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EAN : 9791041415144
304 pages
Points (05/04/2024)
4.07/5   34 notes
Résumé :
Choisir d'être mère s'adresse aux futures mères ainsi qu’à toutes les femmes qui s'interrogent sur la maternité. Sur un ton léger, à la première personne, la journaliste et jeune mère Renée Greusard propose un portrait tout en nuances des mois et des premières années qui suivent l'accouchement, en explorant en profondeur les tabous de cette vie nouvelle (l'ennui profond que l'on peut ressentir au parc, les toilettes qui deviennent un havre de paix, le couple qui peu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ce livre, Renée Greusard en a entamé l'écriture il y a cinq ans. Suite logique d' « Enceinte, tout est possible », ses lectrices auraient dû l'avoir entre les mains il y a bien longtemps. Seulement voilà, ce n'est pas facile (comprenez : impossible) d'écrire un livre tout en s'occupant d'un bébé puis d'un enfant en bas âge. Compliqué d'avoir ne fût-ce que « Des toilettes à soi » (clin d'oeil génial à Virginia Woolf et titre d'un chapitre). On peut la féliciter et la remercier d'avoir mené sa mission à bout, car cet ouvrage est d'utilité publique.

« Choisir d'être mère » a plusieurs fonctions. Tout d'abord, il déculpabilise les mères qui ont l'impression de ne pas être assez bonnes. Ensuite, il permet aux lecteurices qui n'ont pas fait l'expérience de la maternité de mieux cerner les sentiments et besoins de leurs amies qui sont en plein dedans. Enfin, et c'est là son objectif principal qui donne son titre au livre, il permet de faire le choix libre et éclairé de la maternité (ou pas).

Loin d'être un oiseau de mauvaise augure ou de vouloir « dégoûter » les femmes de la maternité comme on a pu en faire le reproche à l'autrice lorsqu'elle verbalisait ses sentiments, ce livre a le pouvoir magique de transformer les femmes en guerrières. Des guerrières armées de savoir, conscientes de ce qui les attend. Bien sûr, toutes les femmes sont différentes et leur expérience de la maternité varie(ra). Mais être préparée à ce qui peut arriver (ou pas) est beaucoup mieux que d'être livrée à soi-même.

Ainsi, si vous faites le choix de la maternité, oui, il est possible de trouver son enfant moche. Tout le monde se mêlera de votre allaitement. On va vouloir vous vendre plein de trucs inutiles. Mettre l'enfant devant un dessin animé sera très tentant même si les écrans « c'est mal ». le couple, si vous êtes en couple, sera forcément chamboulé par cette arrivée.

J'ai appris plein de choses, notamment découvert toute une série de maladies infantiles (vous connaissiez les règles du nourrisson ? J'ai choqué toutes mes amies avec cette info et je suis outrée qu'on n'en ait jamais entendu parler).

En outre, la plume de Renée Greusard est délicieuse, j'ai beaucoup ri. Les illustrations d'Éloïse Coussy qui parsèment le livre sont sublimes. Et, j'avoue, j'ai eu la larmichette à l'oeil en lisant le dernier chapitre (« le meilleur pour la fin »)... C'est un livre que je vais sans nulle doute offrir autour de moi. Loin d'être un guide formel, je le vois plutôt comme un ami, une main tendue. Absolument nécessaire ! ❤️
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Renée Greusard livre ici un essai édifiant et nécessaire sur la maternité, mais surtout sur le consentement conscient à la maternité. La notion de conscience est très importante ici car, en ce qui concerne la parentalité, on a tendance à donner un consentement plus sociétal que personnel dans un premier temps.

La promesse de l'ouvrage (dont c'est d'ailleurs le sous-titre) est de nous confier "tout ce qu'on ne nous a pas encore dit sur la parentalité". L'autrice aborde donc la fameuse nuit de java (dont je n'avais jamais entendu parler), de l'allaitement (qui peut devenir un sujet collectif là où il est censé rester intime et personnel), de son rapport au corps après l'accouchement, de la charge mentale d'un enfant sur sa personne mais aussi du poids qu'il peut avoir sur le couple parental, tout en nous prouvant que la construction actuelle de la parentalité repose fortement sur le socle du sacro-saint patriarcat.

Des sujets divers et variés (et encore, je ne les ai pas tous cités) qu'elle traite avec une plume débordante d'humour et de références à la pop-culture dans lesquelles j'ai pu me retrouver. N'étant pas mère, j'ai pourtant ressenti un fort sentiment de connexion avec l'autrice. Ce que j'ai le plus apprécié, c'est qu'elle a mêlé à la fois son expérience personnelle avec des entretiens scientifiques/psychologiques (avec des spécialistes du couple ou de la petite enfance) et sociologiques (via un groupe Facebook rassemblant des mères qui donnaient leurs avis) réalisés pour écrire cet ouvrage.

Ce qu'elle raconte m'a souvent fait peur, d'une part parce que je me suis rendue compte de l'étendue de mon ignorance, mais aussi parce qu'être mère semble parfois devenir un véritable enfer, au-delà de tout le bonheur que cela peut apporter.

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage, qui m'aura personnellement beaucoup apporté dans ma démarche envers la maternité, et je ne peux que le recommander chaudement à toutes les futures mères ou femmes qui s'interrogent sur leur maternité, qui liront ces lignes. Un must-have de sa bibliothèque !
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Renée Greusard est désormais mère d'un petit garçon depuis plusieurs années. Forte de son expérience et du témoignages de plusieurs autres mères ou professionnels de la petite enfance, elle nous dresse ici un portrait rationnel et sincère de sa maternité et des tabous de la maternité.
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Voilà un livre qui divise autant qu'il rassemble. Si on n'est pas toujours d'accord avec les propos des professionnels, l'autrice en revanche apporte un nouveau regard sur un patriarcat bien huilé auquel contribue même le congé maternité ! Les propos de Catherine Salinier (au passage, écorcher un nom de famille à plusieurs reprises, alors qu'au début il était bien orthographié, ça fait quand même peu sérieux) sur la question du sommeil et du fait qu'après 6 mois, en gros on explique au gamin qu'il nous foute un peu la paix hein nous on dort et s'il pleure ma foi c'est pas bien grave à cet âge (6 mois 💔🥺), n'ont pas choqué que moi (je me suis sentie moins seule) et ont indigné bon nombre d'entre vous. J'aurais bien aimé l'avoir en face de moi Madame la Pédiatre me dire aux 19 mois de mon fils que c'était de ma faute s'il se réveillait 10 fois par nuit en hurlant comme un possédé pendant de longues minutes, elle aurait été très bien reçue. Pourtant étonnamment, à 8 et 5 ans, il y a belle lurette qu'ils n'ont plus besoin de personne pour s'endormir et se rendormir en cas de réveil, hum.
En dehors de cet épisode que vous avez pu suivre assidûment en story (😬), je dois avouer avoir oscillé généralement entre rires, stupeur et même choc. J'ai eu l'impression d'ouvrir les yeux sur plusieurs sujets et ça m'a choqué de ne pas m'en être rendue compte avant.
Pour finir sur une jolie note, parlons un peu de la couverture de ce livre qui est magnifique et toute en couleur, le genre à étudier attentivement, qui ne révèle pas tout au premier regard. C'était une bonne lecture enrichissante, encore merci @editionsjclattes pour ce service presse très intéressant.
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Livre sympathique, et drôlement raconté.
L'auteure a l'art de dédramatiser un choix qui, pourtant, peut être lourd de conséquences.
Sur la vie des parents, en tout cas.
Au début, le ton léger m'a un peu gênée, et puis je l'ai lu avec plaisir.

Concernant le chapitre "On peut se sentir plus puissante et plus belle après",
Renée mentionne un journaliste, qui affirmait que, pour lui, une femme qui a eu des enfants serait "périmée".
Pour ma part, j'ajoute que cet homme-là, pour en vouloir à ce point aux femmes ayant mis sur terre des enfants, est certainement jaloux de cette "toute-puissance" que possèdent les femmes, et que lui n'aura jamais...
De plus, son constat est stupide.
Beaucoup de femmes ayant accouché une ou plusieurs fois, retrouvent tôt ou tard leur taille de jeune fille.
Et plus souvent tôt, que tard.
Et les vergetures, entre autres, ne sont pas une fatalité, puisque des huiles ou crèmes, saines, permettent de les gommer considérablement, voire totalement.
Sans compter que des femmes n'ayant jamais eu d'enfants, (nullipares), parfois, sont de forte corpulence, et se sentent elles-mêmes périmées, ce qui n'est pas forcément vrai non plus.

Mais le plus important, dans tout cela, est de faire COMME ON LE SENT.
De s'écouter, soi, en profondeur, et de seulement prendre en considération son avis et celui de son conjoint.
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Il est parfait cet essai. L'autrice ne passe pas par quatre chemins pour décrire le quotidien des parents. Des réalités dont on parle peu et qui impact directement toute personne qui élève des petits bouts (on ne va pas se mentir et vous allez le découvrir en détail, la mère est plus impactée). Des maladies dont on parle peu au sommeil en passant par les crises de colère et l'alimentation, Renée Greusard déconstruit "les bonnes pratiques" et les compare avec ce qu'il se passe réellement au quotidien. Elle met en évidence des injonctions (la sacro sainte éducation bienveillante, l'allaitement, etc.) et le poids de ses injonctions sur la vie des mères. le propos est acerbe, drôle et d'utilité publique. L'autrice avec une franchise salvatrice livre un essai à faire lire autour de soi. Ce genre de bouquin qui permet de prendre du recul, de souffler un peu pour l'éducation des enfants. le tout enrobé d'un humour d'enfer. "Choisir d'être mère" est un super bouquin.
Lien : https://lesmafieuses.wordpre..
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critiques presse (1)
La journaliste Renée Greusard, dans un essai drôle et utile, parle en toute franchise de la maternité — pour que le choix de s’y engager se fasse en toute connaissance de cause. Un livre qui intéressa les futures mères, mais pas uniquement !
Lire la critique sur le site : MadmoizellePresse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Non, elle sait que c'est l'enfer. Et sur ce, elle m'invite élégamment à me taire, à respecter un vieux pacte de femmes. Un secret qu'elles tiennent depuis longtemps. Il ne faut pas que ça se sache mais, en fait, être parent et mère particulièrement, c'est l'enfer. Parfois, certaines délient leur langue. Mais le plus souvent, elles le font après que leur fille est passée de l'autre côté du fleuve. "Ah oui, au fait, j'avais oublié de te dire avant que tu traverses le pont, il y a beaucoup de boue par ici. Oups..."
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Un ami m'a un jour dit que les enfants sont profondément de droite : sens du partage très relatif, solidarité aléatoire, choix de la violence en cas de problème et individualisme à outrance. Je souscris.
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«Quand tu m'as annoncé que tu étais enceinte, j'ai été à la fois contente et triste pour toi. Je me suis dit: elle va en chier. » Et donc sa mère lui dit ça APRES qu'elle a accouché. Sérieusement? Y a-t-il beaucoup d'autres situations de la vie où l'on ment à ce point aux gens? Et si collectivement? Où on leur promet un conte de fées qui n'existe pas ? Je ne vois qu'un exemple: le père Noël. Qui a aimé le moment où on a compris qu'il n'existait pas? Personne. Là, vous pensez peut-être que j'exagère et que nous ne sommes que quelques aigries dans notre coin. Détrompez-Vous.
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Le congé maternité tel qu'il existe aujourd'hui génère de mauvaises habitudes et instaure des inégalités plus larges. D'abord, parce qu'il construit notre charge mentale. Seule avec notre bébé, nous devenons la personne référente, celle qui sait mieux. Le congé maternité fait de l'enfant notre compétence. Ensuite, parce que nous prenons en charge les premières fois (premier vaccin, premières chaussures, premiers pleurs, etc.), et qu'il nous revient naturellement, sans rien forcer, d'y veiller aussi les fois suivantes. C'est un truc bien huilé du patriarcat, cette affaire.
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Aujourd'hui, les parents ont peur que la frustration de leur enfant ne lui fasse du mal. Mais l'une des fonctions des parents, c'est au contraire d'accompagner les enfants dans leurs frustrations. Si ses parents sont aussi bouleversés que lui, c'est insécurisant pour l'enfant.
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Video de Renée Greusard (1) Voir plusAjouter une vidéo
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