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ISBN : 1540716759
Éditeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (04/12/2016)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Ce volume regroupe en édition bilingue trois contes de l'écrivain roumain Barbu Delavrancea, Hadji Tudose, La grand-mère et Neghiniță. Ces classiques sont ainsi enfin disponibles en traduction suivis de leurs versions originales en langue roumaine, dans le respect des diacritiques.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ClaireG
  17 mars 2017
Jolie découverte d'un petit échantillon de la littérature roumaine du début du XXe siècle.
A tout âge, on aime les histoires, non ?
Trois contes de Barbu Delavrancea traduits en français par Gabrielle Danoux, éclairent cet ouvrage bilingue d'un auteur francophile fort marqué par Emile Zola et les frères Goncourt et qui est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre.
La première histoire, la plus douce, est celle d'un petit garçon qui adore se blottir dans les bras de sa grand-mère en écoutant un récit qu'il ponctue de petites questions jusqu'à tomber endormi pour sa sieste.
La deuxième, la plus drôle et la plus imaginative, est celle d'une graine de nielle des prés, appelée Neghinita, qui a la particularité d'entrer dans l'oreille des gens pour écouter leurs pensées puis, leur souffler de bonnes idées pour que la vie passe plus agréablement et, en ce qui concerne un certain roi, pour qu'il soit plus attentif aux besoins de ses sujets et aux intérêts personnels qui animent ses ministres. Bis repetita placent !
La troisième histoire, la plus longue, la plus lugubre et aussi la plus pédagogique, est celle de Hadji Tudose, le grippe-sou, dont l'avarice est telle que personne ne voit fumer la cheminée de sa maison, même par des hivers où il gèle à pierre fendre. Depuis sa tendre enfance, Hadji accumule les pièces, ne s'octroie qu'une tranche de pain sec et de l'eau, ne participe à aucune fête, n'a ni femme ni enfants, ne dépose jamais d'argent dans le tronc de l'église, ignore le mot savon, rapièce tant et plus ses vêtements, n'accorde jamais la moindre ristourne à ses clients, etc.
Sa mercerie lui rapporte de bons bénéfices et tout l'argent gagné s'entasse dans des jarres, enterrées dans le jardin. Devenu octogénaire, sa santé chancelle et sa nièce vient vivre avec lui, mais il lui interdit toute dépense inutile car dans chaque bol de soupe, il voit fondre un lingot d'or, dans une hypothétique visite du médecin, il s'imagine ruiné. Il finit par trépasser et sa nièce lui fit des funérailles dignes d'un monarque qui, s'il les avait vues, l'auraient tué à coup sûr.
Lecture fort agréable qui m'a été recommandée par Tandarica que je remercie beaucoup, et que je vous conseille à mon tour.
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Tandarica
  03 janvier 2017
Critiquer ou ne pas critiquer ? Que me soit permis de déclarer haut et fort que j'aime ces textes, envers et contre tout, et que mon lien privilégié avec eux ne me semble pas un obstacle à cela. J'ai grandi avec la prose de cet auteur pourtant très "noir" et simple. Mais attention, les péripéties de "Neghinițã" peuvent attrister certains enfants. Je conseille aux parents de lire d'abord seuls.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ClaireGClaireG   17 mars 2017
En pénétrant dans la chambre de Hadji, Leana le trouva en chemise, une chemise en lambeaux. Terrassé, le visage sur l’or, il était enterré parmi les jaunets, son front sur un tas de pièces, les yeux fermés. En le voyant, la nièce se mit à pleurer. Mais, comme par miracle, le corps de Hadji trembla. Les pièces d’or tintèrent tout le long de son corps, des pieds jusqu’au front. Il souleva la tête, ouvrit ses yeux éteints et les tourna vers Leana : on aurait dit des bouteilles froides ; il bredouilla quelques paroles inintelligibles, mordit le vide de ses gencives blanches et parvint à articuler :

- Ne regarde pas… Ferme les yeux… Les yeux volent ! Ferme les yeux !

p. 51
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TandaricaTandarica   03 janvier 2017
Après trois jours de fièvre, Hadji quitta le lit. Il était amaigri et pâle, les yeux enfoncés dans les orbites, les cheveux longs et ébourrifés. Leana lui demanda doucement s’il avait besoin de quelque chose.
– Je voudrais, répondit-il tristement, je voudrais un bouillon de volaille… Avec un zeste de citron. Non, le citron est cher… Quelques gouttes d’acide citrique. Prends garde que la volaille ne soit pas trop grande. Petite, mais dodue.
Au soir, Leana étendit sur le lit une grande serviette. Elle y déposa une écuelle pleine de soupe bien chaude. De la vapeur montait de l’écuelle. Une aile de poulet d’un jaune doré sortait du bouillon clairsemé d’étoiles de graisse.
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TandaricaTandarica   03 janvier 2017
– Non, elle n’était pas si petite. Et elle dit au roi : Majesté, tant que tu ne seras pas en état de traire une urne de lait de la fée des fleurs qui dort au-delà de la vallée de larmes, dans un champ de camomille et tant que tu n’auras pas arrosé les pommiers avec ce lait, ils ne porteront pas de fruits. Mais que Votre Majesté fasse bien attention : dès que les fleurs vous sentiront, elles commenceront à onduler et beaucoup, en s’inclinant, toucheront les joues de la fée qui en sera réveillée, car elle a le sommeil plus léger que celui d’un oiseau. Malheur à l’imprudent ! La fée le transformera, selon son caprice, en mauvaise herbe puante ou en fleur odorante, mais il lui sera à jamais interdit de quitter son jardin.
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TandaricaTandarica   03 janvier 2017
Idéalement, c’est une voix douce, dans un français impeccable qui vous répond : ne vous inquiétez pas, cela se soigne, il s’agit d’une simple avarice, et votre humour s’en chargera en partie. "Je penserai à ajouter une dose homéopathique de littérature roumaine sur l’ordonnance. Il me semble que c’est très mal remboursé, même par les meilleures mutuelles, mais votre libraire vous fera un prix d’ami."

(extrait de la préface)
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TandaricaTandarica   03 janvier 2017
– Ne veillez pas sur vos vaches comme vous veillez sur vos esprits. Croix épaissie, esprit assombri ; oreilles de vacher, oreilles de baudet ! dit Neghiniþã et il en profita pour prendre le vent.
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