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ISBN : 2296074030
Éditeur : Editions L'Harmattan (01/02/2009)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur :

La guerre d'Irak de 2003 n'a été ni utile ni juste. Livrée au nom des valeurs occidentales et sous deux faux prétextes : détention par l'Irak de Saddam Hussein d'armes de destruction massive (démentie par tous les inspecteurs de l'administration américaine elle-même) et complicité (démentie par le Sénat américain) entre le régime de Bagdad et Al Qaida, cette guerre, méthodiquement préparée par les Etats-Unis d'Amérique, a e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
kielosa
  06 juillet 2019

Fiston Bush figure pour moi comme le président le plus bête que les États-Unis aient jamais eu et le restera probablement encore pendant un bon bout de temps, à moins que le grand Donald Trump réussisse à le détrôner, par un de ces coups de génie dont il semble avoir le secret.
Il a été aussi été le plus méchant en programmant une invasion de l'Irak sous de faux prétextes, ce que l'auteur du présent ouvrage a correctement résumé en un mot : "mensonge".
Michel Carlier et moi-même nous avons fait connaissance à Paris, comme 2 des 3 Belges inscrits à l'Institut d'Études politiques de Paris (IEP) pour l'année académique 1969-1970. Mon ami a opté pour une carrière diplomatique, après avoir passé le fameux concours diplomatique haut la main et moi j'ai choisi mon salut comme fonctionnaire au Parlement européen.
Nous nous sommes vus pour la dernière fois à Noël 1972 à Varsovie, lieu de sa première mission pour le ministère des affaires étrangères. Comme la plupart d'entre vous aiment les animaux, je ne peux m'empêcher de raconter une anecdote assez marrante. Michel avait un colossal berger allemand et un chat et lorsque le soir tombait il ordonnait son berger de monter au premier étage où se trouvait son énorme matelas. Mécontent de cet ordre, surtout lorsqu'il y avait des invités, le grand chien prenait délicatement mais de façon décidée le félin entre ses dents estimant que pour lui l'heure du sommeil avait également sonné, et le trimballait gentiment en haut par l'escalier tournant !
Si le titre de l'ouvrage est court, les recherches que l'auteur a effectuées, en revanche, ont été longues et très variées. L'auteur s'est patiemment frayé un chemin dans la multitude de sources disponibles pour arriver à ses conclusions dûment motivées. Son ouvrage, malgré le sérieux qu'impose le sujet, n'a cependant rien d'une oeuvre académique ennuyeuse. Et cela tient à la fois à la personnalité et l'expérience propre de l'auteur. Bien que diplomate de carrière, Michel Carlier n'a jamais caché le fond de ses pensées et a, depuis son adolescence, défendu ses convictions profondes avec élégance et fermeté. En tant qu'ambassadeur belge dans les 3 pays du Maghreb, l'Algérie (1993-1995), le Maroc (2000-2002) et la Tunisie (2005-2008), il connaît, bien entendu, le monde arabe.
En plus, sa formation de philologie classique ainsi que son habitude d'écrire des rapports au ministre des affaires étrangères à Bruxelles, ont contribué à s'exprimer dans un style précis, clair et convaincant.
"Irak. le mensonge", sous-titre "Une guerre préventive contestée" est un ouvrage qui mérite amplement sa place dans l'excellente collection dirigée par Jean-Paul Chagnollaud "Comprendre le Moyen-Orient" et publié par l'éditeur L'Harmattan, garantie de qualité.
George Walker Bush (né en juillet 1946), fils du président George Herbert Bush (1924-2018), a été élu 43e président des États-Unis en décembre 2000. Déjà en novembre 2001 ce grand "homme d'État" demandait un plan à ses services spécialisés pour chasser Saddam Hussein d'Irak. Un travail pas achevé sous son père lors de la 1re guerre du Golfe. le pétrole n'est pas explicitement mentionné, quoique l'Irak soit le pays avec le plus de réserves pétrolières après l'Arabie saoudite. Non, fiston Bush est personnellement persuadé de 2 choses : Cet horrible Saddam a des armes de destruction massive (ADM) et est de mèche avec une autre horreur, Oussama Ben Laden d'Al-Qaida, responsable principal de l'attentat du 11 septembre 2001.
Absolument rien ne fera changer ce guignol d'avis, "même s'il ne restait pour le soutenir que Laura (sa femme) et Barney (son chien)". Page 232.
En fait, ni les recherches du Suédois Hans Blix, chef de la commission d'inspection en Irak, qui n'a rien de trouvé sur place, ni les appels à la raison par une ribambelle de personnalités, tels le pape Jean-Paul II, le président Jacques Chirac, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan (1938-2018) et même le directeur de la CIA, George Tenet. Face à ceux qui prônaient l'apaisement et dont la liste est longue, il y avait son vice-président Dick Cheney, son ministre de la défense Donald Rumsfeld, l'adjoint de celui-ci Paul Wolfowitz, le conseiller et mauvais génie Karl Rove, l'inévitable pacifiste Henry Kissinger et quelques autres grandes lumières.
Il est à noter que la multinationale Halliburton, dont Dick Cheney a été le PDG, est une des sociétés, qui certainement par pur hasard, a raflé en Irak les contrats les plus lucratifs pour la reconstruction du pays. La somme que ce cher Dick et son épouse ont reçu rien que d'Halliburton en 2006 par exemple s'élevait à 8,82 millions de dollars. Un journaliste financier du "Guardian" a calculé que la fortune des Cheney vaut 12 fois celle des Bush, qui n'est pourtant pas exactement un prolétaire.
Puis bizarrement, lorsque Bush jr. a lancé sa croisade il a pu compter sur l'appui du Premier ministre britannique Tony Blair et son homologue d'Espagne José María Aznar.
Cette guerre absurde a commencé le 20 mars 2003, par un bombardement intensif sans précédent de la capitale Bagdad, la 2e ville du pays, Bassorah, et plein d'autres centres urbains. Les destructions ont été vraiment énormes.
Pour avoir une idée de ce qu'a signifié ce déluge pour les Bagdadis, je vous conseille de lire le témoignage de "Riverbend" : "Baghdad Burning : Girl Blog from Iraq I et II", qui m'a fort touché et dont j'ai présenté une critique le 24 juin 2017. La jeune fille, dont le nom est encore toujours gardé confidentiel pour des raisons évidentes, avait 20 ans et raconte la vie de tous les jours à Bagdad sous le tapis de bombes, la peur, l'insécurité, la violence et l'inévitable fuite, vers la Syrie d'abord et une destination secrète, dans un autre pays arabe, ensuite.
Riverbend, ses parents et son frère ne sont que 4 des 4,1 millions de réfugiés irakiens, dont 1,5 million de déplacés internes. Ils ne représentent que 6 % des demandeurs d'asile au sein de l'Union européenne.
Sur le nombre total de victimes irakiennes, militaires et civiles, plusieurs études ont été faites avec des résultats fort divergents. La plus crédible me semble être celle du Magazine PLOS Médecine en partenariat avec des universités américaines, qui en 2013, est arrivée pour la période 2003-2011 au chiffre faramineux de 461.000 morts irakiens.
L'armée américaine a perdu 4.489 soldats et les Britanniques 179 soldats !
Ce qui me révolte le plus, c'est que ces braves gens responsables d'une guerre sans raison et de souffrances sans motif profitent actuellement d'une retraite paisible dans le luxe, au lieu de se trouver à la Cour internationale de justice à La Haye aux Pays-Bas, pour être jugés de crimes contre la paix et contre l'humanité.
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