AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Christophe Claro (Traducteur)
ISBN : 2264047100
Éditeur : 10-18 (05/03/2009)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Les Etats-Unis sont en mal de chefs-d’oeuvre. L’influent Lipowitz fonde une société destinée à repérer au berceau des génies propres à régénérer l’art américain. Le principe est simple : l’activité artistique s’étant toujours nourrie de la souffrance, à chaque prodige en herbe est attribué un manager chargé de transformer sa vie en cauchemar.
Harlan, jeune musicien et critique à la dérive, chaperonne le petit Vincent que la vie a doté de talents exceptionnel... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
TheFunkyFreshLibrary
  25 octobre 2014
Je n'ai acheté ce livre au départ que pour le titre qui me plaisait bien et qui correspondait à une idée que j'avais eu un jour avec un ami musicien qu'il ne pourrait jamais composer de musique s'il avait des relations stables et saines avec les femmes. le propos de ce livre de Joe Goebel m'a donc tout de suite tenté. En effet, l'histoire se déroule dans des Etats-unis fictifs (et pourtant très proches de la réalité), où tous les divertissements (musique, télé, cinéma…), l'art, les médias et la technologie sont exploités par la même entreprise, transformant la culture en une soupe uniforme et rentable. le PDG de cette entreprise, à l'article de la mort, réalise qu'il a tué la culture et décide de créer une école secrète où de jeunes enfants extrêmement doués se verront offrir un enseignement qui leur permettra de devenir les compositeurs/écrivains de demain. C'est là qu'intervient le narrateur, car, de jeune chanteur punk et critique acerbe dans un magazine musical, partiellement misanthrope, il devient le manager du jeune garçon le plus prometteur de l'école.
Je ne vous en dis pas plus et le titre vous donne déjà des indices sur la suite de l'histoire mais voici ce que j'en ai pensé. Dans les critiques que j'ai pu lire sur ce livre, ce qui revient le plus est la magistrale critique de l'industrie du divertissement, et la description crue de notre culture basée maintenant uniquement sur l'argent. On y trouve aussi une réflexion sur l'art et la création artistique : à quel point leur vie personnelle influence-t-elle les artistes ? Doit-on être torturé pour créer ?
Cependant, il m'est arrivé souvent de lire des oeuvres où je trouvais que le propos de l'auteur était très intéressant, qu'il avait eu une bonne idée, mais finalement le livre n'allait pas beaucoup plus loin et devenait très vite bien ennuyeux. J'ai donc été rassurée en voyant que Joey Goebel s'en tirait très bien, car l'histoire est bien ficelée et l'on ne s'ennuie pas. Les personnages et l'histoire sont assez complexes et la réflexion sur le monde du divertissement et ses ficelles s'entremêle à la perfection avec l'histoire plus personnelle et sentimentale du manager et de son jeune client.
La seule critique que j'aurais à faire cela-dit est cette tendance que j'ai observé dans plusieurs livres récents, d'utiliser un procédé stylistique dont je ne connais pas le nom mais qui consiste à annoncer en avance ce qui va se passer plus tard, sans toutefois l'expliquer pour nous tenir en haleine. D'ordinaire je trouve cela intéressant (comme dans Dernière nuit à Twisted river de John Irving) car cela est à la fois très frustrant et extrêmement excitant. Ici, je trouve qu'au contraire cela enlève totalement l'effet de surprise et enlève un certain dynamisme au roman.
Un extrait, pour conclure : « Persuadé que Vincent avait le profil social idéal pour devenir un artiste, je ne l'encourageais pas à se faire des amis ou à sortir de chez lui. Au lieu de ça, je lui achetais une guitare électrique et un ampli et lui appris à jouer. Je lui suggérai d'écrire des chansons parlant des choses qu'il ressentait. J'espérais le rendre plus à l'aise et plus productif dans sa solitude, vu que celle-ci allait durer encore quelques années. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
cinecirque
  23 mai 2012
Partant sur une base très allechante en ce qui me concerne, ce livre expose une solution à la merde médiatique et commerciale contemporaine appelée pompeusement "Art" que l'on nous propose aujourd'hui (bien que, dans l'ombre, on puisse trouver un art d'une qualité bien supérieure). Cette solution n'est, je trouve, qu'une esquisse de ce qu'elle pourrait être, et aurait besoin d'être affinée. Il est en effet beaucoup trop simple de dire et de soutenir que pour créer un artiste, il faut le faire souffrir. C'est beaucoup plus subtil, mais je ne me lance par sur ce chemin, je risque de m'y perdre...
En ce qui concerne le roman en lui-même, il est délicieux... Piquant quand il faut, plein d'humanité, terriblement dénonciateur, évidemment. Tout les personnages principaux sont attachants à leur manière. L'un des grands points positifs est toute la culture que recèle ce livre et qui m'a fait découvrir plusieurs choses notamment en musique. Point négatif: la petite remarque sur Rimbaud quelque part dans le livre (je vous laisse la trouver) avec laquelle je suis en total désaccord!
Le point fort du livre reste avant tout la relation entre Harlan, le narrateur et impresario, et Vincent son génie de petit protégé: elle est très bien forgée. L'auteur a réussi a capter l'ambigüité d'une telle situation et à la retranscrire de façon assez subtile dans le livre. La fin, elle ,est déroutante et, par là, possède un côté assez décevant. Mais elle évite ainsi le cliché et reste fidèle au principe de Torturez l'artiste!
Une très bonne découverte d'un auteur à suivre (son autre roman: The anomalies, très attrayant également...).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
saphira44
  07 octobre 2012
une magnifique critique de la société moderne.
Une compagnie "nouvelle renaissance" souhaite une nouvelle forme de culture bien meilleur, ils partent donc du principe qu'il faut chercher des génie, puis cultiver leurs talent en les rendant malheureux pour qu'ils soient toujours créatifs. Pour cela ils embauche des agents charger de manipuler la vie de ces génie dans l'ombre, et ainsi devenir leur seul point de repère.
Le personnage principale Vincent est un personnage intéressant et attachant qui a le malheur d'être intelligent. En effet à cause de cela il sera exploité et torturer par l'homme qu'il croit être son ami, Harlan.
Cependant Harlan n'est pas présenter comme le diable en personne car il éprouve de la culpabilité et s'en veux de faire ce boulot, et ce sentiment augmente plus encore lorsqu'il commence à vraiment aimer Vincent.
La fin est surprenante mais convient au livre et m'a beaucoup plu
pour ce qui concerne l'écriture elle m'a beaucoup plu aussi surtout son ton satirique et ironique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
LIONELLE
  09 septembre 2014
Le sujet : rendre l'artiste malheureux afin d'obtenir de lui une production de génie.
Oui l'idée est originale.
Mais non, le sujet n'est pas bien traité.
Ce livre m'a laissé un goût amer de violence, de bas-fonds, d'hypocrisie, alors que le sujet m'avait séduite de prime abord En effet, n'est-ce point à la tristesse et à la souffrance que l'humanité doit les plus belles oeuvres de ses meilleurs artistes ?
Commenter  J’apprécie          30
zarline
  09 mars 2009
L'idée de ce livre m'a tout de suite attiré et au final, j'ai apprécié cette lecture, drôle, légère et facile à lire. Cependant, ce livre est également un critique très acerbe du milieu du divertissement et des émissions idiotes et abêtissantes qu'il produit. le style de Goebel pourrait cependant poser problème à certains. Il est très proche du langage parlé et de nombreuses références, qui s'exportent assez mal, à des marques, émissions et chanteurs américains jalonnent le récit.
Un livre sympa donc, mais qui donne envie de se plonger dans un bon classique au style parfait.

Lien : http://www.unmomentpourlire...
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
kloobeastIIkloobeastII   28 août 2010
Je l’étudiais alors qu’il prenait une gorgée de whisky. J’examinai la pointe de tristesse dans ses manières, sa posture pathétique, ses cheveux noirs presque longs avec leur ombre de gris, son air sinistre mais sérieux, sa pâleur de givre, ses traces d’acné, ses yeux enfoncés et mélancoliques et les cernes noirs autour, ses joues qui rougissaient, ses lèvres rougeâtres, son cou maigrichon, ses bras noueux, ses poignets avec des cicatrices, et ses phalanges tremblantes refermées autour de son verre. Pour la première fois, je vis en lui une œuvre d’art (Harlan le Manager parle de Vincent, l'artiste, son protégé p.248)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
kloobeastIIkloobeastII   28 août 2010
Nous nous efforcerons de rechercher et développer l'exact opposé des millionnaires hédonistes qui nous ont divertis et ont façonné notre culture imbécile. Nous encouragerons notre artiste non par des récompenses telles que l'argent, la gloire et le sexe, mais par la privation. Nous ne donnerons pas ; nous prendrons.
Le divertissement a besoin d'un artiste typique à l'ancienne : une jeune femme ou un jeune homme torturé, solitaire, sans amour et désespéré, avec seule la capacité artistique pour justifier sa triste existence. Cette personne vivra selon une vieille maxime qui est un concept étranger à nombre des 'artistes' cupides et excités d’aujourd’hui : on n'a rien sans souffrance.
Ainsi, Nouvelle Renaissance a besoin d'une âme solitaire pour prendre sur elle la souffrance du monde et faire des chefs-d' œuvre. Cette âme connaîtra l'amour non partagé, la dépression nerveuse, le surmenage, l'isolement, l'exil, la misère noire, la maladie, et les troubles mentaux, mais rien de tout cela ne sera enduré en vain. (a propos du projet RENAISSANCE p.89)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
alexSolealexSole   27 décembre 2017
Le mieux qu'on puisse faire, c'est espérer qu'il existe quelqu'un comme vous quelque part mais, si c'est le cas, vous ne rencontrerez jamais cette personne parce qu'elle non plus ne sort pas.
Commenter  J’apprécie          20
alexSolealexSole   27 décembre 2017
Je n'avais pas envie d'écouter de la musique, et nous ne parlions guère. Quelque part au Texas, Monica lança finalement la conversation.
- Tu vas bien, Vincent?
- Oui. Pourquoi tu me demandes ça?
- Tu as juste l'air soucieux.
- Tu es tellement silencieux à l'arrière, ajoutai-je. J'avais presque oublié que tu étais là.
- Je déteste quand les gens disent des choses comme ça, dit Vincent.
Commenter  J’apprécie          00
alexSolealexSole   27 décembre 2017
Tout ce que j'aime se passe à l'intérieur. Mes livres, ma musique, les films. La télé. Tout ce dont j'ai besoin. Tout ce qu'on trouve dehors, c'est des insectes et des allergies.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Joey Goebel (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joey Goebel
Blue Gene de Joey Goebel aux éditions 10-18
Une élection se gagne toujours à la marge. Et Elizabeth Hurstbourne le sait. Délaissant un temps ses préjugés et son air BCBG, la voici arpentant les stands d'un sordide marché aux puces à la recherche de Blue Gene, son fils cadet. Elle a grand besoin de ce marchand à la sauvette tellement «proche du peuple» pour faire remonter la cote de son aîné, qui souffre de son image de riche héritier dans la course au Congrès. Satire au vitriol de l'Amérique d'aujourd'hui, Blue Gene nous fait vivre une campagne électorale - avec son lot de rednecks puritains adeptes des compétitions de monsters Trucks - en plein middle west. Les étouffantes contradictions d'une société conservatrice y sont dépeintes au travers d'une galerie de personnages tous plus hilarants et originaux les uns que les autres sous la houlette d'un Blue Gene, anti-héros, nourri au Prozac et à la désillusion d'une génération sacrifiée.
L'auteur Né en 1980 dans le Kentucky, Joey Goebel a été chanteur au sein de groupes punks et critique musical, scénariste, employé dans un champ de courses, avant de se consacrer à la littérature. Auteur de The Anomalies et Torturez l'artiste !, figure montante de la littérature américaine. Joey Goebel s'inscrit dans la lignée de John Irving et T.C. Boyle. Empreint d'une réflexion corrosive sur les années Bush, Blue Gene est son troisième roman.
http://www.lagriffenoire.com/3347-divers-litterature-blue-gene.html
Vous pouvez commander Blue Gene sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : créationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
15166 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre