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SMadJ
  20 novembre 2018
« Les Veilleurs » Tome 1 de Jean-Luc Bizien - La chronique insomniaque !

« Who watches the Watchmen ? » se demandait Alan Moore à l'époque. La question est toujours d'actualité : Qui va surveiller les veilleurs ?

Paname, Paname, Paname c'est sous ton charme que Bizien nous pâme.
Bon je dis charme mais en fait c'est un Paris dystopique et crépusculaire que nous décrit le Jean-Luc. Pas vraiment la ville-lumière qui fait tant fantasmer et briller les coeurs énamourés.

Plus précisément dans un Paris ayant succombé aux coups de boutoir d'un virus apocalyptique transformant la majorité de sa population en goule, vampire ou loup-garou. Quant aux rares survivants, l'État les confine, au milieu des monstres ivres de sang, d'un mur infranchissable encerclant la ville et y envoie des veilleurs espions pour analyser et appréhender la situation. Pour la référence, on pensera forcément au « New-York 1997 » de John Carpenter. Y a pire comparaison.

S'organise alors la résistance et l'apprentissage à la survie pour les rescapés en sursis, composés principalement d'enfants et d'ados répartis en clans, la population des adultes étant la plus touchée par le virus et ses transformations.

Voilà un pitch qui fait pétiller les pupilles et palpiter les papilles pour peu qu'on soit amateur de fantastique, horreur et autre Urban-Fantasy. Ça tombe bien je le suis et ce roman est un pur bonheur de geek.

La vraie bonne idée est d'avoir situé l'intrigue à Paris. C'est relativement rare tant la tendance chez les auteurs français est de plutôt d'américaniser le lieu dès qu'il s'agit de fantastique (au hasard le dernier Chattam « le Signal »). Je n'ai évidemment rien contre la délocalisation géographique mais l'avantage de Paris c'est qu'elle rend la situation si ce n'est crédible (on parle de loups-garous les gens !), plus concrète, plus palpable, plus immersive, plus immédiate en fait.

On se plaît à visualiser par exemple le parvis de Notre-Dame et ses gargouilles effrayantes, hanté de goules et de vampires. Si tu es francilien, c'est même un pur kif de te planter devant et d'imaginer les scènes décrites dans le bouquin. Et pourtant, malgré cette impression de grands espaces, Bizien arrive à créer un huis-clos étouffant rendant l'air irrespirable pour ses lecteurs.

Bizien choisit la voie (la voix ?) du roman choral. Chaque chapitre aborde le point de vue unique d'un des nombreux protagonistes du roman. Ce qui permet d'appréhender les différentes situations et enjeux de manière simple et ordonnée. La force de Bizien étant d'arriver à donner une identité propre à chacun de ses personnages même si cette multiplicité nécessite une petite concentration.

S'ensuit une sarabande effrénée de lieux et d'événements qui s'enchaînent sans discontinuer, une succession de scénettes courtes qui font que le bouquin se lit quasiment d'une traite comme une pétarade de mitraillette.


Quand toutes les institutions s'écroulent, comment renaître du chaos ?

Paranoïa, trahisons, scientifiques désaxés, snipers intrépides, combats féroces, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un roman pop-corn, un blockbuster de papier.
Il ne faut cependant pas croire qu'on aurait affaire à une série B décérébrée. Bizien en profite pour aborder les sujets sensibles et intimistes via les préoccupations de ses ados de personnages : la solitude, le rejet, l'homosexualité, la grossesse, la peur de grandir. le tout avec un lyrisme et une plume aux accents cristallins qui n'appartiennent qu'à Maître Bizien.

Alors tout n'est pas parfait, l'auteur dilue un peu le rythme de l'intrigue pour s'attarder sur les émois des adolescents mais certaines scènes sont si intenses et crispantes que… Boum, boum, boum, au coeur de ta lecture nocturne, tu entends tes propres battements de coeur.

Alors de quoi on parle ? Pas de Oui-Oui au pays des pingouins mais d'un roman âpre et sans concession. Bizien n'épargne pas ses personnages même les plus attachants et n'hésite jamais à nous faire du mal, pauvres lecteurs fragiles que nous sommes. Ça décolle les rétines ton truc Jean-Luc !

Avertissement : ce roman est le premier d'une trilogie qui s'annonce mémorable. Faites en un succès foudroyant que l'on ait droit à ses suites !

Et souvenez-vous, si c'est bien, c'est Bizien !

Lien : https://cestcontagieux.com/2..
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LaurentGERARD
  10 octobre 2018
Paris est tombé.
Paris est emmuré.
Paris est envahi...par les lycanthropes, vampires et autres créatures qui étaient autrefois des adultes. Alors, les enfants qui ont été enfermés dans Paris par les autorités pour éviter la pandémie s'organisent en clans.
Le gouvernement envoie des volontaires souvent désignés d'office pour entretenir la guerre entre les créatures.
Marie, jeune adulte prise au piège dans cet enfer, découvre sa grossesse dans l'angoisse de savoir si cet être qui se développe en elle est un monstre.
Voici le décor du roman LES VEILLEURS de Jean-Luc Bizien.
L'auteur nous invite dans un Paris post-apocalyptique décrit avec un tel réalisme que notre imaginaire est totalement pris en main par cette plume que j'affectionne tant.
Témoin des destins croisés de nombreux personnages, le lecteur évolue dans ce roman très graphique sur rythme effréné.
Les personnages sont (très) nombreux, mais l'auteur, comme à son habitude, les dépeint avec une telle clarté que jamais l'on ne se sent dépassé ou perdu dans ces chapitres où s'alternent les histoires de chacun (Mention spéciale à un certain Vuk KOWACEVICZ, que Jean-Luc BIZIEN avait créé dans le roman Mastication).
Au-delà de cette histoire que j'invite chacun à découvrir, ce roman young adult interroge le lecteur sur la différence et le rejet de l'autre : homosexualité, fille/garçon, enfant/adulte, sans jamais être moralisateur.
En cela, Les Veilleurs est un roman lumineux dont on attend la suite avec une réelle impatience.
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gaetaneplatzer
  12 décembre 2020
Un roman comme je les aime vraiment ! Un ovni qui m'a rendu totalement insomniaque, incapable de lâcher l'affaire avant la découverte de la dernière ligne. Et là, paf, catastrophe : il s'agit d'un tome 1, le tome 2 est sorti (mais je ne l'ai pas moi !!! ), et le 3 manifestement en cours d'écriture… Bref, c'est l'enfer, et je vais donc rester en apnée jusqu'à la sortie de la fin de la trilogie… du coup, pour mon conseil, je suis un peu dans la m… J'hésite entre « jetez-vous dessus sans attendre ! » et « soyez patient, et attendez la sortie du tome trois, si vous ne voulez pas vous retrouver dans la même situation insupportable que moi … » quoi qu'il en soit, il vous faut absolument les veilleurs dans votre PAL.
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meliewolff
  12 novembre 2018
"Ils ne se révolteront que lorsqu'ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés."1984 - George Orwell

Mon avis :

Nous voilà à nouveau réunis avec David #monbinômepréféré du merveilleux blog "C'est Contagieux !". Nous avions fait une Lecture Commune sur l'Appel du Dragon en décembre 2017 et comme le scande passionnément mon ami Contaminé, "si c'est bien, c'est du Bizien !". Alors on réitère !

Je dois dire que nous étions également très enthousiastes en découvrant la 4ème de couverture ; nous allions tous deux retrouver nos genres de prédilections, nos penchants originels. Si maintenant nous baignons principalement dans le Noir, nous avons commencé notre petite vie de lecteur amateur par la Fantasy, la Science-Fiction, le Fantastique et dérivés. Plus particulièrement la Dystopie et l'Urban Fantasy pour ma part.

Je comptais donc sur mes acquis et espérais y retrouver les codes du genre, tout en souhaitant satisfaire ma soif de l'inédit ! Jean-Luc Bizien a su étancher cela avec ses touches originales et engagées. Double cerise sur la Forêt Noire comme dirait mon ami Yvan. Il nous gâte en évoquant des sujets peu approfondis dans ce genre - dans le Young Adult oui mais pas dans l'anticipation YA - et pour lesquels je milite tous les jours #teamLGBTQ.

Il y a tant de points appréciés auxquels j'aimerais apporter des précisions, mais j'en dis toujours le moins possible dans mes retours afin de laisser le mystère entier. Sachez simplement, amateurs des genres cités plus haut, que vous allez être comblés par cette lecture. Cependant ce n'est pas au lit que vous devriez la découvrir, de peur que les monstres s'y cachent et vous contamine. L'inoculation commence ! Jean-Luc Bizien en véritable marionnettiste et chef d'orchestre, nous offre une sarabande magistrale. Souvent rapide, sauvage et énergique, il a négocié également des mesures lentes et sensuelles. C'est une véritable transe hypnotique qu'il nous propose. Iggy Pop a investi la plume de Bizien, Beelzebub has a devil put aside for... Him !

Je suis rassasiée par cette lecture et j'espère sincèrement qu'une suite sortira, afin d'y retrouver cet univers incroyable et le partager encore avec David pour des agapes jouissives !
Lien : http://the-love-book.eklablo..
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klimt4
  28 novembre 2019
Jean Luc Bizien. Les Veilleurs Me voici sortie de ma zone de confort. Ce n'est pas le genre de lecture que j'apprécie et que je lis habituellement. J'avais fort apprécié l'Évangile des Ténèbres. Lorsque j'ai vu qu'il avait écrit Les Veilleurs, je me suis lâchée ,sans regret. Quelle ne fut ma surprise ! Une pépite. Enfin , un roman post apocalyptique à Paris. Et oui , un roman , non américanisé. L'auteur a une plume fine, singulière, qui me donne envie d'en lire d'autres. La particularité de ce livre, qui fera sa force et sa faiblesse selon vos goûts , c'est qu'il s'agit d'un roman chorale. Jean Luc Bizien nous décrit une capitale presque à l'abandon. Si vous allez au cimetière du Père Lachaize, vous aurez sans doute quelques frissons... N'hésitez surtout pas à le lire ! Alors que Paris est victime d'un virus qui transforme les habitants en monstres, et notamment les adultes, quelques groupes de jeunes "immunisés" tentent de survivre dans ce qui est devenu un enfer.
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Orha08
  07 novembre 2019
Un roman étonnant, des longueurs parfois mais l'histoire se laisse lire et apprécier ! Des facilités dérangeantes parfois et des choses qu'on aurait pu éviter mais les personnages sont sympa et intrigants, certains en tout cas, mais Marie je la trouve inutile.
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Jardinssecrets
  19 mars 2019
Bonjour à toutes et à tous…

Paris est brisé par un virus.

Quand je lis un livre, c'est souvent la couverture qui m'appelle
(déformation professionnelle), ici pari réussit.
Ensuite c'est le rythme du roman et là… Wahou !!!

400 pages que j'ai dévorées en quelques heures. Pas de répit !
Cela va à toute vitesse. de l'action, de la violence oui, mais le “style” Bizien reste là,
avec sa prose riche et élégante, parfois même poétique dans ce récit truffés de mystères plus terribles les uns que les autres.

Beaucoup d'émotions au sein, de toutes ses histoires entrecroisées. Ils y a beaucoup de personnages et tous ont une importances au fil du récit et vous feront tous vibrer…
Brussolo, King, Houssin, Cronin, Bordage, j'ai pensé à plusieurs récits du genre…
Mais quelle histoire !

Ce roman soulève plusieurs questions, et toutes ne seront pas dévoilées dans ce premier tome.
Vivement la suite de cette dystopie post-apocalyptique...

À lire absolument !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« La jeune femme émergeait lentement du profond sommeil où elle avait fini par basculer. Elle ne savait pas. Elle ne savait plus : avait-elle envie d'ouvrir les yeux, de retourner à la réalité ? Ou bien valait-il mieux prolonger un peu ce sentiment de bonheur qu'elle savait factice est éphémère, en replongeant dans les songes ? Paupières closes elle devinait que le soleil était au dans le ciel. Ses rayons s'acharnaient contre la baie vitrée, inondant le loft de lumière. »
Lien : http://leressentidejeanpaul...
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Oceaneetsesbouquins
  14 janvier 2019
Les Veilleurs, ça parle de quoi ?

Alors que Paris est victime d'un virus qui transforme ses habitants en monstres, et notamment les adultes, quelques groupes de jeunes « immunisés » tentent de survivre dans ce qui est devenu un enfer. À l'extérieur, l'armée a entouré la ville d'une immense muraille pour éviter la propagation de l'épidémie. Aucune fuite n'est possible… Et dans ce cauchemar, Marie se découvre enceinte. Attend-elle un bébé ou un monstre prêt à la dévorer de l'intérieur ?

On se retrouve donc plongé dans un Paris ayant succombé à un virus apocalyptique transformant une grande partie de la population en vampires, loups-garou ou goules. Pour ce qui est des (rares) survivants, l'État les enferme au milieu de monstres assoiffés de sang, d'un mur infranchissable et y envoie des veilleurs-espions pour checker l'évolution de la situation.

Mon avis

J'ai apprécié que l'intrigue se déroule à Paris, je trouve cela de plus en plus rare dans les romans que je lis, puisque l'histoire prend souvent lieu à l'étranger (Etats-Unis principalement). du coup, on arrive mieux (nous, les français) à se visualiser les lieux et on se trouve immédiatement en immersion dans cette atmosphère apocalyptique.

Chapeau bas à l'auteur, Jean-Luc Bizien, qui a réussi à me plonger dans cette ambiance angoissante.

Ce que j'adore par-dessus tout dans ce roman c'est que chaque chapitre raconte le point de vue d'un des nombreux personnages de l'histoire. On a réellement tous les éléments pour connaître les enjeux de la situation et se sentir intégré à l'histoire. Chacun de ces personnages est unique et on les identifie clairement, pas de confusion possible. J'aime ne pas m'ennuyer et dans Les Veilleurs, les lieux et les actions s'enchaînent et se succèdent avec des scènes relativement courtes qui font que le roman se lit facilement et d'une seule traite (ou presque).

En plus de tout cela, l'auteur aborde des sujets comme la solitude, le rejet, l'homosexualité, la grossesse, la peur de grandir, etc. au travers des personnages, tous adolescents. J'apprécie ce mélange entre fantastique et sujets sérieux.

L'histoire m'a un peu fait penser à l'univers de Mad Max, par moment.

Conclusion

Même si j'ai eu du mal à le commencer, j'ai fini par me sentir happée dans l'univers apocalyptique des Veilleurs. Pour mon premier SP (Service Presse), j'avais peur de tomber sur un roman qui ne me plaise pas du tout et que je me sente obligée de lâcher mais, comment laisser tomber ce petit bijou ? J'ai hâte de connaître la suite !

Merci aux Editions ActuSF pour m'avoir donné l'opportunité de collaborer avec eux et de faire cette belle découverte.
Lien : https://bloglecture.home.blo..
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NigraFolia
  22 octobre 2018
Alors oui, je me pose sur un roman SF young adult. Et alors ! Tant qu'un roman est bon…
Les Veilleurs est un 1er tome à n'en pas douter d'une nouvelle saga Jean-Luc Bizien. Homme charmant au demeurant et au coeur grand, il nous entraine dans un Paris post-apocalyptique légèrement futuriste, où un petit hic, un virus, a transformé ses habitants en monstres. Majoritairement les adultes. Paris a été muré pour endiguer la contagion.
A l'extérieur, la population est sous le joug d'un couvre-feux et d'une présence militaire toute puissante. La résistance semble se faire molle.
A Intérieur, la mutation a fait rage. Lycanthropes, goules et vampires tapissent tous les recoins sombres de la capitale. Ça grouille de partout. Tous n'attendant que la découverte d'une proie pour la dépecer, la dévorer. La ville est en ruine. Pourtant, au milieu, des enfants survivent, comme Baptiste, Alexandre, Sarah ou Ilan. Des clans se font et se défont.
Régulièrement des veilleurs désignés volontaires sont abandonnés par les dits militaires. Les rares survivants à ne pas finir sous les crocs loup-garous et autres bestioles, servent à informer l'extérieur sous les yeux de snipers comme Steiner.
Un virus, des mutations, des ados. Rien de vraiment neuf me direz-vous ! Et bien si. Car si comme souvent avec Jean-Luc, les personnages sont nombreux, comme sont nombreuses les histoires qui s'entrecroisent, ils lui permettent de poser un regard quasi cinématographique sur les questions qui peuvent tarauder l'adolescent, la différence, le rejet, les relations enfant/adulte ou fille/garçon, l'homosexualité ou le totalitarisme.
Toujours dans une ambiance où la vivacité de l'écriture n'a d'égale que l'imagination foisonnante de l'auteur, il sait ne jamais être moralisateur. Entre deux monstres, il interroge, car le plus monstrueux d'entre nous ne porte pas forcément des crocs.
Et au milieu de ce 1er tome il y a l'espoir et la crainte personnifiée par Marie, enceinte. Dans son ventre bébé ou monstre ? Et il y a Vincent.
Bref, pléthore de personnages, un roman qui se dévore où j'ai retrouvé avec plaisir, un certain Vuk KOWACEVICZ revenu du Club van Helsing.
Les Veilleurs, sont la preuve flagrante qu'il y a encore de la place pour une SF ado de qualité.

Lien : https://nigrafolia.fr
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ingridlalectrice
  02 juillet 2021
C'est un livre que j'ai malheureusement abandonné. L'histoire avance doucement trop pour moi, et on suit énormément de personnages qui ne m'a pas permis de m'accrocher à beaucoup et qu'on ne suis pas assez, certains reviennent trop peu souvent. Dommage car l idée de ce Paris en huit clos me plaisait beaucoup
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