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ISBN : 9735044358
Éditeur : Editura Humanitas (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
La mijlocul anilor '80 este arestat în "lotul cafea" și are nefericita ocazie de a face cunoștință cu pușcăria de drept comun din perioada târzie a dictaturii. Din poziția sa de comerciant, Florescu a cunoscut ca nimeni altul epoca ceaușistă. A cunoscut-o, s-ar putea spune, de la nivelul trebuințelor omenești fundamentale: mâncare, băutură, sexualitate. Sau, mai exact, de la nivelul poftelor fireș... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Tandarica
  10 décembre 2016
Victime d'un sacré refroidissement, frustration de ne pas avancer dans des dizaines de lectures en cours, dont notamment la lumineuse petite dame de la grande maison de Jack London, je décline systématiquement toute invitation amicale à prendre un café. Une très vieille connaissance, personne que j'admire par ailleurs pour sa grande force de travail, ignorant cependant mon renoncement au café, que j'ai remplacé si judicieusement par du thé vert depuis des années, m'a élégamment transmis ce délicieux cadeau. Désespérant probablement de ne pas me voir arriver, comme prévu, à Bucarest (what else ?) elle m'a transmis le livre de confessions de Gheorghe Florescu, m'obligeant ainsi à m'asseoir pour le prendre enfin, ce café virtuel.
Je reconnais une certaine malice, dans la mesure où le Hadji Tudose m'ayant servi d'alibi à l'ajournement de ce rendez-vous apparaît furtivement dans les premières pages, puisque l'auteur a des liens très intimes avec l'église de la Trinité, personnage de la nouvelle de Barbu Delavrancea, et plus ou moins symbole d'une concorde communautaire rare en Roumanie et qu'on retrouve ici. le vrai plaisir de cette lecture est pourtant dans ce style très simple et linéaire d'une narration des tribulations d'un expert en café dans la Roumanie des années 1944 à 2008. Ayant personnellement passé des heures entières dans des files d'attente pour quelqu'un pour un achat d'oranges ou de bananes alors que je n'avais pas dix ans, je lis aujourd'hui ce témoignage sur les coulisses du commerce, notamment des produits importés dans les années de pénurie alimentaire sous le communisme. Mais l'intérêt réside aussi dans l'humilité du ton, qui rend constamment hommage aux maîtres qui ont su transmettre leur savoir-faire, comme l'Arménien Avedis Carabelaian, négociant en café et torréfacteur artisanal, qui a cédé à l'auteur bien plus que son fonds de commerce. Au bout d'une centaine de pages, quelques apologues sur les lois incontournables du commerce (élémentaire, mon cher Watson !) expriment admirablement l'émotion de la reconnaissance due à ceux qui nous précèdent dans la passion professionnelle.
Malgré mon peu d'habitude, je prends cependant pleinement conscience du caractère historique et très politique de ces confessions. L'aspect documentaire m'apparaît dès lors précieux et en cela l'auteur peut être rassuré : une personne au moins aura lu ce que sa main gauche, victorieuse de l'indisponibilité de la droite, causée par un accident vasculaire cérébral en 1990, a déposé sur papier. Pour rédiger cette brève critique, j'ai utilisé quant à moi un logiciel de reconnaissance vocale, et plusieurs tasses de matcha à l'odeur et à la saveur d'un café qui a su "faire parler les chevaux" (cf. p. 116).
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
TandaricaTandarica   08 juillet 2017
À la même époque, la rue du Colonel Orero (héros de la guerre d’Indépendance de 1877) prend le nom d' Avram Goldfaden (un grand homme de l'Histoire de la communauté juive de Roumanie, celui qui réalisa en 1876, à Jassy, le premier spectacle en yiddish et qui aujourd'hui est considéré comme le père fondateur du théâtre en langue yiddish).

Tot atunci, strada Colonel Orero (erou în Războiul de Independență din 1877) capătă numele de Avram Goldfaden (un mare om din istoria comunității evreiești din România, cel care a realizat în 1876, la Iași, primul spectacol în idiș din lume, fiind astăzi considerat părintele teatrului în limba idiș de pe mapamond).
(p. 43)
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TandaricaTandarica   10 décembre 2016
J'ignorais, tout comme j'ignore encore, maintenant que j'arrive à la fin, si mon récit attirera l'attention de quelqu'un .

[...] nu știam, cum nu știu nici acum, când am ajuns la final, dacă vorbele mele vor atrage atenția cuiva.
(p.542)
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