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EAN : 9782857921851
Éditeur : Fédérop (14/10/2008)
5/5   1 notes
Résumé :
De la douzaine de récits de voyages aux quatre coins du monde qui ont fait d’Isabella L. Bird (1831-1904) l’une des voyageuses les plus célèbres de son temps et de l’histoire, un seul était, à ce jour, disponible en français. La présente traduction répare une singulière injustice en même temps qu’elle confirme l’intérêt accru, en France, pour la littérature de voyage au sens anglais du terme.
Si l’on excepte le voyage qu’elle entreprit en Amérique du Nord dan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
MELANYA
  13 juin 2021
Isabella L. Bird, depuis sa jeunesse avait la passion des voyages. Née dans le Yorkshire en 1831, ne jouissant pas d'une grande santé et alors qu'elle présentait les signes d'une dépression, elle a commencé par aller en Amérique dont elle a tiré un livre "The English Woman in America." Puis s'ensuivent quelques autres voyages et ce n'est qu'à la mort de sa mère, en 1868, que débutent pour elle des expéditions plus importantes.
De retour chez elle, elle retombe malade et repart en voyage pour aller cette fois au Japon, au Vietnam, en Chine…
Mais elle finit par épouser (à cinquante ans) John Bishop qui la courtisait depuis longtemps.
Ce n'est qu'à la mort de celui-ci, en 1886 qu'elle se met sérieusement à se consacrer à sa vraie passion, celles des voyages.
C'est donc à cinquante huit ans qu'elle part" Chez les Tibétains", d'où le titre de ce livre.
Cette présentation de l'écrivaine était peut-être un peu longue mais je l'ai trouvée nécessaire car elle est pratiquement inconnue à notre époque.
Dans cet ouvrage, elle fait preuve d'un grand courage et c'est à cheval (Gyalpo) et parfois sur un yack qu'elle parcourt ces contrées reculées et proches de l'Himalaya. Tout au long de son voyage elle garde un sang-froid imperturbable : elle ne souffre pas du mal de l'altitude (le poison des montagnes) alors que la plupart de ses porteurs sont malades. C'est elle la plus courageuse, cette Anglaise qui supporte aussi bien le climat rigoureux et ne flanche jamais.
Elle garde toujours la tête haute et a de quoi en remontrer à ses compagnons de route : par exemple, lorsque son cheval tombe dans un torrent et qu'elle est sauvée in extremis.
Au passage, elle décrit la flore particulière des contrées visitées, les autochtones, les coutumes et la religion.
Elle visite même des monastères bouddhistes. Elle a également l'immense surprise de rencontrer un certain Dr Karl Marx !
Dans ce récit d'aventures particulier car écrit par une femme intrépide et plus tout à fait jeune, c'est son énergie débordante et son entrain qui ressortent mais aussi la beauté de ces contrées magnifiques qu'elle nous fait partager avec force détails.
Si ce livre est petit (147 pages) il est costaud en aventures, passionnant et riche en informations.
Avec ses récits de voyages aux quatre coins du monde et à son époque, le XIXème siècle, Isabella L. Bird a été l'une des plus célèbres pionnières de son temps.
Lorsqu'elle meurt en 1904 elle avait l'intention de repartir et projetait une expédition, cette fois en Chine.
Insatiable voyageuse.
La lecture de ce livre ne peut que nous faire admirer cette aventurière hors du commun.

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MELANYAMELANYA   26 août 2021
Au Tibet la baratte est utilisée pour faire du thé ! Voici la recette : Pour six personnes, faites bouillir une pleine tasse de thé dans trois pintes d’eau pendant dix minutes avec une grosse cuillerée de bicarbonate de soude. Versez l’infusion dans la baratte avec une livre de beurre et une petite cuillerée de sel. Barattez jusqu’à obtenir la consistance de la crème. Le thé fait de cette façon vient juste après le chang dans les préférences des Tibétains. Le beurre, à notre avis, à notre avis, est toujours rance, le mode de fabrication n’est pas très sain, et il a toujours une odeur forte due à l’outre en peau de chèvre dans laquelle il est conservé. Il prend de la valeur avec l’âge. Je vis des outres vieilles de quarante, cinquante, et même soixante ans, qui étaient heureusement prisées, et que l’on n’ouvrait qu’à l’occasion de fêtes de famille ou de funérailles.
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MELANYAMELANYA   26 août 2021
J’ai mentionné des routes, en particulier la mienne qui était la grande route des caravanes qui allait d’Inde occidentale en Asie centrale. Le temps est venu d’une explication. Le voyageur qui ambitionne d’atteindre les hauts plateaux du Tibet depuis le Cachemire, ne pourra le faire en voiture ou en chariot. Sur une grande partie du chemin il est obligé d’aller au rythme de la marche et, s’il a quelque considération pour son cheval, il descend à pied les pentes escarpées et accidentées, qui sont nombreuses, et met pied à terre sur la plupart des ponts.
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MELANYAMELANYA   26 août 2021
Le dernier chapitre m’a laissée avec le chef et les anciens des Chang-pa pour une tournée de visites, et ce ne fut qu’à la tombée de la nuit que se termina cette solennelle cérémonie. Les cinquante tentes furent visitées l’une après l’autre : devant chacune un énorme et sauvage mâtin tibétain faisait mine de me sauter dessus, une femme guère plus forte que lui se précipitait pour le retenir, et on m’offrait dans chaque tente du fromage et du lait que je refusais. J’étais partout chaleureusement reçue par égard pour le bon père, Mr Redslob, qui qualifiait ces gens de peuple le plus simple et le plus aimable de la terre.
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MELANYAMELANYA   26 août 2021
Je laissai le chemin de fer du Pendjab à Rawalpindi, m’équipai en matériel de campeur, puis traversai les défilés grandioses qui mènent au Cachemire.
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MELANYAMELANYA   26 août 2021
Baltal se trouve au pied d’une chaîne de montagnes vertigineuses, dont les sommets dépassent le Mont Blanc. Deux gorges s’y rejoignent. Pas une seule hutte sur dix milles à la ronde. (…) le silence et la solitude étaient particulièrement impressionnants sous les étoiles glacées et la grande barrière d’Asie centrale.
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