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Critiques filtrées sur 5 étoiles  
Harry Bosch est à la retraite et en procédure contre le LAPD pour toucher l'intégralité de sa pension. En retraite certes, mais pas inactif pour autant. Embauché par le SFPD (San Fernando), il intervient pour le compte des affaires non classées en tentant, comme il l'a toujours fait, de trouver les petits détails qui lui permettront de trouver le tueur et rendre justice au victime. Alors que Bosch s'apprête à reprendre une nouvelle affaire, en voici deux autres qui lui sont servies sur un plateau. L'une, banale pour lui, un double assassinat dans une pharmacie de quartier ; l'autre, bien plus complexe, est une affaire sensée être classée... Bosch a classé cette affaire, mais on l'accuse de l'avoir bâclée et d'avoir enfermé un innocent.
Voilà le héros de Connelly en bien mauvaise posture, une nouvelle fois. Il va devoir se disculper d'une faute professionnelle et résoudre en parallèle un double meurtre qui s'apparente à un règlement de compte sur fond de trafic de médicaments. L'important pour lui sera de trouver les ressources nécessaires afin de découvrir la vérité, ou plutôt les vérités, sur ces affaires.
C'est avec grand plaisir que je retrouve Hieronymus Bosch après l'avoir abandonné sans réelles raisons... Dans cette histoire, tout est fait pour qu'on replonge facilement dans cet univers si familier. Tout est fait pour qu'on retrouve ce qui fait la force de Connelly. La volonté de Bosch, ses enquêtes pleines de rebondissements, le retour de Jerry Edgar son ex-équipier qui veut revenir dans la partie, son beau-frère Haller, héros de la défense Lincoln et surtout la première enquête sous infiltration de Bosch. L'écriture est toujours aussi prenante et on a envie de connaître la fin rapidement. Une page se tourne après l'autre et on finit par fermer le livre en se disant que c'est malheureusement déjà fini. Décidément il n'est pas bon de se passer d'Harry Bosch. C'est avec beaucoup de plaisir qu'on le retrouve en forme, plus que jamais…
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Ayant eu récemment l'occasion de voir toutes les saisons de la série télé Bosch, je me suis trouvé dans une situation particulière : Une vérité à deux visages est le roman qui a servi de trame à la cinquième saison de cette série.

Du coup, pour la première fois, je me suis trouvé à lire un Connelly dont je connaissais déjà l'intrigue. On y perd évidemment un peu… D'autant que les scénaristes télé sont restés au plus prés du roman, se contentant juste d'ajouter quelques scènes et de répartir différemment les rôles, puisque la série a choisi de conserver d'épisodes en épisodes quelques personnages : la supérieure de Bosch, Grace Billet, le chef Irving, et son binôme Jerry Edgar. Autant de personnages qui ne sont plus présents dans les dernières aventures littéraires de Hyéronimus Bosch.
Il s'agit du vingt-troisième tome de Harry Bosch, et Connelly ayant fait évoluer son personnage avec le temps, le Bosch du roman est beaucoup plus âgé que Titus Welliver dans la série. Bosch est en effet depuis trois ans à la retraite et n'est plus qu'un enquêteur bénévole pour la police de San Fernando. le seul personnage de la série que Connelly ramène dans son récit est Edgar, mais son rôle est bien moindre que dans la série.
Quant à l'avocat au rôle prépondérant dans ce récit, il s'agit bien entendu de son demi-frère Mickey Haller, et pas de maître Chandler…

A défaut de suspense, lire ce polar s'est transformé en jeu des sept erreurs : identifier en quoi la série s'était éloignée du roman, quels rajouts avaient été faits, dans quel ordre le récit était présenté... le constat final est très favorable à la série. D'une part Titus Welliver, quoique très éloigné de l'image que je me faisais de Bosch à la lecture des livres, est remarquable dans ce rôle. D'autre part, les scénaristes ont su garder ce qui fait l'originalité des romans : une grande précision dans les rouages de la police et la justice américaine, héritée du passé de chroniqueur judiciaire de Connelly.

Mais quel est le sujet du roman me direz-vous ? Réponse : une double enquête, sur des meurtres dans une pharmacie qui vont mener Bosch à s'intéresser à un trafic de médicaments utilisés par des drogués, et la réouverture d'un vieille enquête de l'inspecteur, de nouvelles preuves venant invalider la condamnation obtenue contre un tueur violeur en série. Bosch se serait-il trompé ? Aurait-il trafiqué des preuves ?

Sur ce second sujet, les scénaristes ont su faire preuve d'imagination pour complexifier un peu plus l'intrigue. Reste un bon roman, bien mené, très bien écrit, addictif (comme toujours). Une vérité à deux visages est un bon Bosch. Régalez-vous à le lire, si vous êtes amateurs de polars bien construits.
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Harry Bosch, vieux briscard retraité, est toujours connecté avec l'actualité. Il travaille pour la police de San Fernando, le SFPD, où il traite à plein temps des cold cases. Jusqu'au jour où on fait appel à son expérience dans le double assassinat de pharmaciens. Nous voici embarqués dans les trafics d'opioïdes. Problème brûlant dont les ravages sont dévastateurs sur une population plus importante aujourd'hui que le nombre de morts du Vietnam.
Au même moment un meurtrier confondu par Bosch il y a 30 ans et croupissant toujours dans le couloir de la mort est en passe d'être réhabilité par un avocat. Bosch est suspecté de falsification de preuves.
Une fois encore 2 affaires se télescopent. L'une où Bosch est acteur et même infiltré, dans la seconde affaire, il a de grandes chances d'être une victime et perdre la face. Connelly parvient à faire coexister et même interagir de façon équilibrée et dynamique les 2 intrigues en une petite dizaine de jours. Bosch fait appel à l'avocat Michel Haller « son frangin d'une autre mama ». Assisté de Cisco, biker et de sa fille Maddie, présente en pointillés, la team Bosch est en embuscade.
Une solide documentation nous permet de découvrir une face ignorée des trafics d'opioïdes les « capers », les dispensaires louches, les officines de pharmaciens complaisantes et victimes, les mules, la mafia russe. Beaucoup d'acteurs gravitent. On a tous entendu parler des géants de la pharmacie et des malades addicts mais ici un autre aspect est dévoilé “avec tous ceux qui s'en mettaient plein les poches, la crise des opiacés était bien trop importante pour qu'on l'arrête ».
Dans la seconde enquête on est encore dans l'actualité puisque 10 ans après la crise des subprimes de 2008 certains propriétaires sont encore englués dans des prêts consentis qui les plombent encore. Un beau passage d'esbroufe par l'avocat Haller mais « la fin justifie les moyens ». On retrouve les chevaux de bataille de Connelly/Bosch : une hiérarchie hostile et un milieu judiciaire corrompu et avide.
Un bon cru qui se dévore sans façon.
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Il y avait un moment que je n'avais pas lu de Michaël Connely, moi qui conseille presque tout les jours sa lecture à mes lecteurs et eux qui reviennent conquis par cet auteur et ses histoires.
C'est vrai que j'ai tendance à leur proposer la lecture des premiers Harry Bosch que ce soit "Les égouts de Los Angeles ou "le poète" ou encore "Le dernier coyote" pour ne citer que ces trois là, mais je sais à partir de là qu'ils reviennent emprunter les suivant et qu'ils suivent avec plus d'assiduité que moi les aventures de notre flic au grand coeur.
Aussi c'est un de mes lecteurs qui est venu me dire tout le bien qu'il pensait de ce tout dernier titre et je n'ai pas résister au plaisir de le lire à moi tour et grand bien m'en a fait. En effet quel plaisir de retrouver notre héros après toutes ces années. oh il a un peu vieilli, tout comme moi, il n'est plus flic au LADP. Mais pour autant point de retraite pour Harry qui met ses talents d'enquêteur au service de la la police de San Fernando.
Toujours aussi acharné à découvrir la vérité, enfin sa vérité. Et ici nous sommes servi par notre détective sexagénaire va devoir être sur plusieurs fronts à la fois. Alors qu'il enquête sur le meurtre d'un père et de son fils, employés dans une pharmacie. Tandis qu'il est sur la piste d'un trafic de médicaments antidouleurs, il est accusé d'avoir falsifié des preuves pour envoyer un tueur en série dans le couloir de la mort trente ans plus tôt.
Alors retrouver Hieronymus dans de sale drap et le suivre à se dépatouiller avec ses emmerdes ce n'est que du bonheur. Vous pensez deux enquêtes pour le prix d'une.
Et comme d'habitude, Bosch ne va rien lâcher.
Connelly nous offre là un de ses meilleurs romans. Mais ce n'est que mon avis. Un polar ultra efficace dans tous les cas !
Lien : https://collectifpolar.com
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Quand le vieux Harry rencontre le jeune Harry.... sali par des soupçons de falsification de preuve ayant envoyé un violeur et tueur en série croupir dans le couloir de la mort depuis trente ans ( déroutante justice américaine!), notre célèbre inspecteur Harry Bosch va tout faire pour prouver son intégrité
Au même moment , un double assassinat sauvage se produit dans une pharmacie d'une rue morgue de San Bernadino où notre vieux flic travaille bénévolement.

excellent opus de Connelly où action , lutte contre l'âge qui nous ronge , ravages de la drogue côtoient le cynisme d'un pouvoir corrompu

Mais ce n'est que mon humble avis

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Ou l on retrouve tous les ingrédients des Connely
Harry BOSCH enquête sur les « cappers » ces trafiquants de médicaments opiacés et est mis en cause sur une ancienne de ses enquêtes et là Michel Haller ( l avocat à la Lincoln ) entre en scène pour aider son demi frère .... les anciens et nouveaux co équipiers croisés dans les précédents romans se retrouvent dans ce dernier opus à l efficacité redoutable : une enquête policière et un belle partie au tribunal .. à lire
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Un autre excellent Connelly mettant aussi en vedette l'avocat de la défense, J. Michael "Mickey" Haller.

Bénévole aux affaires non résolues pour la police de San Fernando, Harry Bosch enquête sur le meurtre d'un père et de son fils, employés dans une pharmacie. Tandis qu'il est sur la piste d'un trafic de médicaments antidouleurs, il est accusé d'avoir falsifié des preuves pour envoyer un tueur en série dans le couloir de la mort trente ans plus tôt.

La lecture terminée, on peut déjà imaginer qu'Harry Bosch sera bientôt de retour dans une nouvelle enquête.

Originalité/Choix du sujet : *****
Qualité littéraire : *****
Intrigue : *****
Psychologie des personnages : *****
Intérêt/Émotion ressentie : *****
Appréciation générale : *****
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Dans ce vingt-troisième opus des aventures de Harry Bosch, Michael Connelly n'a pas lésiné sur les surprises pour tenir le lecteur en haleine.
Harry Bosch n'est plus au LAPD (Los Angeles Police Department) mais bénévole aux affaires non résolues de San Fernando. En plus de ses recherches sur la disparition d'une jeune femme, survenue plusieurs années auparavant, il doit mener deux autres enquêtes, dont une qui le concerne personnellement.
Passionnée par les deux autres enquêtes, j'ai malheureusement perdu de vue l'histoire de cette jeune femme au cours de la lecture et j'ai eu du mal à retrouver le fil ; seul bémol dans ce livre qui est à la hauteur des autres oeuvres de l'auteur. La résolution de cette affaire, assez facile pour l'ex-inspecteur, va lui poser quelques problèmes et nous en dire plus sur son évolution.
Les deux autres enquêtes dominent et elles sont passionnantes pour des raisons différentes.
Deux pharmaciens sont assassinés à San Fernando et pour la première fois, Harry va utiliser une méthode qu'il n'avait jamais utilisée.
La dernière intrigue concerne une ancienne arrestation de l'inspecteur Harry Bosch. Il en est certain, il a fait mettre en prison le véritable assassin ; sauf que celui-ci l'accuse de l'avoir piégé. de plus, de l'ADN d'un autre homme est retrouvé sur les vêtements de la victime dans le carton de preuve archivé dans un lieu réputé inviolable. Comment est-il arrivé là, puisqu'à priori c'est impossible ?
L'inspecteur Harry Bosch vieillit, mais il est toujours le même, monolithique et peu enclin à écouter ce qu'on lui dit.
L'écriture de Michael Connelly est toujours merveilleusement efficace. Los Angeles joue toujours son rôle.
Un roman que tout fan de Harry Bosch aura plaisir à lire.

Lien : https://dequoilire.com/une-v..
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En compilant plusieurs affaires à résoudre ensemble, dont l'une vieille de 30 ans impliquant directement Harry Bosch, Michaël Connelly fait encore de ses lecteurs des heureux. Il est, en effet, difficile de s'échapper de l'univers d'Harry et de son demi-frère Mickaël Haller. L'auteur, comme dans la quasi majorité de ses romans, sait se rendre addictif et ses personnages récurrents empathiques. Tout l'art d'un grand romancier.
Cette fois, Hieronymus Bosch, relégué depuis sa mise à la retraite (qu'il n'accepte guère) dans une geôle du commissariat de San Fernando servant de salle aux Cold Cases, s'occupe de ces affaires non élucidées. Un « travail » (loisir) qui lui sied bien. Seulement et précisément une enquête qu'il avait menée à bien et qui envoyait un criminel dans le couloir de la mort lui rebondit à la figure. Trois décennies après, l'avocat du condamné met en cause la culpabilité de son client et demande une révision du procès. le carton à éléments de preuve scellé depuis la clôture du procès est rouvert et l'ADN d'une autre personne (condamnée également pour viol à l'époque et depuis décédée) est découvert à travers une infime tâche de sperme sur un des vêtements de la victime.
Une autre enquête, l'assassinat d'un pharmacien et de son fils dans leur officine préoccupe au même moment Harry. Il va se charger de tout résoudre en chevalier blanc qu'il est même si l'âge commence vraiment à lui peser sur les épaules. Mais pour Michaël Connelly, il est immortel. Tant mieux pour tous ses lecteurs.

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Le problème, quand on est un policier qui devrait être à la retraite mais a repris du service, c'est que l'on peut être rattrapé par de vieilles affaires. Ce serait certainement valable également si le policier était bien gentiment, chez lui, à profiter de la retraite en sirotant son whisky, son bourbon, ou toute autre boisson alcoolisé que l'on voit toujours les policiers prendre pour se remettre de leurs émotions. Cette affaire qui remonte à la surface, ce n'est même pas un cold case, non, cela prend le chemin d'une erreur judiciaire, même pire : une erreur due au fait qu'un policier, en l'occurrence Harry Bosch, aurait trafiqué des preuves pour mettre en prison un innocent. Tout ceux qui lisent les enquêtes d'Harry Bosch le savent : jamais il ne ferait une chose pareille, ce serait « impensable », pour reprendre le titre d'un des derniers romans le mettant en scène. Lui le sait, comme il a la certitude qu'il a bien mis le bon coupable derrière les barreaux, comme le sait aussi la soeur de la victime. Reste à savoir comment cette nouvelle preuve a pu arriver là, et qui avait intérêt à la trafiquer, tout en incriminant Bosch. Parce que non, il ne suivra pas le conseil de son ex-coéquipière, non, il n'incriminera pas un collègue décédé, pour la simple et bonne raison qu'il sait très bien qu'il n'y est pour rien. Puis, accuser les disparus, c'est à double tranchant : un « disparu » peut réapparaître, et ce n'est pas forcément confortable.
Les enquêtes du passé n'empêchent pas les enquêtes du présent, et Bosch doit enquêter sur la mort de deux pharmaciens, le père et le fils, abattus par des tueurs en pleine journée, des tueurs qui n'ont même pas pris la peine de simuler un cambriolage. Bosch n'a pas l'intention de laisser ces deux meurtres impunis, et ce que lui et ses coéquipiers découvrent au fil de l'enquête le mènera bien plus loin qu'il ne l'aurait cru. Il ne s'agit pas tant de dénoncer les failles du système médical, que de montrer comment l'on peut rendre quelqu'un dépendant d'un médicament contre la douleur, puis le laisser se débrouiller après, seul avec son addiction : il est des personnes à l'affut pour aider ses personnes, organiser un trafic, et s'en mettre plein les poches. Les dégâts provoqués ? Tant qu'ils n'affectent pas leur porte-monnaie, peu leur importe de laisser des personnes dans la dépendance.
Tout au long de l'affaire qui l'a mis en cause, Harry a pu compter sur son frère : Jusqu'à l'impensable avait vraiment permis leur rapprochement. Mickey Haller est un avocat qui connaît le droit. Cela semble évident, cela ne l'est pas pour tous. Il peut aussi compter sur Cisco, son enquêteur, qui connaît suffisamment les aléas de la vie pour être véritablement efficace.
Une troisième enquête s'ajoute aux deux autres, une enquête qui n'en est plus vraiment une : quinze ans qu'Harry et d'autres policiers cherchent à résoudre la disparition d'une femme, quinze ans qu'ils soupçonnent son mari, et qu'ils ne parviennent pas à le prouver. Elle sera résolue elle aussi, pas vraiment de la façon qu'Harry le pensait.
Le roman se termine sur la promesse d'une nouvelle enquête, j'espère que ce sera le sujet du prochain roman mettant en scène Harry Bosch.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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