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EAN : 9782723499583
192 pages
Éditeur : Glénat (23/09/2015)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 30 notes)
Résumé :
1994, dans la petite ville de Matsumoto, Japon. Shoko Asahara est le PDG de Aum Inc., un consortium regroupant plus de trente sociétés dont certaines sont cotées à la Bourse de Tokyo. Mais pour ses fidèles, il est la réincarnation de la déesse hindoue Shiva. Le but secret de son organisation : provoquer « l'Armageddon » et renverser le gouvernement japonais. Sur place, Hideo Murai, le « Ministre de la Science et de la Technologie » de Aum, met au point une arme mort... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
smilysushi
  08 avril 2016
Tokyo, 20 mars 1995. A l'heure de pointe, du gaz sarin est répandu dans le métro. Plus mortel que le cyanure, il a été inventé par les nazis. Des adeptes de la secte « Aum Vérité Suprême » l'avaient eux-mêmes dissimulé dans des sacs sur cinq rames de métro se dirigeant vers le quartier des ministères. Pour libérer le gaz, les membres de la secte avaient discrètement percé les sacs avec les pointes de leur parapluie. Cette attaque est considérée comme le pire attentat terroriste de l'histoire du pays. Dix membres de la secte sont arrêtés quelques mois plus tard. le gourou, Shoko Asahara, est retrouvé en mai 1995 dans une usine chimique à proximité du Mont Fuji, où se trouvait suffisamment de gaz sarin pour tuer des millions de personnes. En février 2004, il a été condamné à la peine capitale ainsi que douze autres membres d'Aum. Aucun d'entre eux n'a encore été exécuté, la loi japonaise interdisant la mise en oeuvre des exécutions tant que des complices sont toujours en procès.
Quelques mois avant l'attentat du métro à Tokyo, les membres de la secte ont « testé » leur processus et leurs techniques dans une petite ville, Matsumoto, faisant 8 morts.
C'est cette histoire qui est ici racontée. On découvre avec effarement comment cette attaque a été planifiée, depuis l'Australie où le gaz était testé en toute discrétion sur des animaux, puis des humains ; puis à l'intérieur même de la secte avec l'organisation de la « répétition ». A travers les yeux de Kamui Toshi, une jeune recrue, se révèle la personnalité du gourou suprême, qui se prétend interprète et messager des dieux. On est mi-amusé mi-effaré quand il marmonne des prétendues paroles et que la dernière recrue, musicien des on état, signe son arrêt de mort en faisant naïvement remarquer aux autres « tu n'as rien remarqué ? il a chanté Yesterday, des Beatles, ça n'a rien de divin ! ».
A l'approche de l'attaque de Mastumoto, suivant un décompte funeste des jours ; on suit le parcours de plusieurs habitants de la ville qui seront touchés plus ou moins durement par le gaz. On découvre, atterré, à la fin de l'album, le jeune inspecteur Miyakawa tenter de faire entendre raison à son supérieur en avançant des preuves irréfutables de liens entre la secte et les faits qui se sont produits ; plusieurs mois après l'attaque et alors que l'enquête suit manifestement une fausse piste . « Vos idées d'organisation religieuse terroriste planifiant des attentas bactériologiques, c'est un mauvais manga ! C'est arrivé une fois par accident, ça ne se reproduira plus !! » lui répond-on à l'époque.
Les dernières pages, se déroulent dans un silence assourdissant : aucune parole, seulement des vignettes muettes où l'on assiste, impuissant, à l'horreur de l'attaque de Tokyo. Nous sommes le 20 mars 1995, 13 personnes vont mourir, 6000 seront intoxiquées avec pour beaucoup, des séquelles à vie.
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som
  30 novembre 2015
Matsumoto, un même mot pour nommer une ville martyr et son bourreau. le 27 juin 1994, le leader de la secte Aum fait vaporiser du gaz sarin dans la ville, pour se venger d'un juge qui a une sale tendance à fourrer son nez dans ses affaires. Cet épisode sera une répétition générale avant de passer au stade supérieur en s'attaquant au métro de Tokyo.
Sous la forme d'un compte à rebours nerveux, Philippe Nicloux en retrace toutes les étapes, des travaux en laboratoire en plein bush australien jusqu'aux trottoirs tokyoïtes.
Les auteurs utilisent les couleurs et les formes pour montrer l'embrigadement des esprits, les vies brisées des victimes de quelques côtés que ce soient. Tout aussi effrayant est la bêtise de la police, qui arcboutée sur ses notions de hiérarchie et son code social, passe à côté de l'enquête. Une démonstration implacable qui glace le sang.
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Erik_
  30 août 2020
Les sectes religieuses ne veulent pas seulement asservir de pauvres âmes égarés mais également nous détruire parfois. Il est vrai que le bilan de l'odieux attentat dans le métro de Tokyo le 20 mars 1995 commis par la secte Aum a fait quelques morts mais plus de 6300 blessés dont certains ont perdu la vue. Les produits chimiques découvert dans le sanctuaire de la secte aurait pu facilement tuer près de 4 millions de personnes. Bref, les attaques chimiques ne sont pas à prendre à la légère.
Je ne savais pas que cette secte avait préparé son acte en commettant une répétition dans la ville de Matsumoto qui est le titre de cette bd. Les auteurs mettent la lumière sur ses événements qui sont restés un peu secret et pour cause. Avec un peu plus de perspicacité, la tragédie de Tokyo aurait pu être évité si on n'avait jeter en pâture un pauvre père de famille désigné coupable idéal. Oui, c'est édifiant.
On entre dans le vrai récit de cette tragédie du Japon moderne. C'est bien dessiné avec des plans presque cinématographiques et très bien réalisé au niveau de la mise en scène avec un suspens impeccable. Une belle efficacité qui se traduit par un 4 étoiles. En plus, c'est vraiment une lecture utile.
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Acidus
  06 août 2020
On connait tous l'attentat au gaz sarin commis par la secte Aum dans le métro de Tokyo en 1995. Moins connu est celui de Matsumoto en 1994 ayant servi de « répétition » à l'attaque de la capitale et dont le but était de tuer un important magistrat chargé d'un dossier compromettant sur la secte. Avec cette bande dessinée, les auteurs de l'excellent « Terra Australis » revienne sur cette triste affaire criminelle. Très linéaire dans sa construction, on lit « Matsumoto » comme on le ferait d'un documentaire. D'ailleurs l'histoire ne se concentre pas sur un seul personnage mais nous offre au contraire une multiplicité des points de vue (criminels, victimes, policiers,...). Une lecture enrichissante qui nous en apprend plus sur ces sombres événements. En revanche, ça reste froid dans son traitement et donc vide aux niveau des émotions.
Intéressant mais pas indipensable.
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Yvan_T
  27 janvier 2017
Après l'excellent « Terra Australis », Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Nicloux livrent un nouveau roman graphique, qui nous propulse cette fois-ci dans les coulisses de l'attentat au gaz sarin du 20 mars 1995 dans le métro de Tokyo.
Si les événements vont inévitablement nous amener au Japon, les auteurs démarrent cependant ce nouveau one-shot là où ils nous ont emmenés avec tellement de brio lors de leur précédente collaboration. C'est en effet en Australie que la secte Aum s'attelle à produire le fameux gaz sarin et à le tester sur des moutons. Si l'approche chronologique des faits nous invitera ensuite à suivre le test « grande nature » sur des humains dans la ville de Matsumoto en juin 1994 avant de nous conduire dans le métro de Tokyo, les auteurs signent également un récit choral qui invite à suivre le destin de plusieurs personnes qui seront mêlées aux attentats. C'est très bien vu car cette approche permet à sortir les victimes de Aum de l'anonymat, augmentant ainsi l'empathie du lecteur. Des pratiques d'endoctrinement aux préparatifs de l'attaque, en passant par un portrait peu reluisant du gourou fondateur de la secte, les auteurs proposent ainsi plusieurs angles de vue sur la tragédie qui se prépare.
Le trait réaliste de Philippe Nicloux accompagne avec grande efficacité et lisibilité la mise en scène de cet horrible acte terroriste.
Un bon one-shot !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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critiques presse (2)
BoDoi   20 octobre 2015
Deux choix décevants, tant narratifs que graphiques, n’empêchent pas qu’on lise ce one-shot de près de 200 pages d’une traite avec un vif intérêt.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   25 septembre 2015
Un retour louable, plus froid que glacial, sur un événement récent.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Erik_Erik_   31 août 2020
Secte, religion, foi, superstition, juste un problème de définition.
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Videos de Laurent-Frédéric Bollée (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent-Frédéric Bollée
Nous vous donnons rendez-vous vendredi 26 février à 18h30 avec le scénariste LF Bollée et l'illustratrice Maran Hrachyan, auteurs de la BD "Patrick Dewaere - à part ça la vie est belle" (éditions Glénat). L'album, original et émouvant, est un très beau portrait de l'acteur qui a marqué toute une génération.
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