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ISBN : 2253006181
Éditeur : Le Livre de Poche (01/08/1973)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 207 notes)
Résumé :
Dans la Chine d'autrefois, le seul rôle dévolu aux femmes de riches était celui d'épouse et de mère. Ce rôle, la fine et intelligente Ailien Wu ne le supporte plus. Pour y échapper, elle se servira très adroitement des traditions, celles-là mêmes qui l'avaient liée pendant si longtemps.

Pavillon de femmes est le roman de Pearl Buck qui fait le mieux comprendre ce qu'était l'ancestrale Chine des grandes familles, mais c'est aussi tout le drame des rapp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
IreneAdler
  31 décembre 2013
Challenge Nobel 2013/2014
7/15
Entre elle et moi, cela a faillit très mal commencer. le début, qui rappelle sans cesse combien Mme Wu est belle, gracieuse, mince... me faisait penser à un roman à l'eau de rose. Vraiment. Mais la suite fut à la hauteur de mes attentes : Mme Wu est une femme intelligente, ouverte et lucide, capable de comprendre ses erreurs et de s'amender. Et ça pour ce pays et cette époque (les années 1930), c'est exceptionnel (même si le texte n'échappe pas à des envolé"es de bons sentiments et à des situations peut-être un peu tirées par les cheveux.)
Au final, un beau portrait de femme dans une Chine au début sa mutation vers la modernité (et le communisme...) Une femme entre traditions et modernité, qui sait capter le meilleur des deux pour établir l'harmonie sous son (immense) toit. Un instantané de la vieille Chine, avant le grand Chamboulement.
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Cathy74
  21 mars 2017
Pavillon de femmes fait partie de mes lectures adolescentes et j'aurais pu l'inscrire dans la liste Babelio des six livres à emporter sur une île déserte. Ce roman fut pour moi une découverte totale sur la Chine, cet immense pays aux traditions ancestrales, fort éloigné encore, à l'époque où Pearl Buck écrivit ce livre magistral, des conceptions démocratiques, même si imparfaites, des populations occidentales.
J'aime tout dans ce livre : les descriptions minutieuses et vivantes de la maison familiale et le portrait des femmes.
Madame Wu bien sûr, cette femme qui doit vivre "ici et maintenant" dans la Chine corsetée des années 1930, où la place des femmes est contrainte sur le plan moral et physique. Petite fille, Ailien, future Madame Wu, a échappé à la torture des pieds bandés grâce à son père, grand voyageur d'esprit ouvert. (Y eu-t'il beaucoup de pères de cette trempe ?)
Mais aussi Ch'iuming, la jeune orpheline que Madame Wu achète pour son mari - sans concevoir à ce moment l'horreur de l'esclavage - car elle atteint 40 ans et il serait déshonorant qu'elle ait d'autres enfants tout en étant tenue d'obéir aux désirs de son époux. Et toutes les autres, les belles-filles ; Jasmin, la prostituée au coeur tendre dont Monsieur Wu tombe amoureux ; Madame Kang, l'amie d'enfance sauvée de la mort par Madame Wu lors d'un enfantement tardif, qui lui gardera rancune de ce qu'elle a vécu comme une humiliation.
Madame Wu est donc bien seule et son intelligence avide à besoin d'aliments. Frère André, prêtre missionnaire la met sur le chemin de l'auto-analyse, de la connaissance des êtres et de l'amour inconditionnel. Personnage hors-normes, il lui fera prendre conscience de ses actes et de sa valeur de femme.
Récit d'une civilisation, témoignage d'une époque, grand roman d'amour platonique entre deux êtres que tout réunit et sépare dans leur temporalité, Pavillon de femmes possède grâce et amertume mêlées.

Lien : http://doc.sciencespo-lyon.f..
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hnida
  22 octobre 2013
Pavillon de Femmes, de la romancière américaine spécialiste de la chine Pearl Buck ; paru pour la première fois en 1946 , l'histoire se situe une dizaine d'années avant . Les événements extérieurs : l'entrée des Japonais en terre chinoise nous indique que cela se passe entre 1937 et 1945… dans ce roman nous sommes immergés dans la culture et les traditions ancestrales de la chine ; mais aussi L'auteure nous montre, l'évolution des mentalités ; à travers trois générations … La famille Wu est une des plus grandes familles de la région, et la maison compte environ soixante personnes. le personnage central de l'histoire Ailien désignée par Madame Wu a fait un mariage traditionnel; C'est un mariage arrangé entre bonnes familles pour avoir des héritiers (ou perpétuer l'espèce). Les futurs époux se connaissent à peine ou pas du tout et n'ont pas le choix: c'est la famille qui décide. Cela reste une cérémonie où la femme n'a aucun pouvoir de décision. Elle doit subir ce que lui impose la famille, Ou le ‘devoir' et bien sûr la question des sentiments n'entre pas du tout en compte. Il est rare, y compris en littérature, que le mariage aboutisse sur une relation d'amour… Après vint quatre ans de bon et loyaux services auprès de son mari à qui elle a donné quatre garçon ;et de sa belle famille à qui elle a toujours été obéissante ; Elle décide le jour de son quarantième anniversaire; de se retirer du couple, et à la surprise générale ; elle annonce sa décision de trouver une autre femme pour son mari. Inquiets ou irrités, brus et fils protestent ; rien n'y fait : Ch'iuming sera la Seconde Epouse. Plus tard elle expliquera que c'est Afin d'échapper à l'emprise sexuelle et possessive, d'un mari avec qui elle a dû vivre contre son gré.
Pour acquérir la liberté à laquelle elle a toujours aspiré ; Elle utilise ces traditions même qui l'ont étouffée des années durant.
Madame Wu, dans le roman de Pearl Buck, n'a d'autre travail que de régenter la maison.
Elle reste dans les limites des bâtiments, et n'est en contact qu'avec ceux qui y vivent, jusqu'à
l'arrivée de frère André un prêtre étranger, qui est introduit dans la maison, avec pour mission d'enseigner l'anglais à Fengmo, le troisième fils. La relation basée sur l'intellect, entre Madame Wu et cet homme ira au-delà… il va lui ouvrir les yeux sur la vie et l'amour. Il sera le précepteur de son fils et lui fera découvrir une autre vision de la vie, où chacun doit trouver sa propre liberté. Madame Wu va se redécouvrir et connaître l'amour véritable qui se concrétisera dans l'esprit.
le roman leur donne une liaison posthume, mais l'adaptation cinématographique qu'en a faite Yim Ho les pousse dans les bras l'un de l'autre.
C'est un roman agréable à lire et très subtil dans sa description de l'être humain. Il nous révèle la société asiatique de l'époque ce qui peut être déconcertant pour le lecteur occidental.
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Woland
  31 mai 2008
Pavilion of Women
Traduction : Germaine Delamain
Si Pearl Buck s'est toujours battue pour les droits de la femme, c'est peut-être parce que, dès l'enfance, elle avait pu observer le sort de soumission réservé aux femmes en Chine. Epouse ou concubine, il n'y avait pas trente-six solutions, la femme non-mariée qui ne se sentait pas de vocation ecclésiastique étant considérée comme une charge inutile.
La condition féminine est donc, avec la Chine le plus souvent, le maître thème de son oeuvre et, dans ce "Pavillon de Femmes", c'est en Mme Wu et dans son entourage féminin qu'elle s'incarne.
Mme Wu est l'épouse unique d'un riche propriétaire foncier. Elle a donné à son époux quatre fils et a donc, selon l'usage, rempli plus que largement son devoir envers les Ancêtres de la maison où elle entra jeune mariée. Cette maison, elle la dirige avec douceur et fermeté mais, le jour de ses quarante ans, elle prend la décision de cesser tout rapport sexuel avec son époux. En compensation, elle entend lui choisir une concubine.
Mme Wu a une nature si bien trempée que, après avoir un peu regimbé, son mari se soumet. Sa belle-mère aussi. Ses fils et leurs femmes sont plus réservés car nous sommes alors dans les années trente, époque de grand trouble pour les traditions de l'Ancienne Chine. Rulan, l'épouse du second fils, qui a étudié dans les écoles étrangères, est cependant la seule à reprocher à sa belle-mère, qu'elle tient pourtant pour une femme naturellement compatissante et à l'esprit plutôt ouvert, de se plier à une coutume désormais dépassée.
Mme Wu n'en maintient pas moins sa volonté. En parallèle, elle souhaite marier son troisième fils, Fengmo, à la fille cadette de l'une de ses amies. Mais Linyi - c'est le nom de la jeune fille pressentie - se refuse à épouser un homme qui ne connaît pas l'anglais. Pour parvenir à ses fins, consciente également que cet apprentissage apportera sans doute un plus à son fils, Mme Wu demande alors à un prêtre d'origine italienne mais parfaitement polyglotte, Frère André, de venir enseigner son fils.
La relation qui se noue entre Mme Wu et le franciscain que l'Eglise de Rome elle-même tient pour un rebelle (il respecte à la lettre le voeu de pauvreté et, en Europe, n'a jamais cessé de ruer dans les brancards d'une Eglise trop tentée par les ors et les pompes du temporel) est au coeur du roman. Certes, elle est appelée à rester platonique mais elle va permettre à Mme Wu, autre rebelle mais qui s'ignore comme telle, de comprendre bien des choses ...
J'ai toujours eu un faible pour ce roman intelligent, parfaitement construit, aux personnages solides, possédant chacun une personnalité bien déterminée, et où éclatent à chaque ligne la tendresse et le respect que Pearl Buck portait à la terre où elle avait grandi. Plus que "La Terre chinoise", au style volontairement plus épuré, il constitue un excellent premier pas dans la connaissance de l'oeuvre de la romancière sino-américaine. ;o)
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LaBiblidOnee
  23 avril 2014
Pearl Buck nous invite dans une Chine entre deux époques, où les coutumes ancestrales cohabitent avec l'arrivée de moeurs occidentales plus modernes.
Le personnage principal de ce roman est Madame Wu, première épouse d'une riche famille traditionnelle, s'étant pliée à la coutume du mariage arrangé. Les seuls rôles qui lui sont dévolus sont ceux d'épouse et de mère dans la maison familiale où cohabitent toutes les générations.
Pour autant, ce rôle ne l'a jamais comblée. Plus instruite et intelligente que la moyenne, elle s'est toujours sentie emprisonnée dans ce rôle trop étroit pour elle. C'est pourquoi, sans penser à renier ouvertement les traditions, elle décide au contraire d'utiliser de vieilles coutumes pour s'en libérer et s'octroyer la liberté et l'indépendance dont elle rêve depuis toujours : A 40 ans, Madame Wu décrète que, son corps étant trop âgé pour satisfaire son mari, elle va lui chercher une seconde épouse, une concubine chargée du devoir conjugal à sa place...
Mais, ce faisant, elle bouleverse l'organisation bien rodée de ce microcosme traditionnel. A-t-elle bien fait d'introduire une étrangère dans sa maison ?

*****
Ce roman nous dépeint une Chine ancestrale en abordant les rapports entre époux ainsi que le rôle de la femme et ses aspirations, à travers plusieurs couples de générations différentes : les parents ayant fait un mariage arrangé, puis les enfants qui tentent de s'en affranchir, ce qui nous montre une Chine tiraillée entre tradition et modernité, ayant du mal à combiner ces orientations souvent contradictoires.
Nous assistons alors dans ce récit à l'évolution lente mais certaine des mentalités : Au départ la famille est très recentrée sur elle-même, puis la jeune génération influence les agissements de la famille, et la première épouse, en s'instruisant, s'ouvre à d'autres façons de voir et accepte la modernisation de certaines coutumes.
Ce roman montre aussi le regard que tout peuple porte sur les étrangers et leurs coutumes : Nous les rejetons dans un premier temps, puis nous apprenons à y trouver du bon et nous nous approprions, petit à petit, tout ce qui peut contribuer à améliorer notre quotidien.

Attention toutefois, car malgré la richesse et l'intérêt de cette lecture, il s'agit quasiment d'un huis clos ce qui pourrait ennuyer certains lecteurs : Nous demeurons presque tout le long du récit dans la maison de famille, errant tour à tour parmi les pavillons respectifs de chaque membre de la famille ainsi que dans les pensées de Madame Wu.
Celles-ci amènent toujours à réfléchir sur les thèmes abordés, et de nombreux personnages permettent de faire avancer l'histoire en découvrant les moeurs du pays. Puis les années passent et, en même temps que la Chine s'ouvre vers extérieur, la maison des Wu s'ouvre elle aussi au monde qui l'entoure en s'ouvrant aux autres...
Un beau roman mais à découvrir si vous ne craignez pas les huis clos.
Lien : http://onee-chan-a-lu.public..
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critiques presse (1)
LaPresse   11 février 2013
Un livre franchement fabuleux, sans une ride, sur l'amour au-delà des préjugés, mais aussi l'amour platonique, l'amour à tous les âges, l'amour spirituel et l'amour immortel.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
LaBiblidOneeLaBiblidOnee   14 avril 2014
- Je sais que j'ai été créé non seulement par le ciel mais aussi par ma famille, dont les racines rejoignent la légende, et je ne veux pas vivre pour moi seul. Mon corps m'a été donné - il ne m'appartient pas. Une chose en moi, il est vrai, m'est personnelle - l'âme, si vous voulez - et cette âme étant ma propriété, je veux vous la donner, parce que je vous aime. Mais, si je vous donnais mon corps, qui n'est pas à moi, je frustrerais les générations.


- Vous vous trompez ! l'amour et le mariage peuvent être une seule et même chose.


- Oui quelques fois, mais seulement par quelque caprice du ciel. Parfois, même chez nous, il arrive qu'un homme, le soir des noces, levant le voile nuptial de sa femme inconnue, découvre celle qu'il aurait élue parmi toutes les autres, s'il avait été libre de le faire. Mais c'est un hasard céleste.


- Ici nous nous marions toujours par amour.


- Non, ce n'est pas vrai ! Vous vous mariez comme nous le faisons, pour préserver l'espèce, mais vous vous leurrez et appelez ça l'amour. Vous réclamez la réussite idéale, fusse en vous décevant vous-même. Vous adorez l'idée de l'amour. Mais nous sommes plus francs. Nous croyons qu'hommes et femmes, tous, doivent se marier. C'est notre devoir devant la vie. Si l'amour vient de surcroît, c'est une grâce accordée par le Ciel. Mais l'amour n'est pas nécessaire à la vie.


- Il l'est pour moi, avait-elle dit à voix basse.
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boubiboubi   25 juillet 2014
André venait de lui raconter l'antique légende de la chute de l'homme dans le péché. La main d'une femme en étaitcause, avait-il dit, la main d'Eve, qui avait donné à l'homme le fruit défendu.
"Et comment cette femme pouvait-elle savoir que le fruit était défendu ? avait demandé Madame Wu.
-L'esprit du msl, sous la forme d'un serpent, le lui avait murmuré.
-Pourquoi à elle, plutôt qu'à l'homme ?
-Parce qu'il savait que l'esprit et le coeur de la femme sont dirigés, non sur l'homme, mais sur la continuation de la vie, avait-il répondu. L'homme se sentait assez heureux, rêvant qu'il possédait la femme et le jardin. Pourquoi eût-il désirer autre chose ? Il avait tout. Mais la femme povait être tentée, par la pensée d'un meilleur jardin, d'un plus grand espace, depossessions plus nombreuses, car elle savait que d'autres êtres naîtraient de son corps, et c'est pour eux qu'elle complotait et forgeait des plans. La femme ne songeait pas à elle-même mais aux nombreux êtres qu'elle créerait. Elle était tentée à cause d'eux. Et, à cause d'eux, elle sera toujours tentée. " (264)

...elle trouvait qu'on ne devait pas blâmer Eve, car en elle avait été déposé l'éternel désir de transmettre la vie. L'homme, laissé à lui-même, n'irait pas au-delà de son être propre. Il avait fait de la femme une partie de soi-même pour user d'elle et pour en tirer son plaisir. Mais elle, en toute ignorance et innocence, se servait de lui, dans son éternelle création de vies nouvelles. Tous les deux n'étaient que des instruments, mais seule la femme s'en rendait compte et s'abandonnait à la vie.
...
Voilà donc le malheur qui divise les hommes et les femmes. L'homme croit en sa propre valeur individuelle, mais la femme sait qu'elle n'a de valeur que pour accomplir son devoir en créant d'autres vies. Les hommes aiment les femmes comme une partie d'eux-mêmes, tNdis que celles-ci ne les ont jamais aimés que pour le rôle qu'ils jouent dans ces créations. Tel est ce discord qui fait que l'homme est toujours insatisfait. Il ne peut posséder la femme, car elle est déjà possédée par une force qui la dépasse.
La femme n'avait-elle pas créé l'homme aussi ? Peut-être était-ce la raison pourquoi il ne pouvait lui pardonner, il la haïssait et la combattait secrètement, la dominait, l'opprimait, la gardait emprisonnée dans des maisons, les pieds bandés, la taille serrée, lui défendait de gagner de l'argent, d'avoir du talent, de s'instruire, il la forçait ä rester veuve lorsqu'il mourait, et parfois la faisait brûler, réduire en cendres sous prétexte qu'elle le désirait par fidélité. (265)
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ladyogaladyoga   28 juillet 2013
Les malentendus entre homme et femme viennent toujours de la croyance qu'il existe des devoirs réciproques, poursuivit Madame Wu. Une fois qu'on a renoncé à cette idée, le chemin est tout tracé. Chacun n'a de devoir qu'envers soi. Et lequel ? Uniquement celui d'atteindre à sa plénitude. Et, si l'un des deux y arrive d'une façon parfaite, l'autre l'atteint aussi.
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darkmoondarkmoon   29 juin 2013
Savoir lire,c'est allumer une lampe dans l'esprit, relâcher l’âme de sa prison, ouvrir une porte sur l'univers.
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boubiboubi   21 juillet 2014
Votre intelligence est fort bonne pour une femme, avait-il fini par dire.Je crois même, ma fille, que, si votre cerveau s'était trouvé dans le crâne d'un homme, vous auriez pu vous présenter aux Examens Impériaux, les passer avec honneur et devenir ainsi un personnage officiel du pays. Seulement votre cerveau n'est pas placé dans un crâne d'homme, mais dans celui d'une femme. Arrosé d'un sang de femme, le coeur d'une femme y bat, et il est limité par ce qui doit être une vie de femme. Chez une femme, il n'est pas bon que la croissance dépasse celle du corps. (65)

...Ainsi que la vie le prouve, ..., le corps de la femme importe plus que son intelligence. Elle seule peut créer de nouveaux êtres humains. Sans elle, la race humaine cesserait d'exister. Dans son corps, comme dans un calice, le ciel a déposé ce don. Son corps a donc, pour l'homme, un prix inestimable. Si elle ne crée pas, il n'arrive pas à son achèvement. Lui, il est la semence, mais elle seule peut amener la fleur, puis le fruit, qui sera un autre être semblable à lui. (65)

...Cette intelligence - c'est un si grand don, un si lourd fardeau. L'intelligence, plus que pauvreté ou richesse, divise les humains, les rend amis ou ennemis. La personne stupide craint et déteste la personne intelligente. Malgré toute sa bonté, un homme intelligent doit savoir qu'il n'arrivera jamais à gagner l'affection de celui dont l'esprit n'est pas à la hauteur du sien. (66)
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André Bay
- André BAY : ses goûts, ses croyances, son livre "Des mouches et des hommes" ; sa carrière de directeur littéraire aux Editions STOCK et HACHETTE, son travail de directeur littéraire ; sa rencontre avec Pearl BUCK, sa découverte d'Anaïs NIN ; ses écrivains préférés ; ses traductions ; le rôle de l'éditeur et du directeur littéraire ; anecdote sur Isaac Bashevis SINGER et sur Roger...
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