce professeur de droit international Belge trentenaire, à l'esprit aussi brillant qu'impulsif et imprévisible ? Seule certitude, son véhicule est retrouvé abandonné dans le parking de l'aéroport de Zaventem, alors qu'aucune caméra de surveillance ne l'y a vu entrer. Pour autant, la police est convaincue de son départ précipité et définitif : pour les enquêteurs, Deguide a abandonné son travail, ses collègues et sa compagne, Emily.
Emily…
Obsédée par les chiffres et les nombres jusqu'à la monomanie, celle-ci demeure dans l'incertitude durant 614 jours, deux années pendant lesquelles elle ne cesse de « ressasser » la dernière journée d'Eric, d'espérer… En vain, nonobstant quelques espoirs nés de la rencontre avec le très sulfureux Michel, webmaster d'un site dédié aux personnes disparues.
Alain Lallemand, journaliste au quotidien d'investigation belge « Le Soir », secondé par l'inénarrable Fred, s'intéresse à cette affaire : il a connu Eric par le passé. Sa détermination à tenter d'élucider cette affaire est d'autant plus vive lorsque Eric réapparaît….
« Un jour comme les autres », publié aux éditions Hervé CHOPIN, est le quinzième « roman » de Paul Colize, vivant à Waterloo. L'auteur a reçu de nombreuses et prestigieuses récompenses, exhortant à relever la qualité de celui-ci : prix Landerneau du Polar (Lauréat), prix Polars Pourpres et Boulevards de l'Imaginaire, prix Arsène Lupin, Grand Prix de la littérature policière… Auteur aux multiples facettes, sa diversité traduit un travail important d'investigation : Zanzara (le journalisme, où apparaît déjà Alain Lallemand), un parfum d'amertume (le polar de détective), un long moment de silence (l'enquête historique)…
Il est peu aisé d'assigner péremptoirement un genre à cet ouvrage : policier d'enquête, de victime…Mais il est évident que ce récit se situe à la périphérie de la « Littérature ». Les lettres de Massimo, « personnage secondaire », en sont le témoignage par exemple :
« …ce matin, le lac était enveloppé de cette brume qui apeurait votre chien ; Vos visites me manquent. Nos rencontres me comblaient d'un bien-être jusqu'alors ignoré. Je vous revois, vous agitant…passant du rire aux larmes, vous moquant avec attendrissement de mes silences, bousculant sans le savoir mes plus intimes convictions… »
(P.175).
Paul Colize crée une enquête parfaitement maîtrisée - dont l'intrigue policière, soumise à la perspicacité du lecteur - n'est qu'un prétexte à la narration et à la dénonciation de scandales géopolitiques d'une éclatante actualité. Dans ce contexte, l'auteur met en exergue le rôle difficile et bien compris des lanceurs d'alerte et des journalistes d'investigation en soulignant, pour ces derniers, l'importance d'un travail rigoureux. Colize ne cache pas la réalité de la plupart de ses personnages, Alain Lallemand plus particulièrement, journaliste d'investigation au « Soir » et romancier.
C'est avec une maîtrise exceptionnelle de la langue française – de plus en plus délaissée dans la littérature de ce genre - que Colize nous propose un « roman » précis, au moyen d'une documentation recherchée, servi par une intrigue très aboutie et addictive.
L'originalité du récit, structuré sur le modèle d'un opéra en quatre actes – réside dans sa construction « journalistique ». L'auteur déroule la trame, sur plus de 400 pages, élaborée au moyen de très courts chapitres qui pourraient constituer un « dossier de presse sous forme de puzzle ».
Cet ouvrage n'est pas un documentaire, mais un « roman », tout au moins dans sa forme, destiné à satisfaire le besoin de suspens du lecteur… L'auteur y parvient magistralement.
Les personnages, principaux ou secondaires, sont très travaillés et gorgés de richesse : attachants et cocasses souvent (Fred, collègue de Lallemand et Camille, sa compagne) ou répugnants, parfois (Michel, le webmaster…). L'auteur s'applique à leur donner toute la richesse et la finesse psychologique avec parfois un sens de l'humour grinçant pour amplifier leur personnalité tout en allégeant la dramaturgie du récit.
Je remercie très chaleureusement les éditions Hervé CHOPIN de m'avoir adressé le dernier ouvrage de Paul Colize.
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critiques presse (1)
LeSoir   11 février 2019
Paul Colize ne cesse au fil des pages d’élargir le décor et le cercle de ses personnages.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
nathalou93nathalou93   11 mars 2019
- j’ ai soupesé son attirail et je lui ai demandé si je pouvais
l’appeler Rocco

Page 88 sur 445
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   09 février 2019
Les morts avaient tendance à se bonifier une fois leur dernier souffle rendu.
Ils retrouvaient soudain leur virginité et regorgeaient de vertus.Leurs défauts notoires devenaient des qualités.Les emmerdeurs se transformaient en passionnés , les faux-jetons en diplomates , les fainéants en contemplatifs.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   10 février 2019
Tu connais mon avis sur les femmes, c’est comme les restaurants chinois, on sait que ça existe, mais mieux vaut éviter d’y mettre les pieds.
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elleaimelireelleaimelire   07 février 2019
J'aimerais que ma mémoire ne conserve que nos moments de bonheur. Les pires refont surface.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   09 février 2019
Ne répondez pas aux idées par la force, répondez à la force par les idées.
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Videos de Paul Colize (12) Voir plusAjouter une vidéo
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Back up - Paul Colize - LTL # 157
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