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EAN : 9782330108373
336 pages
Éditeur : Actes Sud Junior (29/08/2018)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Par une nuit d'été, dans la plus belle ville du plus beau pays, les princes et les princesses d'Europe, en pleine fleur de l'âge, sont en quête d'émerveillement.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
laurent35
  28 janvier 2019
on ne peut qu'admirer le talent artistique de Brecht Evens c'est indéniable
Même si je n'ai pas été totalement emballé par l'écriture j'aurai voulu que ça continu tant le style graphique est surprenant de page en page et créatif
On se rapproche de l'Art on sent un niveau artistique au delà de la normale un style un message
Merci
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oblo
  02 septembre 2020
Une ville la nuit. Trois personnages déambulent de bar en bar, cherchent à faire la fête et à se changer les idées. Derrière les verres partagés et les danses endiablées se cachent la nostalgie, la détresse et les incompréhensions. Les errances nocturnes ne sont pas si innocentes ; elles cherchent à donner du sens à des vies qui semblent pouvoir être bouleversées à tout moment.
Jona est le premier personnage que l'on croise. Il doit partir le lendemain à Berlin, pour rejoindre sa femme avec laquelle il est marié depuis peu. Aucun de ses amis n'est disponible pour fêter ce départ, alors Jona décide d'aller, une dernière fois, à la rencontre de la nuit parisienne. Il croise le chemin de Buzz, un ami qu'il aurait probablement préféré oublier, tant le personnage est encombrant. Physiquement imposant, Buzz est volontiers bagarreur, dragueur lourdingue et consommateur de drogue. Il sort à peine de prison et il est bien le seul, dans la nuit, à proposer à Jona une virée mémorable qui, par son côté chaotique, finit par faire ressortir le sens véritable de l'amitié.
Connu sous le nom de Baron Samedi, Rodolphe a perdu le goût de la fête. Son beau personnage héroïque, habillé de costumes excentriques et toujours prêt à toutes les folies nocturnes, s'encombre au début de l'histoire d'un vulgaire paquet de papier toilette, triste symbole d'un train-train emmerdant. Au fil de la soirée, aidé par quelques substances illicites, Rodolphe renaît, cependant, retrouve sa joie et accepte le jour nouveau.
Le dernier personnage, Victoria, traverse elle aussi une mauvaise passe. Entourée par sa soeur, son ex et la compagne de celui-ci, Victoria traduit son mal-être en indécision irritante. C'est le goût de la fête et par conséquent, celui de la vie, qui lui manque, malgré toutes les attentions de sa soeurette, malgré toute la bonne volonté de ceux et celles qui l'entourent et sont prêts à faire (presque) n'importe quoi pour la divertir, à l'image de la soi-disant hypnotiseuse. Tout ce que peut offrir Paris la nuit en clubs, boîte et bars ne suffiront pas. Il n'y qu'auprès d'un chauffeur de taxi volontiers mythomane qu'une lueur d'espoir brillera bien faiblement.
Esthétiquement superbe, l'album de Brecht Evens est un remarquable road-trip excessivement coloré et génialement aquarellé. Pas de bulles qui pourraient cacher une partie du travail de l'auteur belge : l'identification des locuteurs se fait selon la couleur des lettres. le niveau de détail, à chaque page, est incroyable, reflétant à merveille le véritable fourmillement de la vie nocturne parisienne. L'ambition du scénario, de suivre trois personnages durant une nuit entière, se reflète dans cette forme très libérée de bande-dessinée : chaque personnage dessiné semble avoir sa vie propre, et cela contribue fortement au réalisme de l'oeuvre. Brecht Evens alterne entre les plans serrés sur un groupe de personnages, perçus comme dans une bulle, et des plans élargis où l'on voit tout de la scène, où l'on comprend le caractère pour ainsi dire monstrueux de la fête. On peut y voir une prétention de l'auteur à montrer toutes les interactions sociales qui se passent en même temps dans un même lieu. de ce point de vue, Les Rigoles apparaît comme un album très ambitieux de ce point de vue. Et force est de constater que Brecht Evens se donne les moyens de son ambition.
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Nathaliochka
  12 janvier 2021
Grosse brique entièrement dessinée “à la main” par un artiste unique en son genre maîtrisant de façon experte l'écoline, “Les Rigoles” semble assez ardu à lire car foisonnant et presque trop bruyant. Très vite, on se pose la question cruciale : “De quoi parle cette bande dessinée?” et quand on a cru comprendre que l'on suivrait les errances nocturnes du fameux Baron Samedi, on décide de casser le rythme classique d'une page après l'autre et on se retrouve tout comme lui, à errer au hasard des pages, observant les lieux, écoutant les conversations, se faisant observateur de faits qui semblent un peu nous échapper, un brin subjugués, un brin voyeurs.
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Djolyen
  09 avril 2019
Alors, "Les Rigoles"...
D'abord, j'ai comme toujours apprécié la forme. C'est là l'atout No 1 de Brecht Evens m'est avis. Pour avoir vu ses planches dans une expo au MIMA à Bruxelles, on ne peut que rester admiratif devant la masse de travail accompli pour chaque page. Folie! On retrouve un code couleur par personnage, et la présence du même personnage à plusieurs endroits d'un même dessin pour traduire le temps ou le mouvement. J'adore. Sa maîtrise technique est de plus en plus époustouflante. Il y a aussi cet impressionnisme indéniablement réussi dans les scènes de fête. Et beaucoup de beauté dans les dernières planches. Bref: ça envoie du lourd!
Sur le fonds par contre je suis beaucoup beaucoup plus mitigé. Je trouve que ce scénario est nettement moins réussi que les précédents. Par moment, j'ai l'impression qu'Evens s'écoute raconter. Ses personnages sont plus conventionnels peut-être et cette atmosphère de fin du monde alcoolisée, très parisienne et un peu vaine, m'a tout doucement... saoulé.
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audreylectures
  22 septembre 2020
Dans une grande ville, plusieurs hommes et femmes festoient et se perdent.

Avec des dessins sublimes et des teintes vives, l'auteur nous invite à un voyage psychédélique.
J'ai été très admirative des dessins, leur complexité et leur beauté m'ont saisi.
En revanche, l'intrigue m'a laissé perplexe, nous suivons plusieurs habitants de la ville n'ayant pas forcément de lien entre eux, leur principal point commun étant d'être sortis faire la fête et de faire face à une crise existentielle plus ou moins prononcée.
Finalement, la partie qui m'a le plus intéressé concernait les stupéfiants et leurs conséquences.

Une oeuvre graphique d'une grande richesse iconographique, assez abstraite en ce qui concerne son sujet principal mais offrant un grand plaisir pour les yeux.
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critiques presse (2)
Culturebox   17 décembre 2018
Chacun cherche sa route, emprunte des chemins de traverse, expérimente, s'enivre, danse, profite ou disparait. Un graphisme époustouflant, et une narration pleine de liberté et de fantaisie, qui invite à voyager dans un monde foisonnant de couleurs et de formes. Hypnotique.
Lire la critique sur le site : Culturebox
BoDoi   24 septembre 2018
Si Brecht Evens brosse avec talent l’ivresse et les nuits qui n’en finissent plus, son histoire d’errance nocturne ne mène finalement pas à grand-chose. [...] Le lecteur, lui, est donc bien contraint de passer à autre chose une fois ce touffu et épais album de plus de 300 pages avalé. Et il lui reste un choc visuel mémorable mais trop peu de sens.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
laurent35laurent35   28 janvier 2019
Quand on est jeune, on est triomphants le jour sort de la nuit comme d'une victoire
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laurent35laurent35   28 janvier 2019
Le bonheur c'est la liberté mais aussi la stabilité
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amateur15amateur15   23 décembre 2020
Oh putain, c'est le parking où Danny m'a appris à conduire. Dans une Mercedes w140 volée. Buzz, c'est ma jeunesse cette endroit. Mon premier baiser caché là-bas. Et la première pipe l'année d'après, vidange complète. Mémorable.
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La_DesordonneeLa_Desordonnee   07 août 2019
On est dans la meilleure ville du meilleur pays... C'est un soir d'été. Et toi, tu es heureuse ?
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amateur15amateur15   21 décembre 2020
Ce matin j'étais dans la salle d'attente et je l'entendais rire, le patient avant moi faisait des blagues, et ça me rendait nerveux parce que je savais que j'allais pas être drôle.
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Videos de Brecht Evens (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brecht Evens
Sur les traces de Marona, une jeune chienne à la truffe en coeur... Avec nous elle rembobine le fil de sa vie, d'une quête du bonheur qui pour les humains prend une forme inverse à celle qu'elle a pour les hommes. "L'Extraordinaire voyage de Marona" faisait partie de la sélection du Festival d'Annecy en 2019, film d'animation initiative pour lequel Anca Damian, réalisatrice, a collaboré, entre autres, avec le dessinateur de bandes dessinées Brecht Evens. Elle parle avec nous de son rêve d'enfant : être peintre - qui se retrouve dans l'univers visuel de son cinéma. "L'extraordinaire voyage de Marona" en salles le 8 janvier 2020.
La Grande table Culture de Raphaël Bourgois – émission du 7 janvier 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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