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EAN : 9791095656128
Éditeur : Vestron (24/10/2019)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Neil Gaiman, le célèbre auteur de Coraline, Sandman et American Gods, tire ce roman graphique du disque d'Alice Cooper aux multiples récompenses : The Last Temptation. La superstar du rock prête ses traits au personnage central de ce sombre conte destiné aux adolescents et aux adultes.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  25 avril 2012
Un mot : génial ! Bon, déjà, avant de commencer cette critique, il faut dire que je ne suis pas très objective étant donné que j'adore Alice Cooper. Je l'ai vu l'année dernière en concert et ce qui m'a le plus frappé est le fait qu'il soit si bien dessiné. Cela m'a carrément bluffé !
En ce qui concerne l'histoire, elle est assez macabre, ce qui est tout à fait dans l'optiques des concerts et du personnage que s'est crée Alice lui-même.
Cela se passe à la veille de le fête d'Halloween et Steven, un jeune garçon, va assister pour la première fois de sa vie à une étrange pièce de théâtre: celle du "théâtre du réel"...une pièce dont il devait lui aussi devenir un des acteurs principaux, mais cela aurait signifié qu'il signait un contrat à vie et surtout non résiliable.
Je ne veux pas trop en dire pour ne pas gâcher le suspense mais si je vous dis qu'il s'agit d'une troupe ou zombies et morts-vivants se côtoient, cela vous met-il un peu sur la piste ?
Bande-dessinée en noir et blanc, pour rester dans l'ambiance (comme je les aime), assez lugubre...très Alice Cooper quoi ! J'adore !
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bran_601
  13 novembre 2014
"J'emporterai tes doutes, Steven. J'emporterai ta peur. J'emporterai ton ennui, ta douleur.
Tu en veux encore plus ? "

Steven a peur. Peur des histoires de fantômes, peur de grandir... peur tout simplement. Jusqu'au jour où il rencontre un étrange forain et son théâtre du réel. Pour prouver à ses amis qu'il n'est pas un lâche, Steven accepte une invitation pour assister seul au spectacle. Mais rester simple spectateur va rapidement se révéler bien plus difficile qu'il n'y paraît et Steven va découvrir ce que signifie réellement la peur.
The Last Temptation est l'adaptation comics d'un concept album d'Alice Cooper en trois volumes sur lequel Neil Gaiman aura également travaillé.
Associé à Michael Zulli au dessin, dont le style rappelle autant John Romita Jr que James O'barr, Neil Gaiman nous livre à la fois un joli conte gothique se déroulant en pleine période d'halloween, qu'une réflexion moralisante sur les états d'âme d'un jeune américain lambda confronté aux doutes et aux envies de tout jeunes Américains de son âge à l'orée de rentrer dans la vie adulte.
À l'instar du triple album d'Alice cooper, la BD peut s'appréhender comme un bel opéra sombre et cynique, véritable symphonie sinistre nous révélant un peu plus à chacun de ses actes, une vérité qui condamnera Steven à un choix d'Homme, la raison ou la passion.
Véritable fable revisitant le mythe de Faust, Alice Cooper prête le trait à ce bateleur démoniaque dont les desseins vont bien au-delà de divertir un jeune auditoire.
En acceptant l'invitation, Steven lui a ouvert la porte de ses rêves où celui-ci y exercera une pression permanente et insidieuse, se matérialisant sous la forme de voiles déformant la réalité, amenant progressivement Steven au bord de l'abandon et de la soumission.
Simple mais efficace, The last Temptation est une grande réussite autant par sa forme graphique que par son style et sa structure narrative très théâtrale.
Neil Gaiman nous livre aussi une réflexion sur notre société qui façonne une jeunesse de plus en plus désoeuvrée et pessimiste et finalement bien mal préparée à s'engager sur les sentiers de la vie.
Finalement Steven n'est peut être pas n'importe quel jeune américain...
"When power leads man toward arrogance, poetry reminds him of his limitations. When power narrows the area of man's concern, poetry reminds him the richness and diversity of existence. When power corrupts, poetry cleanses."
John Fitzgerald Kennedy
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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Winter
  17 avril 2012
Bienvenue au théâtre du réel ! Venez assister à son spectacle à nul autre pareil ! Venez contempler l'avenir ! Votre avenir ! Oui, vous avez bien lu ! Ah, il n'est pas bien reluisant, c'est sûr. Voire plutôt minable en fait. Mmh, oui, on pourrait vous arranger ça.
Que diriez-vous d'intégrer notre petite troupe de saltimbanques ? Une éternelle félicité, aucune responsabilité, aucun souci, nous nous chargeons de tout. En échange ? Oh, presque rien. Juste votre … comment votre âme ? Non, diantre non, c'est d'un vulgaire ! Rien de tout cela, je vous assure. Nous nous contenterons de vos … potentialités, de ce que vous auriez pu être.
Quel besoin en auriez-vous au sein de notre équipage puisque nous nous occuperons de tout pour vous ?
Quand on a 13 ans, que l'on est la risée constante du reste de l'école, que cette minable vie dans ce minable bled ne vous offre aucune perspective que de devenir aussi minable que vos parents, voilà le genre de proposition qui pourrait donner à réfléchir. Sauf que les autres membres de la troupe menée par cet étrange bateleur ont l'air légèrement défraîchi pour ne pas dire en état de composition plus ou moins avancé.
En 1994, Neil Gaiman est contacté par le staff d'Alice Cooper qui se trouve être un fan de Sandman. Celui-ci voudrait avoir Gaiman à ses côtés pour écrire un concept-album.
Gaiman accepte et embarque même Dave McKean dans l'aventure.
Un certain nombre d'idées n'ayant pas été retenues pour l'album The Last Temptation, Gaiman s'associa avec le trop rare Michael Zulli pour créer ce livre compagnon de l'album.
Autant le dire immédiatement, ce n'est pas le travail le plus abouti de Gaiman.
C'est un travail de commande et dans l'introduction de la version française, l'auteur reconnaît qu'il n'a pas pu y injecter tout ce qu'il aurait voulu. le thème non plus n'est pas foncièrement original (en même temps, difficile de faire original dans le genre depuis Faust) mais on y retrouve la patte de Gaiman et l'apparition de thèmes récurrents dans son oeuvre comme le passage de l'autre côté du miroir ou l'importance de la dimension onirique.
The Last Temptation ne pourrait être qu'une curiosité pour fan invétéré de Gaiman et/ou d'Alice Cooper mais ce n'est pas le cas. le plus grand mérite en revient aux superbes planches de Michael Zulli.
Dans un style proche de Barry Windsor Smith, son classieux noir et blanc instille au récit une ambiance oppressante et empreinte de désespoir. La palme revenant évidemment au bateleur incarné par Alice Cooper, délicieux mélange d'humoriste grotesque, de tentateur originel et de meneur de troupe fantômatique.
Laissez-vous tenter.
Lien : http://www.eclipshead.net/co..
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Cronos
  15 janvier 2020
Merci à Babelio et aux éditions Vestron pour m'avoir offert ce comics, et aussi parce que sans cette Masse Critique, je serais passé à côté.
Trois coups frappés sur le sol, une voix s'élève :
C'est toujours un plaisir pour de lire du Neil Gaiman, j'aime bien Alice Cooper et le côté théâtral lui va à merveille. Une courte explication sur la naissance du projet et c'est parti.
Une BD en trois actes avec Alice Cooper en présentateur de cette pièce aux allures de Grand guignol. Plutôt réussi, des illustrations sombres qui collent à l'intrigue effrayante, et comme toujours avec Neil Gaiman, un enfant futé.
Acte 1 : Présentation des personnages.
Un gamin qui ne se démarque pas de son groupe dont il semble plus être le souffre-douleur qu'un véritable membre. Ce trouillard est pourtant le seul à entrer dans le théâtre après l'invitation du maître de cérémonie tenu par Alice Cooper. Et puis il y a la fille, il y en a toujours une, à qui il faut montrer sa bravoure pour pouvoir la sauver.
Acte 2 : Arriver du problème.
Que s'est-il vraiment passé dans le théâtre la première nuit ? En tout cas le visage de pantin du présentateur semble suivre Steven. Cette partie est un peu plus longue que les autres et pourtant elle m'a semblé courte, la construction de l'intrigue ne souffre d'aucun défaut.
Acte 3 : le grand final.
Bluff, mensonges ou vérité, la fin est habile et offre une vraie conclusion. Je m'attendais à une fin ouverte façon Chair de Poule avant ma lecture et je ne suis pas déçu, l'exercice est réussi. C'est original sur la forme mais pas sur le fond qui est plutôt classique pour l'auteur voir du livre jeunesse en général. Les personnages, la problématique qui pousse le héros à évoluer, quelques péripéties par-ci par-là et conclusion plus ou moins positives. Au-delà de ça, il s'adresse aux adultes, aux fans d'Alice Cooper et ceux qui aime le genre Comics avec Rock Star, qui manquaient cruellement de qualité.
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Phooka
  14 janvier 2020
Neil Gaiman et Alice Cooper font une BD et ça donne un résultat surprenant et réussit.
Mais de quoi parle cette BD me direz-vous ? En fait, c'est l'histoire d'un jeune garçon nommé Steven qui traîne avec ses potes. En fait, potes est un grand mot, une bande plutôt. Une bande dans laquelle Steven n'est pas vraiment bien accepté. Il passe pour la poule mouillée, le pleutre. Alors quand au détour d'une balade nocturne, dans une ruelle sombre, les ados découvrent une sorte de vieux théâtre genre grand guignol avec un maître de cérémonie on ne peut plus étrange (joué par Alice Cooper), ils mettent Steven au défi de rentrer dans ce théâtre. Celui-ci n'a pas d'autre choix que de relever le défi. Là, les scènes proposées au théâtre vont lui montrer ce que sera ou pourrait être sa vie d'adulte et le maître de cérémonie va tout faire pour que Steven fasse partie de la troupe...
Vous vous doutez bien que ce n'est pas un conte fleur bleue et licornes à paillette. C'est sombre, glaçant et effrayant. Il y a évidemment une dimension horrifique parfaitement rendue par les dessins. Steven va devoir faire des choix, résister au Showman. le Showman lui, va tout faire pour que Steven envisage son avenir en tant qu'adulte de la façon la plus horrible possible. C'est à la fois terrible et fascinant.
On se doute bien qu'il ne faut pas mettre cette BD entre toutes les mains. C'est glauque et les illustrations de Michael Zulli sont parfaites pour rendre l'atmosphère oppressante à souhait. le dessin est totalement au service du récit.
La dernière tentation est une BD étonnante, ou plutôt un roman graphique étonnant. C'est un récit horrifique mais qui raconte une histoire, une vraie histoire qu'on a plaisir à lire et dont le suspense est maintenu jusqu'au bout. L'ouvrage conviendra évidemment aux fans d'Alice Cooper (je suppose qu'en écoutant l'album en parallèle ça doit être vraiment une expérience hors du commun), à ceux de Neil Gaiman, mais elle saura aussi plaire à tous les curieux dont je fais partie.

Lien : https://www.bookenstock.fr/2..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Erik_Erik_   28 novembre 2020
Tout est tentation à qui la craint.
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Alice Cooper : "La peste du disco a tout contaminé" .
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