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Georges Walter (Éditeur scientifique)
ISBN : 2290010103
Éditeur : J'ai Lu (14/05/2008)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 558 notes)
Résumé :
Mariée de force lors de l'avènement de la Chine nouvelle, la jeune écolière Chow Ching Lie, choisie pour sa beauté exceptionnelle par la plus riche famille de Shanghai, monte à treize ans sur le palanquin fleuri qui la conduira dans sa belle-famille: pour elle, ce sera le palanquin des larmes.
Ecrasée sous la tutelle d'une belle-mère tyrannique, Chow Ching Lie arrivera quand même à devenir une pianiste internationale.
En même temps que son drame person... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  20 mai 2018
Cette autobiographie nous fait vivre de façon intense les conditions de vie des femmes en Chine au 20ème siècle. On y découvre les traditions, les coutumes, certaines font sourire d'autres beaucoup moins …
Ainsi à travers sa vie, ses espoirs, sa place dans la famille, ses déboires, son mariage, la naissance de ses enfants, Chow Ching Lie nous raconte l'histoire de cette Chine en pleine mutation . On va voir l'arrivée de Mao Tsé-Toung et l'espoir que le peuple va alors porter à son programme.
On ne peut qu'être en admiration devant cette femme qui est devenue une virtuose du piano. Avec toutes les épreuves qu'elle a enduré, il est presque impensable qu'elle ait pu réussir cette carrière. Si sa beauté « fut une malédiction » puisqu'elle sera mariée à 13 ans, elle aura malgré tout un « destin » singulier. Elle aura une place « privilégiée » auprès de son père mais aussi auprès de son mari qui l'a follement aimé. Il ne faut pas oublier le contexte et se rappeler que la femme n'est aucunement valorisée ni attendue.
Ce livre se lit comme un roman et j'ai à plusieurs reprises oublié qu'il s'agissait d'une autobiographie tant certains événements semblent hors du temps.
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majero
  12 janvier 2019
Histoire vraie, simple et géante de Chow Ching Lie née en 1936 d'un mariage arrangé entre une paysanne et un instruit occidentalisé de Shanghaï.
A 13 ans, pianiste prometteuse, elle est, malgré les réticences de son père, quasiment vendue comme esclave d'une riche belle mère, en épousant son fils aîné et trois mois plus tard tombe enceinte.
Artiste, elle nous livre ses croyances bouddhistes, ses superstitions, un texte plein de sensibilité, de candeur mais également raffiné, factuel, pertinent.
On y vit la fin d'un monde féodal, l'invasion japonaise avec sa Gestapo et l'extraordinaire Armée Rouge de Mao qui va libérer les femmes, supprimer les mariages arrangés et autres coutumes barbares, nettoyer la corruption, instaurer le communisme avec maîtrise, par des rééducations non violentes et qui permettra à un peuple discipliné de survivre correctement aux trois années de famine des années 50.
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Aline1102
  15 juillet 2013
J'ai beaucoup apprécié " Vent d'est, vent d'ouest ", de Pearl Buck, pour le dépaysement total que j'ai ressenti en lisant ce roman. Plusieurs personnes (dont latina sur Babelio) m'ont alors conseillé de découvrir le palanquin des larmes de Chow Ching Lie. Ma soeur l'ayant dans sa bibliothèque, cela tombait plutôt bien.
On est loin, avec ce récit autobiographique, de la douceur de Vent d'est, vent d'ouest. L'histoire de Ching Lie, c'est du drame à l'état pur.
A 13 ans, alors qu'elle est douée pour les études et souhaite devenir pianiste, Ching Lie voit sa vie basculer. Elle est mariée de force à un homme qu'elle ne connaît pas et se voit forcée à cohabiter avec une belle-mère qui entend la voir respecter à la lettre les coutumes chinoises, lesquelles ne sont pas tendres pour les belles-filles de l'époque. Plus qu'une bru, Ching Lie va devenir la domestique de sa belle-mère et devra accomplir l'entièreté des tâches ménagères qui lui sont attribuées avant de se rendre à l'école, où elle continue tant bien que mal sa scolarité.
Loin de ne parler que d'elle et de centrer le récit sur ses propres malheurs, la jeune femme nous raconte aussi la Chine, ses traditions, son histoire et, surtout, ses bouleversements. Elle analyse les grands événements politiques du pays et c'est ainsi que l'on comprend qu'à cinq mois près, plus personne n'aurait pu obliger Ching Lie à se marier... Car avec l'avènement de Mao, les femmes chinoises voient leur condition s'améliorer quelque peu. le destin est parfois cruel.
Le courage de Ching Lie est ce qui m'a le plus marquée dans ce roman. Petit à petit, la toute jeune épouse apprend à aimer son mari. Elle semble s'habituer à sa nouvelle vie et finit par mieux comprendre sa terrifiante belle-mère. Ching Lie devient aussi maman très jeune et, pourtant, se débrouille parfaitement bien avec son bébé. Tout cela demande, sans conteste, une forte personnalité.
C'est donc pleine d'admiration pour cette femme au destin peu banal que j'ai refermé ce roman. Il fait définitivement partie des récits qui ont marqué ma vie de lectrice.
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Alyxiel
  25 octobre 2013
Résumé : "Mariée de force lors de l'avènement de la Chine nouvelle, la jeune écolière Chow Ching Lie, choisie pour sa beauté exceptionnelle par la plus riche famille de Shanghai, monte à treize ans sur le palanquin fleuri qui la conduira dans sa belle-famille: pour elle, ce sera le palanquin des larmes.
Ecrasée sous la tutelle d'une belle-mère tyrannique, Chow Ching Lie arrivera quand même à devenir une pianiste internationale.
En même temps que son drame personnel elle nous fait vivre à travers ses yeux d'enfant, ses larmes de jeune mariée et ses joies de mère, les bouleversements d'une Chine ancestrale face à la révolution de Mao Tsé Toung."
S'il y a un livre, une histoire, une vie, qui a bouleversé la mienne, c'est bien celle de Chow Chig Lie.
Mariée de force à 13 ans au fils d'un riche homme d'affaire de Shanghai, Ching Lie à d'autres rêves, notamment celui de devenir pianiste. Mais sa famille à besoin d'argent. Ainsi elle connaîtra les affres de la vie maritale, avec un mari, presque aussi jeune et inexpérimenté qu'elle. Sa belle-mère fait d'elle son esclave et la brime pour rien.
Rapidement elle deviendra la maman d'un adorable petit garçon et reportera tout son amour sur lui.
En parallèle, Ching Lie poursuit ses études pour toucher son rêve.
Plus qu'un portrait de femme, ce roman nous livre quelques secrets de la vie chinoise de l'avant Mao.
Forte et mature avant l'âge, Ching Lie est une, parmi tant d'autres...
Elle a su rentrer dans un moule extrêmement rigide, sans perdre sa personnalité et son humanité. C'est ce qui la rend si attachante, touchante, admirable et émouvante.
C'est un livre qui fait relativiser les petits tracas du quotidien et donne de la force pour affronter les épreuves.
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Arakasi
  05 juin 2014
Publié en 1975 par une concertiste chinoise expatriée en France, « le Palanquin des larmes » a connu un immense succès éditorial lors de sa parution, succès qui ne s'est pas démenti depuis comme en témoignent les nombreuses critiques enthousiastes dispersées sur internet. Forcément, l'histoire de la jeune Chow Ching Lie avait tout pour émouvoir le public occidental : alors qu'elle entrait à peine dans l'adolescence, cette fillette de treize ans s'est vu forcée d'épouser un rejeton de millionnaire de dix ans son ainé. Arrachée au cocon familial, elle a dû endosser tant bien que mal son statut de belle-fille au sein d'une famille ultra-traditionnaliste, assumant toutes les tâches domestiques sous la houlette d'une belle-mère tyrannique et maladivement jalouse. Sans compter l'accomplissement des inévitables devoirs conjugaux, à savoir se faire engrosser vite fait, bien fait dès l'âge de quatorze ans afin de perpétuer le glorieux héritage familial. Pas un avenir bien rose pour une petite fille rêvant de devenir une grande musicienne, nous en sommes bien d'accord, et « le Palanquin des larmes » fleure bon la tragédie familiale et sociale dès la lecture de sa quatrième de couverture. Non que cela me dérange d'ailleurs, puisque que, comme toute bonne lectrice romanesque, je n'ai rien contre un peu de pathos de temps en temps.
En ouvrant ce livre, j'étais donc tout à fait disposée à m'apitoyer sur la vie de la petite Ching Lie et j'y serais probablement arrivée sans problème, n'eût été un petit détail qui m'a terriblement perturbée pendant toute ma lecture... Certes, je reconnais ne pas être experte en Histoire chinoise. Certes, je ne suis pas très calée en littérature asiatique non plus. Mais je ne crois pas avoir la berlue en affirmant que ce bouquin – aussi agréablement écrit et assurément sincère soit-il – est l'ouvrage la plus pro-maoïste que j'ai eu l'occasion de lire ! A écouter l'auteur, on croirait que la principale oeuvre de Mao en Chine a été la libération de la condition féminine (libération toute relative d'ailleurs et qui ne concerne que les populations citadines, faut voir les campagnes à la même époque…), raison qui semble suffire à lui attacher l'admiration enthousiaste et inconditionnelle de la jeune femme.
Quid du ridicule et dramatique épisode des « Cents Fleurs » ? Et du « Grand bond en avant » qui causa la mort de 30 millions à 50 millions de chinois ? de la tyrannie du parti unique ? Des tortures et des exactions de la police politique ? Non que Ching Lie passe complétement sous silence ces événements – et c'est bien là l'aspect le plus curieux et le plus perturbant de son autobiographie – mais elle semble tous les excuser au nom d'une pseudo-modernisation de l'état chinois. Faut comprendre ces pauvres dirigeants, hein, ce n'est pas leur faute s'ils ont été obligés d'amputer les quatre cinquièmes de leur population au scalpel pour permettre aux autres de prospérer ! Et encore, « prospérer », c'est un bien grand mot…
Bon, j'ai l'air de m'acharner un peu sur un aspect particulier du livre en oubliant les autres, mais c'est un aspect qui a tout de même sacrément troublé ma lecture et je suis très surprise d'en avoir si peu entendu parler dans les autres critiques que j'ai pu lire sur le web. Ceci dit, il faut reconnaître que le livre y gagne en intérêt sociologique et permet involontairement de comprendre la popularité toujours vivace de Mao Tsé-Toung auprès d'une partie de ses compatriotes, malgré toutes les raisons que ceux-ci auraient d'aller cracher sur sa tombe – preuve que l'impressionnante campagne de désinformation et de propagande mise en place par le dictateur chinois et dont Ching Lie n'est qu'une des nombreuses victimes continue à porter ses fruits, même aujourd'hui. Pas un livre inintéressant de ce point de vue donc, mais l'attachement émotionnel que j'aurais pu avoir pour la narratrice en a forcément été très atténué. A lire si l'expérience vous tente.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
MargotmatouMargotmatou   02 octobre 2011
Cet objet noir et brillant, c'était tout simplement un piano à queue. Je me souviens comme je tordis le cou pour mieux voir et comme j'ouvris les yeux. Une gracieuse jeune fille parut sur la scène, salua le public en s'inclinant, et commença à jouer. Ses mains volaient sur le clavier comme des oiseaux enchantés. C'était la mélodie d'un autre monde, meilleur et plus beau que celui-ci, tantôt un ruissellement de perles, tantôt des chevaux galopants; c'était comme les vagues de la mer ou comme la pluie du ciel. Mon coeur battait à tout rompre, mon front se couvrit de sueur, réactions qui peuvent sembler excessives: ce furent les miennes pourtant. Mon être s'éveilla, je me sentis plongée dans la vérité de la vie, et je compris, ce jour-là que la musique nous mettait en contact avec notre âme.
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biokibioki   09 novembre 2012
C'est ainsi qu'il faut également comprendre un autre épisode de la révolution que les circonstances m'ont permis de suivre de près: la libération des bonzes et des bonzesses. Les bonzes sont des moines qui, conformément à la règle bouddhiste, renoncent au mariage et à la consommation de la viande, du poisson et de toute créature vivante. mais tout le monde savait qu'il existait à côté des temples bouddhistes irréprochables, des établissements qui, sous le même nom, étaient des antres de corruption, de vice et de meurtres où des "bonzes" indignes de ce nom ne se contentaient pas de manger de la viande en cachette, mais violaient les femmes et n'hésitaient pas à les tuer pour cacher leur forfait. Ils élevaient, ou plutôt emprisonnaient des jeunes gens et des filles vendues comme prostituées.
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diablotin0diablotin0   18 mai 2018
C'étaient des journées harassantes qui se suivaient sans répit, l'idée même de repos n'existait pas. On comprend que pour former de telles domestiques il était préférable de ne pas faire étudier les filles : instruites, elles se seraient mises à penser et peut-être même à se révolter. On ne leur demandait que d'être parfaitement soumises.
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OrpheaOrphea   08 avril 2010
C'est pourquoi, à cause de la cupidité d'une partie de ma famille, j'ai été vendue, moi aussi, sous des apparences certes plus honorables, celles du mariage, et même avec un déploiement de faste comme on en vit peu dans mon pays. Comédie de grande alliance familiale qui augmenta, par sa dérision, ma tragédie personnelle : j'étais une écolière connaissant la légende de Liang et Tso qui meurent pour leur amour comme Roméo et Juliette et je me voyais condamnée à vivre sans amour. D'autres, par millions, ont connu la faim du corps alors que je n'ai manqué de rien, mais les malheurs de la Chine sont les enfants d'une même famille.
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IrisaIrisa   19 août 2015
Les bouddhistes très croyants avaient l'habitude d'organiser une cérémonie solennelle qui durait une semaine entière et qu'ils appelaient le rite "de la Terre et de l'eau". Ces grandes prières n'étaient accessibles qu'aux gens riches : elles avaient lieu dans un temple où l'on réunissait un grand nombre de moines, jusqu'à une centaine, à qui il fallait faire une offrande. Le but de ces journées impressionnantes état de prier pour les âmes de tous les êtres, hommes et animaux, qui, à cause de leurs fautes, souffraient sur la terre et dans les eaux.
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