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EAN : 9791028523039
160 pages
LEDUC GRAPHIC (10/11/2021)
4.42/5   12 notes
Résumé :
À l’heure de la libération de la parole, Gomargu use de son crayon pour dépeindre une radiographie de notre société actuelle, invite au débat et à briser les injonctions.

À travers de courtes saynètes, Gomargu traite de grands sujets qui animent encore le débat aujourd’hui : invisibilisation des femmes dans l’espace public, harcèlement de rue, injonctions à la féminité et à la maternité, imposition d’un code de conduite ; ou encore, le racisme, la gro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Derfuchs
  05 janvier 2022
Chroniques d'un sexisme ordinaire.
J'ai rencontré l'autrice, Gomargu, lors d'une rencontre organisée par Babelio pour présenter les éditions Leduc Graphic et sept de leurs autrices.
Dans cet ouvrage il est beaucoup, presqu'uniquement question, de sexisme et de féminisme.
Gomargu commente les attaques, les affronts, les insultes que subissent, quotidiennement, partout, les femmes dans la vie de tous les jours, dehors, au boulot, les transports...
C'est effrayant!
Parfois incroyable.
Insupportable!
Le monde est-il vraiment ainsi?
Il faut, malheureusement le croire.
Ajouté à ces affres de tous les instants, l'autrice fait un parallèle et mesure la différence existant entre les rapports du couple dans les tâches quotidiennes y compris la charge de(s) enfant(s).
Il y aurait du mieux mais la balance penche toujours du même côté...
C'est souvent aigre, c'est parfois drôle, c'est sûrement osé (pour moi), c'est instructif, si, si.
On rencontre un gros sentiment de lassitude chez cette jeune femme et je la comprends d'autant que si ce gros problème semble s'alléger, les journaux, radio, télé n'arrêtent pas d'attirer l'attention sur des féminicides et ce chaque jour.
Alors oui, on en gros!
Dessin en noir et blanc, deux trois couleurs par-ci, par là, des personnages figés, impersonnels, une histoire par page ou deux, un sentiment de désolation et...d'impuissance.
Mais un vrai problème!
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Fanny_se_Livre
  03 décembre 2021
On en a Gros
Chroniques d'un sexisme ordinaire.
Rencontrée samedi lors de l'inauguration des éditions Leduc Graphic, Gomargu est un coup de coeur ♥
Une femme super : sensible, douce, humble, engagée, au coup de crayon simple et efficace pour libérer la parole et briser les injonctions.
Sa BD, sortie il y a tout juste 3 semaines, m'a tout de suite séduite.
"On en a gros" est un recueil de saynètes qui dénonce le sexisme ordinaire et autres discriminations subies au quotidien par les femmes. Elle illustre avec ses dessins simples et percutants des situations misogynes que l'on a toute déjà vécu ou vu au moins une fois. L'ambition de son travail est de rendre visible le sexisme pour le faire disparaître ! Une belle initiative qui m'a beaucoup plu de par son universalité grâce à la diversité de ses personnages et des thématiques abordées : homophobie, misogynie, racisme, drague, salaire, charge mentale, consentement, handicap, jugement, violence, sexualité, injustice, besoin, féminité, liberté.
Pour prolonger l'expérience, RDV sur son profil insta @gomargu où elle poste un dessin par jour. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas dans la BD, il s'agit là de 2 travaux complémentaires.
Vous l'aurez compris : foncez l'acheter !
Merci Gomargu pour cette découverte et merci Editions Leduc et Babelio pour l'organisation de cet événement livresque auquel j'étais ravie de participer !
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TroubleBibliomane
  30 novembre 2021
Le thème du féminisme a l'avantage d'être publié sous toutes ses formes aujourd'hui. Que l'on soit plutôt essai, roman, ou simple plaidoyer, nous pouvons diffuser le sujet comme nous le souhaitons (sinon, c'est de la mauvaise foi! 🙂 ). Et dans cette cohorte de grands textes, l'illustration reste pourtant le moyen le plus simple et le plus expressif de transmission. Elle interpelle, fait sourire, sensibilise, et vise terriblement bien ce qui doit être dénoncé. On en a gros, Chroniques d'un sexisme ordinaire de l'illustratrice et auteur Gomargu publiée aux éditions Leduc Graphic annonce la couleur du haut de ses personnages en noir et blanc.
La bande dessinée de Gomargu se veut illustratrice de la société actuelle entre innombrables amalgames, préjugés, injustices et obligations qui sévissent dans la vie quotidienne en passant des inégalités salariales, du consentement à la pression sociale ou l'avortement. C'est une invitation au débat, une incitation à briser des murs et une proposition à créer des ponts.
Dès la première de couverture, tout est dit : « On en a gros« . La sentence excédée trône au milieu de l'album en miroir à une société qui ferme encore trop souvent les yeux sur les inégalités entre les genres. Au-dessus, il y a le nom de l'auteure bien sûr, mais aussi celui d'Emanouela Todorova (Dis bonjour sale pute, éditions Leduc, 2021 – chronique) dont la préface est inévitablement la bienvenue et celui de Louise Giovannangeli, agente littéraire plus qu'engagée.
De préface à postface, la bande dessinée illustre avec brio et simplicité les expériences sexistes de la vie quotidienne. Une série de mises en situation qui fait froid dans le dos tant il est impossible de ne pas avoir été un jour dans la même situation ou spectatrice/spectateur d'une scène similaire. Alors d'une certaine façon, cela sonne comme une normalité extrêmement malsaine qui touche tout le monde et se dénonce à coups de micro-histoires.
Le trait de crayon de Gomargu est intensément épuré, ses personnages sont peu expressifs et cela pousse consciemment ou inconsciemment le lecteur à se tourner vers les mots, les phrases, le sens plus que l'illustration elle-même. En somme, l'essence même de l'engagement. Les personnages se ressemblent très souvent dans leurs traits ce qui accentue tout au long de la lecture cette idée d'universalité qui devrait rassembler plus que de séparer. Et si la BD crie combat et militantisme, elle pose aussi une réflexion philosophique et rhétorique indéniable : pourquoi est-il si difficile de tendre vers un monde meilleur alors que nous avons les clés pour le faire ?
Lien : https://troublebibliomane.fr..
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melonivalentine
  24 décembre 2021
Ce livre est un coup de coeur absolu ! d'une part parce que ces phrases, situation me parle pour beaucoup, elle me ramène à des situations personnellement vécu. Et il y a les autres situations auquel je ne suis pas confronté mais qui me montre et me font prendre conscience du travail qu'il reste encore à faire pour rendre ce monde meilleur et vivable pour nous tous ensembles 🙏🏻.
J'y vois aussi une bonne dose d'amour et ça fait un bien fou ❤️.
C'est le genre de livre que j'aurais aimé livre plus jeune et qui, je trouve, a toute sa place dans nos librairies !
De belles illustrations, beaucoup d'émotions, et des textes poignant.
Je recommande à 200%
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Ninaalu
  25 novembre 2021

Je vous présente un roman graphique qui fait écho à cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, et effectivement on en a gros. Car si notre situation est plus enviable qu'au siècle dernier : on a le droit de travailler, de voter et d'avoir un compte en banque, les inégalités femmes/hommes sont encore extrêmement présentes et fortes.
Parmi les sujets que l'autrice illustre dans des saynètes d'une ou deux pages : les violences conjugales et sexuelles, la taxe rose, le coût des règles et de la contraception, les injonctions à la féminité et à la maternité, la grossophobie, le validisme, l'avortement, l'homophobie, les différences salariales, etc. Néanmoins, en miroir l'autrice évoque aussi la virilité toxique et les injonctions que subissent les hommes. Il y a aussi des histoires avec des personnes qui soutiennent : il y a de l'espoir et il repose beaucoup sur la sororité.
Alors lisez cette BD pour réfléchir encore plus à ces sujets et offrez-là à ceux qui pensent encore que les femmes portent plainte pour viol pour s'enrichir, qu'elles l'ont bien cherché et que la charge mentale est un mythe...
Lien : https://ninaalu.wordpress.co..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DerfuchsDerfuchs   05 janvier 2022
- Je fais 2 repas par jour pour 30 personnes 5 fois par semaine aidé par 3 commis. J'ai 1 étoile et un super salaire.

- Je fais 3 repas par jour pour 5 personnes 7 fois par semaine, je ne suis pas rémunérée pour ça et en plus je me tape les courses!
Commenter  J’apprécie          130
NinaaluNinaalu   25 novembre 2021
Pourquoi on dit des "Hommes" pour parler des femmes et des hommes et pas des "Femmes".
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TroubleBibliomaneTroubleBibliomane   30 novembre 2021
Refuser de voir le problème… C’est en faire partie.
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NinaaluNinaalu   25 novembre 2021
On ne naît pas femme mais on en meurt.
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