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EAN : 9782266051323
413 pages
Éditeur : Pocket (02/02/2006)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 1199 notes)
Résumé :
À un mois d'intervalle, deux familles entières sont massacrées à leur domicile, l'une à Birmingham, l'autre à Atlanta.

Jack Crawford, chef du département des Sciences du comportement du FBI, charge Will Graham de trouver celui que la presse a baptisé "le Dragon rouge". Par le passé, Graham a montré une aptitude incroyable à se mettre dans la peau d'un psychopathe en arrêtant le Dr. Hannibal Lecter, un assassin bestial. Il consulte donc Lecter, désorma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
Laurence64
  10 février 2013
Le héros de roman ne vieillit pas. le lecteur, oui. L'écrivain aussi. Et pendant cet irrémédiable processus les temps changent.
Il y a presque 30 ans, Thomas Harris était non le célèbre papa d'Hannibal mais "un journaliste spécialisé dans les affaires criminelles". Pas vraiment vendeur. La 4° de couverture se vengeait sur le roman: " Dragon rouge est d'ores et déjà considéré dans les pays anglo-saxons comme le chef-d'oeuvre du roman de terreur psychologique".
Chef-d'oeuvre donc (impensable le nombre de chefs-d'oeuvre qui fleurissent), alors que le silence des agneaux errait dans les limbes ou gigotait dans l'inconscient de Thomas Harris. Hannibal Lecter n'est ici qu'un petit figurant dans la trame romanesque tissée.
J'ai découvert Dragon rouge avant Hannibal. J'avais dévoré cette histoire de psychopathe avec un certain plaisir (ou un plaisir certain) sans pour autant m'extasier. Novateur, le dragon. Les thrillers ne s'abatttaient pas alors dans les librairies comme des nuées d'étourneaux, les séries télévisées n'inondaient pas le PAF (pas le piaf) de sociopathes, psychopathes, télépathes et mille-pattes affublés d'experts en tous genres.
Aujourd'hui, la mâchoire mastique du déjà lu et déjà vu. Ce qui est fort dommage. le profiler pullule tellement qu'à force d'à force, je me lasse.
Pourtant, Will Graham a le bon goût de l'intuition réaliste. Contrairement au racolage éditorial qui le fait se mettre dans la peau des psychopathes, son talent policier relève davantage de l'insight. Ce qui lui a permis de démasquer le charmant Lecter. Et qui lui permettra de débusquer le vilain Dolarhyde avec, en supplément, quelques déductions dignes d'un Hercule Poirot moins belge et moins suffisant.

Pourtant Harris n'hésite pas à nous plonger dans le passé peu enviable du tueur. le dentier de grand-mère crache ses méchancetés au fond d'un verre vide. Un dessin de Blake bavarde trop. Les souffrances de l'enfance mordent le présent qui n'en finit pas de saigner.
Mais deux grosses dizaines d'années plus tard, le goût de la nouveauté s'en est allé. Reste un thriller solide.

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mcd30
  09 février 2018
De mémoire car après une lecture aussi éprouvante je n'ai plus rouvert ce livre. 2003 fut l'année de la canicule. Aux heures les plus chaudes je lisais Dragon Rouge, j'avais adoré le silence des agneaux quelques années plus tôt. J'arrivais au chapitre où le tueur attrape le journaliste et là, tout à coup tout devint sombre, je me retrouvais baillonnée, ligotée, aucun son ne sortait de ma bouche, j'étais muette de frayeur, mes pensées se bousculaient dans ma tête, je me sentais à la merci du tueur, j'étais impuissante. Mes mains étaient collées au livre, mes yeux rivés sur le texte et les pages tournaient toutes seules; J'étais le journaliste et j'assistais à son supplice, je sentais sa peur m'envahir, j'avais froid, le sang battait à mes tempes, mon coeur s'emballait puis quand tout s'arrêta pour le journaliste, le livre me glissa des mains et tout revint à la normale. J'ignore si c'est de l'empathie, mon imagination débordante, ou l' énorme talent de Thomas Harris à rendre ses personnages crédibles mais j'ai eu la peur de ma vie. Bien entendu j'ai fini ce livre de jour. J'ai lu beaucoup d'autres thrillers et il m'est arrivé de ressentir cette impression d'autres fois mais ce sont d'autres histoires.
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greg320i
  12 juillet 2013
L'une de mes récentes lectures " La mémoire du sang de Greg Iles" m'avait joliment mise la puce à l'oreille ou plutôt le mors aux dents en faisant référence au fameux dentier dont il est question dans Dragon rouge.
Il ne m'en fallait donc guère plus pour que ma curiosité me rappelle chez Thomas Harris qui à mon bon souvenir m'avait déjà subjugué et enrôlé dans son non moins fameux Silence des Agneaux.
En route donc, et direction plein phare à la poursuite d'Hannibal le cannibale !
Hèèh.. Grosse désillusion , ce n'est pas autour de lui que l'histoire tournoie .
Enfin qu'à cela ne tienne, même s'il n'est qu'un simple pion dans le grand fracas de ce thriller, je constate qu'il en reste de même un point et un atout fort.
L'histoire :
Corroboré de mes prédictions sur le très bon suspense attendu, l'écrivain ingénu me ravise la passion et attise ma relation dans cet environnement assez sombre .
Le tout violemment mis en scène avec meurtres ,fracas et crimes en série pour prendre directement là où cela agit : au tripes .
Intriguant, habile et subtilement mené par un détective caractériel , pas du tout superficiel ;qui en a sous la ceinture comme dans le holster : Will Graham .
Épaulé par sa petite équipe , il tentera de venir à bout de la psychologie complexe du dénommé La Machoire , alias Dragon Rouge , alias Dolarhyde. Un tandem de haute voltige à la vie à la mort dont le combat n'en est qu'une des subtilités qui vous attendent avec ce roman très réussi , très inspiré, qui retend et étend encore les possibilités du mot Thriller.
Tantôt dans la peau du flic, acharné , fonceur , prêt à tout pour arriver à ses fins , tantôt dans le mécréant et horripilant adversaire, cruellement désopilant, horriblement bestial.

On vivra l'accalmie de sa petite enfance brisé, le sort qui s'acharne sur un gamin brisé et traumatisé à jamais .
Un maniaque en devenir, un tueur en puissance est né, une ressemblance étrange avec un certain Hannibal me dirait vous.
A coup de phase sentimental dramatique et phrases horribles ( telle la description glauque assez lourde du journaliste ébouillanté ) on assistera émerveillé au machiavélisme cru et froid de l'impitoyable Dragon Rouge pour nous tenir chaud pendant 400 pages, pas une seule oubliée ou lue à moitié, vous en êtes assuré .

Au final, je n'en délivrere pas plus le psychodrame : il faut le lire pour le comprendre , il faut le vivre pour en prendre la tournure, la torture et s'enrôler dans cette lecture qui vous prendra les tripes, à défaut la panique.
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candlemas
  11 novembre 2018
Ayant attrapé le Dragon Rouge il y a fort longtemps par hasard dans la bibliothèque de ma frangine, plus férue que moi de roman noir, je me souviens très bien l'avoir dévoré en un week-end., alors qu'Hannibal ne m'évoquait à l'époque rien d'autre que des éléphants puniques.
Les profilers aux pouvoirs de déduction dopés par la magie du petit écran et des technologies, et les psychopathes toujours plus gore ne pullulaient pas encore dans les séries tv us, souvent bien faites par ailleurs. le Dragon Rouge fut donc une excellente découverte.
Je me souviens avoir été particulièrement intéressé -et, horreur, presque attendri !- par le personnage du tueur timide possédé par son dragon. le lien psychologique que tisse le profileur par l'entremise de son mauvais génie Hannibal est si fort que le lecteur conserve à grand-peine ses propres barrières afin de ne pas s'identifier totalement au monstre.... je me demande d'ailleurs si je n'ai pas commencé à lire un peu plus de Freud et de psycho après cette lecture... histoire de me rassurer et me faire croire que l'on parvient à comprendre un peu quelque chose dans la complexe et fragile psyché humaine...
Au-delà d'un suspense oscillant, alternant accélérations et lenteurs perfides, ce récit reptilien m'a semblé en bonne harmonie avec les caractères torturés qu'il met en scène... Thomas Harris happe le lecteur dans les psychoses des personnages, il nous confronte insidieusement à nos propres malaises et, à son corps défendant, chacun se trouve contraint, en refermant le livre après le coup de poing-révélation des dernière pages, de garder un peu plus conscient l'animal biblique imprévisible tapi au fond de nous... pour mieux veiller aux détours incroyables et pervers qu'il déploie...
Prends garde, lecteur-Lecter, au serial-killer qui dort en toi !
Entre polar, et horreur, un très bon roman, désormais classique du genre.

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Neneve
  12 mai 2019
Gardant un très bon souvenir de le silence des agneaux, j'étais curieuse de lire autre chose de Harris. J'ai été ravie ! D'autant plus que dans ce bouquin, Hannibal Lecter est un personnage secondaire, qu'on retrouve du fond de sa cellule. L'homme qui l'a attrapé, Will Graham, profiler, est quand à lui le personnage principal de cette histoire... Il devra découvrir qui décime des familles entières, semant le trouble et la crainte, et laissant d'étranger empreintes de dents sur le corps de ces victimes. C'est un bouquin qui se lit très bien, avec une très bonne intrigue, une bonne dose de psychiatrie criminelle et des personnages complexes et intéressants... J'ai passé un bon moment de lecture.
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
LanaTurnerLanaTurner   25 mai 2017
"Lecter était capable de comprendre que le sang et le souffle n’étaient que des éléments dont la transformation était nécessaire à son Eclat. De même que la combustion est la source de la lumière."
Commenter  J’apprécie          470
LefsoLefso   24 janvier 2011
C'était une reproduction d'une aquarelle deWilliam blake, Le Grand Dragon Rouge et la Femme vêtue de soleil.
Cette peinture l'avait bouleversé dès qu'il l'avait vue. Avant cela, il n'avait jamais rien vu qui fût aussi proche de sa pensée graphique. Il avait la sensation que Blake avait regardé par le trou de son oreille et vu le Dragon Rouge. Pendant des semaine, Dolarhyde avait craint que ses pensées ne sortent de ses oreilles pour se matérialiser dans la chambre noire et rendre flous les films. Il avait mis des tampons de coton dans ses oreilles. Puis, craignant que le coton ne fût inflammable, il avait essayé la laine d'acier. Et il s'était fait saigner les oreilles. En fin de compte, il avait découpé de petits morceaux de toile d'amiante dans un revêtement de table à repasser et en avait fait de petites boules qui obstruaient parfaitement ses conduits auditifs.
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Commenter  J’apprécie          70
TeaSpoonTeaSpoon   17 juin 2013
La croyance en une justice naturelle n'était rien de plus qu'une veilleuse pour ceux qui ont peur du noir, elle le savait bien. Quoi qu'elle fît, elle finirait comme tout le monde, allongée dans un lit d'hôpital, un tube dans le nez. Et à l'esprit, cette question : "C'est donc tout?".
Commenter  J’apprécie          230
ELODIE88ELODIE88   27 février 2016
Lecter se sentait mieux. Il pourrait peut-être donner un petit coup de fil à Graham ou bien, s'il ne se montrait pas aimable avec lui, lui faire envoyer par un magasin de fournitures médicales une poche pour colostomie, en souvenir du bon vieux temps
Commenter  J’apprécie          110
TwiTwiTwiTwi   25 juillet 2010
Graham regarda fixement le carré de lumière sur l'écran. Il aimait bien les Leeds. Il regrettait de s'être rendu à la morgue. Il se dit que le dément qui leur avait rendu visite aurait pu les aimer, lui aussi. Mais il les préférait certainement dans l'état où ils se trouvaient à présent.
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Videos de Thomas Harris (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Harris
Si tu laisses la porte entrebâillée, les murmures viendront se glisser…
Un écrivain veuf, Tom, et son fils de 8 ans, Jake, emménagent dans une nouvelle ville.
Featherbank. Si charmante et calme en apparence.
Où vingt ans plus tôt, un serial killer a été arrêté après avoir tué plusieurs enfants.
On l'appelait l'Homme aux murmures.
Des murmures que Jake a entendus. A la porte de sa maison.
Et si tout recommençait ?
Alex North est né et vit à Leeds. "L'Homme aux murmures" est son premier roman.
« Brillant ! Pour tous les lecteurs de Thomas Harris et de Stephen King.» Booklist
« Poignant et terrifiant.» Entertainment Weekly
Traduit de l'anglais par Brigitte Remy-Hébert
Retrouvez les informations sur notre site internet : http://bit.ly/2whEiRK
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