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EAN : 9782207139448
Éditeur : Denoël (07/03/2019)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Trouver un Anglais dans son arbre généalogique, ce n’est pas follement original. Sauf s’il s’appelle Sir Richard Francis Burton, aventurier, explorateur impétueux du Continent noir, traducteur du Kamasutra, découvreur des sources du Nil. L’intrépide Olivia se lance sur la piste de cet aïeul extravagant. À nous deux, l’Afrique !
Découvertes, déconvenues, émerveillements, tribulations jusqu’au vrai lieu de naissance du grand fleuve appelé « Père des eaux ». Pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
fannyvincent
  14 janvier 2020
Olivia découvre l'existence, dans son arbre généalogique, d'un ancêtre célèbre, Sir Richard Francis Burton, un explorateur anglais à la vie trépidante et tumultueuse. Elle va se lancer sur les traces de celui-ci, son périple la menant de Londres au continent africain. C'est une sorte de dialogue qui s'instaure entre Olivia et son ancêtre au fur et à mesure du parcours...
Voici un album plaisant, avec quelques touches d'humour et d'autodérision, qui a le grand mérite de faire voyager le lecteur. Peut-être l'histoire aurait-elle toutefois gagnée à être un peu plus condensée. A noter, c'est la petite originalité du récit, que l'utilisation de la couleur est réservée à l'évocation du passé, tandis que le noir et blanc, et le sépia, sont choisis pour représenter l'époque actuelle...
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Magieraf
  17 avril 2020
La passion d'Olivia Burton pour son ancêtre hypothétique, je la comprends bien pour me passionner moi-même pour quelques ancêtres illustrement inconnus (le vrai inventeur de la Tour Eiffel, un Grand-Croix de la légion d'honneur, le sauveur du Sénat, un Robinson Crusoé ayant échoué son bateau au large de la Patagonie chilienne...). La Bd traite ainsi plus de cette passion irraisonnée pour son ancêtre, célèbre et iconoclaste, à cheval sur son arbre généalogique, le grand Richard Francis Burton, que de la vie de ce grand explorateur, même si on en voit des bribes qui permettent de retracer son parcours.
Le scénario joue sur 2 temporalités qui s'imbriquent étroitement : la quête contemporaine d'Olivia, agrégée de lettres modernes, à la recherche de son ancêtre d'un côté, dans un univers en pastel gris-marron, aseptisé, technologiquement évolué, fait d'utilités, quasi sans âme ; et de l'autre, la vie de Burton, personnage inclassable, excessif, militaire, explorateur, diplomate, espion, érudit parlant 40 langues, "fou" ("Qui vit sans folie n'est pas sage").découvreur des sources du Nil, traducteur du Kamasutra, vivant dans un monde ancien, exotique, incertain, coloré, improvisé, exubérant.
Et c'est bien le contraste qui donne du relief à l'histoire, avec en fil rouge, la complicité qui lie, tout au long de l'enquête et au delà du temps, Olivia à "Grand-Pa", symbolisée par les imixtions régulières d'un Burton coloré et souvent bouffon.
Ce que l'histoire nous dit, c'est que nous sommes tous le fruit d'une histoire familiale, que nous avons des racines et que nous sommes des héritiers. Nous nous inscrivons dans des filiations réelles ou imaginaires, avec le devoir de recevoir puis de transmettre. Nous avons un besoin quasi vital de se positionner dans ces longues lignées, ce qui nous pousse à : faire son arbre généalogique, poser des questions à ses parents ou grands-parents, fouiner dans les cartons du grenier de la maison familiale, remplis de vieilles lettres et cartes postales de nos aieux, se créer des filiations fictives et y croire, partir en Tanzanie... Je n'ose imaginer les manques des nouveaux déshérités, fruit de nos rêves prométhéens, qu'on aura coupé volontairement de leur lignée, paternelle avec la PMA ou maternelle avec la GPA.
Des scènes hilarantes : le séminaire à Trieste du fan-Club de Burton qui tourne au grotesque et qui montre en creux le besoin de tous ces gens de s'inventer, par procuration, des vies extraordinaires en proportion de l'ordinarité de leur propre existence.
Quelques très belles planches : Bombay (p58 et 59), la femme indienne (p64, 65), le désert (p82, 83), la Mecque (p88, 89), le voilier (p154 et 155).
Vers la fin, inversion des rôles et des couleurs : la professeur devient exploratrice pour retrouver les vraies sources du Nil, découvertes en 2006 par deux Néo-zélandais et un Britannique, Neil McGrigor, localisées au sud du Rwanda, dans le parc national de Nyungwe.
J'ai appris que Burton avait vécu à Tours, où j'habite, mais que le ville n'en a pas gardé trace, hélas. On peut imaginer que le climat tourangeaux a inscrit en lui, dès sa plus tendre enfance, le désir du lointain :
https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/la-jeunesse-tourangelle-du-grand-aventurier
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Noemie67
  19 septembre 2019
Olivia Burton, jeune professeur de français, se retrouve à l'enterrement de son père, éternel absent... Elle rencontre des demi-frères, des parents, des amis de son père. Et l'un d'eux lui révèle qu'elle est la descente du célèbre Sir Richard Burton, grand explorateur !
De là, va commencer pour Olivia une recherche de ses origine jusqu'à retracer le périple de Sir Richard Burton à la recherche de la source du Nil...
Mais une surprise l'attend à la fin de son périple...
L'histoire est touchante et drôle. On y découvre aussi toute l'histoire de Sir Richard Burton et ses aléas. Les graphismes m'ont plu et même si on s'attend à la fin de l'histoire, malgré tout j'ai pris beaucoup de plaisir à me laisser bercer par les illustrations et les textes...
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beberoots
  14 juin 2019
Olivia Burton découvre à l'enterrement de son père que son arrière-arrière-grand-père serait un célèbre explorateur anglais, Sir Richard Francis Burton. L'Europe, l'Inde, la péninsule arabique puis le continent noir, l'aïeul d'Olivia a parcouru des milliers de kilomètres. Premier traducteur du Kamasutra, chercheur des sources du Nil, c'est aussi le premier occidental à entrer dans La Mecque. de quoi faire rêver la jeune femme et la sortir de sa monotonie parisienne. Entre Londres, Trieste et Zanzibar, l'aventure lui promet de nombreuses découvertes !
Cette Bd est tout simplement géniale ! Olivia ne pensait pas sortir un jour de son train-train terne et mou, et puis le rêve l'emporte. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle s'ouvre, sorte de son cocon, s'épanouisse. J'aime ces scénarios où un petit grain de folie fait sortir le personnage de sa lassitude. J'ai trouvé une grande tendresse pour Olivia, elle se cherche au travers de son histoire et finalement s'affirme.
Les illustrations sont magnifiques, le trait est précis et travaillé. Et les couleurs sont somptueuses, elles ont une grande importance et portent le récit. Tellement chatoyante quand il s'agit de l'histoire de Sir Burton, elles deviennent grises et moroses lorsque la narration porte sur Olivia. Tout concorde parfaitement pour offrir un superbe final.
Lien : https://lesmotschocolat.word..
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croix59
  17 mars 2019
A défaut d'un père présent et désormais mort, Olivia se découvre un ancètre célébre, sir Richard Burton, explorateur et découvreur des sources du Nil.
Olivia découvre que si son père est connu, il n'y a que fort peu de détails sur ses voyages et sa personnalité. Elle décide donc de refaire le même voyage que Burton et d'aller jusqu'au lac Victoria. Après moultes périgrinations, elle ira jusqu'au bout du voyage et découvrira les "vraies" sources du Nil et son vrai lien de parenté avec l'aventurier.
Chronique sympathique d'une recherche personnelle un peu obsédante, qui permet sans doute à Olivia de se reconnecter avec sa famille. Enfin du moins c'est ce qu'il me semble.Graphisme smple.
Jolie découverte.
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critiques presse (2)
BoDoi   10 septembre 2019
Le rythme est enlevé, la mise en scène millimétrée, les personnages cocasses et les rebondissements soigneusement ménagés. Le résultat est bluffant, d’énergie, de simplicité et de sincérité. [...] Une excellente comédie, intelligente et piquante, comme il n’en sort que trop rarement.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   25 mars 2019
Un récit où fiction et réalité s’étreignent et s’embrassent avec hardiesse et volupté, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MagierafMagieraf   15 avril 2020
Le premier jour du voyage dans le désert se déroula sans encombre. C'est étrange comme l'esprit peut s'occuper à contempler un paysage qui présente si peu d'objets à observer. La moindre modification de forme ou de couleur captive le regard, les sens sont aiguisés et les facultés de perception, démultipliées. Dans le silence absolu et la désolation fantastique des lieux, l'esprit est touché à travers le corps. Bien que votre bouche craquèle et que votre peau brûle, vos poumons sont nettoyés, votre imagination et votre humeur tonifiées. Votre morale se bonifie. Vous devenez franc et cordial. Vous oubliez la politesse hypocrite et l'esclavage de la civilisation urbaine. Nul besoin d'alcool dans le désert. Vous sentez votre cœur se dilater, sa pulsation augmenter. Vous y jouissez, simplement, de votre existence animale (p81).
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MagierafMagieraf   15 avril 2020
Ma bubu me permit aussi d'étudier sérieusement les techniques érotiques indigènes. J'admire l'attention prêtée par les Indiens à l'art de l'amour, leur souci de la nécessité d'un plaisir réciproque. C'est une question importante que néglige grossièrement notre éducation moderne, entraînant par conséquent des misères non dites sur les individus, les familles et les générations (p65).
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MagierafMagieraf   15 avril 2020
J'ai toujours pensé qu'un homme prouve sa valeur en faisant ce qu'il aime. Il n'y a pas de mérite à cela quand vous avez de la fortune et l'indépendance qui en découle. Dans le cas contraire, c'est un grand succès que de choisir sa voie et de s'y tenir. Je partais donc avec un nouveau rêve, celui d'une aventure arabe (p73).
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MagierafMagieraf   17 avril 2020
Mais ça me fait toujours rire d'entendre que les types ont "découvert" le Tanganyika vu que nos ancêtres pêchaient là depuis des siècles. Ils ont découvert l'eau froide ! (p166).
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MagierafMagieraf   15 avril 2020
Mais il y a une phrase de lui qui me touche particulièrement... "Qui vit sans folie n'est pas sage" (p118).
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Videos de Olivia Burton (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivia Burton
Vidéo réalisée lors de la rencontre avec Olivia Burton et Mahi Grand autour de la bande dessinée : " L'Algérie c'est beau comme l'Amérique " éditée par Steinkis (Janvier 2015) / Images, montage etc. : Manon Gary
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