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Critiques sur Hannibal Lecter : Les origines du mal (44)
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denis76
  14 décembre 2018
Thriller. C'est énorme !
Thomas Harris, avec sa bonne bouille ronde, on lui donnerait le bon Dieu sans confession... Et pourtant... Mais il ne faut pas confondre l'écrivain et son "héros". D'ailleurs, Hannibal.... est humain : on le comprend. Hannibal a 8 ans... il voit ses parents tués sous ses yeux par un stuka ;
il voit Grutas et ses cinq acolytes, ces collabos lituaniens donner Chef aux Allemands ;
il voit, quand Grutas emmène sa petite soeur adorée Mischa, qui, soulevée par deux bras fermes, se retourne et crie : "Anniba'".
A 13 ans, avec son oncle et Dame Murasaki, sa mémoire fait défaut. Mais il se souvient du visage de "Yeux Bleus"...
.
Fan de Thomas Harris, que je considère comme un des plus grands maîtres du thriller, j'ai lu, il y a dix ans, quatre de ses cinq thrillers, dont celui-ci. Ma vision du bouquin a évolué, car je l'ai lu en me posant la même question que le proc à la fin :
.
"Quelles preuves a-t-on contre Hannibal Lecter, exactement ? Dans le climat vindicatif d'épuration sauvage qui s'est installé après guerre, une inculpation pour le meurtre de criminels de guerre et d'anciens nazis devrait être rigoureusement sans faille et une condamnation, même justifiée, se révélerait très impopulaire."
.
Il y a dix ans, j'étais sensible au côté spectaculaire des crimes : Hannibal tue 9 personnes dans le bouquin, et Grutas... un certain nombre.
Maintenant, ce qui m'intéresse, c'est "Les origines du mal", qui au passage est une mauvaise traduction de l'américain. Et on ne peut pas vraiment, à ce stade, comparer Hannibal à un psychopathe machiavélique qui "joue" au plus fin avec la police. Il venge seulement sa soeur à qui il avait promis de de faire, une fois la mémoire revenue ... Et en plus, ce sont tous de sales types : collabos, trafiquants de tableaux volés de l'après guerre, ou de femmes, etc.. Hannibal apparaît presque comme un super héros, qui a une liaison platonique ( ? ) avec sa belle-mère belle... et japonaise, qui lui apprend l'élégance, le style, le stylet et le haïku.
Il faudrait relire les autres "Hannibal" pour comprendre ce qui a déclenché cet horrible monstre, ce mister Hyde tellement bien incarné par Anthony Hopkins : )
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darkmoon
  15 février 2014
Hannibal est une franche réussite. Totalement à contre-pied du Silence des Agneaux, il provoque d'ailleurs des réactions mitigées de la part des personnes qui s'attendaient à un roman de suspense. Et Hannibal n'en est pas un. Hannibal est un opéra gore plus envoûtant qu'effrayant, sorte d'hommage fascinant à Lecter, monstre cannibale désormais entré dans notre mythologie moderne.

Hannibal est une oeuvre d'art, travaillée aussi bien au niveau des personnages, bien plus fouillés que dans le Silence des agneaux justement, qu'au niveau de l'intrigue, inattendue et captivante. L'atmosphère reste très froide, mais plus raffinée. La grande différence entre les deux tomes est que l'on quitte l'enquête policière pure et dure, basée sur la psychologie d'un criminel et de tout ce qui l'entoure, pour suivre un roman sans trame narrative aussi nette, plus attentive à assouvir les attentes du lecteur ; L'attente suprême étant bien sûr LA rencontre. On attend. Thomas Harris brouille savamment les pistes, disperse l'action entre les Etats Unis et l'Italie, fait de Florence une ville sombre et menaçante, déplace le malaise en introduisant un personnage à l'aspect terrifiant. Il prend le temps de tout resituer. Donc on attend, mais on ne s'ennuie pas. D'emblée est évidente la volonté de l'auteur de faire de Hannibal un roman d'horreur élégant, fluide et mortifère. Les trois histoires se suivent en parallèles, se complètent puis se rejoignent. Les trois quart du roman ressemblent plus à une chronique qu'à une poursuite. La majorité des actions a lieu à la fin et capte totalement notre intérêt.

Dès lors, même si ce deuxième opus est moins réussi que son prédécesseur, il reste toutefois magistral ! Ce que le roman a perdu en suspens, il l'a gagné en élégance. Et on peut enfin savourer les meurtres et autres gourmandises que nous procure notre cher Docteur Lecter.
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greg320i
  24 février 2014
Bim, Bam , Boom ! Bruit d'une chute qui peut faire mal .. (dans l'escalier par exemple)
Ha, Ni , Bal : nom d'un Monstre qui 'pourrait' vous faire encore plus mal. (en vous saignant par exemple)
Hélas, le triple hélas ici est que les deux semble allez ensemble, que le roman nous reprend les moments passés de la jeunesse de Lecter comme dénominateur de sujet initial .
Sujet ok, ça peut à la limite passer si on aime le thème de la guerre de 40 ( qui n'est pas mon cas en tout cas) mais franchement pour l'originalité, de voir notre cher et si précieux Ami Lecter embourbé là-dedans,avec des SS pour compagnon ce fût le coup de grâce.

Que je vous explique un peu ( voir beaucoup ) : le petit Hannibal surnommé gentiment 'Anniba' ( trop mignon hum ) et sa petite soeur Mischa vécurent heureux tranquille dans le château Lecter quand surgit un jour de méchants criminels de guerre allemands, nazis aux méthodes assez expéditives ( la totale quoi ).
Puis on plonge carrément dans le conte des trois ours ,,vous savez :
-Le premier méchant tua les parents, le deuxième vilain enleva les orphelins et le dernier à décidé de les.. manger.

C'est la mâchoire légèrement bloqué et me disant que la plaisanterie devez peut-être être prise au sérieux que j'ai vite relevé mes yeux vers le reste des pages à venir.
Un bon quart du bouquin entamé et déjà de gros vides à combler : suspense? Horreur ? Où Thomas Harris veut-il m'emmener là ? Et sinon ??

Puis,notre genèse timide en maux et frigide en morts déjà effacée ( de ma mémoire aussi) l'histoire continue sa (mauvaise) route , sa routine plutôt, à croire que la machine à écrire de Harris intercale volontairement de grand blanc frustrant entre les chapitres.
Bref ,soudainement accoquiné d'une femme japonaise prénommé Dame Murasaki sortit d'on ne sais où,ni comment , ni pourquoi , on découvre notre apprenti Lecter dans les bonnes relations politiquement correct, les manière de gentleman et matière première de galanterie .
Bon, ça discute , ça grandit, on revoit en flashback les turpitudes passés et Vlan,deuxième chapitre.. Second quart terminé et toujours rien sous la dent.


Thomas Harris aurez-t-il abusé de moelleux tel son pain si célèbre d'homonymie ? Si au temps du croustillant Silence des agneaux son mordant fut alors sa denrée première , ici la dernier fournée a bien le goût fade du cramé , croyez moi.
C'est donc avec d'énormes doutes que j'ai ravalé ma salive et mis mon poing ..sur la table ( et l'autre sur mon i) .
Quand cela va-t-il décoller bon sang ? Allo, Allo station Lunaire Harris on demande renfort sur la terre là ! Redescendez de vos succès passés, c'est le Titanic total là. Franchement,, on s'imaginait un tout autre passé pour l'icone cannibale adulée de millions de personnes, de toute une génération même .
L'oral moyen, l'écrit passable : un bon cours de rattrapage va être requis.


Au final ( oui j'abrège la dernière partie de cache-cache du bouquin qui joue avec nos nerfs de façon trop mollassonne, qui ne vous donnerez pas plus envie, alors à quoi bon..) c'est un sacré manque d'acide, de sylphide et de souffrance pour créer l'étincelle et l'ambiance de terreur que l'auteur nous pénalise d'un volet en trop de la saga Hannibal Lecter.
Pourquoi a-t-il décidé froidement de sortir "cela" ? Markéting , volonté de surfer sur toutes les remises à jour des remake 'à la mode' ?( à la mode pâte-à-modeler surtout) .
Je donne ma langue au chat :La pilule ne passe pas, l'effervescent ne pétille pas, la plume reste à terre et le mieux à faire serer de se taire sur ces 'origines' qui ne comporte que de Mal sa seule parution déstabilisante après trois autres épisodes qui furent EUX au sommet.
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greg320i
  24 novembre 2013
Ami(e)s lecteurs , comme il me tient à coeur de vous régaler de ces retrouvailles avec Hannibal Lecter (qui tient aussi un coeur,, dans ses mains) Que le temps me paraissait long sans Clarisse, notre flic de chic et de choc pour qui les agneaux hurle toujours ..
Sept ans donc depuis 'le Silence' : la vie passe et le mal est toujours là , partout à la fois, dans les sombres cohortes d'une cave jadis et désormais dans ce nouveau récit de Thomas Harris qui va nous saigner 563 pages d'horreur absolu .

Maestro ! Motore ! Il Mostro entre scène direct à l'Acte 3 dans son plus beau rôle : le sien . Qui ? M'Enfin... le divin, le sanguin qui va enfin reprendre son flambeau et devenir le véritable héros à la table de son propre roman.
Il siège ici en Italie, régnant caché en Dottore de son état . A un doigt près cependant, car l'effroyable et l'incroyable soif de retrouver sa belle confidente du passé le hante encore à jamais.
Mais un ennemi juré, sixième victime de son passé criminel le poursuit:

Mason Verger , là, dans son jardin secret confiné, enfermé dans un poumon d'acier, langue (sans lèvres car arrachés) de vipère , engagé dans la traque sans relâche de son animal préféré, l'Hannibal . On endure le supplice décrit et promis sur sa proie mais on se ravisse avec Clarisse aussi , revenu plus froide et glacial de l'enfer .

Docteur Lecter nous promet donc encore un festin sur mesure, mais avec de belles peintures en prime, telles crimes atroces et humour précoce qui y sied. Précis, viril , coupant et tranchant dans le vif, édifiant de confiance froide en sa foi ( dû à son régime de foie ?) il nous revient comme jamais, incluant son envie de saigner le monde entier.
Monstrueux est un faible mot pour décrire certains sévices, abominable est encore trop doux pour d'autres tortures. Venez, lisez, savourez si vous l'osez !
Moi je m'en suis d-é l-e-c-t-e-r ! héhé !!


Alors,approchez; mais pas de trop près,, voilà ,, parfait : vous êtes fin près à engloutir le pavé sucré -salé . Tout y est , rien n'est oubliez , la perfection subtil et intime de notre cannibale ,avec son appartenance à la classe sociale supérieure des grands seigneurs. Il vous prêtera de là son effroi ,son génie infini et vous convaincra qu'il reste à jamais et pour toujours l'éternel sociopathe le plus recherché au monde.

Précaution: Ne dites plus "Fontaine je ne boirez pas de ton eau" avec Thomas Harris, car comme le malheureux Mason lui, déguste des larmes dans un martini, prendre votre Hannibal en main reviendra dès lors à vous enivrez d'un poison violent et millésimé . Attention EXQUIS !
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Pixie-Flore
  01 février 2015
Gros coup de coeur.
Des quatre tomes de la série Hannibal Lecter, celui-ci est sans aucun doute mon préféré. Cette fois-ci, c'est le passé du jeune Hannibal Lecter qui nous est dévoilé: son enfance heureuse, la guerre, l'obsession de vengeance... Chaque monstre a d'abord été un enfant. L'adulte que cet enfant devient découle de son vécu et de ses capacités sensorielles et intellectuelles. Je trouve que l'auteur a vraiment fait du bon boulot pour montrer la transformation progressive de celui surnommé "le Cannibale". Dans ce récit, on rencontre de nouveau la narration sombre et travaillée de Thomas Harris. Ce n'est plus le suspense ni une quelconque enquête qui guide le lecteur, mais une soif de vengeance et une reconstruction d'après guerre qui semble bien difficile. Grâce à son récit fascinant et envoutant, j'ai découvert un auteur génialissime. Captivée, je n'ai pas pu lâcher ce livre.
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HORUSFONCK
  22 novembre 2016
Thomas Harris nous emmène dans le passé tourmenté et à l'horreur indicible, d' Hanniibal Lecter.
Le personnage n'est pas sociopathe profond par hasard: du chaos et de ses atrocités, naissent parfois des monstres: Hannibal Lecter est de ceux-là, dans une flamboyance à nulle autre pareille.
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mauriceandre
  19 avril 2015
J'ai lu tous les romans de Thomas Harris et celui-ci, qui nous explique pourquoi Hannibal Lecter est devenue le monstre du célèbre "Le silence des agneaux", apporte un éclairage différent sur le personnage.
Pour ce la l'Auteur surenchéri dans l'horreur, et ce que subit Hannibal pendant son enfance, explique avec tous les détails le traumatisme qui sera la cause de sa folie particulière.
J'ai vraiment aimé, Thomas Harris avec ce roman nous montre l'un de ses plus grand talent, l'Imagination.
merci à Bernard Cohen pour sa plongé, surement en apnée, dans le délire schizophrène de ce roman pour en assurer la traduction
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orely
  12 avril 2015
Avant la lecture : j'ai adoré le silence des agneaux, je souhaite donc découvrir d'autres livres de cet auteur

Le livre en lui même : 360 pages, grand format,des chapitre courts, une typographie assez épaisse, une super couverture et une quatrième accrocheuse

Pendant la lecture : trois heures, je l'ai lu sur une journée. Une écriture dynamique, facile, entraînante.

Après la lecture : je suis toujours stupéfaite de m'attacher à un monstre, bravo au écrivain qui nous font ressentir des sentiments contre nature! Un bon livre, la naissance d'un tueur.
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KrisPy
  02 juin 2014
Je ne suis pas impartiale quand il s'agit de Thomas Harris...
Tout a commencé avec "le Silence des agneaux" : j'avais tellement aimé le livre que je ne voulais pas voir le film.
Puis j'ai lu "Dragon Rouge", mais là, manque de bol, j'avais déjà vu le film bien avant de lire le livre ("le Sixième sens" Michael Mann 1986) et bien entendu, le livre battait largement le film.
Puis Thomas Harris écrivit la suite. Hannibal. Hannibal, les origines du mal.
Et je les trouve tous excellents.
Comme beaucoup de gens, je suis tombée sous le charme trouble d'Hannibal Lecter. Et j'ai craqué : j'ai regardé tous les films. Ils sont très bons aussi, principalement grâce à Anthony Hopkins bien sur, qui a su retranscrire admirablement le charisme du Dr. Lecter. A tel point que Thomas Harris c'est lui-même inspiré du jeu de l'acteur pour étoffer son "héros".
Vous l'aurez donc compris, j'aime cet auteur et ces livres machiavéliques, et je les conseille à ceux qui aiment les thrillers et qui n'auraient encore pas lu ces merveilles... s'il en existe encore.
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julienraynaud
  28 février 2016
Bien sûr, c'est violent et cruel. L'auteur propose une explication crédible à la barbarie dont son personnage fera preuve à l'âge adulte. Ce qui est vécu pendant l'enfance laisse des traces sanglantes, les prépare en quelque sorte.
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