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EAN : 9782957588329
Cairn (30/09/2022)
4.37/5   15 notes
Résumé :
En 1912, Violette Pinkerton est nommée institutrice dans un village de l’Entre-deux-Mers girondin. Elle a vingt ans. C’est son premier poste.
Violette le sait. La loi séparant l’Eglise de l’Etat est récente et sa venue n’est pas souhaitée par tous. Seule la volonté du maire du village l’a rendue possible.
L’éducation des filles est sommaire, à plus forte raison dans les campagnes. D’emblée, elle se heurte à l’abbé Brissac qui déteste ce qu’elle repré... >Voir plus
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Voici mon retour de lecture sur L'héritage de Violette Pinkerton de Sandrine Biyi.
En 1912, Violette Pinkerton est nommée institutrice dans un village de l'Entre-deux-Mers girondin.
Elle a vingt ans. C'est son premier poste.
Violette le sait. La loi séparant l'Eglise de l'Etat est récente et sa venue n'est pas souhaitée par tous. Seule la volonté du maire du village l'a rendue possible.
L'éducation des filles est sommaire, à plus forte raison dans les campagnes. D'emblée, elle se heurte à l'abbé Brissac qui déteste ce qu'elle représente. L'institutrice le dépossède de ses prérogatives.
Violette va se battre pour son droit. A qui peut-elle se fier ? A Louise la brodeuse ? A Jeanne sa logeuse ? A la comtesse Lucille de Pontiac qui semble être de soutien ?
L'héritage de Violette Pinkerton est un très bon roman qui nous fait découvrir la vie d'une institutrice dans un village au début du vingtième siècle, peu avant le début de la guerre 14 - 18. Et surtout, nous vivons son combat pour l'instruction des filles.
Ce droit à l'instruction nous parait évident, de nos jours. Et pourtant, ce fût un long combat, et, c'était il n'y a pas si longtemps que ça.
Il y a un peu plus de cent ans nous séparant de cette histoire, ce qui est à la fois proche et lointain.
J'ai aimé découvrir Victoria de deux manières : une fois qu'elle est âgée, mais aussi à travers ses mémoires quand elle a commencé à être institutrice.
Violette est encore jeune quand elle arrive dans le village pour enseigner. C'est une femme forte, qui va devoir se battre contre l'abbé Brissac. Cet homme d'église n'apprécie pas du tout la venue d'une femme à l'école, qui plus est pour enseigner à des filles. Celles ci n'ont pas forcément leur place à l'école mais plus en cuisine ou aux champs.
La façon de voir de certains personnages est agaçante, mais reflète bien les pensées de l'époque.
L'héritage de Violette Pinkerton est un bon roman, qui m'a touché et que je recommande avec plaisir.
Ma note : 4.5 étoiles.
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Ce livre avec une si belle couverture est un vrai coup de coeur.
Ce récit se passe en 1912 et cela semble si loin. L'auteure nous raconte le début de l'école pour tous et surtout pour les filles. Nous sommes en Gironde et les communes mettent en place les premiers écoles laïques, publiques. Avec la récente application de la loi de séparation de l'église et de l'Etat, les communes doivent prévoir de scolariser les enfants, garçons et filles. Mais dans la pratique ce n'est pas aussi simple.
Violette Pinkerton est nommée institutrice dans un village de l'Entre-deux-Mers girondin. Elle a vingt ans. C'est son premier poste. Il va falloir qu'elle trouve sa place, que ce soit à l'école avec sa classe de filles, et son collègue qui lui est chargé de celle des garçons, mais pas tous les garçons du village. Il y a en particulier un garçon de ferme qui lui ne peux pas aller à l'école. Sa place chez ses logeurs, dans une ferme, avec un homme un peu bourru et taiseux, qui se demande bien à quoi cela sert d'éduquer les filles, sa femme qui aimerait tant que sa propre fille apprenne et devienne mieux qu'elle. Cette jeune fille d'ailleurs qui s'est prise d'amitié pour le garçon de ferme et qui est une apprentie institutrice pour lui. Sa place dans le village et surtout avec Monsieur l'Abbé qui voit d'un très mauvais oeil cette jeune fille, qui va éduquer les filles. Mais aussi avec les femmes du village, une jeune femme célibataire (!!!), mais elle va intégrer le groupe des femmes et de l'église.
J'ai beaucoup apprécié cette histoire, avec des personnages succulents et j'ai appris beaucoup de choses sur ces premières institutrices, qui ont dû littéralement se battre pour défendre leur profession et permettre aux filles d'accéder au savoir et aux diplômes. J'ai apprécié aussi la description de la vie dans ce village, proche de chez moi.
Nous ne savons pas la chance que nous avons d'avoir une école publique, laïque, qui accueille tous les enfants, filles et garçons.
J'ai moins aimé les épisodes actuels et la passation de relais entre la vielle Violette et une jeune apprentie institutrice.
Mais je vous conseille la lecture de ce texte qui nous apprend de façon romanesque, simple les combats menés pour une éducation pour tous.
Des dates clés jalonnent ce texte, que ce soit la loi Camille Sée. le 21 décembre 1880, le député Camille Sée, ami de Jules Ferry, fait passer une loi qui ouvre aux filles l'accès à un enseignement secondaire public. Jusque-là, les jeunes Françaises qui désiraient prolonger leurs études n'avaient d'autre solution que les établissements confessionnels.
La loi du 26 juillet 1881 crée l'Ecole Normale Supérieure de Sèvres. Elle sera la matrice du corps des professeures du secondaire public féminin. Il s'agit de « donner un sexe » à l'enseignement secondaire des jeunes filles.
Il faut attendre tout de même 1924 pour que les filles et les garçons aient le même programme et donc les mêmes épreuves. "Le décret du 25 mars 1924 établit en effet pour l'enseignement secondaire féminin des programmes identiques à ceux des lycées de garçons et offre aux jeunes .
Des combats avec des "grands noms", Jules Ferry, par exemple, mais ce texte lui nous parle aussi de combattants et combattantes du quotidien, qui tentaient et réussissaient avec beaucoup d'opiniâtreté à faire évoluer les mentalités pour une éducation pour tous.
Il est peut être dommage d'ailleurs de ne pas mettre en avance ces combats et ces combattant(e)s, car ce n'est pas si vieux et dans certains pays ce sont encore malheureusement des combats toujours actuels.
#LHéritagedeViolettePinkerton #NetGalleyFrance

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"Bonjour mesdemoiselles. Je me nomme Mademoiselle Pinkerton et je suis votre institutrice. Je vous enseignerai cette année, le calcul, l'orthographe, l'histoire et la géographie. Vous aurez une dictée tous les matins. L'après-midi sera réservé aux cours de couture et de dessin…"
C'est en ces termes que la nouvelle institutrice laïque d'un village de l'Entre-deux-Mers se présente à ses élèves et leur explique son programme dans le roman de Sandrine Biyi, L'héritage de Violette Pinkerton. La scène se passe en 1912 et replace le lecteur dans la France de la IIIe République dont les lois jetèrent les bases de l'organisation de l'école laïque, obligatoire pour les petits Français. L'école, pilier de la République, se devait d'émanciper intellectuellement l'individu dans le respect des valeurs héritées de la révolution française : liberté, égalité… En ce qui concerne les filles, la mise en place des structures enseignantes allait être beaucoup plus longue, beaucoup plus ardue, en particulier dans les campagnes. L'accès à l'égalité et à l'instruction fut l'objet d'un long combat. C'est ce dont traite le roman de Sandrine Biyi : plusieurs problématiques s'y mêlent, celle du rôle de l'école, de la place des femmes dans la société et des guerres d'influence que se livrent deux camps adverses.
L'institutrice, en tant que femme, femme exerçant un métier, susceptible d'avoir prise sur de jeunes enfants, des petites filles, se heurte de plein fouet aux idées reçues concernant la place de la femme dans la famille et la société.
En outre, la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat a rebattu les cartes du pouvoir et parachevé – souvent de manière caricaturale – la constitution de deux camps adverses, celui de la République et celui de l'Eglise. Sandrine Biyi a eu la bonne idée d'évoquer en avant-propos certaines de ces lois sur l'école et de citer aussi quelques réflexions de femmes et d'hommes sur leur vision des femmes, ce qui peut aider le lecteur à se repérer. Violette Pinkerton, l'héroïne du roman, est nommée institutrice de l'école laïque de filles dans une petite commune rurale de l'Entre-deux-Mers girondin. Elle a vingt ans, est fraichement émoulue de l'Ecole normale de jeunes filles et bien décidée à appliquer, en termes d'égalité, les principes républicains concernant l'instruction de tous, garçons et filles. Car Violette est une jeune femme progressiste, issue d'un milieu privilégié. Son père a encouragé son goût du savoir en la laissant poursuivre ses études dans un lycée bordelais, ce qui à l'époque ne pouvait avoir lieu qu'en ville dans des milieux bourgeois. Elle a par ailleurs passé un bac dit « masculin » car seules de très rares filles s'y présentaient. C'est donc cette jeune fille, en avance sur son temps, lectrice de la féministe révolutionnaire Olympe de Gouge, qui arrive dans le bourg de Lignan, confrontée d'emblée à une population méfiante, voire hostile. Sa position sociale n'est pas clairement déterminée, ni paysanne, ni bourgeoise, femme célibataire de surcroit, elle ne doit asseoir l'autorité de sa personne que sur sa fermeté et ses seules qualités humaines, intellectuelles et morales. Mais Violette a de nombreux atouts que son enfance passée près de la terre, dans une propriété viticole du Médoc et son éducation soignée lui ont permis d'acquérir. C'est une femme de conviction qui saura se battre pour faire accéder les petites filles à l'instruction et aux diplômes. Elle n'oubliera pas non plus un petit vacher, laissé pour compte de l'école obligatoire et gratuite promulguée par Jules Ferry et le fera entrer derechef dans les rangs de l'école. Je ferai au passage une petite critique : l'héroïne – qui mérite bien cette dénomination – est un peu trop parfaite à mon goût. En dépit de sa jeunesse et de son manque d'expérience, elle a en toute situation un comportement exemplaire. Cela sert l'histoire et fait certes ressortir la complexité du milieu ambiant mais nuit à son personnage de fiction. On n'est pas vraiment touché par ses difficultés, je trouve…Est-elle vraiment représentative des jeunes institutrices, issues pour la plupart de milieux modestes, qui durent s'imposer dans les régions rurales françaises ? J'ai pris cependant grand plaisir à la narration, à la voir évoluer et imposer ses convictions dans ce microcosme qui reflète de manière vivante et bien documentée les conflits individuels et sociétaux de l'époque. Les personnages secondaires, ceux des femmes en particulier, m'ont intéressée : Jeanne, la paysanne pragmatique et fine, Louise, la femme de l'instituteur et brodeuse avertie qui tient salon, Thérèse, la femme du maire, obligée, à l'arrivée de l'institutrice voulue par son mari, de renoncer à dispenser aux filles une instruction minimale sous la direction du curé. Thérèse était passée de la lumière à l'ombre. (…) Elle était redevenue une dame catéchèse, comme tant d'autres. Il y a aussi madame de Pontiac, la riche châtelaine émancipée qui fait la pluie et le beau temps dans le village. Dans ce monde où leur rôle est limité aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants, elles s'agitent et ne sont pas les dernières à prendre position, peu à peu acquises à l'idée qu'une femme doit accéder à l'instruction. Les hommes, eux, ont plus de mal à avancer. le curé, particulièrement balourd et obtus, est l'adversaire numéro 1 de Violette et s'oppose régulièrement au maire socialiste qui a nommé une institutrice : "Si on la laisse agir, vous verrez qu'elle présentera les filles au certificat d'études comme cela se fait déjà dans les grandes villes. Et pour quoi faire ? Des malheureuses sans mari, car une femme savante les fait fuir. Nous sommes en campagne ici. Qui tiendra les fermes ? Réfléchissez bien, Monsieur le maire. Ce n'est pas de moi dont il s'agit, c'est de votre village et de son futur." Quant au maire socialiste, de conviction républicaine et extrêmement soucieux des distinctions honorifiques de la République, il ne peut s'empêcher d'avoir des doutes sur le bien-fondé de sa décision de nommer une institutrice. Il craint pour son fauteuil. Font-elles voeu de célibat ? Sont-ce des nonnes ? (…) Si la prochaine n'est pas mariée, qu'au moins elle ne soit pas jolie. Cela évitera les commérages. le sujet dont traite Sandrine Biyi dans son roman est très intéressant et on en observe encore les ramifications aujourd'hui. Il peut inciter le lecteur à faire des recherches complémentaires sur cette époque un peu ignorée. Il nous fait en tout cas mesurer à quel point les choses ont évolué en un peu plus d'un siècle. Et pourtant, à l'heure où de très nombreuses femmes occupent des postes clés dans la justice, la médecine, l'enseignement, la recherche, le journalisme, les entreprises et de plus en plus en politique, on a le sentiment que le combat pour la parité et l'émancipation féminine continue et doit continuer à être mené.
Marie-France pour les liseuses de Bordeaux
Lien : https://liseusesdebordeaux.o..
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Gros coup de coeur pour ce roman.
J'ai déjà lu d'autres histoires mettant en scène ces valeureuses institutrices du début du siècle passé, mais celle-ci m'a particulièrement accrochée. Par son écriture agréable, sa bienveillance, son empathie, ses personnages.

Violette Pinkerton a une forte personnalité, et elle est assez atypique dans le monde de ces nouvelles recrues de la République, car issue du milieu viticole bordelais, d'une famille d'un niveau social élevé.
Ce qui ne l'empêche pas d'être à l'aise à la campagne, et de s'adapter avec brio. Malgré tout ce qu'on va mettre en travers de son chemin.
On retrouve la rivalité entre l'église et la mairie, sujet connu, mais on y apprend aussi qu'ouvrir une école laïque pour les filles relève du choix et de la décision du Maire. Même pour présenter des élèves au Certificat d'Études, c'est lui qui doit donner son aval.

L'histoire de Violette nous est ici contée par elle-même près de soixante-dix ans plus tard.
En 1981, à quatre-vingt treize ans, plutôt que de partir en maison de retraite, elle se rend aux arguments de son médecin, dont elle est très proche depuis si longtemps, et prend chez elle une colocataire, qui se prépare à devenir institutrice.
Un vrai lien se noue entre elles, et les inquiétudes de Sasha lui rappellent sa première classe, en 1912.
Et l'incitent à se mettre, en cachette, à écrire ses souvenirs de cette année-là.
Et c'est terriblement prenant. Je n'aurais plus voulu quitter Violette, Rose, Marie, Jeanne. Et même André.

Violette arrive, toute fraîche émoulue de sa formation, dans un village très divisé quant à l'utilité de faire étudier les filles. Entre ceux qui regrettent l'argent que payaient les parents des filles fortunées pour suivre l'enseignement de monsieur le curé, et ceux qui estiment que moins elle en sait, plus une femme sera docile et restera "à sa place" aux travaux de la maison et de la ferme, les "progressistes" ont fort à faire pour s'imposer.
Le Maire, s'il a pris la décision d'ouvrir une école laïque de filles, le fait sans doute plus en vue de sa carrière politique que pour leur émancipation. Quant à sa femme ...
La famille qui héberge la jeune institutrice est d'abord assez angoissée, une fille de la ville, instruite. Va-t-elle les prendre de haut ? Va-t-elle donner des idées communistes à leur fille ?

J'ai aimé ces personnages, plus complexes qu'il n'y parait. J'ai aimé qu'il soit question avec beaucoup de bienveillance de ceux qui n'ont pas la chance de pouvoir s'assoir sur les bancs de l'école, de celles qui sont moquées parce que leur famille est trop pauvre.
Un roman qui fait vraiment du bien, tout en nous dévoilant une part de notre passé proche qu'on a souvent oubliée.

La fin nous fait mieux comprendre le parcours des personnages, qu'on retrouve avec étonnement, ou avec le sourire (selon que notre lecture a été plus ou moins attentive !!)

Je dois avouer que j'ai hésité à demander ce roman, ayant eu quelques déceptions avec des livres édités par Librinova. Comme j'ai peu de temps et beaucoup de livres que je veux lire, j'essaie d'aller vers ce qui m'attire vraiment. le sujet m' intéressait, j'ai bien fait.
J'ai dévoré avec bonheur cette chronique des temps anciens, pas si lointains que ça et qui pourtant nous paraissent si éloignés.
Lien : https://livresjeunessejangel..
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Nous voici plongés dans une autre époque, celle des nos grands parents et arrières grands parents.
Violette, jeune diplômée de l'école normale, est une jeune citadine moderne, de son temps avec des idées progressistes. Pour sa 1ere affection, elle se retrouve affectée à l'école d'un petit village viticole, pour instruire les jeunes filles.
Et bien vite, elle se retrouve confrontée au curé de ce village, qui a dû mal à digérer la récente séparation de l'église et de l'état, et de ce fait, se retrouve moins influent puisque l'éducation des enfants est maintenant dévolue aux laïcs.
Autre challenge pour Violette, c'est de défendre la condition féminine et de lutter contre les inégalités homme-femme.
J'ai bien aimé ce roman dans lequel il est rendu hommage au courage et à la volonté de ces institutrices, dont le but était d'éduquer les jeunes filles, pour leur permettre de choisir leur avenir et de ne pas leur imposer uniquement le rôle de mères et d'épouse.
Violette est une femme entière, courageuse, n'ayant pas peur de dire ce qu'elle pense, et voulant tout simplement donner une chance à chaque enfant d'évoluer socialement.
Une très belle lecture.

#LHéritagedeViolettePinkerton #NetGalleyFrance
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Pourtant, la réalité s'imposait, crue, nue, blafarde. La République ne voulait plus payer pour l'Église et avait décidé de la laïcité. Plus de religion dans les classes mais des leçons de morale, d'hygiène et même de couture et de cuisine, pour les filles. Les villages devaient se doter d'institutrices, ça aussi c'était nouveau et parfaitement incongru.
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La République ne voulait plus payer pour l’Eglise et avait décidé de la laïcité. Plus de religion dans les classes, mais des leçons de morale, d’hygiène et même de couture et de cuisine pour les filles. Les villages devaient se doter d’institutrices, ça aussi, c’était nouveau et parfaitement incongru.
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- Bonjour mesdemoiselles. Je me nomme mademoiselle Pinkerton et je suis votre institutrice. Je vous enseignerai, cette année, le calcul, l’orthographe, l’histoire et la géographie. Vous aurez une dictée tous les matins. L’après-midi sera réservé aux cours de couture et de dessins…
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Si on la laisse agir, vous verrez qu’elle présentera les filles au certificat d’études comme cela se fait déjà dans les grandes villes. Et pourquoi faire ? Des malheureuses sans mari, car une femme savante les fait fuir. Nous sommes en campagne ici. Qui tiendra les fermes ? Réfléchissez bien, monsieur le maire.
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