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EAN : 9782213717203
240 pages
Fayard (09/09/2020)
3.73/5   22 notes
Résumé :
Et si les bouleversements écologiques en cours altéraient notre bien-être et notre santé ?

La pandémie de coronavirus a surgi alors que les nouvelles inquiétantes sur l'état de notre planète émanent régulièrement des travaux des scientifiques. Angoisse, insomnie, découragement ou sentiment d'impuissance et de perte de sens... les troubles qui découlent de cette conscience d'un monde à l'avenir incertain et menacé sont autant de marqueurs de l'éco-anxi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
La première partie très intéressante est consacrée au concept d'éco-anxiété ou solastalgie, angoisse climatique, environnementale, inquiétude anticipatoire et nostalgie, mélancolie sans exil, sans déplacement, du pays que l'on ne reconnaît plus. le deuil de ce qui a été et ne sera plus.
Réflexion étayée par les travaux de Rachel Carson, Oswald Spengler, Glenn Albrecht.
La biophilie, attachement inné au vivant entraîne une augmentation des dépressions, addictions, des troubles anxieux liés à l'altération de l'état de la planète. Ces troubles sont accrus par la dissonance cognitive c'est-à-dire le décalage entre la prise de conscience et les prises de décisions politiques, l'inadaptation, le dysfonctionnement de la société, le déni, l'évitement ("biais d'optimisme"), la banalisation, le sentiment d'impuissance quand les paradigmes de notre société se construisent sans l'écologie (PIB, croissance, dette). Les personnes souffrant de solastalgie sont donc des personnes lucides.
Cette première partie fondée sur des constats scientifiques, étayée par des réflexions philosophiques et psychologiques est passionnante. La seconde sur les actions à mener pour éviter l'apathie, l'angoisse et agir à notre niveau pour la planète l'est moins. Plus convenue, plus banale, moins construite, des conseils écologiques ou de développement personnel pour gérer l'angoisse.
La conclusion sur la remise en cause de pans entiers de notre pensée occidentale (Descartes, Hegel, Humanisme centré uniquement sur l'Homme) redevient intéressante avec une invitation à dépasser ces concepts pour se tourner vers une nouvel humanisme plus inclusif, centré sur le Vivant et pas seulement sur l'Homme.
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L'auteur(trice) a assurément fait un travail de recherches et de documentation conséquent. Il n'y a qu'à voir la taille de la bibliographie,174 notes de références.
Je ne peux m'empêcher de l'imaginer assise à son bureau en train d'écrire avec des montagnes de livres autour d'elle cherchant telle ou telle référence qu'elle se souvient avoir lu un jour.
Je m'étonne juste qu'elle ne fasse pas référence à Paul R. Ehrlich, auteur de le bombe "P", écrit en 1971. A l'époque, la terre ne comptait que 3,5 milliards d'êtres humains et Ehrlich pointait déjà les défis liés à une surpopulation humaine. Alice Desbiolles parle de néo Malthusianisme en page 31. Ceci dit, ce n'est absolument pas un reproche sur la qualité du livre qui ne se discute pas
En plus d'être très abordable sans être simpliste, j'y ai ressenti de la part de l'auteur plein de bienveillance. Elle répertorie les éco-anxieux entre les relatifs et les absolus qui peuvent chacuns être engagés ou passifs. Catégories qu'elle développe par la suite et c'est plutôt finement analysé.
Enfin, les pistes qu'elle propose pour mieux vivre son eco-anxiété me touchent beaucoup puisque je les ai mises en place sans vraiment m'en rendre compte (marcher, voyager dans les livres...), ce qui me permet de moins "contaminer" mon entourage.
Dernier point, elle n'hésite pas à s'inclure dans les éco-anxieuses, ce qui ne l'empêche pas de bien le vivre et ne nuit nullement à la qualité de son ouvrage.
A recommander aux éco-anxieux dont je suis mais pas que...
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Vous l'aurez compris, le concept d'éco-anxiété fait référence à l'anxiété et au stress provoqués par les problèmes environnementaux et les changements climatiques.

Apres une première partie consacré à expliquer et décrire le phénomène, une seconde partie est censée apporter des solutions aux problèmes et c'est là que le bât blesse.

Pour l'auteure l'effondrement écologique est non seulement inévitable et elle ne prend pas la peine d'expliquer pourquoi mais également en cours. Difficile dans ses conditions de proposé des solutions fiable à cette angoisse très contemporaine. D'ailleurs Alice Desbiolles ne s'en cache pas, bien au contraire, elle fait partie du club des eco-anxieux. Tout le long ces personnes, les éco-anxieux loin d'être critiqués ou contredites, sont glorifiés portés au nues, célébrer comme autant de citoyens responsables, conscientisés par les enjeux écologiques d'un avenir qui s'annonce sombre et cataclysmique. Il n'est donc pas questions de leurs faire entendre la raison ou de modérer leurs angoisses pavés de bonnes intentions.
Le remède à ces maux serait donc fait de petits gestes quotidiens comme le tri des déchets, l'économie d'eau, le compost, l'achat local et de saisons et tout ce que le lecteur qui à pris la peine de se procurer un tel ouvrage connait et pratique déjà. Comme souvent, on apprend que ses gestes ne sont finalement pas si altruistes que ça mais résulte plus d'un sentiment de culpabilité puis d'un effort de rédemption. En effet Alice Desbiolles des années durant, à voyager. Loin de préférence et c'est mal bilan carbone désastreux qui manifestement lui mine le moral ou plutôt fait monter son taux de cortisols (pour employer une expression plus médical) C'est donc tout naturellement que le volet "solutions" de l'ouvrage tombe à l'eau (s'il en reste). Dommage.
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l'éco-anxiété est un concept qui touche de plus en plus de personnes. Dans ce livre, l'auteure fait un état des lieux des connaissances de ce concept d'éco-anxiété et de solastalgie. Nous découvrons également des pistes pour vivre plus sereinement avec les émotions qui nous touchent face aux changements de notre environnement.
J'ai trouvé ce livre très intéressant à plusieurs niveaux car j'ai enfin pu trouver des mots, des définitions sur des émotions, des sentiments, etc, que je ressentais face aux changements climatiques et ce que cela induit sur nos vies. J'ai pu aussi y trouver des clés qui vont me permettre d'avoir une vision plus positive des choses et de vivre un peu mieux cette solastalgie.
Je recommande cette lecture aux personnes qui sont vraiment touchées par ces changements globaux auxquels l'humanité doit faire face.
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Un livre qui m'a permis de mettre des mots sur mes maux mais un peu sur ma faim concernant les solutions pour réellement vivre avec cette angoisse ciblée. Se lit très vite. Je m'attendais à davantage de propositions et solutions de fond afin de savoir comment réellement mieux vivre et plus sereinement dans cette société tout en étant eco-anxieux.
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Citations et extraits (130) Voir plus Ajouter une citation
La vocation de ce livre n’est pas de céder aux sirènes de l’actualité, à la viralité des débats, ou de dramatiser à outrance une situation dont l’urgence suffit à nourrir l’inquiétude. Elle est encore moins de relativiser l’importance des défis et des difficultés qui nous attendent. Il s’agit ici bien davantage de trouver les mots justes et de « porter la plume dans la plaie » pour mieux la cautériser ensuite. Apporter des réponses claires, des solutions praticables et des raisons d’espérer : telles sont les perspectives de ce livre. Les réflexions développées entendent couper court au défaitisme environnemental, à la paralysie et au fatalisme généralisé en présentant au lecteur les pistes qui s’offrent à lui pour se réaliser et agir dans un monde et une nature en mutation. Car souffrir « de la Terre dans sa chair », somatiser et intérioriser les souffrances de la planète n’empêche pas de s’épanouir et de se réaliser, de manière enthousiaste et positive.
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C'est pourquoi deux réalités indissociables se côtoient, sans véritablement interagir :la réalité de notre quotidien et celle du changement environnemental global. Nous apprenons par exemple que l'hiver 2019-2020 a été le plus chaud jamais enregistré en France. Cependant, au lieu de mettre en place collectivement et à très court terme les solutions qui permettraient d'inverser la tendance de la courbe des températures mondiales, nous continuons à vivre comme si de rien n'était. Ce décalage entre les réalités climatiques et environnementales et l'absence de changement des modes de vie, ce "schisme de réalité " se reflète notamment au niveau politique, où les annonces des sommets internationaux sur le climat, comme les accords de Paris de 2015, ne se déclinent pas en actes sur le terrain.
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Toutes proportions gardées, l'éco-anxiété, qui découle d'une analyse lucide de l'état du monde, est engendrée par un certain dysfonctionnement de la société. Les personnes éco-anxieuses sont, in fine, les personnes rationnelles et lucides dans un monde qui ne l'est pas.
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Un exemple symptomatique de l'extraordinaire travail de - rebranding - opère progressivement par ces experts du langage est le fait qu'aux Etats-Unis l'on parle désormais plus spontanément de changement climatique - climate change - que de réchauffement climatique - global warning, une variation subtile qui laisse - et c'est là que réside la vraie prouesse sémantique - une petite chance au doute et à l'ambiguïté de s'installer un changement est-il forcement négatif ?

Une ambiguïté qui n'aurait pas lieu d'être si les populations et les décideurs politiques et économiques écoutaient moins les - conseillers en affaires publiques - que les véritables experts du climat et de l'environnement.
Je fais bien sur référence au GIEC, dont la qualité des travaux et la légitimité des membres ne se démente pas depuis sa création en 1988.
Une chose est néanmoins certaine : cette chimère techniciste nous fait perdre un temps précieux et ne contribue pas à l'effort collectif nécessaire pour changer le cap du navire et éviter le naufrage.
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93 % des Français sont conscients de vivre une période de réchauffement climatique, 85 %se sentent inquiets et 29 % très inquiets à cause de ce dernier - pourcentage qui grimpe à 38 %chez les 18-24 ans, suggèrent une plus grande prévalence de l'éco-anxiété au sein de cette tranche d'âge.
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