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EAN : 9782955171936
Éditeur : François Junillon (10/07/2018)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Inuuneq (une idée de la vie)

— Je tourne depuis quelque temps dans les rues, mais j’ai été viré de pas mal d’endroits.
— « So », une mauvaise passe ?
Elle c’est Déborah, une « millennial » américaine exilée à Paris. Elle a un accent anglo-saxon à couper au couteau. Moi c’est Antoine, un survivant de la rue, presque invisible. Enfin, je dis Antoine, mais finalement, je ne sais plus vraiment.
Non. Je ne sais même plus du tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  26 août 2019
Inuuneq, drôle de mot et pourtant il veut dire beaucoup, c'est la vision de la vie en langage inuit. C'est d'ailleurs ce dont il est question dans ce roman d'un auteur que je ne connaissais pas, Fiji. La vie, ses richesses, ses bassesses, ses lumières, ses misères.
Antoine vit dans la rue, dans la misère la plus totale. Sa vie a basculé du jour au lendemain, un licenciement puis des dettes à n'en plus finir. Une réalité qui fait peur mais dont il est bon de se soucier car personne n'est à l'abris. Derrière un sans-abri, on oublie trop souvent qu'il y a un humain avec une histoire derrière lui, des souvenirs, de la culture, des réflexions. Oui, un sans-abri, ça ne pense pas qu'à survivre, ça pense aussi tout simplement. C'est le cas d'Antoine qui avec son grand coeur d'artichaut observe le monde qui l'entoure et nous fait part de réflexions d'un premier abord aigries mais pourtant, très réalistes.
Suite à un accident, Antoine se retrouve amnésique. Lui qui rêvait jadis d'être quelqu'un d'autre pour se reconstruire, il n'est aujourd'hui plus personne. N'être personne peut être une fameuse aubaine pour Antoine.
L'écriture de Fiji est poignante. La première partie m'a saisie à la gorge tant les mots s'entrechoquent dans une vérité brute sans pathos ni pitié. Antoine est attachant, émouvant, sensible, intelligent.
La deuxième partie à partir de l'accident m'a par contre un peu déçue, certainement parce que j'avais imaginé une évolution différente du personnage. Que je n'ai pas cerné non plus de corrélation entre le Antoine de la rue, sensible, réfléchi, accusateur et le Antoine amnésique, plutôt linéaire et transparent.
Il y a aussi beaucoup de douleurs et de violences envers la société dans Inuuneq que je peux comprendre car notre monde n'a pas des allures de carte postale. Fiji aurait peut-être pu s'aventurer en seconde partie vers des pages un peu plus lumineuses et porteuses d'espoir. Ce n'est que mon humble avis bien sûr.
Cela reste néanmoins un roman très plaisant qui m'a plu pour ses côtés anti-conformistes et les descriptifs sensibles, sensés sur fond philosophique de notre société à contre courant.
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Commenter  J’apprécie          807
Leoniee
  15 juin 2019
Deux étrangers, appartenant à deux mondes différents : socialement, mais aussi du point de vue de la géographie, nouent un lien tenu. Ce lien deviendra celui de la dernière chance pour Antoine, qui vit un drame qui l'a mené jusque dans la rue. Pour Déborah, c'est un souffle d'air frais dans une vie professionnelle abîmée par un collaborateur aigri.
J'ai beaucoup aimé le langage de l'Américaine, un 'franglais' : doux mélange qui colonise certains milieux professionnels et qui offre enfin un charme à ces milieux aseptisés.
Par ailleurs, ce livre interroge sur la mémoire et en particulier la nécessité d'affronter la réalité... quand elle est intolérable.
La réponse donnée, sobre, ne manque pas de poésie.
Un roman poignant.
Lien : https://partagerlecture.blog..
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ManedWolf
  08 octobre 2018
Une belle histoire, toute en simplicité et en sobriété mais qui va droit au but.
On y fait la rencontre d'Antoine, un sans-abri qui a vu sa vie dégringoler, qui ne sait pas pourquoi il avance et dont les raisonnements sont criants de vérité. On y rencontre également Deborah, une jeune anglophone motivée et généreuse qui lutte pour s'intégrer, apprendre la langue et se faire une place dans le monde du travail malgré un collègue particulièrement désagréable et des horaires impossibles.
Deux personnages centraux, à l'opposé mais aussi crédibles l'un que l'autre. Deux combats différents, mais qui dépeignent avec autant de pertinence le monde d'aujourd'hui et ses injustices, ses incohérences.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce livre : il aborde des thématiques qui me parlent énormément (j'habite dans une grande ville et je tente également de faire mon trou dans un univers pas toujours bienveillant envers les femmes, je suis confrontée à des SDF et aux inégalités sociales tous les jours, je me pose énormément de questions sur tout ça et sur ma place là au milieu) et il les traite avec une belle délicatesse.
La plume y est pour beaucoup : elle souligne sans condamner et propose sans dominer. Tout reste simple, direct et sans fioritures, sans tomber pour autant dans le sordide.
Je dois aussi signaler que le scénario est très bien pensé : on commence de manière assez statique, avec des personnages qui remettent en question le monde qui les entoure, et juste quand je croyais que le roman allait rester sur ce ton (et potentiellement s'essouffler un peu), un événement vient chambouler l'équilibre et donner une dynamique nouvelle au récit. Je ne m'y attendais pas, et j'ai vraiment apprécié cette prise de risque, qui permet d'aborder d'autres thématiques tout aussi intéressantes.
Bref, c'est un très joli roman qui aborde des sujets importants et trop souvent mis de côté, et qui respire l'humanité : j'en ressors avec le sourire et un sentiment d'espoir malgré les thèmes difficiles, une envie d'agir à ma petite échelle pour que les choses avancent dans le bon sens et, bien sûr, de complimenter l'auteur pour cette histoire si élégamment construite.
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Joe391211
  17 septembre 2018
Voici un livre que j'ai beaucoup aimé tout comme le premier que j'ai lu de l'auteur, "De vieux potes". Ce que j'apprécie dans les écrits de Fiji c'est l'immense part d'humanité qui s'en dégage. Ici encore, nous retrouvons un personnage qui va vivre des événements très difficiles et qui va rencontrer tout au long du récit des personnages extraordinaires qui vont l'aider à se sortir de tout cela.
J'ai beaucoup aimé Déborah que j'ai trouvée très attachante. Cette jeune femme est pleine de détermination et de gentillesse. C'est quelqu'un de profondément humain. La relation qu'elle a avec le personnage principal est intéressante car elle apporte beaucoup au récit. C'est une personne très importante pour l'histoire. Pour le personnage principal, je l'ai bien aimé aussi. je m'y suis moins attachée mais j'ai apprécié ses réflexions et son courage. C'est un sacré bonhomme pour surmonter tout ce qu'il vit.
En ce qui concerne l'histoire, elle est belle parce qu'elle fait passer de nombreuses émotions telles que l'amour, l'amitié, l'entraide mais aussi la révolte et l'injustice. Elle est bien campée dans le monde réelle et pourrait arriver à tout un chacun. Il est facile de s'identifier à cet homme qui se retrouve dans la rue et qui perd ensuite la mémoire. Ce sont des malheurs qui arrivent tout les jours. Cela donne une grande force au récit car on se dit "Et si c'était moi dans son cas ?", "Comment je réagirais ?", "Que ferais-je ?". Ce récit fait réfléchir sur notre société, sur nous et cela est interpellant.
Pour l'écriture de l'auteur, elle est toujours aussi agréable à lire. Les mots sont justes, on ne s'ennuie pas à la lecture et j'ai été vite prise dans l'histoire à vouloir savoir la fin. Il n'y a pas de longues descriptions qui feraient décrocher de la lecture et cela j'adore.
En résumé, je vous conseille vivement ce livre car c'est une belle histoire et en plus il amène quelques réflexions intéressantes.
Je tiens à remercie l'auteur et le site Simple, le service presse autrement pour cette bonne découverte.
Lien : https://lecturesmagiquesetfe..
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Clioze
  27 septembre 2018
Que je suis ravie quand je vois un auteur que j'ai déjà lu revenir vers moi avec le petit dernier et me demander de nouveau mon avis. C'est exactement ce qui s'est passé pour Inuuneq de Fiji. J'ai eu la chance de pouvoir lire son roman grâce au site Simplement Pro qui met en relation les auteurs et les blogueuses.
J'ai entendu parler du roman évidemment bien avant sa sortie, j'ai lu le résumé et j'ai adoré la couverture !
Lorsque j'ai lu le premier chapitre, j'avoue que je suis restée sceptique, je me suis demandée où Fiji voulait vous emmener. J'ai continué et j'ai trouvé ! Comme quoi, il faut toujours persévérer pour comprendre.
Parlons d'abord du style de l'auteur. Il a beaucoup évolué depuis le premier roman, ce dont je le félicite. J'ai adoré le lire et suivre les méandres de l'esprit du personnage principal. La lecture était facile malgré des sujet qui parfois ne l'étaient pas.
J'ai été émue par l'histoire d'Antoine, ce sans-abri. Ce sont des thèmes bien peu présents dans la littérature d'aujourd'hui et je trouve cela très bien d'en avoir parlé dans ce roman. La solitude, l'anonymat, le désintérêt de notre société font mal.
Antoine a évidemment une histoire plus complexe que de l'indique le résumé et nous allons voir cette histoire se dérouler au fur et à mesure. J'ai été impatiente de la découvrir.
De nombreux thèmes sont abordés avec finesse dans ce roman. J'ai trouvé le sujet très bien traité et avec beaucoup de réflexion sur la société et notre monde d'aujourd'hui.
En résumé : Un très beau deuxième roman !
Lien : https://les-livres-de-zelie...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   24 août 2019
Il y a des gens qui rayonnent quand ils sont jeunes puis qui s’éteignent parce que la vie ne les rate pas et ceux qui deviennent lumineux quand ils vieillissent. Ceux-là ont atteint la paix intérieure, cette quiétude qui vous empêche de vous en faire et que le monde leur envie. 
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LadybirdyLadybirdy   26 août 2019
Je me trouve aux antipodes de la croyance et j’ai compris que la seule chance qui s’offrait pour récupérer un peu de bonheur, c’était de l’inventer, maintenant, tout de suite, d’abord en vivant une vie qui nous convient et en ne laissant pas les aigris, les coléreux, les agressifs et autres envieux jaloux violents et j’en passe, nous polluer et dilapider notre temps. 
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LadybirdyLadybirdy   25 août 2019
Difficile ou pas, la vie ne peut pas porter dignement son nom sans douceurs. Probablement pas sans amour, mais en général, on se fait une raison. Alors on court et on s’invente des tas de propositions pour supporter, on se noie ailleurs, pour oublier tout le chemin à parcourir pour s’en sortir. 
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LeonieeLeoniee   15 juin 2019
Ils ont un job, un salaire, un toit sur leur tête, ils ne manquent de rien, mais ils sont toujours épouvantés de ce qu’il pourrait se passer un autre jour, comme si c’était plus important que de profiter de ce qu’ils ont gagné aujourd’hui.
Hier, ils s’inquiétaient déjà. Aujourd’hui, ils se battent pour avoir mieux, et lorsqu’ils l’obtiendront, laisseront tout tomber parce que trop occupés à avoir peur pour demain.
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LadybirdyLadybirdy   26 août 2019
Rien n’est aussi fatigant que la pente à remonter après avoir glissé.
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