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Bernard Cohen (Traducteur)
ISBN : 2226176632
Éditeur : Albin Michel (03/01/2007)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 386 notes)
Résumé :
C'était un petit garçon sage, supérieurement intelligent et d'une grande sensibilité artistique. Il aurait pu être savant ou peintre, comme son oncle. La guerre en a décidé autrement. Il a vu ses parents mourir sous ses yeux. Il a été capturé par des pillards, des hommes abjects au comportement de bêtes. Il a souffert de la faim et du froid. Il leur a échappé. Quant à Mischa, sa petite soeur...
Tout au fond de lui, quelque chose s'est brisé et une autre, terr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
denis76
  14 décembre 2018
Thriller. C'est énorme !
Thomas Harris, avec sa bonne bouille ronde, on lui donnerait le bon Dieu sans confession... Et pourtant... Mais il ne faut pas confondre l'écrivain et son "héros". D'ailleurs, Hannibal.... est humain : on le comprend. Hannibal a 8 ans... il voit ses parents tués sous ses yeux par un stuka ;
il voit Grutas et ses cinq acolytes, ces collabos lituaniens donner Chef aux Allemands ;
il voit, quand Grutas emmène sa petite soeur adorée Mischa, qui, soulevée par deux bras fermes, se retourne et crie : "Anniba'".
A 13 ans, avec son oncle et Dame Murasaki, sa mémoire fait défaut. Mais il se souvient du visage de "Yeux Bleus"...
.
Fan de Thomas Harris, que je considère comme un des plus grands maîtres du thriller, j'ai lu, il y a dix ans, quatre de ses cinq thrillers, dont celui-ci. Ma vision du bouquin a évolué, car je l'ai lu en me posant la même question que le proc à la fin :
.
"Quelles preuves a-t-on contre Hannibal Lecter, exactement ? Dans le climat vindicatif d'épuration sauvage qui s'est installé après guerre, une inculpation pour le meurtre de criminels de guerre et d'anciens nazis devrait être rigoureusement sans faille et une condamnation, même justifiée, se révélerait très impopulaire."
.
Il y a dix ans, j'étais sensible au côté spectaculaire des crimes : Hannibal tue 9 personnes dans le bouquin, et Grutas... un certain nombre.
Maintenant, ce qui m'intéresse, c'est "Les origines du mal", qui au passage est une mauvaise traduction de l'américain. Et on ne peut pas vraiment, à ce stade, comparer Hannibal à un psychopathe machiavélique qui "joue" au plus fin avec la police. Il venge seulement sa soeur à qui il avait promis de de faire, une fois la mémoire revenue ... Et en plus, ce sont tous de sales types : collabos, trafiquants de tableaux volés de l'après guerre, ou de femmes, etc.. Hannibal apparaît presque comme un super héros, qui a une liaison platonique ( ? ) avec sa belle-mère belle... et japonaise, qui lui apprend l'élégance, le style, le stylet et le haïku.
Il faudrait relire les autres "Hannibal" pour comprendre ce qui a déclenché cet horrible monstre, ce mister Hyde tellement bien incarné par Anthony Hopkins : )
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darkmoon
  15 février 2014
Hannibal est une franche réussite. Totalement à contre-pied du Silence des Agneaux, il provoque d'ailleurs des réactions mitigées de la part des personnes qui s'attendaient à un roman de suspense. Et Hannibal n'en est pas un. Hannibal est un opéra gore plus envoûtant qu'effrayant, sorte d'hommage fascinant à Lecter, monstre cannibale désormais entré dans notre mythologie moderne.
Hannibal est une oeuvre d'art, travaillée aussi bien au niveau des personnages, bien plus fouillés que dans le Silence des agneaux justement, qu'au niveau de l'intrigue, inattendue et captivante. L'atmosphère reste très froide, mais plus raffinée. La grande différence entre les deux tomes est que l'on quitte l'enquête policière pure et dure, basée sur la psychologie d'un criminel et de tout ce qui l'entoure, pour suivre un roman sans trame narrative aussi nette, plus attentive à assouvir les attentes du lecteur ; L'attente suprême étant bien sûr LA rencontre. On attend. Thomas Harris brouille savamment les pistes, disperse l'action entre les Etats Unis et l'Italie, fait de Florence une ville sombre et menaçante, déplace le malaise en introduisant un personnage à l'aspect terrifiant. Il prend le temps de tout resituer. Donc on attend, mais on ne s'ennuie pas. D'emblée est évidente la volonté de l'auteur de faire de Hannibal un roman d'horreur élégant, fluide et mortifère. Les trois histoires se suivent en parallèles, se complètent puis se rejoignent. Les trois quart du roman ressemblent plus à une chronique qu'à une poursuite. La majorité des actions a lieu à la fin et capte totalement notre intérêt.
Dès lors, même si ce deuxième opus est moins réussi que son prédécesseur, il reste toutefois magistral ! Ce que le roman a perdu en suspens, il l'a gagné en élégance. Et on peut enfin savourer les meurtres et autres gourmandises que nous procure notre cher Docteur Lecter.
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greg320i
  24 février 2014
Bim, Bam , Boom ! Bruit d'une chute qui peut faire mal .. (dans l'escalier par exemple)
Ha, Ni , Bal : nom d'un Monstre qui 'pourrait' vous faire encore plus mal. (en vous saignant par exemple)
Hélas, le triple hélas ici est que les deux semble allez ensemble, que le roman nous reprend les moments passés de la jeunesse de Lecter comme dénominateur de sujet initial .
Sujet ok, ça peut à la limite passer si on aime le thème de la guerre de 40 ( qui n'est pas mon cas en tout cas) mais franchement pour l'originalité, de voir notre cher et si précieux Ami Lecter embourbé là-dedans,avec des SS pour compagnon ce fût le coup de grâce.
Que je vous explique un peu ( voir beaucoup ) : le petit Hannibal surnommé gentiment 'Anniba' ( trop mignon hum ) et sa petite soeur Mischa vécurent heureux tranquille dans le château Lecter quand surgit un jour de méchants criminels de guerre allemands, nazis aux méthodes assez expéditives ( la totale quoi ).
Puis on plonge carrément dans le conte des trois ours ,,vous savez :
-Le premier méchant tua les parents, le deuxième vilain enleva les orphelins et le dernier à décidé de les.. manger.

C'est la mâchoire légèrement bloqué et me disant que la plaisanterie devez peut-être être prise au sérieux que j'ai vite relevé mes yeux vers le reste des pages à venir.
Un bon quart du bouquin entamé et déjà de gros vides à combler : suspense? Horreur ? Où Thomas Harris veut-il m'emmener là ? Et sinon ??

Puis,notre genèse timide en maux et frigide en morts déjà effacée ( de ma mémoire aussi) l'histoire continue sa (mauvaise) route , sa routine plutôt, à croire que la machine à écrire de Harris intercale volontairement de grand blanc frustrant entre les chapitres.
Bref ,soudainement accoquiné d'une femme japonaise prénommé Dame Murasaki sortit d'on ne sais où,ni comment , ni pourquoi , on découvre notre apprenti Lecter dans les bonnes relations politiquement correct, les manière de gentleman et matière première de galanterie .
Bon, ça discute , ça grandit, on revoit en flashback les turpitudes passés et Vlan,deuxième chapitre.. Second quart terminé et toujours rien sous la dent.

Thomas Harris aurez-t-il abusé de moelleux tel son pain si célèbre d'homonymie ? Si au temps du croustillant Silence des agneaux son mordant fut alors sa denrée première , ici la dernier fournée a bien le goût fade du cramé , croyez moi.
C'est donc avec d'énormes doutes que j'ai ravalé ma salive et mis mon poing ..sur la table ( et l'autre sur mon i) .
Quand cela va-t-il décoller bon sang ? Allo, Allo station Lunaire Harris on demande renfort sur la terre là ! Redescendez de vos succès passés, c'est le Titanic total là. Franchement,, on s'imaginait un tout autre passé pour l'icone cannibale adulée de millions de personnes, de toute une génération même .
L'oral moyen, l'écrit passable : un bon cours de rattrapage va être requis.

Au final ( oui j'abrège la dernière partie de cache-cache du bouquin qui joue avec nos nerfs de façon trop mollassonne, qui ne vous donnerez pas plus envie, alors à quoi bon..) c'est un sacré manque d'acide, de sylphide et de souffrance pour créer l'étincelle et l'ambiance de terreur que l'auteur nous pénalise d'un volet en trop de la saga Hannibal Lecter.
Pourquoi a-t-il décidé froidement de sortir "cela" ? Markéting , volonté de surfer sur toutes les remises à jour des remake 'à la mode' ?( à la mode pâte-à-modeler surtout) .
Je donne ma langue au chat :La pilule ne passe pas, l'effervescent ne pétille pas, la plume reste à terre et le mieux à faire serer de se taire sur ces 'origines' qui ne comporte que de Mal sa seule parution déstabilisante après trois autres épisodes qui furent EUX au sommet.
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greg320i
  24 novembre 2013
Ami(e)s lecteurs , comme il me tient à coeur de vous régaler de ces retrouvailles avec Hannibal Lecter (qui tient aussi un coeur,, dans ses mains) Que le temps me paraissait long sans Clarisse, notre flic de chic et de choc pour qui les agneaux hurle toujours ..
Sept ans donc depuis 'le Silence' : la vie passe et le mal est toujours là , partout à la fois, dans les sombres cohortes d'une cave jadis et désormais dans ce nouveau récit de Thomas Harris qui va nous saigner 563 pages d'horreur absolu .
Maestro ! Motore ! Il Mostro entre scène direct à l'Acte 3 dans son plus beau rôle : le sien . Qui ? M'Enfin... le divin, le sanguin qui va enfin reprendre son flambeau et devenir le véritable héros à la table de son propre roman.
Il siège ici en Italie, régnant caché en Dottore de son état . A un doigt près cependant, car l'effroyable et l'incroyable soif de retrouver sa belle confidente du passé le hante encore à jamais.
Mais un ennemi juré, sixième victime de son passé criminel le poursuit:
Mason Verger , là, dans son jardin secret confiné, enfermé dans un poumon d'acier, langue (sans lèvres car arrachés) de vipère , engagé dans la traque sans relâche de son animal préféré, l'Hannibal . On endure le supplice décrit et promis sur sa proie mais on se ravisse avec Clarisse aussi , revenu plus froide et glacial de l'enfer .

Docteur Lecter nous promet donc encore un festin sur mesure, mais avec de belles peintures en prime, telles crimes atroces et humour précoce qui y sied. Précis, viril , coupant et tranchant dans le vif, édifiant de confiance froide en sa foi ( dû à son régime de foie ?) il nous revient comme jamais, incluant son envie de saigner le monde entier.
Monstrueux est un faible mot pour décrire certains sévices, abominable est encore trop doux pour d'autres tortures. Venez, lisez, savourez si vous l'osez !
Moi je m'en suis d-é l-e-c-t-e-r ! héhé !!

Alors,approchez; mais pas de trop près,, voilà ,, parfait : vous êtes fin près à engloutir le pavé sucré -salé . Tout y est , rien n'est oubliez , la perfection subtil et intime de notre cannibale ,avec son appartenance à la classe sociale supérieure des grands seigneurs. Il vous prêtera de là son effroi ,son génie infini et vous convaincra qu'il reste à jamais et pour toujours l'éternel sociopathe le plus recherché au monde.
Précaution: Ne dites plus "Fontaine je ne boirez pas de ton eau" avec Thomas Harris, car comme le malheureux Mason lui, déguste des larmes dans un martini, prendre votre Hannibal en main reviendra dès lors à vous enivrez d'un poison violent et millésimé . Attention EXQUIS !
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grm-uzik
  07 octobre 2016
Résumé de quatrième de couverture :
"C'était un petit garçon sage, supérieurement intelligent et d'une grande sensibilité artistique. Il aurait pu être savant ou peintre, comme son oncle. La guerre en a décidé autrement. Il a vu ses parents mourir sous ses yeux. Il a été capturé par des pillards, des hommes abjects au comportement de bêtes. Il a souffert de la faim et du froid. Il leur a échappé. Quant à Misha sa petite soeur...
Tout au fond de lui, quelque chose s'est brisé et une autre, terrible, s'est réveillée. Il aurait pu être savant ou peintre, alors le monde entier aurait connu son nom, pour le meilleur : Hannibal Lecter..."
Lors de la parution de ce bouquin, mon intérêt se porta essentiellement sur l'énigme du personnage, c'est-à-dire, comprendre Hannibal Lecter, connaître son histoire, découvrir sa famille : son père, sa mère et sa petite soeur Misha. L'enfant qu'il a été, le jeune homme qu'il devient, les conditions dans lesquelles il vivait, et surtout percer les raisons macabres qui le poussent à devenir le psychopathe, le sociopathe le plus célèbre de la terre.
Ma lecture, qui s'avère au début, un peu lente et peu passionnante, mais au bout de plusieurs pages, je me suis rendu compte que les descriptifs sont nécessaires pour assimiler la suite des évènements. le récit commence à prendre tout son attrait vers le milieu du bouquin, moment où Hannibal passe à l'acte.
Quoi qu'il arrive, personne ne peut s'en sortir indemne avec cette lecture, qu'elle vous laisse déjà un arrière goût métallique dans la bouche, tel le sang. La question que je me suis posé au fur et à mesure que je lisais : serait-il devenu cannibale et psychopathe, malgré le drame qui survient lors de son enfance ? Oui, il le serait devenu tôt ou tard, car l'idée vengeresse était en lui, elle aurait mûrit avec un peu plus de temps.
Tout au long du récit, Thomas Harris, nous présente un petit garçon, qui dans un premier temps, semble comme tous les autres enfants, normal. Sauf que Hannibal se révèle surdoué dès son plus jeune âge et devient un puits de science; avide de savoir et de comprendre la vie et ce qui l'entoure. Puis il grandit avec un traumatisme dont la guerre et ses méfaits seront coupables, de leurs ravages. Puis là, apparaît le véritable visage de Hannibal Lecter.
L'auteur nous raconte l'enfance de Hannibal dans un présent de l'indicatif, nous baignant ainsi, dans le quotidien funèbre de ce que pouvait être ces quatre années de guerre. Et en y instaurant une atmosphère bien particulière, propre à Hannibal. En avant propos, et au verso du livre, on peut lire : "Pourquoi un petit garçon comme les autres devient-il un monstre ?" Pourquoi devient-il cet être, que l'on croit sans sentiments, mais qui déborde d'amour pour sa petite soeur, et voue une admiration sans bornes à sa mère ? Thomas Harris nous décrit l'environnement dans lequel Hannibal évoluait, nous dévoile la personnalité affirmée du garçon puis du jeune homme, la tendresse au sein de la famille et avec tout cela, le lecteur (ou le Lecter) se fait une idée du comment et du pourquoi.
Ce qui est fabuleux avec la lecture, c'est que l'on peut laisser libre cours à son imagination et avoir un ressenti tout à fait différent par rapport à un autre lecteur. Thomas Harris raconte et ensuite, c'est à nous de se forger un avis sur les origines du mal, qui habitent Hannibal le Cannibale.
Pour mieux comprendre les origines du mal, l'auteur nous relate le passé de la famille Lecter. En citant Hannibal le sombre (1365-1428) celui qui construisit le château en 5 ans et qui d'une main de fer régnait sur ses captifs, qui étaient tout simplement ses gens. Les menaçants que si ils partaient, l'échafaud serait leur dernière demeure. Ainsi 5 siècles plus tard, un petit garçon au même patronyme naît, et dans l'ombre d'Hannibal le sombre, tente de vivre. Hannibal a 8 ans lorsque la guerre éclate. Descendant de l'aristocratie Lituanienne, ils vivent paisiblement, lui, ses parents et sa petite soeur Misha jusqu'à l'annonce du conflit. Un drame surviendra et Hannibal perdra ses parents puis sa petite soeur. Il sera le témoin de scènes sanglantes et d'actes de cannibalisme. Il se retrouvera seul et dernier descendant de la famille Lecter.
Le château familial deviendra un orphelinat où Hannibal séjournera jusqu'à la fin de la guerre. En attendant que son oncle, le Comte Lecter vienne le chercher en compagnie de son épouse Dame Murasaki. Une japonaise au charme fou avec qui Hannibal vivra une relation ambigüe. de terribles cauchemars le terroriseront jusqu'au moment où il se souviendra du drame. Dame Murasaki lui apportera le réconfort nécessaire, malgré les doutes quant à son intégrité faces aux crimes qui se produiront. L'inspecteur Popil sera là pour mener l'enquête mais les preuves seront difficiles à trouver...
Il est vrai que le début du livre est un peu long à démarrer, mais l'histoire en elle-même, reste captivante que l'on ne s'ennuie pas une seule fois.
C'est dommage que l'auteur n'appuie pas un peu plus sur l'histoire de la famille Lecter, ainsi que sur leurs personnalités. Il fait juste référence à Hannibal le sombre, fondateur du château et ressemblant étrangement à Hannibal. Mais l'ensemble de la lecture demeure tout de même agréable avec notamment, une écriture fluide. Un bon bouquin psychologique et troublant que je vous recommande.
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
denis76denis76   10 décembre 2018
Hannibal s'accroche au bras de Mischa entraîné vers la porte avec elle. Mais Yeux-Bleus claque le lourd battant sur son bras, un craquement d'os, il rouvre la porte et fond sur Hannibal en brandissant une bûche, un coup sourd sur son crâne, puis d'autres, terribles, des éclairs derrière ses yeux, bang sur sa tête, le cri de Mischa. "Anniba' !"

NDL : Hannibal a 8 ans, sa soeur Mischa est plus petite ; même si ce n'est qu'un roman, dans la Lituanie et autres pays slaves, traversés par les SS dans un sens puis par les Russes deux-trois ans plus tard, des exactions comme ça ont dû arriver, tant et tant : comment voulons-nous que des gamins ( dont les parents ont été tués sous leurs yeux ) qui subissent ces horreurs ne se méfient pas de la société ensuite, et même aient envie de se venger méchamment [ "Les origines du mal" ] de ces injustices ?
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denis76denis76   09 décembre 2018
Un panzer allemand franchit le fossé et s'élance à découvert, la mitrailleuse de la tourelle crachant ses balles vers les taillis. La femelle cygne étend ses ailes au-dessus de son mâle blessé et fait face, même si le tank qui arrive sur eux est bien plus large que toute son envergure, même si ses moteurs grondent plus fort que son cœur affolé, elle crie et siffle pour protéger son compagnon, puis frappe violemment de ses ailes la caisse avant du char, mais l'énorme chenille passe sur eux, indifférente, et laisse dans son sillage dentelé une bouillie de chair et de plumes.
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Pixie-FlorePixie-Flore   30 janvier 2015
A l'automne de cette année-là, on lui a présenté une petite soeur, Mischa. Par devers lui, il s'est dit qu'elle ressemblait à un écureuil rouge et ridé, et il a déploré qu'elle n'ait pas hérité de la beauté de leur mère. Se sentant usurpé et trahi, il s'est fait la réflexion que rien n'aurait été plus pratique que de voir l'aigle, qui parfois planait au-dessus du château, fondre sur l'enfançon pour la transporter avec ménagement jusqu'à une ferme paisible dans un pays lointain dont tous les habitants ressembleraient eux aussi à des écureuils et où elle ne serait donc pas une rareté. En même temps, il s'est rendu compte qu'il l'aimait d'un amour qu'il lui était impossible de nier, et qu'il attendait avec impatience le moment où il pourrait lui montrer et lui expliquer des choses, quand elle serait assez grande pour s'étonner et s'émerveiller [...]
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denis76denis76   11 décembre 2018
-- Vous vous êtes interrogé au sujet de sa chatte, si je me rappelle bien. Dans quel sens disiez-vous qu'elle était fendue ?
-- Hein ? C'est ta mère, ou quoi ? Les chattes des Jap' sont fendues en ... en travers, ouais ! T'as qu'a baiser la petite bridée et tu verras bien !
Il charge Hannibal, ses énormes paluches prêtes à broyer, mais d'un seul mouvement le garçon retire l'épée courbe de l'étui et taillade la bedaine du boucher à l'horizontale.
-- En travers comme ça ?

NDL : oups, pardon pour la vulgarité du texte.
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Pink-SlugPink-Slug   01 janvier 2012
Nous nous félicitons de savoir qu'il n'y a pas de Dieu,Mischa.Que tu n'es pas en esclavage au paradis,forcée de lécher le cul de Dieu à jamais.Ce que tu as est bien mieux que le septième ciel Mischa : la bénédiction du néant.Tu me manques chaque jour.
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Videos de Thomas Harris (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Harris
Extrait de "Cari Mora" de Thomas Harris lu par Antoine Tomé. Editions Audiolib. Parution le 11 septembre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/cari-mora-9791035401016
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