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Germaine Delamain (Autre)Marc Chadourne (Autre)
ISBN : 2253004685
Éditeur : Le Livre de Poche (18/01/1972)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 644 notes)
Résumé :
Kwei-Lan vient d'être mariée, sans le connaître, à un homme de sa race mais qui revient d'Europe. Ce chinois n'est plus un chinois, il a oublié la loi des ancêtres, il ne reconnait, ne respecte ni les coutumes, ni les rites...
Le frère de Kwei-Lan vient de passer trois ans en Amérique, l'héritier mâle, dépositaire du nom et des vertus de la race, annonce son mariage avec une étrangère ; il revient avec elle...
A travers les réactions de cette famille d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
latina
  22 juin 2014
Quand le vent d'Est et le vent d'Ouest se rencontrent en une seule personne, c'est une tornade qu'ils provoquent !
Effectivement, Kwei-Lan, la jeune et frêle jeune fille chinoise aux pieds bandés et à la dévotion inébranlable envers ses parents, les « Vénérés », ne peut accepter que son mari tout neuf vive à l'occidentale ... Quelle horreur ! Vivre dans une maison avec ...des escaliers ! S'asseoir sur ces meubles grossiers ! Et surtout...être l'égale de son mari ! Et pour cela devoir débander ses petits pieds torturés ! Non, non, non ! Elle est malheureuse, Kwei-Lan, et ose enfin, dans un balbutiement, avouer à sa mère que son mari ne veut pas « l'honorer », malgré ses fards, malgré les plats raffinés qu'elle confectionne.
Il va donc falloir qu'elle fasse le premier pas vers la modernité ... en débandant ses pieds ligaturés. Grand bien lui fasse ! Car cela lui ouvre les portes du coeur de son mari, qui accepte enfin de la regarder comme une femme et non une poupée de porcelaine soumise. Et tout naturellement, l'amour inonde ce couple.
L'amour aussi remplit le coeur du frère de Kwei-Lan, pour une « Etrangère ». Mais cela, la Mère et le Père ne peuvent pas l'accepter, ce serait renier complètement la pureté de la race chinoise, les Ancêtres, la Tradition.
Et notre petite Kwei-Lan est tourmentée, déchirée. Elle est secouée par une tornade intérieure, car toute pétrie encore de son éducation rigide, mais remplie par son amour qui la tourne vers l'accueil de l'Autre...
C'est cela, le roman de Pearl Buck : la très difficile acceptation de l'étranger, de l'Occident. Les Chinois, convaincus d'être la race supérieure, pure, sans tache, belle, raffinée, délicate, ne peuvent supporter l'irruption des Blancs, laids, aux grands pieds, aux grands nez, aux cheveux délavés, aux manières franches, « irrespectueuses », où l'homme vénère...la femme !
Dans un style vivant, frais, et aux descriptions poétiques, l'auteure pénètre jusqu'au tréfonds de l'âme d'une petite Chinoise du début du 20e siècle, à la lisière d'un bouleversement capital.
Renversant ! Magistral !
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Marple
  14 septembre 2013
Vent d'Est, vent d'Ouest est tout à la fois un très beau récit d'amour et de tolérance, un reportage sur la Chine tiraillée du début du XXe siècle et un roman d'apprentissage. Bref, c'est une vraie petite pépite que les vents nous apportent...
C'est Kwei Lan qui nous raconte toute l'histoire, la sienne et celle de sa famille. Très jeune chinoise aux pieds bandés, elle passe du monde bien connu de ses parents, fait des traditions millénaires du pays de Han (le clan, les héritiers, les mariages arrangés dès la naissance des enfants) à celui plus moderne et un peu effrayant de son mari passé par l'Occident, qui rejette certaines coutumes, telles l'oisiveté des riches, la soumission absolue des femmes et les superstitions, tout en côtoyant régulièrement l'univers de son frère qui a commis l'outrage ultime aux yeux de sa famille : aimer et épouser "l'étrangère" Mary...
Si les histoires entrelacées et les détails sur la Chine sont intéressants, c'est le regard que Kwei Lan pose sur eux qui nous emporte et rend le livre magnifique. Elle hésite, elle tâtonne, elle oscille entre ses deux guides, sa mère et son mari, avant parfois humblement de trouver sa propre solution... Non seulement elle est une conteuse hors pair, mais elle nous décrit ses sentiments avec une finesse et une liberté étonnantes, surtout pour une femme aussi profondément soumise...
C'est probablement là une petite liberté que s'est accordée Pearl Buck, elle-même Américaine plus chinoise que beaucoup de Chinois, qui n'en est donc pas à un paradoxe près... D'ailleurs, le roman lui-même est un paradoxe géant : sous la petite histoire de Kwei Lan et son apparence très classique se cachent les vents, non pas d'Est et d'Ouest, mais de la révolution et du changement...
Lu dans le cadre du Challenge Nobel, merci Gwen21 !
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Gwen21
  17 mars 2013
Comme il est stupéfiant de trouver dans un roman aussi court autant d'intensité ! Et pourtant... ce roman de l'américaine Pearl Buck, prix Nobel de littérature, à la sensibilité plus chinoise que celle d'une fille de Han, est un petit bijou de contrastes et offre un tableau sans concession de la rupture morale et sociale entre la Chine des traditions ancestrales et la Chine rattrapée par la course du Temps, de moins en moins imperméable aux influences extérieures venues d'autres civilisations.
Haut en couleur mais aussi corseté que les pieds d'une noble dame chinoise, le récit se déroule exclusivement en deux lieux : la maison des Vénérés (les parents) des héros, nobles Chinois occupant une place privilégiée dans la société de l'Empire du Milieu, et dont la famille perpétue point par point le mode de vie traditionnel de l'élite ; et la maison de leur gendre, médecin ayant fait ses études à l'étranger et ayant épousé leur fille, comme convenu bien avant leur naissance à tous les deux.
La plongée abrupte dans le monde traditionnel chinois est absolument délectable. Avec des mots simples, évidents, l'auteur transporte son lecteur dans une autre époque, dans un décor irréel, suranné et pourtant parfaitement concret pour toute une population, riche de son passé, de sa brillante civilisation et forte de son esprit hégémonique.
Roman de la tradition dans ce qu'elle a à la fois de beau et de passéiste, roman de la xénophobie, roman de l'intolérance menant à l'inévitable rupture, roman-fresque inoubliable.
***ALERT SPOILER***
Nous sommes dans les années 20, en Chine.
Comme l'annonce le titre, nous suivons deux histoires, liées entre elles par les liens familiaux et par la quête de l'amour et du bonheur commune aux protagonistes. Tout le récit est un long monologue, celui de la jeune Kwei-Lan qui écrit à sa soeur (bien que je n'ai pas réussi à pleinement saisir qui était son interlocutrice, sans que cela nuise à ma compréhension de l'oeuvre).
Kwei-Lan est la très jeune fille de son père et de sa Première Epouse. Son père est un grand fonctionnaire de l'Empire, il est nanti, s'occupe le plus souvent de ses affaires depuis sa maison (comprendre un vaste domaine urbain, ville dans la ville, où vivent sa famille, ses concubines, ses servantes et ses esclaves, divisé en cours intérieures et en appartements et constituant le seul horizon des femmes qui, à l'image de l'oikos grec, du harem oriental ou du zenana indien, y sont cloîtrées).
Selon la tradition des Ancêtres, le mariage de Kwei-Lan a été convenu bien avant sa naissance, au moment même où son père songeait à prendre une première femme, c'est-à-dire se mettait en quête d'un ventre fécond pour engendrer un héritier. Plus gracile qu'une tige de fleur de lotus, musicienne accomplie, habile dans l'art de cuisiner les mets les plus délicats comme dans celui de se vêtir de soie, de se parer, de se coiffer pour le plus grand plaisir de son "Seigneur et maître", les pieds bandés dès le plus jeune âge comme il sied aux dames de condition, Kwei-Lan est prête au mariage. le seul petit hic, c'est que son cher et tendre revient de l'Est (comprendre les Etats-Unis, ben oui, quand on se situe à Pékin, l'Est, ce n'est pas l'Asie !) où il a appris un... métier ! Aussi énorme et incompréhensible que cela paraisse, il a obtenu de ses Honorables Vénérés de partir à l'étranger, à titre de loisir mais le voilà bien imprégné des étranges coutumes américaines et bien décidé à rompre avec le mode de vie traditionnel que son nouveau regard de scientifique juge archaïque voire dangereux.
Le mariage a lieu, le choc des cultures aussi ; l'incompréhension et le rejet sont les premières attitudes du couple. Un dur apprentissage va devoir commencer entre les jeunes gens pour espérer aboutir à... (je ne vous le dirai pas).
La deuxième histoire, toujours narrée par Kwei-Lan, retrace le parcours de son frère aîné, l'héritier de son Honorable Vénéré. Lui aussi, comme son beau-frère, a obtenu l'autorisation d'aller "s'amuser" en continent inconnu, sa fiancée, la fille de Li, patientant sagement dans la maison de ses propres parents, attendant fébrilement son union comme Kwei-Lan avait attendu la sienne. Sauf que, nouveau couac, le frère de Kwei-Lan a profité de son voyage initiatique pour tomber amoureux d'une Américaine, Mary, et il l'a épousée !
Il l'a bel et bien épousée selon les lois américaines, sans l'autorisation de ses Vénérés, sans la bénédiction du clan et des Ancêtres, sans tenir compte de son rang, de sa fiancée, de la Tradition. La bombe atomique tombant sur Nagasaki ne fera pas plus de dégâts que le retour au bercail du frère de Kwei-Lan. Dans une grande tempête à la force dévastatrice, le vent d'Est soufflant du Nouveau Monde entre en collision frontale avec les vents d'Ouest ancestraux, provoquant en son épicentre un séisme profond et consommant les zones de fracture.
Un très beau récit charnière qui donne le pouls mourant d'une Chine empêtrée dans son avancée vers l'avenir et laisse percevoir la poussée culturelle et intellectuelle venue d'ailleurs que même la Grande Muraille et l'océan Pacifique ne peuvent contrer.

Challenge NOBEL 2013 - 2014
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book-en-stock
  11 mars 2017
Un roman court mais intense en émotions et réflexion!
C'est le récit à la première personne d'une jeune chinoise noble dans les années 20. Elle a été éduquée dans la plus pure tradition, a eu les pieds bandés et était destinée avant même sa naissance à épouser l'homme qui est devenu son mari et à servir sa belle-mère. Or ce mari qu'elle rencontre vit maintenant dans le style occidental après avoir étudié loin de chez lui. La jeune chinoise va devoir s'habituer à un nouveau cadre de vie, d'autres habitudes qu'elle ne comprend pas et rencontrer des étrangers blonds et roux!
Roman d'apprentissage certes, mais aussi roman du racisme, de la peur de ce qui est nouveau et autre, de la condition des femmes, et de la lutte entre tradition et modernité.
Le monde des femmes de cette famille est clos et complètement consacré aux traditions ancestrales, à la soumission sans concession. On comprend alors le désarroi de cette jeune fille si empressée de respecter l'éducation reçue lorsque son mari n'y prête aucun intérêt.
Ce qui m'a sans doute le plus frappée c'est l'absence de vrai dialogue, de communication, d'échange verbal. Cette jeune fille se retrouve souvent seule pour affronter ses doutes et interrogations, bien démunie au départ. Grâce à elle, le lecteur découvre peu à peu ce qui la heurte et petit à petit est amené à mieux la comprendre.
Ce personnage est tiraillé du début à la fin du récit. Il est bien difficile de choisir entre le dévouement à sa mère, l'amour pour son frère, son mari, son fils…
La société chinoise a subi de profonds changements à cette époque et ce roman en est un témoignage efficace et bouleversant.
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viou1108
  01 décembre 2014
Lu dans le cadre du Challenge Nobel.
Choc des cultures, choc des générations, pour une fois ces expressions ne sont, à mon sens, pas galvaudées.
Nous sommes en Chine, dans les années '20, à la période charnière de l'avènement d'une République moderne et progressiste (pas encore communiste), qui prend le pas sur la tradition impériale millénaire. Cette mutation, on le sait aujourd'hui, ne se fera pas sans mal au niveau politique. Mais la transition est également bien délicate dans la sphère privée, au coeur des familles, au plus intime des rapports entre individus.
Kwei-Lan, la narratrice, est une jeune femme issue d'une famille de la haute société on ne peut plus traditionnaliste. Elle vient d'être mariée à l'homme que ses parents lui avaient choisi dès sa naissance. Elle n'a bien entendu pas eu le moindre mot à dire à ce sujet, mais de toute façon cela ne lui serait jamais venu à l'esprit, convaincue que ses parents ont nécessairement fait le meilleur choix pour elle. Kwei-Lan est pétrie jusqu'à l'ADN des traditions ancestrales, au rang desquelles figurent le culte des ancêtres, le respect des parents puis du mari, l'humble rôle de la femme consistant à procréer pour satisfaire les prénommés et à combler les moindres désirs de son époux. Kwei-Lan est donc bien préparée à sa nouvelle vie de femme mariée (càd de femme sous tutelle). Mais, à la stupeur et au grand désarroi de la jeune fille, son mari l'est beaucoup moins. Celui-ci revient en effet d'Europe, où la rencontre avec la culture occidentale lui a fait ressentir l'obsolescence de ses propres croyances.
La première partie du roman relate les débuts du mariage de Kwei-Lan, l'incompréhension mutuelle des conjoints, le terrible dilemme de celle-ci qui, obligée de plaire à son mari, ne peut y arriver qu'au prix de graves entorses aux traditions, prenant ainsi le risque de déplaire à sa propre famille. Perdant bien vite son inénarrable naïveté, elle arrivera cependant à mener sa barque et à susciter l'amour de son époux. C'est sur ce quasi-épilogue que vient se greffer la deuxième histoire, lorsque le frère de Kwei-Lan rentre des Etats-Unis avec une Américaine, qu'il a épousée. Pour les parents de Kwei-Lan, c'est la trahison ultime, le scandale absolu, l'ignominie et la honte sur la famille, qui ne pourra honorer son engagement de marier ce fils désormais indigne à la jeune fille qui lui est promise depuis le berceau. La pression, à coup de chantage financier et affectif, sera terrible sur le frère de Kwei-Lan et son épouse « étrangère ».
Je n'en dirai pas plus sur l'issue de cette guerre des nerfs, mais nul doute qu'elle aura provoqué des dommages collatéraux. La Grande Muraille gardienne des traditions se fissure, s'effrite, et les vents d'Occident apporteront bien des tourbillons de poussière pour brouiller un carcan de Lois autrefois si claires et nettes, tourmentant une foi jusque-là inébranlable. Certains s'adapteront, d'autres pas.
Pearl Buck décrit à merveille ces bouleversements et déchirements intérieurs. A plusieurs reprises j'ai ouvert des yeux ronds comme des billes devant la candeur inouïe de la douce Kwei-Lan. Elle n'avait jamais imaginé qu'un autre monde que le sien puisse exister. Et lorsque le voile de son ignorance se déchire peu à peu, elle restera longtemps convaincue de la suprématie de son univers de traditions et de lois immémoriales, tout ce qui vient d'ailleurs, hommes, femmes, objets, moeurs, pensées, étant considéré comme nécessairement inférieur, médiocre, irrecevable voire barbare. Une telle vision du monde, étriquée, bornée, intolérante est surprenante, même si évidemment l'époque n'était pas à la communication instantanée contemporaine.
Quoi qu'il en soit, me voilà moi aussi un peu moins ignorante après la lecture de ce petit bijou. Allez, un petit jeu de mots facile : une vraie « Pearl », ce Nobel...
Lien : http://www.voyagesaufildespa..
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
Talinna9Talinna9   13 août 2018
Pas beau ? Moi qui avais toujours été si fière de mes petits pieds !

Je puis vous raconter ces choses, à vous, ma soeur. Je ne saurais en parler à l'un des miens, car il ne se ferait aucune idée de ces contrées lointaines où mon mari a passé douze ans, et je ne me sentirais pas libre non plus auprès de ces étrangères qui ne connaissent ni mon peuple ni notre manière de vivre depuis l'Ancien Empire. Mais vous? Vous avez passé votre existence entière parmi nous. Même si vous appartenez aux pays où mon mari a étudié dans ses livres occidentaux, vous comprendrez; je ne vous cacherai rien. Je vous ai appelée ma soeur, je vous dirai tout.
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MarpleMarple   10 septembre 2013
Lorsqu'une femme s'est faufilée dans le cœur d'un homme, les yeux de cet homme sont tournés en dedans et ne voient qu'elle, en sorte qu'il est aveugle à tout le reste pendant un temps.
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Gwen21Gwen21   15 mars 2013
Qui peut comprendre cette puissance [l'amour] chez un homme et une jeune fille? Cela commence par hasard : une rencontre des yeux, un regard timide qui s'attarde, et qui, brusquement s'enflamme, devient fixe et brûlant. Les doigts se touchent et se retirent hâtivement, puis les coeurs se précipitent l'un vers l'autre.
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fredhofredho   29 octobre 2013
Tout enfants nous apprenions dans les Édits Sacrés qu'un homme ne doit pas aimer sa femme plus qu'il n'aime ses parents. Ce serait un péché devant les tablettes ancestrales et les dieux. Mais quel est le faible cœur humain qui sait résister à l’afflux de l'amour? Que ce cœur le veuille ou non, l'amour le remplit. Comment se fait-il que les Anciens, dans toute leur sagesse, aient ignoré cela?
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Gwen21Gwen21   16 mars 2013
- [...] Ce sont des jours cruels pour les vieux ; aucun compromis n'est possible entre eux et les jeunes ; ils sont aussi divisés que si un couperet neuf avait tranché la branche d'un arbre.
- C'est très mal, murmurai-je.
- Non, ce n'est pas mal, répondit-elle, mais seulement inévitable. La chose la plus triste du monde.
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La Terre Chinoise de Pearl Buck.
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