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EAN : 9782875862266
280 pages
Éditeur : Ker (21/02/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Plongée dans le monde de la justice bruxelloise...Le corps d'un homme battu à mort est découvert sur une aire de parking, non loin du Ring de Bruxelles. Aubry Dabancourt, juge d'instruction, est chargé de l'enquête.Une aubaine pour le magistrat qui compte bien tout faire pour que le mort emporte son secret dans la tombe.Un polar sombre et déroutant à travers les rues de Bruxelles !EXTRAIT? Est-ce que je pourrais tuer quelqu'un ?Il avait ruminé la question, soucieux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
leolechat
  02 avril 2018
Juge intègre, Aubry Dabancourt va commettre l'irréparable un soir de pluie et passer dans le camp de ces assassins qu'il s'acharne à confondre dans un souci de justice. Veuf et père d'un bébé, le magistrat jongle entre son travail et la garde de sa fille Lily. Après une journée éprouvante, le magistrat épuisé qui rentre chez lui (après un détour par la crèche pour récupérer son enfant) va croiser la route d'un automobiliste en BMW qui roule excessivement vite et manque de les percuter. Évitant de justesse la sortie de route, le juge débordant de rage rattrape le chauffard qui s'est arrêté sur une aire de stationnement, bien décidé à s'expliquer. Malheureusement, la confrontation tourne au drame et Aubry Dabancourt dopé par l'adrénaline le tue.
Chargé de l'enquête, le magistrat doit faire la lumière sur ce dossier sanglant avec l'aide de Zakaria, jeune recrue fraîchement émoulue de l'école de police qui fait ses premières armes au Service Local d'Enquêtes et Recherches.
Qui du juge salué pour son exemplarité ou du policier inexpérimenté mais opiniâtre gagnera la partie ? le crime parfait existe-t'il ?
Dans ce polar bruxellois dont l'assassin est identifié dès les premières pages, l'intérêt de l'intrigue réside principalement dans la partie d'échecs qui va se jouer entre les deux protagonistes principaux. Deux hommes déterminés qui vont se livrer un combat acharné, l'un pour cacher son crime et l'autre pour le résoudre. Avec maîtrise et habileté, l'auteure nous livre un récit réaliste et une réflexion intéressante sur le passage à l'acte criminel et la psychologie d'un meurtrier. Ce polar urbain aborde également en arrière plan les difficultés d'assimilation culturelle et les conflits identitaires que peuvent rencontrer des individus tiraillés entre deux cultures. Enfin, cerise sur le gâteau, les amoureux de la "Washington d'Europe" pourront se régaler de la balade dans la capitale belge et savourer les termes en patois bruxellois qui émaillent le roman.
"Ring est" est un polar percutant où personne n'est à l'abri d'un mauvais coup à l'issue fatale !
Un grand merci à Babelio et à Ker éditions pour cette belle découverte !
Lien : https://leslecturesdisabello..
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Commenter  J’apprécie          286
beatriceferon
  13 juin 2018
Le juge Dabancourt est resté un veuf inconsolable. Son épouse adorée est morte en mettant au monde leur petite Lily. Ce bébé est ce qu'il a de plus précieux. Il donnerait sa vie pour elle. Il tuerait pour elle. Ce soir-là, il rentre épuisé d'une journée infernale : affaire de harcèlement scolaire, problèmes dans la rénovation de sa nouvelle demeure, embouteillages monstres. Il est d'une humeur de dogue. Alors, quand ce type lui fait une queue de poisson, il voit rouge. Il poursuit le véhicule jusque dans un parking de la forêt de Soignes. Là, les choses se gâtent. L'autre conducteur a l'air d'un dur, avide d'en découdre. Et Aubry n'est pas de taille. Sans compter Lily qui pleure dans l'habitacle.
Ring est. Au secours! Quand je lis ce titre, d'affreux souvenirs me reviennent : ceux de trajets quotidiens, aller-retour, sur cette route diabolique, sans cesse gelée par de monstrueux bouchons. Je visualise très bien l'endroit où le juge y monte, et c'est bien vrai, très souvent des automobilistes teigneux et sans scrupules vous y jouent de sales tours.
Je découvre que le roman d'Isabelle Corlier a remporté le Prix Fintro Écritures noires 2017. Je n'ai jamais entendu parler de cette distinction littéraire. Dans la liste des jurés m'apparaissent les noms de Paul Colize, Thierry Bellefroid ou Michel Dufranne. Je pense qu'on peut leur faire confiance.
Ce roman me paraît assez original dans la mesure où, d'entrée de jeu, on connaît le coupable et qu'il ne s'agit pas du tout d'un malfrat notoire ou d'un marginal quelconque, mais bien d'une personne tout à fait respectable à laquelle on pourra parfaitement s'identifier.
La lecture se révèle très prenante, et, une fois qu'on est entré dans l'histoire, on n'a pas envie de la quitter. On est curieux de connaître le dénouement. le meurtrier sera-t-il démasqué ou arrivera-t-il à échapper à la justice ?
Mais, malgré cela, quelque chose m'a beaucoup gênée : la brutalité, la noirceur qui sont décrites avec trop de complaisance.
Des scènes affreusement dures m'ont mise mal à l'aise. Ici, pas question de pouvoir prendre de la distance en se disant que l'auteur a exagéré. Moi-même, à l'arrêt au feu rouge, j'ai assisté à une dispute entre deux automobilistes, dont l'un est sorti pour aller chercher dans son coffre un pied de biche. Par chance pour moi, le signal est passé au vert et je ne saurai jamais s'il y a eu des blessés ou des morts. Une société dans laquelle la moindre étincelle peut provoquer un déferlement de folie meurtrière m'inquiète. J'avoue que, encore pire que l'altercation entre deux mâles alpha gorgés de testostérone, c'est la cruauté innommable du type qui s'en prend à un petit animal sans défense qui me révolte.
Difficile de s'attacher aux personnages. le juge est suffisant et agressif. La façon dont il traite la famille Arslan m'a paru odieuse et révoltante. le banquier n'a aucun respect pour les femmes en général et pour la sienne en particulier. Il est violent et dangereux. le policier, lui aussi, traite les femmes comme des objets, dont il se sert à sa guise et avec lesquelles il se montre irascible et ingrat. Heureusement, il y a Stefi, la seule qui m'ait paru humaine et sympathique.
Les thèmes abordés sont, hélas, vraisemblables et d'actualité : vie ingérable entre contraintes du travail et domestiques, stress, agressivité, cruauté envers les animaux, mépris des femmes, harcèlement scolaire, justice défaillante et j'en passe. Triste portrait de la société dans laquelle on vit.
J'ai relevé quelques invraisemblances auxquelles on ne prête pas vraiment attention pendant qu'on est pris par la lecture, mais auxquelles on repense par la suite.
Je ne dirai rien de l'histoire pour ne pas déflorer le sujet et gâcher le plaisir des futurs lecteurs. Elle est haletante et il y a, à la fin, un élément auquel on ne s'attendait pas du tout et qui fait rebondir l'action.
Un livre prenant, donc, mais pas pour les coeurs (trop) tendres (comme le mien) !
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saigneurdeguerre
  01 septembre 2018

Bonjour ! J'espère que cela ne vous dérange pas de devenir un peu schizo ? Pour bien suivre l'enquête, il va falloir vous glisser dans la peau des personnages suivants :
1. Aubry Dabancourt : juge d'instruction extrêmement prometteur. Aubry ne vit que pour sa fille, Lily, un petit bébé qu'il élève seul après le décès de sa femme quelques jours après avoir mis au monde cette merveilleuse petite fille. Lui qui ne voulait pas d'enfant, n'a qu'un but dans la vie : veiller au mieux sur cette jolie petite poupée. Un soir, après une journée de merde durant laquelle, des tas de tensions vont s'accumuler, sur cette fichue route qu'est le ring de Bruxelles, un chauffard manque de le tuer alors qu'il a sa petite fille dans sa voiture. Hors de lui, il va poursuivre ce salaud… Qui va l'attendre sur un parking dans la forêt… Aubry n'est pas de taille face à un mec bien plus musclé que lui. Mais sa colère pourrait faire la différence…
2. Zakaria Bouhlal : jeune inspecteur principal à la police locale. Musulman pas pratiquant, manquant un peu d'ambition car il pourrait occuper des fonctions plus importantes vu son intelligence, ce jeune flic est désigné, à sa plus grande surprise, par le juge d'instruction pour mener l'enquête. Occasionnellement, il couche avec la jeune stagiaire flamande, Inge, bien que son véritable amour soit Armelle.
3. Inge : étudiante à la VUB (université libre de Bruxelles néerlandophone). Inge n'a d'yeux que pour le sombre inspecteur Bouhlal. Elle est stagiaire dans son service. Il profite bien d'elle, mais…
4. Stefi Thorisdottit : Islandaise travaillant en Belgique, cadre dynamique d'une institution bancaire et amante de Nadir Abennaïm, un collègue marié et père de famille.
5. Armelle : journaliste, travaillant pour le journal LE SOIR. le GRAND amour de l'inspecteur Zakaria, un mec très compliqué avec qui les relations sont tumultueuses. Elle est en charge d'une rubrique économique alors qu'elle rêve d'enquêtes plus trépidantes.
6. Nadir Abennaïm : cadre important dans la même société que Stefi, mais dans un autre siège. Homme marié infidèle, père de trois enfants, bientôt quatre. Un conseil : n'entrez pas dans la peau de Nadir car vous allez bientôt mourir…

Critique du livre :
Le cadre bruxellois de l'enquête est très fidèlement rendu, ainsi que le fonctionnement de la magistrature et de la police belges.
L'histoire tient la route (stress, énervement, colère incontrôlée, dérapage).
Ce thriller est original. Ici, pas d'assassin machiavélique, de mafieux éduqué dans un milieu criminel, de crapule aimant la violence gratuite. Un homme, un monsieur quelconque qui va déraper un beau jour (ou plutôt un mauvais jour). le rythme est bien enlevé et le livre se laisse lire tout seul.
Deux choses m'ont dérangé : le début et la fin ! le début, parce que trop psychologique à mon goût (je connais des femmes qui vont adorer !) et la fin parce que tout se résout d'un coup, sur un simple coup de fil… Mouais…
Si, comme moi, vous en avez marre des polars américains, que le côté très gore des nordiques et de certains auteurs français vous écoeure, pourquoi ne pas vous laisser tenter pas « Ring Est » ? Il y a de la violence, certes ! C'est un roman noir ! Il y a mort d'homme ! Ce n'est pas le baptême de la petite Amélie, tout de même ! Mais juste ce qu'il faut sans se perdre dans des détails inutilement sordides qui ne peuvent satisfaire que des psychopathes qui s'ignorent (ou pas).
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supernova7
  21 avril 2018
Un polar efficace à l'accent belge ! J'avais repéré ce bouquin à la foire du livre de Bruxelles cette année, il était en effet mis en avant en tant que lauréat du prix Fintro Ecritures noires 2017. C'est un prix visant à éditer un auteur belge de polar dont le jury est composé, entre autres, de Paul Colize, un auteur belge, et de deux journalistes de mon émission littéraire favorite « Livrés à domicile » (RTBF), Thierry Bellefroid et Michel Dufranne. Suivant régulièrement l'émission et leur faisant entièrement confiance, j'ai coché ce roman les yeux fermés dans la liste de la masse critique de Babelio et je n'ai pas été déçue.
Ce que l'on remarque d'emblée c'est que l'auteure, Isabelle Corlier, ne renie pas sa nationalité belge et l'affirme complètement à travers ses expressions et son écriture. C'est rare et cela fait du bien ! Les auteurs belges ont la fâcheuse tendance à lisser leurs romans pour s'adapter au lectorat français afin de se faire éditer en France. On perd ainsi la truculence du français de Belgique et on tend vers une uniformisation de la langue française, pourtant si riche. Je la remercie donc pour cette audace et son attachement aux belgicismes (tels que kot ou brol) et aux expressions « brusseleir », nombreuses dans le roman. Jusqu'au bout de la démarche, elle parsème même ses dialogues de phrases en néerlandais, traduites en bas de pages je vous rassure.
À l'image du titre du roman, le ring de Bruxelles (entendez périphérique) est un personnage à part entière du roman. Au gré de ses embouteillages, il rythme les déplacements des personnages à travers Bruxelles et ses 19 communes. C'est également à sa bordure que le meurtre central du roman a lieu. Ce dernier est perpétré par le personnage principal, Aubry Dabancourt, qui s'avère également être le juge d'instruction en charge de l'enquête ! J'ai trouvé ce point de départ très original tout comme l'intrigue et les rebondissements qui vont en découler. Les autres personnages ne sont pas en reste et sont aussi hauts en couleur et travaillés, surtout le jeune flic qui se demande comment il se retrouve sur une affaire d'une telle envergure. En outre, travaillant à Bruxelles, j'ai adoré me retrouver dans des lieux connus à travers les descriptions détaillées de l'auteure : je me voyais descendre du bus au square des Héros à Uccle aux abords du commissariat, comme dans le roman. Cela n'a fait que renforcer mon immersion dans l'histoire.
Si je devais trouver un petit bémol, je dirais qu'il y a quelques petites faiblesses dans l'écriture, dans la construction. J'ai parfois dû m'y reprendre à plusieurs ou revenir en arrière pour comprendre un passage. Toutefois, restons indulgents : il s'agit d'un premier roman et ces petites erreurs de jeunesse n'ont en rien altérer mon plaisir de lecture. Mis à part cela, j'ai trouvé le style plutôt réussi : simple, abouti et belge surtout ! Bref, je vous recommande chaudement ce premier roman original d'Isabelle Corlier, un petit coup de coeur édité chez Ker éditions !
Mon avis sur le blog : https://thetwinbooks.wordpress.com/2018/04/21/ring-est-isabelle-corlier/
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argali
  10 mars 2018
Automne 2009, alors qu'il jongle sur un fil entre sa vie familiale et sa vie professionnelle, Aubry Daubancour, jeune juge d'instruction, pète les plombs après qu'un chauffard lui ait coupé la route. En quelques secondes, sa vie vient de basculer. le lendemain, on lui confie l'enquête. Est-ce la chance qu'il espérait ?
Dès le départ, un peu comme dans les enquêtes de Colombo, on sait ce qui s'est passé et qui est le coupable. La question qui nous tient en haleine tout le long du récit est « Va-t-il échapper à la justice ? » et si oui, « comment ? ». Aidé par un jeune inspecteur perspicace et tenace, Zacharia Bouhlal, Daubancourt va faire mener tous les devoirs d'enquête nécessaires pour ralentir les choses tout en tentant d'être le plus naturel possible. Y aurait-il des crimes parfaits ?
L'écriture alerte et naturelle d'Isabelle Corlier nous entraine d'une page à l'autre à travers Bruxelles qui est un personnage à part entière de l'histoire. L'auteure vit à Bruxelles et sa ville sert de décor à l'intrigue. Assumant pleinement sa belgitude, elle parsème son texte d'expressions brusselaires, de phrases en flamand et de belgicismes de bon aloi. le récit, chronologique et linéaire, suit les faits et gestes de quatre personnages principaux dont trois essaient de comprendre et de découvrir la vérité alors que l'enquête ne dévoile que de bien maigres éléments.
On assiste ici à un beau chassé-croisé, une sorte de jeu du chat et de la souris où toutes les pièces s'imbriquent de manière cohérente. Isabelle Corlier maîtrise son sujet et au-delà d'une intrigue originale, elle nous offre des personnages consistants et crédibles et des procédures judiciaires qui le sont tout autant. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce récit sombre et efficace.
Un premier roman réussi qui en appelle d'autres. A découvrir absolument.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   24 avril 2018
– Est-ce que je pourrais tuer quelqu’un ?
Il avait ruminé la question, soucieux d’apporter la réflexion nécessaire à un sujet auquel la réponse semblait évidente. Il avait fini par se lancer sur un raclement de gorge.
– Tout dépend des circonstances, bien sûr, mais oui, si la situation l’exigeait, sans hésiter.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   31 août 2018
- Vous êtes marié, inspecteur ?
Zakaria secoua la tête.
- Tant mieux, dit-elle en revenant s'asseoir. C'est vicieux, mais les mères arabes ruinent leurs fils. Elles les éduquent dans la croyance qu'ils sont des sortes de demi-dieux à qui tout est dû. Elles les gâtent et les cajolent et, même adultes, continuent à s'occuper d'eux comme s'ils étaient des enfants. Elles ne les préparent pas à affronter le monde d'aujourd'hui.
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nathavhnathavh   17 avril 2018
Je veux pouvoir servir la justice, pas arbitrer l'éloquence des parties. Je veux être sur le terrain, pas coincé dans un bureau. Je veux chercher la vérité, pas établir les peines selon des critères aussi précis que rhétoriques.
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nathavhnathavh   17 avril 2018
Il se sentait comme un pêcheur qui voit soudain le flotteur disparaître sous la surface. Il fallait ferrer le poisson, mais avec prudence, pour ne pas casser la ligne.
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nathavhnathavh   17 avril 2018
Certaines conceptions de la liberté sont incompatibles avec les traditions. Il m'a fallu presque une vie pour le comprendre et l'accepter.
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