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EAN : 9782367162744
180 pages
Éditeur : Lettmotif (06/08/2019)
4/5   5 notes
Résumé :
Spike Lee, l’enfant terrible du cinéma afro-américain, est depuis ses débuts en 1986 autant connu pour l’originalité de son cinéma que pour ses coups d’éclats médiatiques. Baptisé « le Noir le plus en colère d’Amérique » à l’occasion de la sortie de Malcolm X (1992), il n’a eu de cesse tout au long de sa carrière d’entretenir la polémique. Avec des œuvres engagées comme Do the Right Thing, Jungle Fever, The Very Black Show ou BlacKkKlansman, mais aussi des films moi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Stockard
  04 mars 2020
Spike Lee. Pour certains, un nom en forme de crise d'urticaire, pour d'autres l'assurance d'un grand moment de cinéma et parfois pas tant pour la qualité du film que pour le message véhiculé.
Des réalisateurs qui divisent, il y en a (eu) quelques uns, mais nul doute que Spike est et restera dans le peloton de tête.
Une enfance pas trop malheureuse financièrement, un peu plus dure familialement avec la mort de sa mère et le rapprochement trop rapide à son goût de son père avec une autre femme. Spike préfère s'en aller. Les études. La première caméra en main pour filmer trois conneries sur son campus. Il n'en attend rien. Un réalisateur africain-américain ? La Blaxploit' n'est plus exactement à la mode donc ne rêvons pas, surtout que ses deux premiers films d'étudiant (ambitieux pourtant) sont plutôt mal perçus par la hiérarchie scolaire.
Voilà, les ingrédients sont tous là pour que Spike Lee, voyant qu'il est presque impossible de continuer dans cette voie sans issue décide de l'emprunter.
And the rest is history : Nola Darling, Do the Right Thing, Jungle Fever, et puis l'explosion Malcolm X. le petit étudiant à la peau trop foncée et à la coupe trop afro a fini par laisser une trace indélébile dans le cinéma. Qu'importe la suite (pas toujours heureuse artistiquement), même en y allant au burin, son nom restera maintenant indissociable du 7ème art.
Et c'est mérité, car en plus d'être le sacrément bon réalisateur que l'on sait, il a permis – que ce soit en embauchant dans ses propres films ou en débroussaillant le chemin pour d'autres – l'émergence de grands noms du cinéma dont le seul tort empêchant leur talent d'être reconnu était la pigmentation de leur peau, d'Ava DuVernay à Denzel Washington.
Une belle réussite à l'arrivée qui ne l'empêche pas d'être encore et toujours perçu comme « le Noir le plus en colère d'Amérique ». Pourquoi pas après tout, c'est pas une insulte, loin de là.
Mais alors Spike, génial réalisateur ou génial provocateur ? L'un n'excluant pas l'autre, les deux peut-être ? Les deux sûrement. Quand certains, pour promouvoir leurs oeuvres font le tour des plateaux télé, d'autres lancent une petite phrase incendiaire au bon moment. Spike est de ceux-là. Pas qu'il ne promeut pas ses films, si, enfin j'imagine qu'il le fait mais à la fin, qu'est-ce qui demeure dans l'esprit du public ? Ses harangues furibardes contre Tarantino ou Tyler Perry ou « Green Book, sur les routes du Sud » ou... ses sujets d'énervement ne manquent pas. Parce qu'il l'a bien compris, exprimer sa colère ou plutôt mettre en scène sa colère et ses coups de gueule est la meilleure publicité possible. Quand en plus cette rogne est légitime, pourquoi s'en priver ?
Spike Lee n'a jamais baissé son froc devant le tout Hollywood, et sans rien retirer à la qualité de ses films dont certains sont des chefs-d'oeuvre, c'est peut-être ce qu'il a fait de plus grand.
En conclusion, un grand merci à Régis Dubois qui a enfin comblé le manque d'ouvrage sérieux sur un réalisateur qui méritait depuis longtemps un biographe à la hauteur.
Merci aussi à Babelio et aux éditions Lettmotif.
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Bazart
  08 juillet 2021
Président du jury de cette édition de Cannes 2021, Spike Lee est, depuis ses débuts en 1986, autant connu pour l'originalité de son cinéma que pour ses coups d'éclats médiatiques
Auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma afro-américain, Régis Dubois a signé l'indispensable compagnon de route pour les fans de Spike Lee et ceux qui veulent mieux le connaître.
Revenant sur l'engagement du cinéaste mais aussi ses coups de gueule et ses coups de sang qui lui ont souvent causé du tort, l'auteur dissipe le grand malentendu qui fait de Spike Lee n communautariste ou un haineux.
Tout au contraire, Dubois montre que Lee a su rendre compte de l'incroyable diversité de la société américaine mais aussi de ses failles les plus sombres.
Ce passionnant ouvrage est limpide et documenté. ...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Kloliane
  29 mars 2020
Spike Lee... La première fois que j'ai entendu le nom de ce réalisateur, c'était lorsque mon grand frère avait loué la cassette de "Do the right thing" pour le regarder avec des amis. D'après "ses dires", c'était le film à voir. Etant trop jeune et plus intéressée par mes animés, je n'avais pas essayé de voir le film en catimini pour ne pas me faire gronder.
Puis les années passent... J'ai commencé à me prendre de passion pour le cinéma et à louer de nombreuses cassettes vidéo (petit moment de nostalgie pour être vite remplacé par le poids des années sur mes épaules)... Et je tombe sur "Do the right thing"... Il était temps pour moi de découvrir la filmographie de ce réalisateur noir qui avait su s'imposer à Hollywood, sans pour autant se renier. 
Aujourd'hui, j'ai retrouvé ce même désir en lisant cette seule monographie française consacrée à Spike Lee.
Ecrit par Régis Dubois dont on ressent son admiration mais qui garde un esprit critique, nous avons une analyse pointue de la filmographie de ce grand réalisateur:
- Les films qui ont marqué toute une génération (Nola Darling, Do the Right Thing, Jungle Fever...); mais aussi le "creux de la vague" qu'il a connu après la sortie retentissante de "Malcom X";  les polémiques bien plus mises en avant que la sortie de ses films et, enfin, son retour sur le devant la scène avec "BlacKkKlansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan".
Si vous aimez le cinéma, il me semble impensable de passer à côté de ce réalisateur. Pourquoi ? Juste pour avoir été le premier à montrer la communauté noire sous d'autres facettes que des clichés habituels et pour le travail de ses mises en scène. Peut-être aussi, parce qu'il a été un levier pour des acteurs tels que Denzel Washington, Samuel L. Jackson et une source d'inspiration pour une nouvelle génération de réalisateurs noirs (Jordan Peele, Steve McQueen...) à qui il a a ouvert la voie. Bref ! Ne vous arrêtez pas aux polémiques. Pour comprendre son impact dans le domaine du cinéma et avoir su taper là où cela fait mal, je vous invite à lire cette monographie.
Un "Angry Man" peut-être, mais qui, pour moi, fut essentiel pour bouger les lignes et ce n'est pas encore fini...
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CarolineDBruihier
  01 mars 2020
Reçu dans le cadre de la dernière Masse critique, je remercie Babelio et les éditions LettMotif pour cet ouvrage de Régis Dubois sur le réalisateur Spike Lee. Connaissant un peu et appréciant le cinéma de ce réalisateur, j'étais enchantée de recevoir cet essai sur son oeuvre, très prolifique. Régis Dubois parcoure l'ensemble de sa cinématographie, films comme séries et documentaires, par ordre chronologique, des oeuvres majeures comme plus mineures, tout en s'attardant sur la personnalité de Spike Lee, parfois très tranché (ses fameux coups d'éclats verbaux !), ses revendications politiques et sociales, sa manière de filmer et son sens du marketing (que je ne connaissais pas !), mais aussi tout son apport au cinéma afro-américain. L'ouvrage est très instructif, concis et fluide et offre un regard très intéressant sur l'évolution de ce réalisateur que ce soit dans sa pensée politique comme dans ses films. le seul point négatif est qu'il y a quelques petites coquilles dans le corpus du texte.
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BO
  14 août 2019
« 4/5 : de ses courts-métrages d'étudiant à ses derniers succès, l'auteur propose une étude exhaustive de la filmographie De Lee. En 10 chapitres, les 21 films du réalisateur sont analysés dans le détail, sans omettre ses documentaires ou sa récente série télévisée (…) Au fil des pages, Dubois raconte les grandes heures De Lee et ses périodes plus difficiles (…) Sans dissimuler son admiration pour le réalisateur, Dubois décrit parfaitement les paradoxes qui entourent sa personnalité. (…) Dubois s'emploie [aussi] à définir les caractéristiques de la mise en scène De Lee. Cette analyse s'éloigne des lieux communs (Spike Lee comme grand spécialiste des effets clip) pour souligner l'apport technique d'une oeuvre dont il faut, malgré tout, souligner l'admirable cohérence » (Jacques Demange, CinéChronique).
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
StockardStockard   26 février 2020
Il faut dire que depuis le début des années quatre-vingt-dix, le gangsta' rap avait littéralement noyauté la culture hip-hop, mais aussi la culture noire en général, les médias et le cinéma (qu'on songe à tous ces urban films sur les gangs du « cinéma new-jack »). D'ailleurs, un an après la sortie de Clockers, la star du rap Tupac Shakur était assassinée lors d'un drive-by shooting, et un an plus tard ce serait le tour de Notorious B.I.G, tué dans des conditions similaires. Avec ce film-ci, Spike Lee espérait éveiller les consciences des jeunes Afro-Américains, mais aussi mettre un terme à cette mode hollywoodienne de films ultra-violents en désacralisant le mode de vie gangsta' : « J'espère qu'avec ce film on verra la fin de ce genre de "Black-Urban-Hip-Hop-Drugs-Shoot'em Up-Gangsters movies" Je pense que les réalisateurs noirs ont fait assez de films comme ça. »
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StockardStockard   23 février 2020
« Le truc marrant, c'est quand les Blancs accusent les Noirs, quand ils leur disent "Pourquoi êtes-vous tellement en colère ?"... S'ils ne savent pas pourquoi les Noirs ont les boules, il n'y a plus aucun espoir. C'est un miracle que les Noirs américains soient tellement bonasses et joviaux. Je ne crois pas avoir tant de colère en moi. Je ne suis pas plus furieux que j'en ai le droit. »
Spike Lee
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